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	<title>SEXISME | Cercle InterL</title>
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	<description>Un réseau de réseaux de femmes et d&#039;hommes d&#039;entreprises engagées pour la mixité</description>
	<lastBuildDate>Fri, 10 Nov 2023 13:29:52 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>Procès du sexisme</title>
		<link>https://www.interelles.com/actualite/proces-du-sexisme</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2023 09:41:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[carrière]]></category>
		<category><![CDATA[SEXISME]]></category>
		<category><![CDATA[stéréotypes de genre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">Très gros succès le 25 janvier, en présence d'Isabelle Rome, ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, pour ce procès organisé par le collectif Ensemble contre le sexisme.</p>
<p> Cette année, c'est cette forme originale d'un procès, pleine d'un humour ravageur [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">Très gros succès le 25 janvier, en présence d&rsquo;<strong>Isabelle Rome</strong>, ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, pour ce procès organisé par le collectif <a href="http://ensemblecontrelesexisme.org">Ensemble contre le sexisme</a>.</p>
<p>Cette année, c&rsquo;est cette forme originale d&rsquo;un procès, pleine d&rsquo;un humour ravageur qui a été retenue pour célébrer cette 6ème journée de lutte contre le sexisme et qui a attiré en présentiel et en ligne plus de 1000 personnes. Il ne nous est pas possible de rendre compte de la richesse et du talent des échanges. Mais vous pouvez accéder au replay <a href="https://www.facebook.com/EnsembleContreLeSexisme/videos/1654276061693804/"><strong>ici</strong></a>.</p>
<p><strong>Sylvie Pierre Brossolette, </strong>Présidente du Haut Conseil à l&rsquo;égalité entre les femmes et les hommes, a introduit la séance en annonçant la décision prise le matin même par le Président de la République de <strong>faire enfin de cette journée du 25 janvier une  journée nationale de la lutte contre le sexisme</strong>. Car fait social, le sexisme est le terreau des violences patriarcales et des barrières érigées entre les femmes et l’achèvement tant de leur liberté que de leur émancipation. La parution le même jour du 2nd baromêtre du sexisme met en avant des chiffres inquiétants :</p>
<ul>
<li>le sexisme est présent dans toutes les couches de la société, tant chez les hommes que les femmes.</li>
<li>il est particulièrement présent chez les hommes jeunes de 24 à 34 ans.</li>
<li>27% des femmes disent avoir subi un rapport sexuel non consenti.</li>
</ul>
<p><strong>Catherine Ladousse et Yseline Fourtic-Dutarde</strong>, co-présidentes du Collectif <a href="http://ensemblecontrelesexisme.org"><strong>Ensemble contre le sexisme</strong></a> (composé d’une quarantaine d’associations, d’organisations et de réseaux professionnels, dont le Cercle InterElles, il n’a de cesse de dénoncer et de rendre visibles les manifestations du sexisme, partout où elles se trouvent) ont ouvert le procès en annonçant que le Collectif se portait partie civile. En l&rsquo;absence du prévenu, il serait jugé par contumace.</p>
<p><strong>Trois thématiques ont été débattues </strong><strong>sous ce format inédit et avec des invité·es reconnu·es.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>SEQUENCE 1 : Le sexisme tue-t-il le talent, la créativité et le désir ?</strong><br />
<strong>Juge</strong> : Brigitte Grésy (experte)<br />
<strong>Procureure</strong> : Blandine Métayer (AAFA-Tunnel de la Comédienne de 50 ans)<br />
<strong>Avocate</strong> : Aline César (ASTREA)</p>
<p style="text-align: left;">Avec les témoins :</p>
<p style="text-align: left;">-Anne-Laëtitia Béraud, Journaliste à 20 minutes, animatrice et réalisatrice du podcast Tout Sexplique<br />
-Raphaëlle Doyon, Maîtresse de conférences à Paris VIII, spécialiste du théâtre<br />
-Anne Buffet Actrice, membre de l&rsquo;AAFA-Tunnel de la Comédienne de 50 ans<br />
-Dr Kpote, Animateur de prévention, chroniqueur à Causette.</p>
<ul>
<li>A la télévision, 1 film sur 10 est réalisé par une femme.</li>
<li>Les hommes dominent le cinéma.</li>
<li>Après 50 ans les femmes deviennent invisibles. Elles n&rsquo;ont obtenu que 7% des rôles dans les films en 2021 : « <em>Sois belle et tais-toi » fait place alors à « sois vieille et cache-toi</em>« .</li>
<li>Le plein emploi pour les femmes dans le cinéma est entre 25 et 29 ans. C&rsquo;est la triple peine: sexisme, âgisme, précarité, sous le règne de la beauté unique, mince, jeune et blanche.</li>
<li>3% de femmes sont cheffes d&rsquo;orchestre, 98% de femmes scriptes dans le cinéma.</li>
<li>Le sexisme tue le désir à l&rsquo;égard des personnes. Les garçons sont enfermés dans l&rsquo;injonction de la performance, les filles dans les normes.</li>
<li>« <em>N&rsquo;est-ce pas plutôt les harpies féministes qui tuent le désir?</em>« .</li>
<li>« <em>Vous dénoncez le problème, vous devenez le problème</em>« .</li>
<li>Les images de la pornographie influent sur la représentation de la sexualité pour les jeunes, mais aussi les attitudes peu respectueuses des adultes rarement sanctionnées.</li>
<li>La prostitution existe dès 13 ans dans les toilettes des collèges. Les filles sont encore soumises à la domination des garçons.</li>
<li>Censurer ou éduquer?</li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><strong>Verdict des juré.es et participant.es sur une mesure prioritaire à adopter</strong></p>
<p>A 54% des votants: <strong>Rendre effectives les lois sur sur « l&rsquo;égalité femme- hommes » et « lutte contre les violences sexistes » intégrant un contrôle et une évaluation  des dispositifs mis en place, ainsi que le déploiement des moyens nécessaires.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>SÉQUENCE 2 : Les hommes sont-ils engagés dans la lutte contre le sexisme ?</strong><br />
<strong>Juge</strong> : Yseline Fourtic-Dutarde (Assemblée des Femmes)<br />
<strong>Procureure</strong> : Sophie Bourel (AAFA-Tunnel de la Comédienne de 50 ans)<br />
<strong>Avocate</strong> : Gabriela Bélaïd (CentraleSupélec au Féminin)</p>
<p style="text-align: left;">Avec les témoins:<br />
-Lucile Peytavin, Historienne, essayiste, autrice de Le coût de la virilité – Ce que la France économiserait si les hommes se comportaient comme les femmes<br />
-Sophie Soubiran, Avocate, membre de la force juridique de la Fondation des Femmes<br />
-Bolewa Sabourin, Danseur, chorégraphe, militant de la lutte contre les violences faites aux femmes, animateur du collectif des masculinités au sein de l’association LOBA.</p>
<ul>
<li>Les hommes ont-ils peur de perdre leurs privilèges?</li>
<li>96,3% des personnes incarcérées sont des hommes. La virilité coûte à l&rsquo;état chaque année 95 milliards d&rsquo;euros.</li>
<li>Les hommes meurent plus jeunes que les femmes, du fait de leurs comportements à risques.</li>
<li>N&rsquo;est-ce pas cher payer de vouloir être un homme? Car ce ne sont ni le cerveau, ni la testostérone qui en sont responsables, mais l&rsquo;éducation à la virilité.</li>
<li>Ne pourrait-on pas éduquer les garçons comme les filles, sans en faire des femmes? Mais leur inculquer l&rsquo;humanisme, l&#8217;empathie.</li>
<li>Dans les cas de violences intrafamiliales les enfants ne sont pas témoins, mais victimes. Les juges ne le pensent pas et laissent leurs droits aux pères.</li>
<li>Ces mécanismes ne se comprennent pas sans formation. Or bien des formations envoyées aux policiers restent au fond de leur boite mail.</li>
<li>On continue d&rsquo;ailleurs de parler « d&rsquo;aliénation parentale » dans laquelle les mères instrumentaliseraient leurs enfants pour en retirer la garde au père. Les magistrates femmes qui représent 2/3 de cette population continuent encore de croire à ce concept. Et les femmes peuvent être condamnées pour déli de non présentation d&rsquo;enfants, alors que la garde alternée dans le cas de violences est nocive.</li>
<li>Pourquoi les femmes obtiennent-elles plus que les hommes le droit de garde? Parce que comme pour beaucoup de choses, on n&rsquo;obtient pas ce que l&rsquo;on ne demande pas!</li>
<li>Les hommes ne sont pas génétiquement sexistes, affirme Bolewa Sabourin qui a créé des groupes de danse pour femmes victimes de violence. Pour qu&rsquo;elles se réapproprient leur corps et reprennent confiance en elles.</li>
<li>Effaré par tous les témoignages de ces femmes, il a créé des groupes de parole d&rsquo;hommes pour s&rsquo;interroger sur ces violences et ce qu&rsquo;est la masculinité. Parler de ses vulnérabilités n&rsquo;est pas de la faiblesse. Ces biais créent de la violence. Il faut retirer le mal du mâle!</li>
<li><em>« Ne craignez-vous pas de tuer la séduction, cette danse de l&rsquo;amour? ». « Venez à mes cours de danse! ». « Ce n&rsquo;est pas moi qui condamne les hommes, c&rsquo;est la virilité qui les condamne »</em>. « <em>Passez à l&rsquo;action, messieurs! »</em>.</li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><strong>Verdict des juré.es et participant.es sur une mesure prioritaire à adopter</strong></p>
<p>A 59%: <strong>Mise en place de juridictions spécialisées sur les affaires pénales et civiles relatives aux violences commises sur des femmes au sein du couple, à l&rsquo;instar de ce qui a été fait en Espagne.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>SÉQUENCE 3 : Les institutions (fonction publique, monde politique, entreprises) peuvent-elles et veulent-elles lutter contre le sexisme ?</strong><br />
<strong>Juge</strong> : Catherine Ladousse (Cercle InterElles)<br />
<strong>Procureure</strong> : Elisabeth Richard (réseau WIN)<br />
<strong>Avocate</strong> : Jocelyne Adriant-Metboul (FMR)</p>
<p style="text-align: left;">Avec les témoins:<br />
-Sophie Pochic, Directrice de recherche au CNRS, enseignante associée à l’EHESS et à l’ENS, autrice de Le plafond de verre et l’État<br />
-Laurence Rossignol, Vice-présidente du Sénat, présidente de l’Assemblée des Femmes, ancienne ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes<br />
-Hélène Deckx van Ruys, Directrice Diversité et inclusion, administratrice du Laboratoire de l’Égalité, co-pilote du groupe de travail sur les femmes et l’intelligence artificielle<br />
-Marine Rabeyrin, Directrice du segment Éducation EMEA chez Lenovo, coordinatrice du groupe de travail « Femmes et IA » du Cercle InterElles.</p>
<ul>
<li>Même dans la <strong>fonction publique</strong> à laquelle on accède par concours et donc censée être égalitaire, on rencontre encore des écarts de rémunérations qui vont de 9% à 20% dans la fonction publique hospitalière.</li>
<li>Les femmes sont concentrées dans les bas salaires et dans des métiers moins rémunérateurs. La technicité et la pénibilité des métiers relationnels sont moins valorisées.</li>
<li>Si on démarre par concours, ensuite le réseau et la cooptation sont décisifs. La progression de carrière est plus rapide pour les hommes, les primes plus généreuses.</li>
<li><strong>Quels liens entre entreprises, IA et sexisme?</strong> Les entreprises sont utilisatrices et souvent productrices d&rsquo;outils IA. Or l&rsquo;IA engendre des inégalités entre femmes et hommes, car 88% des algorithmes sont produits par des hommes. Ils reprennent les biais de genre. Et comme c&rsquo;est un système qui se reproduit, il en devient un amplificateur!</li>
<li>« <em>Mais doit-on encourager les filles à aller travailler dans ce monde de geeks en tee-shirts, mangeurs de hamburgers et à l&rsquo;hygiène douteuse?</em>« . « <em>D&rsquo;ailleurs 50% des femmes en partent au bout de 8 à 10 ans, lassées de cet environnement sexiste</em>« .</li>
<li>Il existe des solutions sur lesquelles les entreprises peuvent s&rsquo;appuyer. Des associations ont créé des pactes pour l&rsquo;égalité, Le Cercle Interelles a publié une boite à outils. On peut ainsi s&rsquo;assurer de la conformité des outils dès leur conception et développer la mixité des équipes. Pour le moment, il n&rsquo;y a que 12% de femmes.</li>
<li>« <em>Mais les entreprises travaillent pour dégager du profit, pas pour créer de l&rsquo;égalité! »</em>.</li>
<li>« <em>Un outil discriminant n&rsquo;est pas performant, donc pas rentable!</em>« .</li>
<li>Et <strong>en politique</strong>, une femme peut-elle réussir? Si c&rsquo;est au sens de durer, l&rsquo;avantage est au masculin. Pour faire évoluer les idées, le monde, les femmes ont des compétences.</li>
<li>« <em>La pire violence que nous subissons, c&rsquo;est le mépris. C&rsquo;est une violence quotidienne symbolique »</em>.</li>
<li>Les élus ne devraient-ils pas être exemplaires? Il s&rsquo;agirait plutôt de cohérence entre la pensée, l&rsquo;action politique et les comportements de ces hommes.</li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><strong>Verdict des juré.es et participant.es sur une mesure prioritaire à adopter</strong></p>
<p>A 52% : <strong>Pour lutter contre le sexisme en art, apprendre dès l&rsquo;école à déconstruire les stéréotypes sur les corps et les talents, qui pèsent sur les femmes.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Isabelle Rome</strong> a conclu la journée en rappelant tout ce qui avait été fait ces dernières années pour aider les femmes victimes de violence, dont elle assure qu&rsquo;en tant que magistrate elle a pu voir le sexisme dans ses effets les plus ravageurs, mortifères. Et elle a cité Oscar Wilde: « <strong><em>Il est nécessaire d&rsquo;avoir des rêves suffisament grands pour ne pas les perdre du vue quand on les poursuit. »</em></strong></p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/actualite/proces-du-sexisme">Procès du sexisme</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cachez ce sein!</title>
		<link>https://www.interelles.com/lu-pour-vous/cachez-ce-sein</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Aug 2022 08:58:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu pour vous]]></category>
		<category><![CDATA[SEXISME]]></category>
		<category><![CDATA[stéréotypes de genre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">Ou ce jean, blanc et moulant! Ou ce déhanché! Car c'est ce que nous avons entendu récemment à propos de Sanna Marin, Première Ministre finlandaise, dont une vidéo qui la montrait dansant dans une soirée privée, a déclenché le scandale.</p>
<p> « Je suis un être humain. J’aspire parfois aussi à [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">Ou ce jean, blanc et moulant! Ou ce déhanché! Car c&rsquo;est ce que nous avons entendu récemment à propos de Sanna Marin, Première Ministre finlandaise, dont une vidéo qui la montrait dansant dans une soirée privée, a déclenché le scandale.</p>
<p><em>« Je suis un être humain. J’aspire parfois aussi à la joie, à la lumière et au plaisir au milieu de ces nuages sombres » </em>a-t-elle dû se justifier larmes aux yeux, ajoutant qu&rsquo;elle n&rsquo;avait jamais manqué un jour de travail, allant même jusqu&rsquo;à accepter un test de dépistage prouvant qu&rsquo;elle ne se droguait pas, tant les réactions l&rsquo;accablant ont été violentes.</p>
<p>Pourquoi le corps des femmes pose-t-il toujours autant de problèmes? Trop couvert (voile, burkini), pas assez couvert (longueur de la jupe, seins découverts) ou cette fois en mouvements libres et joyeux dans la danse, nous rappellant l&rsquo;ostracisme de Pierre de Coubertin qui avait interdit l&rsquo;accès des femmes aux Jeux Olympiques, car une femme sportive était trop laide? De quoi s&rsquo;agit-il vraiment?</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Pas de bras nus!</strong></p>
<p>Dans une histoire pas si lointaine, on excluait les femmes de l’université… Dans un numéro de la revue <em>Travail, Genre et Sociétés ( 4- 2000, édité par L’Harmattan, Dossier Histoires de Pionnières)</em> <a title="Histoire de pionnières : l’accès des femmes au pouvoir et aux techniques" href="https://www.interelles.com/la-collection-vintage/histoire-de-pionnieres-lacces-des-femmes-au-pouvoir-et-aux-techniques"><strong>Delphine Gardey</strong></a>, historienne, évoque les difficultés rencontrées par les femmes à la fin du siècle dernier. Pouvaient-elles assister aux séances du soir de la Bibliothèque Sainte-Geneviève ? « <em>La présence des femmes n’est-elle pas, en effet, toujours source de compromission, de dérèglement, voire de déchéance ? (…) les femmes apportent ce qu’elles sont pour une époque dans les lieux qu’elles occupent : ici en cette fin de siècle, elles apportent leurs humeurs, leurs corps éminemment sexués (…). Elles sont encore le beau sexe, c’est-à-dire la tentation, la perdition</em> ».</p>
<p>Et Carole Christen-Lécuyer, dans le même opus, nous raconte qu’à la Sorbonne en 1893 « <em>des arrangements sont alors faits afin que la cohabitation des deux sexes soit possible. Des places spéciales leur sont réservées dans l’hémicycle où elles sont isolées et regroupées ». (…) « objet de désir </em>» et de curiosité pour les étudiants, les femmes doivent inventer de nouvelles figures de féminité pour s’imposer dans cet espace masculin : « <em>Pour la toilette (des étudiantes), simplicité de bon aloi, mais, il me semble <strong>pas de bras nus</strong> <strong>qui peuvent, qui doivent donner des distractions aux voisins, et, qui sait peut-être même au professeur</strong> »</em> (<i>ces conseils émanent du Figaro du 28 février 1926 sous la plume d’Achille Mestre</i>)<em>. (…) D’emblée est posée l’antinomie entre le « cerveau » et la « féminité », et l’ « étudiante » et la « femme ».</em> »</p>
<p style="text-align: center;"> <strong>Eviter la blonditude</strong></p>
<p>Pendant longtemps dans les entreprises, les seules femmes à côtoyer le pouvoir furent les secrétaires. Rôle éminemment féminin. Les femmes qui tentèrent ensuite de percer le plafond de verre, durent à tout prix s’en différencier. Dans le vêtement aussi. On comprend mieux la stratégie de neutralisation adoptée par bien des femmes. Démarrer dans la vie professionnelle implique de se fondre dans son environnement. Or il est masculin ! A nous le costume pantalon gris ou bleu foncé. Evitons tout ce qui est <b>« </b>trop <b>»</b>, maquillage, parfum, couleurs, bijoux, qui signeraient notre <b>« </b>blonditude <b>»</b>.</p>
<p>Certaines, en effet, vont jusqu’à dire qu’être blonde entraînerait une discrimination négative lors d’un recrutement. Plus que la couleur réelle du cheveu, il importe surtout de ne pas <b>« </b>avoir l’air d’une blonde». Depuis Freud,<b> </b>on sait les rapports entre l’inconscient et le mot d’esprit. Le mot d’esprit livre le fond de la pensée. On y retrouve ici l’antinomie du 19 <sup>e</sup> siècle entre cerveau et féminité ! Dans les années 60, il n’y avait pas d’histoires sur les blondes, mais on disait couramment : <b>« </b>Sois belle et tais-toi !». On nous répétait qu’une femme intelligente faisait peur aux hommes. Le temps n’était pas loin, dans lequel la mère de Françoise Dolto lui interdisait de faire des études, car elle en serait fatalement condamnée à la relégation du célibat.</p>
<p>Il fallut donc prouver que les femmes étaient des hommes comme les autres, munies d’un cerveau. On leur a ensuite demandé de prouver qu’elles étaient « encore des femmes » !</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Séduction et rapport de pouvoir</strong></p>
<p><a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/deborah-tannen-the-power-of-talk-ou-lart-de-la-conversation"><b>Deborah Tannen</b></a>  dans un chapitre intitulé « Qu’est-ce que le sexe à avoir avec ça ? », nous explique la crainte des hommes face aux femmes par la perte de contrôle provoquée par la séduction. C’est-à-dire par le pouvoir sexuel que les femmes prennent alors sur eux. Or, les hommes, au sein d’un groupe et en particulier dans l’entreprise, se situent d’emblée dans une relation de pouvoir. C’est la norme qu’ils ont intégrée quand ils étaient enfants dans les groupes de jeux. Ceux qui parviennent au pouvoir sont généralement très conformes à la norme.</p>
<p>Le décolleté assignerait alors à l’homme la place de dominé. Quand une femme atteint un niveau de responsabilités, elle est perçue, nous dit Deborah Tannen, comme cherchant à prendre le pouvoir sur les hommes. Ainsi, ajoute-t-elle, si l’on dit souvent que le harcèlement sexuel n’a pas tant à voir avec le sexe qu’avec le pouvoir, le fait qu’il s’agisse de sexe n’est pas sans rapport. Et il peut être aussi le fait d’un subordonné ou de pairs. Une forme courante d’insubordination serait de fixer les seins d’une femme pendant qu’elle parle. Manière, consciente ou non, de lui dire : « Tu es une femme, et ce qui m’intéresse c’est ton sexe, pas ton cerveau, ni ton autorité ou les mots que tu prononces ». L’homme renverserait ainsi le rapport de pouvoir.</p>
<p>Plus récemment <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/cher-emmanuel-todd"><strong>Ce cher Emmanuel Todd </strong></a>ne dénonçait-il pas le danger que l&rsquo;émancipation des femmes, le féminisme, la question du genre nous faisait courir, autant de sujets représentant pour lui «<em>la descente aux enfers conceptuelle de l’anthropologie </em>» ? Pas moins!</p>
<p>N&rsquo;est pas encore venu le temps où une femme au pouvoir cessera d&rsquo;être un danger pour un certain nombre d&rsquo;hommes! C&rsquo;est ce qui vient d&rsquo;être fait à une femme Première Ministre, Sanna Marin, la réduire à un corps sexué. Bien sûr dénué de cerveau!</p>
<p><em>                                                                                                        <strong>Laurence Dejouany</strong></em></p>
<p><a href="https://twitter.com/hashtag/solidaritywithSanna?src=hashtag_click">#solidaritywithSanna</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/letsdance?src=hashtag_click">#letsdance</a></p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/cachez-ce-sein">Cachez ce sein!</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Révocation du droit à l’avortement</title>
		<link>https://www.interelles.com/actualite/revocation-du-droit-a-lavortement</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jun 2022 12:48:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[carrière]]></category>
		<category><![CDATA[maternite]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<category><![CDATA[SEXISME]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">Le 24 juin la Cour Suprême américaine a annulé l'arrêt « Roe vs Wade » qui reconnaissait l’avortement comme étant un droit protégé par la Constitution américaine.</p>
<p>Cette décision historique marque un retour en arrière en matière de droits des femmes et ne sera pas sans conséquences. Dès quelques heures après [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><p class="elmt-chapeau">Le 24 juin la Cour Suprême américaine a annulé l&rsquo;arrêt « Roe vs Wade » qui reconnaissait l’avortement comme étant un droit protégé par la Constitution américaine.</p>Cette décision historique marque un retour en arrière en matière de droits des femmes et ne sera pas sans conséquences. Dès quelques heures après cette annonce, plusieurs Etats dont le Missouri, la Louisiane ou encore l&rsquo;Alabama – ont immédiatement rendu tout avortement illégal et près de 25 Etats pourraient les rejoindre.</p>
<p><strong>Le Cercle InterElles tient à alerter sur les risques immédiats de ce mouvement de remise en cause du droit à l’avortement :</strong></p>
<ul>
<li>La première conséquence concerne la santé des femmes par l’accroissement de la mortalité maternelle, soit par les complications d’un acte désespéré de femmes subissant un avortement clandestin, soit par l’impossibilité de réaliser un avortement thérapeutique dans le cas d’une urgence médicale. Le champ de ce recul historique aura clairement un écho tragique pour les  femmes américaines.</li>
<li>Ce retour sur le droit à l&rsquo;avortement aux États-Unis aura également des conséquences économiques et sociales négatives en contraignant les femmes d’arrêter leurs études ou en les empêchant de suivre de longues études, donc d’aspirer à une carrière et de gagner correctement leur vie. Ces freins dans leurs choix les mettront en fragilité et les rendront plus vulnérables face au risque de tomber dans la pauvreté.</li>
</ul>
<p>« <em>Je crois que retirer le droit des femmes à décider quand, et si, elles veulent avoir des enfants, aurait des effets très néfastes sur l&rsquo;économie et ferait régresser la condition des femmes de plusieurs décennies »</em>, avait déclaré la ministre de l&rsquo;Économie et des Finances de Joe Biden, lors d&rsquo;une audition au Sénat et elle ajoutait que <em>« refuser aux femmes l&rsquo;accès à l&rsquo;avortement augmente leurs chances de vivre dans la pauvreté ou d&rsquo;avoir besoin de l&rsquo;aide publique ».</em></p>
<p><strong>Le Cercle InterElles est engagé pour que les femmes puissent choisir leur vie, leurs études, obtenir une autonomie financière, mener leur carrière et être libres de leurs choix.</strong></p>
<p>Limiter les droits des femmes, restreindre leur statut de citoyennes libres et égales par la suppression de leur droit à prendre elles-mêmes des décisions sur la santé reproductive, représente un fort recul de la société :</p>
<ul>
<li><strong>Nous souhaitons apporter toute notre solidarité et notre soutien aux femmes américaines. </strong></li>
<li><strong>Nous sommes en faveur de l’intégration du droit à l’avortement dans la constitution française. </strong></li>
</ul>
<p>Accéder à l&rsquo;ensemble des <a href="https://www.interelles.com/actualite"><strong>actualités</strong></a>.</p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/actualite/revocation-du-droit-a-lavortement">Révocation du droit à l’avortement</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cher Emmanuel Todd</title>
		<link>https://www.interelles.com/lu-pour-vous/cher-emmanuel-todd</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Feb 2022 09:22:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu pour vous]]></category>
		<category><![CDATA[care]]></category>
		<category><![CDATA[mixité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau"> Ou peut-être devrais-je dire « Pauvre Emmanuel Todd » après avoir lu votre dernier ouvrage : « Où en sont-elles – Une esquisse de l’histoire des femmes » et en voyant vos photos où vous paraissez toujours si chagrin? </p>
<p> Anthropologue et historien de renom, vous avez assis votre légitimité sur des travaux antérieurs qui [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="elmt-chapeau"> <strong>Ou peut-être devrais-je dire « Pauvre Emmanuel Todd » après avoir lu votre dernier ouvrage : « Où en sont-elles – Une esquisse de l’histoire des femmes » et en voyant vos photos où vous paraissez toujours si chagrin?</strong> </p>
<p>Anthropologue et historien de renom, vous avez assis votre légitimité sur des travaux antérieurs qui font autorité.</p>
<p>Cette fois, vous vous attaquez à la question de l’émancipation des femmes, au féminisme, à la notion de genre aussi qui s’est répandue ces dernières années, autant de sujets qui représentent nous dites-vous « <em>la descente aux enfers conceptuelle de l’anthropologie </em>» ! Pas moins ! On comprend que vous soyez troublé. Le monde ne serait plus qu’antagonisme entre les hommes et les femmes. <strong>C’est tellement énorme pour la féministe modérée que je suis,</strong> <strong>que je mettrai vos propos entre guillemets et en italique, que nous soyons sûrs que ce n’est pas moi qui invente</strong>.</p>
<p>Ainsi affirmez-vous que « <em>la destruction du patriarcat fut facile chez nous parce qu’il n’y avait jamais vraiment existé » et que « Les femmes sont, dans bon nombre de domaines, déjà au pouvoir ». </em>Vous mettez néanmoins aimablement à notre crédit des effets positifs, tels <em>« la chute de la violence physique et le reflux de la guerre, l’affaiblissement du racisme »</em><strong>. </strong>Sans doute, grâce à nos qualités féminines tant vantées, par ceux qui veulent nous garder enfermées à la maison ou dans les métiers du soin. Ce que nous appelons stéréotypes et normes (in <em>Sciences économiques et sociales, classe de première</em>, Hatier) :</p>
<ul>
<li><strong>Un stéréotype</strong> est une opinion partagée de façon quasi-unanime par un groupe social et faisant office de jugement définitif sur un type ou un groupe d’individus. Le stéréotype peut être rapproché du préjugé ou de l’opinion reçue.</li>
<li><strong>Les normes </strong>sont les règles sociales qu’il faut respecter et qui définissent le comportement approprié ou attendu dans la vie sociale.</li>
</ul>
<p>Vous savez tant de choses et en ignorez d’autres. Vous nous dites votre passion pour l’intelligence, votre désir de comprendre. Mais quel usage tragique de l’intelligence ! Ne faut-il pas parfois sentir ? Partir de l’expérience sensible pour arriver à la conceptualisation ? Dans quel monde vivez-vous ? Celui de votre bibliothèque ? En êtes-vous jamais sorti ? Avez-vous jamais aimé ? Avez-vous été aimé ? Avez-vous joué, parlé avec de jeunes enfants ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Dans votre bureau à l’abri du monde réel</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pas de patriarcat</strong></p>
<p>« <em>Ce que nous vivons est l’accentuation d’un statut plutôt élevé des femmes et non le renversement d’un ordre « patriarcal » fantasmé. Je montrerai la facilité de l’émancipation, une fois réalisées les conditions technologiques de sûreté contraceptive et économiques d’abondance ». « L’absence d’un refus masculin sérieux et solide aura été un élément fondamental de l’évolution anthropologique ».</em></p>
<p>Vous avouez ne vous être jamais intéressé à la question du féminisme, qui vous apparaissait jusque-là comme un « <em>non-problème</em> »<strong>. </strong>Vous n’ignorez pas les précédentes vagues féministes :</p>
<ul>
<li>les suffragettes,</li>
<li>les années 70 et la lutte pour la contraception et l’avortement,</li>
<li>mais tout cela pensez-vous baignait dans un climat aimable et souriant !</li>
</ul>
<p>Sans doute avez-vous oublié les violences auxquelles se sont confrontées certaines suffragettes, luttant pour leur droit de vote.</p>
<p>Dans les années 70, où une femme pouvait craindre encore la prison pour un avortement avez-vous oublié comment Gisèle Halimi ou Simone Veil ont été conspuées, injuriées, menacées. Cela n’en a jamais fait pour autant des ennemis des hommes, qui pour certains les soutenaient et les accompagnaient.</p>
<p>Enfin, avant cette période plus heureuse pour les femmes, avez-vous entendu parler de celles qui devaient avoir recours aux « faiseuses d’anges » ? Avez-vous envisagé la douleur, la violence, parfois la mutilation ou la mort auxquelles elles s’exposaient ? Savez-vous que celles qui allaient alors chercher secours dans un hôpital s’exposaient parfois de la part du médecin, sans doute un homme, à un curetage à vif « pour leur apprendre » !</p>
<p>Non, les hommes ne se seraient jamais opposés au droit à la contraception et à l’avortement ! Pas plus dans les années 70 qu’aujourd’hui. Remis actuellement en question dans de plus en plus d’états américains et même dans des pays européens. Que faites-vous des mouvements « pro-life » présents aussi en France? Des assassinats de médecins pratiquant les avortements aux USA ? Des difficultés en France même à trouver des cliniques ou hôpitaux les pratiquant au nom de la « clause de conscience » des médecins. En France, des femmes sont à nouveau contraintes d’aller à l’étranger, dans des pays plus libéraux pour se faire avorter, pour des questions de délais et de disponibilité des médecins.</p>
<p>Les mariages forcés ? Les mutilations comme l’excision ? Pas entendu parler ? En France même, ces féministes, que vous honnissez, tentent d’en protéger des jeunes filles issues de l’immigration, des risques qu’elles courent lors des vacances dans le pays d’origine des parents et de l’aide que la France peut leur apporter.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>« Le pourrissement de la liberté d’expression »</em></strong></p>
<p>Dans cette ambiance aimable où fleurissait joyeusement cet esprit si français, nommé la gauloiserie, les femmes devaient faire preuve « d’humour » et se débattre discrètement face aux mains baladeuses. Oh, que nous sommes devenues pudiques et « <em>politiquement correctes</em> » en ne l’acceptant plus !</p>
<p>Pourtant, dans les écoles où l’on a mis en place des sensibilisations aux violences sexuelles, on s’aperçoit que tous les garçons n’approuvaient pas ces dérapages. Mais l’effet de groupe, le poids du leader, les fêtes avinées dans les « grandes » écoles ont mené à de terribles excès. Il suffit parfois qu’un garçon ose s’interposer en disant : « Ce n’est pas bien, c’est du harcèlement » pour que le groupe s’effrite et que les filles puissent être en sécurité. Il en est de même aussi dans les entreprises qui se donnent la peine de soulever le problème. Bien souvent, sur proposition des « féministes »</p>
<p>Les viols quant à eux, étaient rarement reconnus. C’est d’ailleurs encore souvent le cas, parole contre parole dit-on. Avez-vous senti cette première secousse avec l’affaire DSK ? Sans doute pas, vous ne le citez pas. Comment de la drague lourde, ainsi que nous l’expliquaient ses amis, nous étions passés au viol…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>« <em>D</em></strong><strong><em>ynamitage de l’anthropologie</em> »</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et voilà que dans votre univers tranquille et souriant, bien au chaud dans votre bibliothèque, où vos études vous permettaient de développer des certitudes, un ouragan vient tout bouleverser: Me Too, le mariage pour tous, les gilets jaunes, et même le Covid ! <strong>« <em>Le féminisme a dynamisé l’histoire et dynamité l’anthropologie </em>»</strong>, dites-vous après cette énumération.<strong> </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Me Too :</strong></p>
<p>Ne nous a-t-on pourtant pas suffisamment répété : « Ne devenez pas comme les Américaines ! Les hommes n’osent plus monter seul dans un ascenseur avec une femme. Ils doivent garder la porte de leur bureau ouverte quand ils reçoivent une femme. » La vague américaine Me Too s’étant étendue jusqu’à la France, pays de la courtoisie et de la séduction « à la française », on a découvert que même avec la porte de son bureau ouverte, une star vieillissante de la télé, pouvait culbuter une femme sur la table ! (Attention, affaire pas encore jugée, présomption d’innocence oblige !). Et cette vague s’étend de domaine professionnel en domaine professionnel. Aucun ne semble être à l’abri. Néanmoins,  nous ne considérons pas tous les hommes comme des harceleurs ou des violeurs. Nombre d’entre eux connaissent et reconnaissent cette notion subtile du consentement, mais se taisent parfois face au leader et à l’effet de groupe. La spirale peut être rompue. Des institutions, des intervenants s’y emploient. Des hommes s’engagent contre ces violences faites aux femmes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le Covid-19 : </strong></p>
<p>On s’étonne : quel lien pouvez-vous faire entre féminisme et le Covid-19 ? Selon vous la désindustrialisation est le corolaire de l’émancipation des femmes. Les femmes travaillent dans le tertiaire, les hommes dans l’industrie. «<em>Mesurer la chute de l’emploi industriel, c’est faire la chronique du déclin de métiers masculins</em> ». Or, je vous cite : « <em>L’Occident étroit, on le verra, a déjà payé un prix économique élevé pour l’émancipation des femmes. De ce point de vue, l’épidémie du Covid-19, dans sa première phase, aura été une sévère entrée en matière puisqu’elle a éprouvé l’Angleterre, les États-Unis, la Suède et la France beaucoup plus durement que l’Allemagne et le Japon, sans oublier la Chine. </em>» CQFD. Et voilà les femmes émancipées responsables aussi de la pandémie…</p>
<p>Pouvez-vous ignorer qu’une corrélation n’est pas une relation de causalité ? Qu’importe, ce choc si violent qui vous a atteint a ébranlé toute certitude : « <em>J&rsquo;essaie de montrer dans le livre qu&rsquo;il ne peut pas ne pas y avoir de rapport entre les deux</em> »<strong>.</strong> Je vous cite encore, car on a du mal à le croire : « <em>Mais un chercheur ne peut se contenter d’un monde social hétérogène où rien n’aurait de rapport avec rien. Pire, où l’on pourrait mettre d’un côté tout ce qui est positif et de l’autre tout ce qui est négatif, sans se poser jamais la question d’une interaction entre les deux sphères. Il y aurait d’un côté le féminisme, des femmes de pouvoir, la paix, le mariage homosexuel, l’écologie, l’abolition des « races » ; et de l’autre la montée de l’inégalité, la chute des salaires ouvriers, la</em> <em>désindustrialisation, la montée d’une tension féroce entre démocrates et républicains aux États-Unis, l’émergence d’un État hors contrôle en France </em>». Tout est de notre faute ! Mais où vivez-vous ? Ouvrez-vous parfois un journal ou cet instrument vulgaire que nous appelons la télé ?</p>
<ul>
<li>Je vous rassure, les femmes aussi ont payé un prix à la pandémie. Celui d’être enfermées chez elles entre télétravail, tâches ménagères et enfants dont il fallait guider le travail scolaire.</li>
<li>L’Apec nous apprend que c<strong>hez les cadres, les femmes ont lourdement pâti de la crise sanitaire. </strong><em>« Depuis plus de 10 ans, un écart de rémunération d’environ 15 % est observé entre hommes et femmes cadres, malgré les dispositifs mis en place pour y remédier. La réduction en 2019 (de 16 % à 13 %) est suivie d’un retour à 15 % en 2020 »</em>indique l’Apec. En outre, <em>« à profil et poste équivalents »</em>, les hommes cadres ont perçu <em>« 8% de plus »</em> que les femmes cadres en 2020, détaille l’Apec dans son <em>Baromètre de rémunération des cadres.</em></li>
</ul>
<p>« <em>Les augmentations de salaire ont été plus rares en 2020 avec la crise : 38% des cadres ont été augmentés contre 48% en 2019, mais ces augmentations ont surtout profité aux hommes. La rémunération médiane des femmes cadres a été de 46.000 euros annuels en 2020, contre 53.000 euros pour les hommes. En 2019, cette rémunération médiane était identique pour les femmes mais elle n’était que de 52.000 pour les hommes. 40 % des hommes ont eu une augmentation en 2020, contre 35 % des femmes</em> ».  <em>« Alors que depuis 2017, l’écart se réduisait, avec respectivement : 49% </em><em>des hommes et 46% des femmes en 2019, 51% des hommes et 49% des femmes en 2018, 51% des hommes et 48% des femmes en 2017 » note l’étude</em>.”(in Les Nouvelles News).</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Féminicide :</strong></p>
<p>Cela ne nous suffisait pas ?<strong> « </strong><em>Sur les murs de Paris comme des villes de province ont fleuri des dénonciations de ce que l’on a appelé « féminicide ». Le paradoxe de ce regain de contestation des hommes, violent dans l’expression, évocateur d’un antagonisme structurel entre les deux sexes, est qu’il a commencé au moment même où le mouvement d’émancipation des femmes semblait sur le point d’atteindre ses objectifs</em> ». Ce regain de contestation des hommes n’existait-il pas auparavant ? Oui, cela n’apparaissait auparavant que dans les pages des faits divers que vous ne vous abaissiez certainement pas à lire. On y parlait d’ailleurs de « drame passionnel ». Tellement plus romantique ! Une dénomination apte à gagner l’indulgence du jury des cours d’assises en faveur de l’assassin.</p>
<p>N’était-il qu’évocateur d’un antagonisme structurel entre les deux sexes, ou une survivance de cette croyance selon laquelle la femme appartient à l’homme et la passion ne s’exprime jamais mieux que dans la violence? Un « Fou d’amour » chantait avec tant de succès Johnny Halliday : « Je l’aimais trop, je l’ai tuée ». Comment ne pas pardonner à cet homme qui aime tant ? C’est pourquoi nous voulons mettre fin à cette illusion barbare, nommer cet acte, cet assassinat,  pour ce qu’il est, un féminicide, non un acte d’amour.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le plafond de verre :</strong></p>
<ul>
<li>Ainsi désignons-nous cet obstacle invisible, mais bien réel et résistant, auquel les femmes se heurtent dans leur progression professionnelle. Les hommes, ayant fait leurs preuves depuis longtemps, il est plus rassurant de perpétuer l’entre-soi du club des hommes. Pourquoi venir troubler cet ordre avec de nouvelles venues qui ne possèdent pas bien tous nos codes, pensent-ils ?</li>
</ul>
<p>Vous voulez pourtant bien en convenir : « <em>il existe, notamment en France du côté des sciences et des grandes écoles, des pôles de résistance masculine importants.</em> <em>Mais nous sommes dans une situation où devrait dominer une réflexion amicale et réformiste, en aucun cas une perception des hommes comme des assassins</em><strong> »</strong>. Ce plafond de verre auquel nous tentons de nous attaquer, ne serait qu’une légère couche de gel que nous pourrions faire craquer d’un seul coup de haut talon à vous en croire. D’autant que <strong>ces hommes dominants ne seraient, de votre point de vue, que des « mâles potiches ».</strong> Avez-vous déjà circulé dans ces domaines où les hommes dominent : les institutions, l’entreprise, l’industrie, la politique ? Quant à ces « mâles potiches », nous irions jusqu’à les traiter « <em>d’assassins</em> » ? Quel raccourci entre le plafond de verre contre lequel nous luttons, et les féminicides que nous dénonçons aussi ! Est-ce là la rigueur scientifique qui devrait être la vôtre?</p>
<p>Dans un retournement magnifique vous faites des femmes solidaires des victimes de féminicides, des furies confondant homme et assassin. Soyez sûr que nous ne faisons pas cet amalgame. Nous travaillons en toute intelligence et bonne entente avec nombre d’hommes. Nous ne les diabolisions pas, non plus que nous n’idéalisons les femmes qui seraient venues à bout des guerres et du racisme… Si seulement…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Orage conceptuel :</strong></p>
<p>Non, le choc est trop fort pour vous : « <em>En 70 ans ont été renversées des conceptions vieilles de plus de 100 000 ans. (…) je ne pouvais plus alors faire de recherche, parce que des catégories trop mouvantes interdisent toute saisie de la réalité sociale et de son évolution ».</em> Dans ce que vous qualifiez donc « <em>d’orage conceptuel<strong> </strong></em>», vous vous raccrochez constamment aux « chasseurs-cueilleurs », le paléolithique, si je ne m’abuse, c’est-à-dire 300 000 ans en arrière.</p>
<p>Oui, vous avez entendu parler du néolithique (il n’y a que 12 000 ans), et même de l’anthropocène (apparu selon les auteurs à la fin du XIXe siècle avec la révolution industrielle ou seulement en 1945 avec la bombe atomique sur Hiroshima), censés avoir succédé au paléolithique, l’âge de pierre. Bien sûr, dans ce monde très large que vous parcourez dans vos livres, toutes les sociétés n’avancent pas au même rythme. Sans doute subsiste-t-il encore quelques tribus éloignées restées à l’âge de pierre. Mais votre attachement aux chasseurs cueilleurs, où les hommes chassent quand les femmes cueillent… (ce qui est d’ailleurs contesté actuellement, les femmes chassaient aussi) montre bien votre besoin de vous représenter en chasseur, sans doute muni d’une très grande lance, puisque vous allez jusqu’à nous préciser que vous êtes « <em>un homme, né homme</em> ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le genre, « <em>descente aux enfers conceptuelle de l’anthropologie</em> » : </strong></p>
<p>Donnons d’abord quelques précisions  sur l’usage que nous faisons du mot genre, car vous semblez totalement perdu. « (…) <em>l’anthropologie était à la fin des années 1970 un monde scientifique normal ». </em>Puis, catastrophe : « <strong><em>L’anthropologie a été, depuis la seconde moitié des années 1980, dérangée par le genre</em></strong><em>. Tout à la fois concept et expérience, celui-ci a mis partout du désordre, semant le doute sur des données solides et sur les instruments de comparaison patiemment mis au point depuis la fin du XIXe siècle. »</em></p>
<p><em>« Nous serions toutefois alors confrontés à la dernière variation du thème transgenre, un troisième sexe capable de réunir les potentialités des deux autres</em><strong> ». </strong>Voilà donc le drame qui nous guette, si menaçant pour un chasseur <em>« homme né homme », </em>comme vous tenez à nous le préciser<em>. </em>Margaret Mead faisait d’ailleurs « <em>l’hypothèse d’une anxiété masculine spécifique liée au caractère moins évident et direct de la contribution des hommes à la reproduction »,  </em>idée que vous avait transmise votre mère alors que vous n’étiez qu’adolescent.</p>
<p>Explicitons ce que nous entendons par le mot « genre », que vous trouvez tellement laid, et qui ne vous semble qu’un cache-sexe que nous impose notre pudibonderie:</p>
<ul>
<li><strong>Le sexe </strong>est du côté du biologique, de l’anatomie.</li>
<li><strong>Le genre </strong>est une appellation qui a été proposée pour distinguer ce qui n’est pas biologique, mais est dû aux apprentissages sociaux et culturels.</li>
</ul>
<p>Comme vous avez la passion de comprendre, ne rechignez pas à lire et ne voulez surtout pas mourir idiot, nous dites-vous, je me permets de vous recommander quelque lecture sur la question du « genre », comment elle se construit dès les premiers mois de la vie, comment elle enferme les femmes dans des représentations stéréotypées et ses répercussions de la cour d’école au monde adulte. Reportez-vous à quelques-uns de nos travaux : <strong><a href="https://www.interelles.com/cest-technique-est-ce-pour-elles/les-stereotypes-cest-pas-mon-genre">https://www.interelles.com/cest-technique-est-ce-pour-elles/les-stereotypes-cest-pas-mon-genre</a>.</strong></p>
<p>Vous y apprendrez que dès le plus jeune âge, être une femme, comme nous l’avons vu au fil des années de nos travaux, c’est non seulement:</p>
<ul>
<li>adopter certaines activités,</li>
<li>le placement de la voix,</li>
<li>des gestes rétrécis,</li>
<li>les déplacements du corps dans le sport et en particulier l’inhibition sur un usage agressif du corps.</li>
</ul>
<p>En 1929, la psychanalyste<strong>  Joan Riviere</strong>  dans un article intitulé  <strong>« <em>La féminité comme mascarade</em> »</strong> racontait comment une femme à cette époque-là se devait de cacher des compétences dites masculines.</p>
<p>Et bien sachez que c’est un problème qui persiste :</p>
<ul>
<li>Il a été étudié dans les choix d’études techniques par les filles.</li>
<li>Il participe toujours au choix des études et des métiers qui seraient pour certains masculins, pour d’autres féminins.</li>
<li>Nous le rencontrons ensuite en entreprise, quand il nous faut prouver que nous sommes « encore une femme » alors que nous avons percé dans le monde des hommes, en empruntant certains de leurs codes culturels. Sinon, comment se faire entendre ?</li>
<li>Nous avons vu aussi, par exemple sur la question de la négociation salariale, comment des représentations anciennes perduraient, qui induisent que les femmes demandent moins d’augmentation de salaire que les hommes, ce qui entretient les disparités. Ces représentations sont « la femme donne la vie, l’homme la gagne ». Donc le care aux femmes, le don gratuit, aux hommes la compétence de gagner de l’argent, d’en parler, de se battre pour obtenir le salaire convoité. Ainsi, les femmes demandent moins d’augmentations de salaire, se battent moins pour les obtenir, et les disparités sont entretenues.</li>
</ul>
<p>Apprenez aussi que :</p>
<ul>
<li>les hommes aussi sont victimes de stéréotypes. Il y a encore des actions, inspirées des groupes de femmes, amenant les hommes à se dégager du poids des normes viriles : les incitations à la parentalité, et de façon émergente les groupes de parole d’hommes sur l’égalité professionnelle.</li>
</ul>
<p>Il y a une<strong> </strong>symétrie inversée<strong> </strong>entre les stéréotypes féminins et masculins :</p>
<ul>
<li>Les femmes sont maternantes,</li>
<li>les hommes sont forts, ont de l’autorité mais pas d’émotions, ils sont des leaders naturels.</li>
</ul>
<p>Notez que les hommes qui ne s’y conforment pas s’exposent à être discriminés.</p>
<ul>
<li>Pour les femmes les stéréotypes impactent la vie professionnelle,</li>
<li>pour les hommes la vie personnelle</li>
<li>et cette asymétrie maintient les inégalités dans le couple.</li>
</ul>
<p>Ce qui se passe en entreprise interfère donc en permanence avec la sphère privée et réalimente en boucle les inégalités en entreprise, qui créent le plafond de verre.</p>
<p>Le questionnement des normes masculines par les hommes, qui commence à s’ébaucher, on le voit  à travers la question de la parentalité, devient donc un enjeu fort pour les femmes. Et nous y travaillons ensembles.</p>
<p>On constate en effet que l’attention à la parentalité <strong>peut renforcer l’impact des stéréotypes</strong>, si elle est seulement proposée aux femmes et non proposée, et surtout valorisée ou adaptée pour les hommes : c’est le cas par exemple de l’annualisation du temps partiel à prendre pendant les congés scolaires appréciés par les hommes chez Orano ; les actions de sensibilisation des hommes à la parentalité chez Orange,  ou encore l’incitation à prendre le congé paternité en le rémunérant à 100% dans de plus en plus d’entreprises.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Echanger: une révolution douce…</strong></p>
<p>Un autre que vous, un homme figurez-vous, nous propose cette « révolution douce ». Il se nomme Antoine de Gabrielli et nous explique : « Le plancher de verre, c’est cette croyance que les hommes s’accomplissent exclusivement dans leur vie professionnelle. C’est l’illustration d’une norme masculine de performance qui conduit à afficher sa réussite selon des codes sociaux et professionnels convenus: toujours disponible, très présent, briguant les postes de pouvoir…</p>
<p>Ces représentations contraignent les hommes à accepter un engagement dominant et parfois exclusif dans leur vie professionnelle, au détriment, vous l’avez bien compris, du reste de leur vie. Si, en tant qu’homme, je m’autorise à sortir de ce carcan, je permets aussi aux femmes de sortir du leur.</p>
<p>L’engagement professionnel des femmes a été une chance pour le rapprochement des hommes avec leurs enfants. Les hommes commencent à sentir qu’ils vont être obligés de bouger, parce qu’ils ont opéré un rapprochement dans la relation aux enfants et que cela les rend plus sensibles à des enjeux humains ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>« <em>Rien de changé sous le soleil du masculin</em> »</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vous enfilez donc les perles les unes après les autres pendant près de 400 pages, de « <em>l’homme au sperme dédaigné (qui) remplace maintenant la fille mère </em>», trainant sa honte et son humiliation jusqu’à la conclusion, où enfin l’ordre est rétabli : « <em>Pour penser le présent, il nous suffit d’admettre que 100 000 à 300 000 ans d’habitudes humaines ne peuvent être effacés en 70 ans, si nous plaçons en 1950 le début de la grande mutation</em> ». Voilà qui vous rassure : « <em>Une société, si elle veut progresser, peut-elle vraiment se priver du surcroît de créativité et d’intensité dans le travail engendré chez les hommes par leur incapacité à fabriquer des enfants ? </em>» Vous pouvez donc renvoyer les femmes à la maternité et l’allaitement, encombrées d’un enfant toujours pendu au mamelon, qui les rendrait pensez-vous peu disponibles pour le travail, pendant que les hommes feraient carrière !</p>
<p><strong><em>« Rien de changé sous le soleil du masculin » </em>pouvez-vous enfin conclure ! Ouf ! Vous l’avez échappé belle ! Ah, vous savez les remettre à leur place les femmes ! </strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Laurence Dejouany</strong></p>
<p style="text-align: right;"><em>Merci à Niamké-Anne Kodjo pour sa relecture</em></p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/cher-emmanuel-todd">Cher Emmanuel Todd</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sexisme au travail</title>
		<link>https://www.interelles.com/actualite/sexisme-au-travail</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Oct 2019 07:58:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[SEXISME]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.interelles.com/?p=7645</guid>

					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">L’Anact lance, avec le soutien du Secrétariat d'Etat chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, un cycle de 4 webinaires gratuits sur la prévention du sexisme au travail chaque jeudi du mois de novembre 2019, de 11h à 12h.</p>
<p> L’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">L’Anact lance, avec le soutien du Secrétariat d&rsquo;Etat chargé de l&rsquo;égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, un <strong>cycle de 4 webinaires gratuits sur la prévention du sexisme au travail</strong><strong> chaque jeudi du mois de novembre 2019, de 11h à 12h</strong>.</p>
<p>L’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) est un établissement public administratif créé en 1973 régi par le code du travail, placée sous la tutelle du ministère en charge du Travail.</p>
<p>Ces webinaires s&rsquo;adressent notamment aux membres des <strong>services RH et prévention, des CSE, aux représentant-e-s du personnel et aux référent-e-s</strong> sur ces questions.</p>
<p>En matière de prévention du sexisme au travail, l’attention se focalise généralement sur la gestion des comportements individuels. Ce n’est pas suffisant ! Pour mettre en place des actions durables, l’Anact propose un cycle de webinaires gratuits, construits à partir d’exemples concrets.<br />
L’objectif du cycle ? Aider les membres des services RH et prévention, des CSE et les référent-e-s sur ces questions à mettre en place une démarche de prévention des risques professionnels intégrant les risques de sexisme.</p>
<p><strong>Les +</strong><br />
Des outils à télécharger<br />
Une interaction avec les intervenant-e-s<br />
A suivre en live ou en replay</p>
<p><strong><u>Le programme à suivre en direct ou en différé :</u></strong></p>
<p>Module 1 &gt; Sexisme : un nouveau risque professionnel ? Date : 7 novembre 2019</p>
<p>Module 2 &gt; Sexisme au travail : comment évaluer le risque et agir en amont ? Date : 14 novembre 2019</p>
<p>Module 3 &gt; Sexisme au travail : comment sensibiliser et former ? Date : 21 novembre 2019</p>
<p>Module 4 &gt; Sexisme au travail : comment traiter un cas ? Date : 28 novembre 2019</p>
<p><strong>Les inscriptions sont désormais ouvertes ! </strong> <a href="https://www.anact.fr/webinaires-sexisme"><strong>https://www.anact.fr/webinaires-sexis</strong><strong>m</strong><strong>e</strong></a><strong> </strong></p>
<p>Voir toutes nos <strong>actualités</strong>.</p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/actualite/sexisme-au-travail">Sexisme au travail</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>#StOpE  pour lutter contre le sexisme dit Ordinaire en Entreprise</title>
		<link>https://www.interelles.com/actualite/stope-pour-lutter-contre-le-sexisme-dit-ordinaire-en-entreprise</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Dec 2018 08:56:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[SEXISME]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">30 entreprises et organisations lancent #StOpE  pour lutter contre le sexisme dit Ordinaire en Entreprise, parmi lesquelles Engie, IBM, Lenovo, Orange, toutes membres du Cercle InterElles.</p>
<p> Ce mardi 4 décembre 2018, trente entreprises et organisations ont signé un acte d’engagement commun pour lutter contre le sexisme dit ordinaire au travail, [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">30 entreprises et organisations lancent #StOpE  pour lutter contre le sexisme dit Ordinaire en Entreprise, parmi lesquelles Engie, IBM, Lenovo, Orange, toutes membres du Cercle InterElles.</p>
<p>Ce mardi 4 décembre 2018, trente entreprises et organisations ont signé un acte d’engagement commun pour lutter contre le sexisme dit ordinaire au travail, sous le haut patronage de Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations.</p>
<p>Au travers de l’initiative #StOpE, ces entreprises et organisations s’engagent à faire reculer le sexisme ordinaire et <strong>déploieront au cours de l’année à venir au moins une des huit actions prioritaires suivantes</strong> au sein de leurs entreprises et organisations :</p>
<p>1. Afficher et appliquer le principe de tolérance 0<br />
2. Informer pour faire prendre conscience des comportements sexistes (actes, propos, attitudes) et de leurs impacts<br />
3. Former de façon ciblée sur les obligations et les bonnes pratiques de lutte contre le sexisme ordinaire<br />
4. Diffuser des outils pédagogiques aux salariés pour faire face aux agissements sexistes en entreprise<br />
5. Inciter l’ensemble des salariés à contribuer à prévenir, à identifier les comportements sexistes et à réagir face au sexisme ordinaire<br />
6. Prévenir les situations de sexisme et accompagner de manière personnalisée les victimes, témoins et décideurs dans la remontée et la prise en charge des agissements sexistes<br />
7. Sanctionner les comportements répréhensibles et communiquer sur les sanctions associées<br />
8. Mesurer et mettre en place des indicateurs de suivi pour adapter la politique de lutte contre le sexisme ordinaire</p>
<p><strong>Voir ici le communiqué de presse <a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2018/12/CP_StOpE_VF041218.pdf">CP_StOpE_VF041218</a></strong></p>
<p>Accéder à l&rsquo;ensemble des <a href="https://www.interelles.com/actualite"><strong>actualités</strong></a>.</p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/actualite/stope-pour-lutter-contre-le-sexisme-dit-ordinaire-en-entreprise">#StOpE  pour lutter contre le sexisme dit Ordinaire en Entreprise</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Antisèche contre le sexisme ordinaire</title>
		<link>https://www.interelles.com/la-boite-a-outils/antiseche-contre-le-sexisme-ordinaire</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Mar 2018 08:04:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La boîte à outils]]></category>
		<category><![CDATA[mixité]]></category>
		<category><![CDATA[SEXISME]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">Présenté par l’atelier "Mieux avec E(ux)" lors du 17ème colloque du Cercle InterElles, le 13 mars 2018, un antisèche contre le sexisme ordinaire, truffé de conseils utiles sous la forme d’un marque-page ! </p>
<p> Les do's and dont's face à : une blague sexiste, une réunion tardive, l'envie de faire un compliment, des [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">Présenté par l’atelier « Mieux avec E(ux) » lors du 17ème colloque du Cercle InterElles, le 13 mars 2018, un antisèche contre le sexisme ordinaire, truffé de conseils utiles sous la forme d’un marque-page ! </p>
<p><strong>Les do&rsquo;s and dont&rsquo;s face à</strong> : une blague sexiste, une réunion tardive, l&rsquo;envie de faire un compliment, des propos  sexistes&#8230; Trouvez le ici : <strong><a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2018/03/InterElles-2018-Marque-page.pdf">InterElles 2018-Marque page</a></strong></p>
<p><strong>Lenovo</strong> l&rsquo;a adapté en anglais</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-7170" src="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2018/03/WIIL-MARQUE-PAGE-700x2100mm.jpg" alt="" width="1984" height="5953" srcset="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2018/03/WIIL-MARQUE-PAGE-700x2100mm.jpg 1984w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2018/03/WIIL-MARQUE-PAGE-700x2100mm-768x2304.jpg 768w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2018/03/WIIL-MARQUE-PAGE-700x2100mm-250x750.jpg 250w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2018/03/WIIL-MARQUE-PAGE-700x2100mm-624x1872.jpg 624w" sizes="(max-width: 1984px) 100vw, 1984px" /></p>
<p><a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2018/03/WIIL-MARQUE-PAGE-2.jpg"><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-7172" src="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2018/03/WIIL-MARQUE-PAGE-2.jpg" alt="" width="4134" height="12402" srcset="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2018/03/WIIL-MARQUE-PAGE-2.jpg 4134w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2018/03/WIIL-MARQUE-PAGE-2-768x2304.jpg 768w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2018/03/WIIL-MARQUE-PAGE-2-250x750.jpg 250w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2018/03/WIIL-MARQUE-PAGE-2-624x1872.jpg 624w" sizes="(max-width: 4134px) 100vw, 4134px" /></a></p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/la-boite-a-outils/antiseche-contre-le-sexisme-ordinaire">Antisèche contre le sexisme ordinaire</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Que font les entreprises contre le sexisme?</title>
		<link>https://www.interelles.com/la-boite-a-outils/que-font-les-entreprises-contre-le-sexisme</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Mar 2018 14:15:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La boîte à outils]]></category>
		<category><![CDATA[mixité]]></category>
		<category><![CDATA[SEXISME]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">En attendant les actes de notre colloque qui s'est tenu hier, un petit avant gout avec ce chemin vers la mixité de l'atelier "Mieux avec E(ux)" et cet article de l'Usine Nouvelle sur ce que font nos entreprises contre le sexisme.</p>
<p> Catherine Ladousse, directrice exécutive de la communication chez Lenovo [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">En attendant les actes de notre colloque qui s&rsquo;est tenu hier, un petit avant gout avec ce chemin vers la mixité de l&rsquo;atelier « Mieux avec E(ux) » et cet article de <a href="https://www.usinenouvelle.com/editorial/comment-lutter-contre-le-sexisme-la-reponse-de-trois-grandes-entreprises.N666004">l&rsquo;Usine Nouvelle </a>sur ce que font nos entreprises contre le sexisme.</p>
<p><span class="interTitre"><strong>Catherine Ladousse, directrice exécutive de la communication chez <a class="lien-contextuel" title="Nouveautés du spécialiste chinois de fabrication d'ordinateurs Lenovo" href="http://www.usine-digitale.fr/lenovo/" target="" rel="noopener noreferrer">Lenovo</a></strong> :<br />
« Un atelier pour sensibiliser »</span></p>
<p>« Pour lutter contre le sexisme, il est essentiel que tous les salariés de l’entreprise soient sensibilisés à la question. C’est pourquoi nous avons organisé le 8 mars, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, un atelier de sensibilisation de deux heures sur ce qu’est le sexisme. Quarante personnes, dont dix hommes, y ont participé. Cet atelier a été l’occasion de donner un coup de projecteur sur le phénomène du sexisme, notamment pour sensibiliser les hommes à ce qu’est une culture d’entreprise plus inclusive. C’était aussi l’occasion pour Lenovo d’essayer de dresser un constat sincère sur le sexisme dans notre entreprise, un phénomène difficile à évaluer. »</p>
<p><span class="interTitre"><strong>Jean-Louis Carvès, directeur mixité et diversité chez <a class="lien-contextuel" title="Actus et news du leader technologique IBM sur L'Usine Digitale" href="http://www.usine-digitale.fr/ibm/" target="" rel="noopener noreferrer">IBM</a> </strong>:<br />
« Limiter le pouvoir de nuisance des remarques et actes déplacés »</span></p>
<p>« Chaque année, tous nos salariés doivent signer un document qui les engage à respecter un code de bonne conduite dans l’entreprise et dans les affaires. Ce document mentionne la question du respect de la mixité et de la diversité. Il liste des choses interdites, comme les remarques sexistes et homophobes par exemple, et indique les moyens à disposition des salariés pour signaler tout manquement. Faire signer chaque année cet engagement donne un droit et un devoir de vigilance et d’action aux managers, qui se sentent plus légitimes à aller voir quelqu’un qui aurait eu une pratique contraire à ce code. Cela n’empêche pas les remarques ou les actes déplacés, mais cela limite leur pouvoir de nuisance. »</p>
<p><span class="interTitre"><strong>Patricia Lecocq, Déléguée Régionale Champagne-Ardenne chez <a class="lien-contextuel" title="Actus sur l'entreprise de télécommunications Orange - L'Usine Digitale" href="http://www.usine-digitale.fr/orange/" target="" rel="noopener noreferrer">Orange</a></strong> :<br />
« Des vidéos de sensibilisation pour marquer les esprits »</span></p>
<p>« Le sexisme ambiant existe dans toutes les entreprises. Pour lutter contre, il faut former non seulement les managers mais également l’ensemble des salariés. C’est pourquoi nous avons intégré un chapitre sur le sexisme dans le Visa pour l’égalité qui est en cours de déploiement dans notre groupe. Ce Visa est une formation en ligne accessible à tous les salariés et construite de manière très ludique, avec des quizz, des jeux mais aussi des vidéos de sensibilisation car nous savons que les images marquent les esprits. Faire que tous les salariés suivent ce Visa est un objectif concret dans notre lutte contre le sexisme ordinaire. »</p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/la-boite-a-outils/que-font-les-entreprises-contre-le-sexisme">Que font les entreprises contre le sexisme?</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Lutter contre le sexisme</title>
		<link>https://www.interelles.com/presse/lutter-contre-le-sexisme</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Mar 2018 11:11:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Presse]]></category>
		<category><![CDATA[SEXISME]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Interview de Catherine Ladousse, Présidente du Cercle InterElles, dans Cadres APEC : Pour lutter contre le sexisme ordinaire et les stéréotypes dans le milieu professionnel, il faut faire participer les  hommes au débat. &#160; &#160;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://cadres.apec.fr/Emploi/Ma-carriere/A-la-Une/Conseils/Pour-lutter-contre-le-sexisme-ordinaire-et-les-stereotypes-dans-le-milieu-professionnel-il-faut-faire-participer-les-hommes-au-debat"><strong>Interview de Catherine Ladousse, Présidente du Cercle InterElles, dans Cadres APEC : Pour lutter contre le sexisme ordinaire et les stéréotypes dans le milieu professionnel, il faut faire participer les  hommes au débat.</strong></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/presse/lutter-contre-le-sexisme">Lutter contre le sexisme</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Ensemble contre le sexisme le 25 janvier</title>
		<link>https://www.interelles.com/actualite/ensemble-contre-le-sexisme-le-25-janvier</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jan 2018 09:47:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[SEXISME]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.interelles.com/?p=6730</guid>

					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">Vous pouvez maintenant vous inscrire à cet évènement, que nous vous annoncions en décembre dernier.</p>
<p>En ces temps de tohu-bohu autour des droits des femmes, nous sommes heureuses de voir une cohérence et une continuité dans les actions des 21 réseaux et organisations engagés pour lutter contre le sexisme sous toutes [...]</p>
<p>The post <a href="https://www.interelles.com/actualite/ensemble-contre-le-sexisme-le-25-janvier">Ensemble contre le sexisme le 25 janvier</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><p class="elmt-chapeau">Vous pouvez maintenant vous inscrire à cet évènement, que nous vous annoncions en <a href="https://www.interelles.com/presse/pour-les-pro/ensemble-contre-le-sexisme">décembre dernier</a>.</p>En ces temps de tohu-bohu autour des droits des femmes, nous sommes heureuses de voir une cohérence et une continuité dans les actions des 21 réseaux et organisations engagés pour lutter contre le sexisme sous toutes ses formes, comme dans celles des successives Ministres des droits des femmes, de Laurence Rossignol à Marlène Schiappa.</p>
<p>Lancé en 2016 à l’occasion de la campagne « Sexisme, Pas Notre Genre », ce collectif, rassemblé autour du slogan « Ensemble Contre le Sexisme », poursuit ses actions. La première action du collectif est l’organisation, le 25 janvier 2018, en présence de Marlène Schiappa, Secrétaire d&rsquo;État chargée de l&rsquo;Égalité entre les femmes et les hommes, d’une première journée nationale de rencontres sur le sujet du sexisme.</p>
<p>Déjà en 2016, les entreprises du cercle InterElles, <a href="https://www.linkedin.com/company/3901/">Areva</a>, <a href="https://www.linkedin.com/company/1868639/">Nexter</a>, <a href="https://www.linkedin.com/company/1110/">Orange</a>, <a href="https://www.linkedin.com/company/3653/">Lenovo</a>, <a href="https://www.linkedin.com/company/2162940/">General Electric</a>, <a href="https://www.linkedin.com/company/298246/">ENGIE</a>, avaient lancé des initiatives dans le cadre de la campagne#sexismepasnotregenre. Elles seront présentes  le 25 janvier avec les autres entreprises du Cercle pour témoigner de leur engagement. Le <strong>DRH de Nexter Jean- Christophe Benetti</strong> sera là pour témoigner des <a href="https://www.interelles.com/actualite/nexter-et-nextelles">initiatives de son entreprise contre le harcèlement sexuel</a>.</p>
<p>Cet événement, gratuit et ouvert au public, s’inscrit dans le cadre du Tour de France de l’Égalité entre les femmes et les hommes. La journée sera divisée en trois séquences thématiques:</p>
<ul>
<li><strong>Sommes-nous malades du sexisme ?</strong></li>
<li><strong>Que faire contre le sexisme en entreprise ?</strong></li>
<li><strong>Corps émancipé, corps entravé : le sexisme dans les milieux du sport et de la culture</strong></li>
</ul>
<p>Chaque participant.e. peut assister à toutes les tables rondes. L&rsquo;événement  aura lieu de<strong> <a href="https://www.weezevent.com/journee-nationale-contre-le-sexisme-25-janvier-2018-9h-17h">8h30 à 18h, à l’école Télécom ParisTech &#8211; 46 rue Barrault, Paris 13</a></strong>. Chaque inscription est nominative, une pièce d&rsquo;identité vous sera demandée à l&rsquo;entrée. Vous pouvez vous inscrire jusqu&rsquo;au 22 janvier <a href="https://www.weezevent.com/journee-nationale-contre-le-sexisme-25-janvier-2018-9h-17h"><strong>ici.</strong></a></p>
<p>Voir l&rsquo;ensemble de nos <strong><a href="https://www.interelles.com/actualite">actualités</a>.</strong></p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/actualite/ensemble-contre-le-sexisme-le-25-janvier">Ensemble contre le sexisme le 25 janvier</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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