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	<title>maternite | Cercle InterL</title>
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	<description>Un réseau de réseaux de femmes et d&#039;hommes d&#039;entreprises engagées pour la mixité</description>
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	<item>
		<title>Révocation du droit à l’avortement</title>
		<link>https://www.interelles.com/actualite/revocation-du-droit-a-lavortement</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jun 2022 12:48:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[carrière]]></category>
		<category><![CDATA[maternite]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<category><![CDATA[SEXISME]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">Le 24 juin la Cour Suprême américaine a annulé l'arrêt « Roe vs Wade » qui reconnaissait l’avortement comme étant un droit protégé par la Constitution américaine.</p>
<p>Cette décision historique marque un retour en arrière en matière de droits des femmes et ne sera pas sans conséquences. Dès quelques heures après [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><p class="elmt-chapeau">Le 24 juin la Cour Suprême américaine a annulé l&rsquo;arrêt « Roe vs Wade » qui reconnaissait l’avortement comme étant un droit protégé par la Constitution américaine.</p>Cette décision historique marque un retour en arrière en matière de droits des femmes et ne sera pas sans conséquences. Dès quelques heures après cette annonce, plusieurs Etats dont le Missouri, la Louisiane ou encore l&rsquo;Alabama – ont immédiatement rendu tout avortement illégal et près de 25 Etats pourraient les rejoindre.</p>
<p><strong>Le Cercle InterElles tient à alerter sur les risques immédiats de ce mouvement de remise en cause du droit à l’avortement :</strong></p>
<ul>
<li>La première conséquence concerne la santé des femmes par l’accroissement de la mortalité maternelle, soit par les complications d’un acte désespéré de femmes subissant un avortement clandestin, soit par l’impossibilité de réaliser un avortement thérapeutique dans le cas d’une urgence médicale. Le champ de ce recul historique aura clairement un écho tragique pour les  femmes américaines.</li>
<li>Ce retour sur le droit à l&rsquo;avortement aux États-Unis aura également des conséquences économiques et sociales négatives en contraignant les femmes d’arrêter leurs études ou en les empêchant de suivre de longues études, donc d’aspirer à une carrière et de gagner correctement leur vie. Ces freins dans leurs choix les mettront en fragilité et les rendront plus vulnérables face au risque de tomber dans la pauvreté.</li>
</ul>
<p>« <em>Je crois que retirer le droit des femmes à décider quand, et si, elles veulent avoir des enfants, aurait des effets très néfastes sur l&rsquo;économie et ferait régresser la condition des femmes de plusieurs décennies »</em>, avait déclaré la ministre de l&rsquo;Économie et des Finances de Joe Biden, lors d&rsquo;une audition au Sénat et elle ajoutait que <em>« refuser aux femmes l&rsquo;accès à l&rsquo;avortement augmente leurs chances de vivre dans la pauvreté ou d&rsquo;avoir besoin de l&rsquo;aide publique ».</em></p>
<p><strong>Le Cercle InterElles est engagé pour que les femmes puissent choisir leur vie, leurs études, obtenir une autonomie financière, mener leur carrière et être libres de leurs choix.</strong></p>
<p>Limiter les droits des femmes, restreindre leur statut de citoyennes libres et égales par la suppression de leur droit à prendre elles-mêmes des décisions sur la santé reproductive, représente un fort recul de la société :</p>
<ul>
<li><strong>Nous souhaitons apporter toute notre solidarité et notre soutien aux femmes américaines. </strong></li>
<li><strong>Nous sommes en faveur de l’intégration du droit à l’avortement dans la constitution française. </strong></li>
</ul>
<p>Accéder à l&rsquo;ensemble des <a href="https://www.interelles.com/actualite"><strong>actualités</strong></a>.</p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/actualite/revocation-du-droit-a-lavortement">Révocation du droit à l’avortement</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Trois mois sous silence</title>
		<link>https://www.interelles.com/actualite/trois-mois-sous-silence</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 May 2022 08:16:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[équilibre de vie]]></category>
		<category><![CDATA[maternite]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">C’est le temps de silence que s’imposent les futurs parents avant d’annoncer une future naissance. En effet, pendant cette période le risque de fausse couche n’est pas négligeable, puisqu’elle concerne 1 cas sur 4.</p>
<p> C’est donc par précaution, et aussi par peur de discrimination, que les parents s’imposent ce silence, [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">C’est le temps de silence que s’imposent les futurs parents avant d’annoncer une future naissance. En effet, pendant cette période le risque de fausse couche n’est pas négligeable, puisqu’elle concerne 1 cas sur 4.</p>
<p>C’est donc par précaution, et aussi par peur de discrimination, que les parents s’imposent ce silence, d’autant qu’administrativement il n’est pas obligatoire de déclarer la grossesse dès le début. Cela permet pourtant à des femmes travaillant dans des environnements potentiellement toxiques (chimie, nucléaire) d&rsquo;obtenir un changement de poste.  Les femmes déclarent leur grossesse généralement quand elles sont « sûres », soit après l’échographie du 1er trimestre et la 12<sup>ème</sup> semaine d’aménorrhée.</p>
<p>Ce titre est aussi celui d’un livre, que nous avons emprunté à <strong>Judith Aquien</strong> : « <strong><em>Trois mois sous silence – Le tabou de la condition des femmes en début de grossesse</em></strong> »<strong>,</strong> préface de Camille Froidevaux-Metterie, paru chez Payot en 2021.</p>
<p>Ce livre a eu le mérite de mettre ce sujet sur la place publique, car comme le dit l’auteure : « Ce n’est pas parce que cela ne se voit pas que cela ne se vit pas ». Judith Aquien souligne que le premier trimestre est souvent le plus difficile à vivre physiquement : nausées fréquentes et grosse fatigue. Elle raconte que c’est souvent un sujet de plaisanteries entre femmes : « Toi aussi tu allais dormir sur le siège des toilettes ? ». Elle trouve cela peu risible et surtout pathétique. Mais ce silence ne permet pas de négocier des aménagements de travail, comme le télétravail par exemple. La peur d’être prise de vomissements pendant les transports ou sur le lieu de travail peut amener à prendre des congés maladie, dont on pourrait faire l’économie. Idem pour la fatigue, pour laquelle on pourrait peut-être aussi envisager des lieux de repos dans une pièce inoccupée.</p>
<p>La fausse couche concerne 200 000 femmes par an en France, soit 10% d&rsquo;entre elles.  C’est un chiffre important et aussi un drame pour les femmes qui pensaient porter la vie, et pour leur compagnon/compagne qui se projetait également dans une parentalité qu’il/elle pensait incarnée. Judith Aquien insiste sur le fait qu&rsquo;une femme ne « <em>fait</em> » pas une fausse couche, comme on a tendance à le dire, mais elle la subit.</p>
<p>Physiquement, la fausse couche s’accompagne de fortes douleurs liées à l’« expulsion » de l’embryon, et peut parfois relever d’une intervention médicale. Tout cela représente une épreuve physique et psychologique très lourde. La fausse couche ayant le plus souvent lieu pendant le 1er trimestre de grossesse, que les individus annoncent rarement, elle passe souvent inaperçue sur le lieu du travail, or c’est un deuil qu’il est important de savoir accompagner.</p>
<p>Et il se trouve que :</p>
<ul>
<li>En France, pour une fausse couche survenant avant 22 semaines d’aménorrhée (l’aménorrhée est la période à laquelle remontent les dernières menstruations de la femme qui porte l’embryon), rien n’est prévu. L’employée peut se voir prescrire un arrêt maladie par son médecin.</li>
<li>Après la 22ème semaine, le congé maternité est octroyé.</li>
</ul>
<p><strong>Judith Aquien</strong> a aussi avec 3 autres femmes, <strong>Selma El Mouissi, Isma Lassouani, Clémence Pagnon</strong>, écrit le <a href="https://drive.google.com/file/d/1I-wmlabajRq2yfHNEGqi_9QA90MGD6/view"><strong>Guide « Parental challenge »</strong>, téléchargeable en ligne</a>. Nous nous permettons d’en reprendre les propositions, tout en vous encourageant à aller le consulter pour plus d’informations.</p>
<p><strong>5 actions concrètes</strong></p>
<ul>
<li>Proposer un congé rémunéré à 100% de 3 jours pour le-la salarié-e (que ce dernier soit la femme qui était enceinte ou le second parent). Si l’employé-e le refuse, ne pas insister : chacun-e a sa manière de dépasser cette expérience douloureuse, certain-es par le travail, d’autres par le repos.</li>
<li>Exprimer de la sollicitude sans jamais inciter à aller de l’avant : on est dans le temps du deuil, absolument pas dans la projection de l’après. C’est aux personnes concernées (qui se projetaient dans la parentalité) qu’il revient de savoir quand le deuil est fait.</li>
<li>Proposer le télétravail les jours qui suivent le congé (aussi bien à la femme qui était enceinte, qu’au second parent) – l’expulsion de l’embryon pouvant avoir lieu sur plusieurs jours et étant parfois très douloureuse, nécessitant aussi la présence du second parent.</li>
<li>Suggérer de trouver de l’aide auprès d’associations qui organisent des groupes de parole et fils d’écoute (cette ressource est très peu connue, y compris des médecins : vous pouvez vous en faire le relais). <strong><a href="https://association-agapa.fr/">L’association AGAPA</a></strong> fait un travail formidable dans ce sens et dispose d’antennes dans diverses régions de France.  Elle fait aussi des réunions en visio et n&rsquo;hésite pas si besoin à communiquer par mail, téléphone ou skype.</li>
</ul>
<p><em>La députée écologiste Paule Forteza a déposé fin mars un projet de loi qui propose entre autres un congé de 3 jours pour les parents qui traversent cette épreuve.</em></p>
<p><em>Récemment, les organisations syndicales &amp; patronales de la convention collective SYNTEC ont signé un accord pour la mise en place d’un congé de 2 jours en cas de fausse couche.</em></p>
<p><strong>Troisième trimestre de la grossesse </strong></p>
<p>Si le milieu de la grossesse est, pour la plupart des femmes, facilement conciliable avec la vie professionnelle, la fin de la grossesse est une période durant laquelle les femmes sont très incommodées par leur corps, retrouvent des symptômes pénibles (aigreurs d’estomac douloureuses, mal au dos) et ont de plus en plus de mal à se déplacer.</p>
<p>À cela s’ajoute l’angoisse d’avoir fini tous les dossiers en cours avant le départ en congé maternité et d’anticiper (déjà) le retour au travail.</p>
<p>Pour 10% des femmes, la fin de grossesse se vit alitée, en raison des menaces d’accouchements prématurés. Grâce aux confinements, les femmes enceintes ont pu télé-travailler et se ménager ainsi physiquement. Cela a entraîné une baisse de 20% des naissances prématurées en France et même de 90% au Danemark. Ce chiffre considérable donne à réfléchir.</p>
<p><strong>3 actions concrètes</strong></p>
<ul>
<li>Autoriser (et encourager) le second parent à se rendre à l’ensemble des examens obligatoires, et rémunérer ce temps.</li>
<li>Rappeler clairement leurs droits aux salarié-es.</li>
<li>Proposer aux employées un retour au télétravail complet les 12 semaines qui précèdent le congé maternité pour s’épargner les transports et pouvoir travailler dans une posture confortable chez elles.</li>
</ul>
<p>Consulter aussi le <a href="https://www.interelles.com/la-boite-a-outils/guide-de-la-parentalite"><strong>Guide de la parentalité</strong></a> édité par le Cercle InterElles.</p>
<p>Accès à l&rsquo;ensemble des <a href="https://www.interelles.com/actualite"><strong>Actualités</strong></a>.</p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/actualite/trois-mois-sous-silence">Trois mois sous silence</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le guide de la parentalité ORANO</title>
		<link>https://www.interelles.com/la-boite-a-outils/le-guide-de-la-parentalite</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Nov 2017 09:45:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La boîte à outils]]></category>
		<category><![CDATA[Leur actu]]></category>
		<category><![CDATA[égalité salariale]]></category>
		<category><![CDATA[maternite]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux de femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">
<p>Edité par le réseau WE d'AREVA avec le soutien de la direction de l'entreprise, ce guide en est à sa troisième édition. Il faut en effet le remettre régulièrement à jour. Il existe une édition générique pour le groupe, et chaque site reprend cette présentation pour l’adapter à son environnement et [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">Edité par le réseau WE d&rsquo;AREVA avec le soutien de la direction de l&rsquo;entreprise, ce guide en est à sa troisième édition. Il faut en effet le remettre régulièrement à jour. Il existe une édition générique pour le groupe, et chaque site reprend cette présentation pour l’adapter à son environnement et ses métiers. Ainsi, sur proposition des salarié.e.s du site de La Hague, un volet spécial « femmes postées » a été rédigé. Cette édition, mise à jour par le groupe de travail du réseau WE Normandie, intègre ce volet.</p>
<p>Ce guide, qui devrait en inspirer bien d&rsquo;autres, présente ce que dit la loi sur les congés de maternité, paternité, d&rsquo;adoption, les aménagements horaires, les entretiens prévus avec le manager, les aides à la parentalité, etc, et l&rsquo;accord Egalité du Groupe AREVA particulièrement exemplaire pour que ces congés ne soient plus des temps de rupture, en particulier dans la carrière des femmes .</p>
<p>Et, fait notable,  dans cet <strong>accord égalité du groupe AREVA</strong>:</p>
<ul>
<li>En cas de congé parental ou temps partiel ou jour forfait réduit pour les cadres,<strong> l’assiette de cotisation retraite peut être déterminée comme si le salarié travaillait à temps complet</strong>, de sorte que cela n’entraine pas de perte de droits pour la retraite.</li>
<li>Le salarié finance la part salariale et l’employeur continue à supporter la totalité de la part patronale.</li>
<li>Cette option doit faire l’objet d’une demande écrite du salarié et d’un avenant au contrat de travail.</li>
</ul>
<p>Ce guide est ici <strong><a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2017/11/Reseau_WE_Guide_Parentalite_HD-Generique.pdf">Reseau_WE_Guide_Parentalite_HD Generique</a></strong></p>
<p>Ce guide a été remis à jour en 2019 <strong><a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2017/11/Guide-parentalite-WE-Orano-2019.pdf">Guide parentalité WE Orano 2019</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/la-boite-a-outils/le-guide-de-la-parentalite">Le guide de la parentalité ORANO</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La quête de l&#8217;âge d&#8217;or</title>
		<link>https://www.interelles.com/colloques-interelles/la-quete-de-lage-dor</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 May 2013 06:51:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2013]]></category>
		<category><![CDATA[Colloques InterElles]]></category>
		<category><![CDATA[carrière]]></category>
		<category><![CDATA[équilibre de vie]]></category>
		<category><![CDATA[maternite]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux de femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Cycle de vie et carrière des femmes : enjeux et défis ou la quête de l’âge d’or »  </p>
<p class="elmt-chapeau">
<p>L’allongement de l’espérance de vie et les crises économiques successives ont modifié considérablement la réalité économique des pays occidentaux. Il s’agit d’un changement profond de société qui va [...]</p>
<p>The post <a href="https://www.interelles.com/colloques-interelles/la-quete-de-lage-dor">La quête de l’âge d’or</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="titre onglet">titre onglet</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="titre onglet">titre onglet</button></li></ul></div><strong>« Cycle de vie et carrière des femmes : enjeux et défis ou la quête de l’âge d’or »</strong></p>

<p><p class="elmt-chapeau">L’allongement de l’espérance de vie et les crises économiques successives ont modifié considérablement la réalité économique des pays occidentaux. Il s’agit d’un changement profond de société qui va s’inscrire dans la durée. </p><br />
<div class="elmt-texte-colonne">La gestion de la carrière sur une vie professionnelle de 42 ans et plus, est très complexe. C’est aussi une problématique nouvelle pour les femmes qui ont aujourd’hui 50 ans et vont travailler jusqu’à 65 ans. Or le dynamisme des femmes et cette nouvelle durée de travail induisent des attentes fortes. Cette mutation doit se faire avec des femmes qui ont, elles aussi changées, dans leurs attentes et leurs aspirations. Il va falloir faire preuve d’innovation dans les entreprises car tout est décalé :<br />
• L’entrée dans la vie active,<br />
• L’âge moyen de la maternité,<br />
• L’autonomie des enfants, …<br />
• A 50 ans, il reste 15 ans de vie professionnelle et beaucoup d’énergie</p>
<p>Compte tenu de ce nouveau paradigme, l’analyse des cycles de vie de la carrière des femmes nous a permis une compréhension globale des enjeux et défis que les femmes ont à relever. Notre ambition au travers de cet atelier a été aussi de fournir une meilleure lecture de ce qu’il se passe pour les femmes dans ces différentes périodes.</p>
<p><a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Dessin-2-lage-dor.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Dessin-2-lage-dor.jpg" alt="Dessin 2 l'age d'or" width="560" height="420" /></a></p>
<p>L’atelier constitué par 16 femmes de 8 entreprises du Cercle Interelles a permis de conduire une réflexion sur les différents cycles de vie de la carrière des femmes et de tenter de confirmer ou d’infirmer un certain nombre d’idées reçues comme : « Les enfants c’est un frein à la carrière », « L’âge d’or c’est entre 30 et 40 ans », « Après 50 ans elles pensent à la retraite »&#8230;<br />
Nous avons retenu quatre périodes : « Avant 30 ans», « de 30 à 40 ans », « de 40 à 50 ans » et « Au-delà de 50 ans ».<br />
Les enjeux évoluent au fil du temps dans chaque période: Orientation professionnelle, Expertise, Management, Mobilité, Equilibre vie professionnelle/vie privée …</p>
<p>Au-delà du partage d’expérience au sein de l’atelier qui réunissait des femmes de 28 à 62 ans, quatre questionnaires, un par période a été élaboré et envoyé.<br />
Au-travers de l’analyse des 100 questionnaires reçus, nous avons cherché à savoir s’il y avait des enjeux particuliers, à chaque cycle de vie et si ce fameux Age d’Or dont on parle souvent se situe à une période plutôt qu’à une autre.</p>
<p><strong>Avant 30 ans</strong></p>
<p><em>Audit</em> : c’est le temps de l’investissement, de la construction, de l’apprentissage des codes de l’entreprise. Les femmes interrogées disent vouloir capitaliser par rapport à leurs études, construire leur projet professionnel, « s&rsquo;investir à fond « et maximiser leur évolution, construire leur réseau. Elles ont une immense soif d&rsquo;apprendre « le fonctionnement de l’entreprise ». Elles ont envie de prendre des risques et acceptent la mobilité géographique pour « parvenir « quelque part » « avant 30 ans. Les femmes de cet âge ressentent globalement un sentiment d’urgence et « se mettre la pression » pour démarrer leur vie professionnelle tout en remboursant les crédits études tout en pensant : « à 30 ans je dois pouvoir commencer à penser à fonder une famille ».<br />
<em>Recommandatio</em>ns :<br />
• Savoir se «marketer» et faire connaître son travail<br />
• Revendiquer, oser, s’affirmer, solliciter un sponsor ou un mentor dans l’entreprise<br />
• Apprendre à gérer son temps et à ses priorités<br />
• Travailler son réseau</p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Image-3.jpg"><img decoding="async" class=" wp-image-1604 aligncenter" src="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Image-3.jpg" alt="Image 3" width="362" height="196" srcset="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Image-3.jpg 1006w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Image-3-250x135.jpg 250w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Image-3-624x338.jpg 624w" sizes="(max-width: 362px) 100vw, 362px" /></a></p>
<p><strong>De 30 à 40 ans :</strong></p>
<p><em>Audit</em> : C’est la période considérée comme charnière pour décider à faire des enfants pour la plupart et pour d’autres c’est le moment choisit pour reprendre des études ou faire une formation de type MBA pour évoluer plus vite. Le rapport au temps évolue : il s’agit désormais de : prioriser, s’organiser, se faire aider pour trouver un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Le rôle du conjoint est considéré comme majeur. C’est aussi le temps des projets privés : achat immobilier ; l&rsquo;évolution dans le job est de fait considérée d&rsquo;un point de vue financier pour permettre de concrétiser les projets personnels et de garder une certaine flexibilité (nounou, aide à domicile) pour rester très disponible au travail. Il devient important d’organiser la « Frontière entre la vie personnelle et professionnelle » tout en considérant que garder le lien avec le management est important.<br />
<em>Recommandations </em>:<br />
• Entretenir ses réseaux interne et externe ; Faire du Networking<br />
• Mettre en place une organisation solide pour concilier vie professionnelle et vie de famille<br />
• Utiliser les outils de flexibilité proposés par l’entreprise : télétravail…<br />
• Faire savoir que l’on reste motivée et proposer de nouveaux modes d’organisation et de gestion du temps<br />
• Le temps de l’affirmation de soi avec un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle<br />
• Toujours avoir un sponsor ou un mentor dans ou hors de l’entreprise</p>
<p><strong>De 40 à 50 ans</strong></p>
<p><em>Audit :</em> c’est encore plus le temps de la quête de l&rsquo;équilibre vie personnelle- vie professionnelle et cette fois sans compromis ! Ce qui ne semble pas être le cas dans la période précédente.<br />
La gestion des enfants reste une préoccupation majeure et le secret de la réussite tourne autour du « savoir déléguer dans tous les domaines »<br />
<em>Recommandations </em>:<br />
• Affirmation de soi<br />
• Reconnaissance et valorisation des compétences<br />
• Revendiquer une évolution en rapport avec son expertise</p>
<p><strong>Après 50 ans</strong></p>
<p><em>Audit</em> : C’est un nouveau temps pour s’investir avec des contraintes familiales différentes mais qui peuvent rester présentes. Les problèmes des adolescents ou des ascendants peuvent avoir remplacé ceux des enfants en bas âge et impliquer de fortes contraintes sans « l’excuse parfois mieux comprise » des soucis liés aux jeunes enfants. Il ressort de l’analyse que l’on est très rapidement placée dans la case sénior et que l’on peut y rester. Il faut montrer sans cesse son engagement pour éviter la mise à l’écart et il devient crucial de dire au management et encore plus aux responsables des Ressources humaines qu’à 50 ans, il reste 15 ans de vie professionnelle.</p>
<p><em>Recommandations</em> :<br />
• Continuer plus que jamais à utiliser son réseau et à pratiquer le Networking<br />
• Faire du lobbying, être pro active, visible<br />
• Soigner son image : montrer son dynamisme et son énergie<br />
• Faire évoluer le regard des RH et des managers pour faire évoluer le modèle à l’intérieur des entreprises.<br />
• Transmettre ses connaissances et son expérience aux plus jeunes par le Tutorat mais pas à plein temps.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Image1.jpg"><img decoding="async" class=" wp-image-1596 aligncenter" src="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Image1.jpg" alt="Image1" width="354" height="151" srcset="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Image1.jpg 983w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Image1-250x106.jpg 250w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Image1-624x265.jpg 624w" sizes="(max-width: 354px) 100vw, 354px" /></a></p>
<p>En outre<em>, quatre recommandation</em>s peuvent être faites de façon transverse<br />
La première est d’être attentive à toutes « occasions » quand elles se présentent, voire de les susciter. Pour cela il ne faut pas oublier le marketing de soi au plan professionnel et savoir se faire aider sur le plan privé.<br />
La deuxième est de prendre le temps de construire, d’entretenir et d’utiliser ses réseaux tout au long de son parcours professionnel, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise.<br />
La troisième s’adresse aux directions des ressources humaines qui doivent gérer l’allongement des carrières. Au-delà des entretiens individuels, il serait pertinent de mettre en place des entretiens d’étapes à 50, 55 et 60 ans et de rendre possible l’évolution après 50 ans y compris au-travers « d’assessment » sénior.</p>
<p><strong>En résumé</strong></p>
<p>Ne pas attendre un hypothétique « âge d’or » mais agir à chaque étape en fonction de ses aspirations. Oser saisir les opportunités quand elles se présentent ; Prendre le temps de construire, entretenir et utiliser son réseau dans tous les cycles de vie de son parcours professionnel. Les préoccupations des femmes de tous les cycles peuvent différer mais les aspirations restent les mêmes : contribuer, pouvoir s’engager, être reconnue, évoluer, être décideur. La société évolue, les gouvernements légifèrent, la diversité s’installe de gré ou de force…les entreprises doivent s’adapter et se mettre en mouvement.</div></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ont participé à cet atelier</p>
<p>Patricia JUDES-PAPON Chargée de mission Direction des achats – Membre du réseau des femmes d’EDF « Interp’Elles » et du bureau du Cercle InterElles</p>
<p>Anne-Marie BIRAC Membre honoraire du Cercle InterElles – Retraitée du CEA</p>
<p>Christel CHAMPINOT Responsable communication marketing &#8211; Air Liquide</p>
<p>Joëlle CLASTERE Manager global au support et développement des applications Achats<br />
Indirects &#8211; GE</p>
<p>Elisabeth MORENO Directrice commerciale grands comptes Europe du Sud – LENOVO</p>
<p>Valérie PONTIER Responsable Marketing – Membre du réseau Actuelles d’ONET Technologies en charge et de WIN France</p>
<p>Marine RABEYRIN, Directrice des Ventes Grands Comptes &#8211; LENOVO France , une des fondatrices du réseau Lenovo Think’Elles et membre du bureau d’ InterElles.</p>
<p>Virginie ROLGEN Directrice fiscale – ASSYSTEM</p>
<p>Mélanie SEVEGRAND Responsable Ressources Humaines &#8211; ASSYSTEM EOS- Membre du réseau « Femmes d’énergie » d’Assystem</p>
<p>Anne VINCENTE Ingénieur Commercial &#8211; ASSYSTEM EOS- membre du réseau Femmes et «relais région île de France»</p>
<p>Pascale XELOT Directrice des IBM Innovation Centers d’Europe &#8211; IBM &#8211; Membre du réseau ELLES d’IBM.</p>
<p>Delphine BOUSSANGE Chargée de marketing et de communication commerciale – ASSYSTEM- Membre du réseau Femmes d’Energie d’Assystem.</p>
<p>Isabelle TRINQUET Chef de Produit à la Direction Marketing B2B – Groupe EDF &#8211; Membre du réseau des femmes d’EDF « Interp’Elles »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="titre onglet">titre onglet</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="titre onglet">titre onglet</button></li></ul></div><p>The post <a href="https://www.interelles.com/colloques-interelles/la-quete-de-lage-dor">La quête de l’âge d’or</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Diversité des genres, diversité des cultures: so what?</title>
		<link>https://www.interelles.com/colloques-interelles/diversite-des-genres-diversite-des-cultures-so-what-2</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Mar 2013 12:53:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2010]]></category>
		<category><![CDATA[Colloques InterElles]]></category>
		<category><![CDATA[carrière]]></category>
		<category><![CDATA[maternite]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.interelles.com/?p=2319</guid>

					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">
<p>Les entreprises du cercle InterElles sont toutes des entreprises globales, évoluant dans un contexte international. Pionnières en matière de diversité des genres, doivent-elles exporter cette politique ou la définir au cas par cas en fonction des pays ? La place et l'image de la femme sont-elles différentes [...]</p>
<p>The post <a href="https://www.interelles.com/colloques-interelles/diversite-des-genres-diversite-des-cultures-so-what-2">Diversité des genres, diversité des cultures: so what?</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="So what? ">So what? </button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="So what? ">So what? </button></li></ul></div>


<p style="text-align: left;" align="center"></li>
</ul>
<div><div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="So what? ">So what? </button></li><li class="onglet" data-onglet="1"><button type="button" class="btn" title=" Des femmes du monde entier"> Des femmes du monde entier</button></li><li class="onglet" data-onglet="2"><button type="button" class="btn" title=" Rôle des Politiques d’Entreprises"> Rôle des Politiques d’Entreprises</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content><p class="elmt-chapeau"><b>Les entreprises du cercle InterElles</b> sont toutes des entreprises globales, évoluant dans un contexte international. Pionnières en matière de diversité des genres, doivent-elles exporter cette politique ou la définir au cas par cas en fonction des pays ? La place et l&rsquo;image de la femme sont-elles différentes selon les cultures ? Les obstacles rencontrés sur le chemin vers le pouvoir sont-ils les mêmes? Est-ce que les initiatives adoptées en faveur des femmes sont transférables d&rsquo;un  pays à l&rsquo;autre? Doit-on et comment tenir compte des spécificités culturelles ?</p><div class="elmt-texte-colonne"></p>
<p><i>Atelier animé par </i><i>Laurence DEJOUANY et </i> <i>Nathalie LECOQ (GE) avec </i>Sandra BIGNON (France Telecom Orange), Karima BOUMEDIENE (IBM), Madeleine BUCQUET  (IBM), Valérie DESNOUX (GE), Rama EL SAFTY, Bérengère FANTIN-LIN (Lenovo), Jole GARGIUOLO (Air Liquide), Hitomi ISHIGURO (Air Liquide), Smita MISHRA (France Telecom Orange), Marine RABEYRIN (Lenovo), Andréa SULTAN (France Telecom Orange), Sylvia SUNDQVIST (Schlumberger), Jessica WALKER (Areva).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><i><a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/08/Copie-de-delize-6.jpg"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-2346" src="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/08/Copie-de-delize-6.jpg" alt="Copie de delize-6" width="346" height="237" srcset="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/08/Copie-de-delize-6.jpg 1600w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/08/Copie-de-delize-6-250x171.jpg 250w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/08/Copie-de-delize-6-624x428.jpg 624w" sizes="(max-width: 346px) 100vw, 346px" /></a></i></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><div class="elmt-box">Il y a quelques années, une femme du Cercle InterElles nous racontait comment en Inde son collaborateur indien l&rsquo;appelait « Sir ». Un anglais qui leur avait rendu visite sur le site, où elle était la seule femme, avait questionné les hommes: « Qu&rsquo;est-ce que ça fait de travailler avec une femme? ». Ses collègues avaient répondu: « It&rsquo;s just another kind of guy! »</div><b> </b><b> </b></p>
<p>Dans un contexte international, les femmes deviendraient-elles « des hommes comme les autres » ? Ou bien la mixité serait-elle soluble dans la diversité ? C&rsquo;est-à-dire qu’en franchissant les frontières, les femmes franchiraient aussi celles du genre ? Quelle liberté y ont-elles acquise ?<b></b></p>
<p>Que font nos entreprises dans ce domaine ? Jouent-elles un rôle pour les femmes des pays dans lesquels elles interviennent ? Que vivent ces femmes qui franchissent les frontières ? Et celles qui, sans quitter leur pays d’origine, côtoient au quotidien managers ou collègues de culture différente ? Comment se repérer dans tant de codes différents ?</p>
<p>Face à ce nouveau puzzle les femmes de cet atelier, françaises ou expatriées, qui ont travaillé dans 19 pays différents, ont identifié la place que la société assigne aux femmes dans ces différentes cultures, l’aide que les gouvernements leur apportent, les opportunités créées par les entreprises internationales, ainsi que les obstacles.</p>
<p>Cette richesse de notre groupe fait que nous avons jugé suffisant d&rsquo;utiliser avant tout nos propres expériences. Nous avons aussi finalement été pour nous même un « auto-observatoire » passionnant en terme d’échanges et d’interactions interculturelles !</div></div>
<div id="tabs-1" data-tab-content><p class="elmt-chapeau">Nous avons demandé aux femmes du groupe : comment ça se passe pour les femmes dans les pays où vous avez travaillé ? Qu’est-ce que vous identifiez comme leviers et freins à leur carrière ?</p><div class="elmt-texte-colonne"></p>
<p>Nous avons pu ainsi identifier plusieurs dimensions déterminantes :</p>
<ul>
<li>La première, c’est l’accès à l’éducation pour les filles : d’abord pouvoir aller à l’école, puis à l’université.</li>
<li>La deuxième, c’est la prise de conscience dans un pays que les femmes ont un rôle à jouer dans la société et le développement économique.</li>
<li>La troisième dimension déterminante, qui joue bien souvent comme frein, c’est l’attitude de la société face au rôle de la mère dans la garde et l’éducation des enfants avec, comme concomitante, les politiques de soutien à la natalité.</li>
</ul>
<p><a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/08/Copie-de-delize-5.jpg"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-2347" src="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/08/Copie-de-delize-5.jpg" alt="Copie de delize-5" width="346" height="237" srcset="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/08/Copie-de-delize-5.jpg 1600w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/08/Copie-de-delize-5-250x171.jpg 250w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/08/Copie-de-delize-5-624x428.jpg 624w" sizes="(max-width: 346px) 100vw, 346px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>1 &#8211; Pour la première dimension, l’accès des filles à l’éducation:</p>
<ul>
<li><b>Dubaï</b>, le taux d’étudiantes a été multiplié par 14 depuis les années 70. De gros progrès ont été réalisés grâce à une politique gouvernementale incitative, garantissant l’égalité des droits entre hommes et femmes. Une instance internationale comme l’UAE Women’s Federation intègre cette dimension dans la loi musulmane. Toutefois dans les entreprises, à personnel expatrié à 80%, le management reste masculin.  Les femmes éduquées, qui pourraient prétendre à des carrières au risque d’affronter la tradition, n’ont pas de motivation économique et restent chez elles.<b> </b></li>
</ul>
<p>2 &#8211; La deuxième dimension, la prise de conscience de l’importance du rôle de la femme dans la société et le développement économique, qui peut être impulsée par les gouvernements :</p>
<ul>
<li>En <b>Egypte</b> la place de la femme dans la société fait partie des priorités gouvernementales, soutenue par l’engagement de la femme du Président qui a créé le Leadership and National Council of Women, précédemment dirigé par Madame Sadat. De véritables progrès ont été réalisés dans le domaine de l’éducation, de l’économie et de l’activité politique. Mais la participation politique des femmes reste encore limitée et l’influence des incitations gouvernementales se cantonne au secteur public, bien plus que privé.</li>
</ul>
<p>C’est là que le rôle sociétal des entreprises internationales peut être important, en soutenant les carrières des femmes.</p>
<ul>
<li>A <b>Abu Dhabi</b> seules les compagnies occidentales emploient des femmes ingénieures. Ce qu’on accepte d’une femme occidentale n’est pas accepté d’une femme du pays. Pourtant celles-ci souhaitent travailler et trouvent ainsi des opportunités dans ces compagnies. Elles sont aidées par le bas coût de la main d’œuvre locale qui permet d’avoir des employés de maison s’occupant des enfants. Cela leur permet de continuer à travailler une fois mariées. Mais elles ont du mal à se faire reconnaître dans les métiers techniques. C’est important que l’entreprise internationale le comprenne et les soutienne. La distance observée localement à l’égard des femmes les met par contre à l’abri de l’humour sexiste.</li>
<li>En <b>Inde,</b> malgré l’égalité affichée, les femmes sont peu présentes dans les domaines techniques et les métiers d’ingénieurs. Mais elles sont appréciées des entreprises, qui leur font une place pour leur rigueur morale, leur moindre absentéisme, leur ardeur au travail et leur fidélité à l’entreprise. Toutefois les écarts de salaires avec les hommes perdurent. Les femmes négocient peu dans ce domaine. Leur « culture bonne élève » qui les rend appréciables, se retourne contre elles&#8230;</li>
</ul>
<p>Mais elles se heurtent parfois aussi à une culture très conservatrice. C&rsquo;est le cas ainsi au <b>Japon </b>où elles affrontent tout à la fois:</p>
<ul>
<li> formalisme,</li>
<li>respect des seniors,</li>
<li>et de la hiérarchie,</li>
<li>un temps de travail extensible à l’infini,</li>
<li>et des normes très contraignantes: la perfection comme objectif et l&rsquo;obligation de ne jamais mettre quelqu&rsquo;un en difficulté, ni de lui faire perdre la face.</li>
</ul>
<p>Une place y est faite depuis 10 ans aux femmes managers. Mais elles ne sont toujours pas traitées comme les hommes. Donc une entreprise internationale peut introduire d’autres comportements par le biais de ses managers expatriés, mais elle rencontre toujours la résistance du management local qui se sent exploité et incompris dans sa culture. Quand ces managers expatriés retournent dans leur pays, la tradition reprend ses droits<b></b></p>
<p><b></b> 3 &#8211; La troisième dimension déterminante c’est l’attitude face à la maternité :</p>
<ul>
<li><b> </b><b>En Inde, </b>comme<b> au Japon</b>, la culture traditionnelle fait que dès que les femmes ont des enfants elles doivent réintégrer le foyer.</li>
<li>Au <b>Maroc</b> une nouvelle génération de femmes s’engage dans la vie professionnelle. On peut avoir des doutes sur ce qui se passera quand viendra pour elles l’âge d’avoir des enfants, dans une société encore très traditionaliste.</li>
</ul>
<p>Et plus proche de nous<b> en Europe, en Suisse ou en Italie</b>, on rencontre la même situation:</p>
<ul>
<li>En <b>Suisse</b> une culture très traditionaliste prédomine quant au rôle de la femme. De ce fait elles sont peu nombreuses à travailler et bien souvent à temps partiel. Les entreprises internationales toutefois donnent l’exemple en faisant une place aux femmes, en nommant des femmes aux poste clés et en travaillant sur l’équilibre vie privée et professionnelle. Mais cette politique est peu relayée dans l’opinion publique.</li>
<li>L’<b>Italie</b> se montre plus traditionnelle que la France, avec le poids de l’institution catholique encore très conservatrice. Les femmes ne peuvent donc pas compter sur un soutien familial à la garde des enfants et ont en moyenne un enfant au lieu de deux comme les françaises. La gestion du temps reste difficile pour les femmes qui travaillent. Les discriminations persistent dans les recrutements, les filières professionnelles et les rémunérations. Très peu de femmes accèdent aux responsabilités tant managériales que politiques. Mais le débat sur l’égalité a démarré dans la société, soutenu par le « quote rosa », une loi en faveur de la parité dans le monde politique.</li>
<li>Alors qu’en <b>Suède</b> la culture de l’égalité est très solidement installée dans les mentalités, soutenue par une politique gouvernementale cohérente. Ainsi les hommes sont véritablement encouragés à prendre des congés de paternité.</li>
<li>En <b>Roumanie</b> la chute de la natalité entraînée par le souci de faire carrière des femmes, amène le gouvernement à lancer une nouvelle politique favorisant la coexistence des deux.</li>
</ul>
<p>Et puis, une situation originale : toutes les expatriées de notre échantillon pointent l’exemple de la <b>France</b> où il leur semble que l’équilibre de vie est possible pour les femmes. Car nous bénéficions à la fois:</p>
<ul>
<li>d’une politique de soutien à la famille,</li>
<li>de structures d’accueil de la petite enfance,</li>
<li>mais aussi de pères qui s’impliquent dans l’éducation des enfants</li>
<li>et qui se soucient de la carrière de leur femme.</li>
</ul>
<p>L’aide que les entreprises pourraient apporter aussi aux femmes pour poursuivre leur carrière quand elles ont des enfants, c’est le modèle de disponibilité et d’amplitude horaires qu’elles importeraient&#8230; ce que nous n&rsquo;avons pas constaté. En effet, d’un pays à l’autre les modèles culturels sont très contrastés :</p>
<ul>
<li>L’<b>Angleterre</b> favorise des horaires peu étendus.</li>
<li>En <b>Pologne</b>, les horaires tardifs le soir ne sont pas la norme.</li>
<li>En <b>Norvège</b> la journée de travail prend fin à 16h… carrément le rêve!</li>
<li>A l’autre bout du scope le <b>Japon</b> où l’on travaille facilement 14H par jour, weekends souvent compris.</li>
<li>A <b>Taiwan </b>la disponibilité requise peut être tout aussi importante, weekends et soirées comprises, bien que le rythme de travail soit beaucoup moins soutenu qu’au Japon. Mais les femmes peuvent facilement être secondées dans les tâches ménagères, compte tenu du faible coût de la main d’œuvre.</li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><strong>Franchir les frontières</strong></p>
<p>Dans ce groupe nous avons entendu que dans certains pays, en Inde, à Abu Dabhi, en Amérique Latine la hiérarchie des genres en entreprise pouvait être bousculée.</p>
<p>Donc nous nous demandions :</p>
<ul>
<li>Face à la diversité des cultures, est-ce que la dimension du genre n’a plus d’importance ?</li>
<li>Pouvons-nous franchir cette frontière là aussi ?</li>
</ul>
<p>Voici ce que nous retiendrons:</p>
<ul>
<li>Quand la diversité des équipes est vraiment importante, la valeur d’une personne prime sur son appartenance de genre ou de culture.</li>
<li>Quand les femmes franchissent les frontières, elles sont amenées aussi à franchir leurs frontières psychologiques. Les témoignages entendus dans le colloque le confirment.</li>
</ul>
<p><div class="elmt-box">Nature de l’échantillon</p>
<p>15 femmes ayant vécu ou travaillé dans 19 pays, toutes résidant actuellement en France, dont :</p>
<p>7 françaises, 1 japonaise, 1 suédoise, 1 italienne, 1 singapourienne, 1 indienne, 1 égyptienne, 1 roumaine</div></div></div>
<div id="tabs-2" data-tab-content><p class="elmt-chapeau">Chaque individu en fonction de ses origines et de ses expériences a une perception différente de la diversité au quotidien<i>. </i>Néanmoins<i>, </i>nous avons constaté dans les entreprises du réseau InterElles une<b> </b>politique en faveur de diversité des genres souvent commune à toutes les entreprises et globale dans une majorité de pays. Ces politiques sont ensuite déclinées selon les législations et cultures de chaque pays.</p><div class="elmt-texte-colonne"></p>
<p>Ces politiques s’articulent autour de 3 objectifs clés :</p>
<ul>
<li>Renforcer la mixité dans les entreprises, en particulier dans les métiers techniques pour certaines entreprises, où il est plus difficile de recruter.</li>
<li>Renforcer la mixité sur les postes à responsabilité, où les femmes sont le moins représentées.</li>
<li>Favoriser la conciliation vie privée-vie professionnelle (dont les enjeux sont  vus dans l’atelier « Le temps des femmes »).</li>
</ul>
<p><a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/08/Copie-de-delize-1.jpg"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-2348" src="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/08/Copie-de-delize-1.jpg" alt="Copie de delize-1" width="346" height="237" srcset="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/08/Copie-de-delize-1.jpg 1600w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/08/Copie-de-delize-1-250x171.jpg 250w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/08/Copie-de-delize-1-624x428.jpg 624w" sizes="(max-width: 346px) 100vw, 346px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ces trois axes politiques en faveur de la diversité des genres se déclinent de façon concrète en fonction de la législation locale <i>(ex : égalité salariale en France d’ici fin 2010<a title="" href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/user/Mes%20documents/site%20interelles/archives%20canalblog/Colloque%202010.doc#_ftn1">[1]</a>)</i>, et des engagements et actions RH locaux <i>(ex : Accords Entreprise) </i></p>
<p>Exemples de mesures communes dans la plupart des groupes et des pays:</p>
<ul>
<li>mise en œuvre de réseaux féminins technologiques ou non et internationaux,</li>
<li>déploiement de programmes de formation et de coaching,</li>
<li>mentorat,</li>
<li>communication auprès des jeunes femmes attirées par les sciences pour les inciter à entamer des études d’ingénieur.</li>
</ul>
<p>Ce que nous avons pu observer dans notre atelier c’est que les entreprises du réseau InterElles vont parfois encore plus loin en s’accommodant au plus près des spécificités culturelles locales, toujours dans une optique commune de favoriser la diversité des genres à tous les niveaux de l’entreprise.</p>
<p>Citons par exemple:</p>
<ul>
<li>la <strong>Lybie</strong> où certaines entreprises mettent à disposition un accompagnement afin de permettre aux femmes de participer à des formations,</li>
<li>le <strong>Niger</strong>, où certaines entreprises financent les études de jeunes filles à fort potentiel afin de leur proposer à terme un poste dans leur pays.</li>
</ul>
<p>Enfin, un exemple qui impacte la diversité dans son ensemble :</p>
<ul>
<li><strong>l’Inde</strong> où dans certaines entreprises, afin de lutter contre les discriminations,<i> </i>la représentativité des castes en entreprise est suivie<i> (la notion de caste a été ajoutée aux données des salariés)</i></div></div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="So what? ">So what? </button></li><li class="onglet" data-onglet="1"><button type="button" class="btn" title=" Des femmes du monde entier"> Des femmes du monde entier</button></li><li class="onglet" data-onglet="2"><button type="button" class="btn" title=" Rôle des Politiques d’Entreprises"> Rôle des Politiques d’Entreprises</button></li></ul></div></div>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div>
<p><a title="" href="file:///C:/Documents%20and%20Settings/user/Mes%20documents/site%20interelles/archives%20canalblog/Colloque%202010.doc#_ftnref1">[1]</a> (Loi du 23/03/2006) égalité salariale Femmes/Hommes d’ici le 31/12/2010 et un engagement pour aider les collaborateurs à mieux concilier vie professionnelle et vie familiale</p>
<p>&nbsp;</p>
</div><p>The post <a href="https://www.interelles.com/colloques-interelles/diversite-des-genres-diversite-des-cultures-so-what-2">Diversité des genres, diversité des cultures: so what?</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le jour où j&#8217;ai réalisé l&#8217;importance d&#8217;être une femme</title>
		<link>https://www.interelles.com/colloques-interelles/le-jour-ou-jai-decouvert-que-jetais-une-femme</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Avantmidi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Mar 2013 18:03:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2002]]></category>
		<category><![CDATA[Colloques InterElles]]></category>
		<category><![CDATA[carrière]]></category>
		<category><![CDATA[leadership au féminin]]></category>
		<category><![CDATA[maternite]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.dev.interelles.com/?p=332</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160;  </p>
<p class="elmt-chapeau">Elisabeth Kimmerlin directrice de la division e-business  pour l'Europe de l'ouest, IBM 8 mars 2002</p>
<p> Je me suis vraiment rendue compte que j’étais une femme dans l’entreprise et je me suis vraiment considérée comme une femme, la première [...]</p>
<p>The post <a href="https://www.interelles.com/colloques-interelles/le-jour-ou-jai-decouvert-que-jetais-une-femme">Le jour où j’ai réalisé l’importance d’être une femme</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Le jour où j'ai réalisé l'importance d'être une femme">Le jour où j'ai réalisé l'importance d'être une femme</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Le jour où j'ai réalisé l'importance d'être une femme">Le jour où j'ai réalisé l'importance d'être une femme</button></li></ul></div>
<p>&nbsp;</p>





<div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Rubrique">Rubrique</button></li><li class="onglet" data-onglet="1"><button type="button" class="btn" title="Le réflexe bonne élève">Le réflexe bonne élève</button></li><li class="onglet" data-onglet="2"><button type="button" class="btn" title="La seule femme">La seule femme</button></li><li class="onglet" data-onglet="3"><button type="button" class="btn" title="Management au féminin">Management au féminin</button></li><li class="onglet" data-onglet="4"><button type="button" class="btn" title="Être en veille pour construire le réseau">Être en veille pour construire le réseau</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau"><strong>Elisabeth Kimmerlin<br />
directrice de la division e-business  pour l&rsquo;Europe de l&rsquo;ouest, IBM<br />
8 mars 2002</strong></p></p>
<p>Je me suis vraiment rendue compte que j’étais une femme dans l’entreprise et je me suis vraiment considérée comme une femme, la première fois où j’ai dû entrer dans le bureau de mon manager pour lui dire que j’étais enceinte. Parce que c’est le moment où ma vie privée est venue complètement en collusion avec ma vie professionnelle. Jusqu’à ce moment-là, je m’étais considérée comme une professionnelle, qui faisait a priori bien son travail et reconnue pour cela. Du jour au lendemain, il fallait que j’assume le fait qu’effectivement j’allais partir en congés de maternité et que mon rythme allait changer.</p>
<p>C’est à ce moment-là que je me suis dit qu’il fallait absolument que j’arrive à maintenir un équilibre entre les deux. Et je m’y suis attachée tout le temps. C’est resté extrêmement important depuis, de m’y tenir et de tenir bon.</p>
<p></div>
<div id="tabs-1" data-tab-content><br />
On a un peu trop souvent encore le réflexe bonne élève. Dans le milieu professionnel c’est différent, cela ne suffit pas de très bien faire son travail. Il faut quelque part le faire savoir et, on se rend compte au fur et à mesure, qu’il faut en faire un peu plus. Il faut passer la porte du bureau du manager, lui dire très clairement : « Voilà ce qu’on a fait », ou alors passer la porte du bureau du manager en disant : « Est-ce qu’on pourrait parler augmentation de salaire ? » Il n’est pas indécent pour une femme de parler argent. On a le droit d’en parler aussi. En fait, ces verrous psychologiques, probablement liés à l’éducation qui font que c’est difficile, j’ai dû les faire sauter les uns après les autres.</p>
<p></div>
<div id="tabs-2" data-tab-content><br />
L’autre point qui m’a aidée quand même au départ, c’est que j’ai été pendant assez longtemps la seule femme à exercer un certain métier de manager à la compagnie ! Dans ces cas là, c’est plus facile de se faire repérer. Dans les meetings ce n’est pas compliqué, on est la seule femme ! Il y a un certain nombre de choses effectivement qui aident.</p>
<p>Et puis, la deuxième anecdote qui m’est revenue hier en tête, c’est quand j’ai été nommée manager à ce type de poste. J’étais relativement jeune, j’avais moins de 30 ans. J’allais être la seule femme et en plus la plus jeune de l’entité. J’ai eu un coup de téléphone extrêmement amical du patron de la fonction en question qui m’a dit : « Ecoute Elisabeth, on t’a nommée. Il faut que tu saches que c’est contre mon avis. Parce que tu es trop jeune et que tu es une femme ». Je peux vous dire que le premier meeting de département que j’ai fait, où il n’y avait effectivement bien sûr pratiquement que des hommes, je pense qu’ils ne s’en sont pas rendus compte, mais j’étais morte de trouille !</p>
<p></div>
<div id="tabs-3" data-tab-content><br />
Au début quand on me posait la question du management au féminin, je la refusais. Je me disais : « On est manager, point. Homme ou femme, c’est pareil. On a les mêmes responsabilités, donc on doit être pareils ».</p>
<p>Et puis, effectivement, je crois maintenant qu’on a vraiment quand on est manager femme la volonté de faire progresser l’ensemble de son équipe. On occupe un poste pour l’intérêt du poste, son contenu, mais également pour faire progresser une équipe. C’est peut-être aussi un côté féminin, qui est quelque chose d’à peu près équivalent au fait de regarder grandir des enfants. On veut faire progresser, on a envie de faire progresser l’équipe et quelque part on attend beaucoup de la valorisation à travers l’équipe que l’on manage, peut-être plus que les hommes. C’est à dire que le regard que les équipes portent sur nous et la façon dont elles nous reconnaissent en tant que manager, je crois, a beaucoup d’importance pour nous, peut-être plus que pour les hommes.</p>
<p>Le deuxième point c’est que je crois qu’on a une forme de management qui est peut-être plus en collaboration, même si on est capable de décider vite.</p>
<p></div>
<div id="tabs-4" data-tab-content><br />
Et troisièmement, il faut effectivement qu’en tant que manager avec nos pairs, donc avec ceux qui sont hommes au même niveau que nous, il faut qu’on soit en permanence en veille. Je pense que c’est quelque chose d’important, parce qu’on est sorti du mode pionnier : « La première femme ceci, la première femme cela » . Ce qui avait un côté un petit peu confortable… Si effectivement on veut en faire venir d’autres et que d’autres progressent, il faut veiller à cet aspect réseau et au fait qu’on doit le mettre en place ce réseau.</p>
<p></div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Rubrique">Rubrique</button></li><li class="onglet" data-onglet="1"><button type="button" class="btn" title="Le réflexe bonne élève">Le réflexe bonne élève</button></li><li class="onglet" data-onglet="2"><button type="button" class="btn" title="La seule femme">La seule femme</button></li><li class="onglet" data-onglet="3"><button type="button" class="btn" title="Management au féminin">Management au féminin</button></li><li class="onglet" data-onglet="4"><button type="button" class="btn" title="Être en veille pour construire le réseau">Être en veille pour construire le réseau</button></li></ul></div>
<p><em><strong><a href=" www.epluskconseil.com">Elisabeth Kimmerlin</a> </strong></em><em id="__mceDel"></em><em id="__mceDel"></em><em><strong>est maintenant membre active de l’association Paris Pionnières et du conseil d’administration de Femmes Business Angels</strong></em></p>
<div></div>
<p><em id="__mceDel"><strong> </strong></em></p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/colloques-interelles/le-jour-ou-jai-decouvert-que-jetais-une-femme">Le jour où j’ai réalisé l’importance d’être une femme</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>COLLOQUE 2003 : Les stratégies de carrière des femmes ingénieures</title>
		<link>https://www.interelles.com/colloques-interelles/les-strategies-de-carriere-des-femmes-ingenieures</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Avantmidi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Mar 2013 08:03:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2003]]></category>
		<category><![CDATA[Colloques InterElles]]></category>
		<category><![CDATA[carrière]]></category>
		<category><![CDATA[équilibre de vie]]></category>
		<category><![CDATA[femme ingénieur]]></category>
		<category><![CDATA[maternite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160;  </p>
<p class="elmt-chapeau">Sophie Pochic Sociologue, chargée de recherche au CNRS Conférence prononcée à l’occasion du 2ème Colloque INTERELLES du 7 mars 2003 </p>
<p> On m’a demandé de vous parler de parcours de carrière au féminin et masculin, comment comprendre les différences ? On peut [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Carrières au féminin et au masculin">Carrières au féminin et au masculin</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Carrières au féminin et au masculin">Carrières au féminin et au masculin</button></li></ul></div>
<p>&nbsp;</p>








<p><div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Carrières au féminin et au masculin">Carrières au féminin et au masculin</button></li><li class="onglet" data-onglet="1"><button type="button" class="btn" title="La fée du logis">La fée du logis</button></li><li class="onglet" data-onglet="2"><button type="button" class="btn" title="Moins inégalitaire mais pas égal">Moins inégalitaire mais pas égal</button></li><li class="onglet" data-onglet="3"><button type="button" class="btn" title="La femme seule et le prince charmant">La femme seule et le prince charmant</button></li><li class="onglet" data-onglet="4"><button type="button" class="btn" title="Bloquer sa carrière">Bloquer sa carrière</button></li><li class="onglet" data-onglet="5"><button type="button" class="btn" title="Tenter un nouveau rapport au temps">Tenter un nouveau rapport au temps</button></li><li class="onglet" data-onglet="6"><button type="button" class="btn" title="Déléguer, alterner, négocier">Déléguer, alterner, négocier</button></li><li class="onglet" data-onglet="7"><button type="button" class="btn" title="Plafond de verre et ciel de plomb">Plafond de verre et ciel de plomb</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau"><strong>Sophie Pochic<br />
Sociologue, chargée de recherche au CNRS<br />
Conférence prononcée à l’occasion du 2ème Colloque INTERELLES du 7 mars 2003 </strong></p><br />
On m’a demandé de vous parler de parcours de carrière au féminin et masculin, comment comprendre les différences ? On peut dire qu’il n’y a maintenant plus vraiment d’espace réservé aux hommes en entreprise. Cependant, dans le monde des ingénieurs et des cadres techniques, particulièrement dans le monde industriel et technologique, les femmes demeurent encore minoritaires et celles qui sont cadres dirigeantes, vous le savez restent encore des exceptions.</p>
<p>Mais il y a un changement, c’est que les entreprises considèrent désormais important de développer la mixité et l’accès des femmes aux postes de dirigeants. Parce que c’est à la fois un facteur de légitimité auprès de l’opinion et puis cela peut aussi être un facteur complémentaire de compétition et d’émulation pour les hommes, que les femmes désormais puissent les mettre en concurrence.</p>
<p>Pour comprendre les carrières au féminin et au masculin, les sociologues ont démontré quelque chose qui peut vous paraître évident, c’est qu’on ne peut pas penser la carrière sans la relier à la vie privée, sans regarder comment une femme articule vie professionnelle et familiale. Donc la question de la conciliation des deux pans de sa vie privée et professionnelle n’est pertinente que pour les femmes. On pose très rarement la question de la conciliation quand on analyse les carrières des hommes.</p>
<p></div>
<div id="tabs-1" data-tab-content><br />
Ce qui est invisible pour les hommes et qui facilite leur carrière, c’est souvent la mobilisation familiale notamment celle de leur épouse, qui leur permet d’être disponible et souvent mobiles. Quand on leur pose la question de qui prend en charge les à-côtés de leur carrière et la gestion de leurs enfants, cela va de soi que c’est leur femme; et même, le nombre de tâches domestiques que cela nécessite leur est finalement assez inconnu. C’est à dire que le travail domestique pour eux, est assez invisible.</p>
<p>Leur épouse est une fée du logis qui organise les à-côtés de leur carrière, qui se met au service de la réussite de son mari. On sait aussi qu’une femme au foyer, pour un cadre dirigeant, cela permet parfois aussi d’avoir une meilleure gestion de son réseau et de son capital relationnel, un capital de présentation; cela avait été notamment montré par une étude américaine, qui montrait tout le travail de relationnel réalisé par une épouse d’un cadre dirigeant.</p>
<p>Mais, il se développe de plus en plus des couples à double carrière. Et dans les jeunes générations, on en a parlé tout à l’heure, des hommes cadres peuvent être considérés comme des compagnons et non pas des chefs de famille, qui participent au ménage, ont envie d’être des papas plus présents et plus disponibles, ont envie d’être dans des couples plus égalitaires.</p>
<p></div>
<div id="tabs-2" data-tab-content></p>
<p>Quand on fait des entretiens avec ces personnes pour demander qui fait quoi, on se rend compte que quand même, le partage, est moins inégalitaire… mais tout de même pas égal. De la même manière que le salaire d’une femme est souvent considéré comme celui d’appoint, dans un ménage la participation de l’homme aux tâches domestiques est considérée souvent comme une participation d’appoint. Quand on demande à monsieur ce qu’il fait, il dit : « je participe, je l’aide ». C’est à dire que ce n’est pas lui qui prend en charge la gestion du domestique, il la soulage.</p>
<p>Mais sa femme demeure finalement la chef d’orchestre de cette petite entreprise qu’est la famille. Ce ne sont pas eux surtout qui ont la « charge mentale » de l’articulation vie professionnelle, vie familiale. Pour vous donner un exemple précis, ce ne sont pas obligatoirement eux qui au milieu d’une réunion vont se demander : qu’est ce qu’il faut faire à manger ce soir, est-ce qu’ils ont bien réservé la baby-sitter pour samedi et s’il faut s’arrêter, qui va emmener leur enfant chez le pédiatre ?</p>
<p>Donc, dans les jeunes générations, on le sait quand on interroge les jeunes hommes, ils revendiquent des horaires de travail plus normaux. Parfois ils résistent aussi à la mobilité géographique qui serait difficile à négocier avec leurs conjointes elles-mêmes actives. C’est fondé sur la volonté d’être des papas plus présents, parfois aussi sur la volonté de ne pas mettre en péril leur propre couple, parce que leurs compagnes sont désormais plus exigeantes en termes de présence.</p>
<p>Cependant cette demande est rarement entendue par les entreprises quand elle est énoncée par un homme. Pour penser la carrière au féminin, il faut se poser cette question : comment gèrent-elles cette difficile articulation du travail et de la vie privée et comment gèrent-elles ce dilemme d’être une femme et de faire carrière en même temps ?</p>
<p></div>
<div id="tabs-3" data-tab-content></p>
<p>Plusieurs stratégies s’offrent aux femmes. La première stratégie, vu la difficulté de gérer carrière et vie familiale, c’est de différer, voire éventuellement de renoncer aux naissances. Ca, on peut le voir notamment au niveau statistique, il y a plus de femmes cadres qui vivent en solo, c’est à dire qui sont, soit célibataires, soit avec des enfants sans être en couple. Parmi les ingénieurs de 35 à 44 ans par exemple, 19 % des femmes sont célibataires contre simplement 9 % des hommes.</p>
<p>Ce sont les statistiques qui montrent que les « célibattantes » comme le dit le nom, ce sont surtout des femmes. Il y a un ouvrage, écrit par Jean-Claude Kaufmann sur la femme seule et le prince charmant, qui essaye de comprendre le célibat féminin. Il l’explique souvent en disant que les femmes se sont d’abord consacrées à leur carrière, puis ont voulu construire une vie familiale. Mais parfois c’est trop tardif, ce cap est raté pour avoir des enfants.</p>
<p>Quand on fait des entretiens auprès de femmes cadres seules, on se rend compte que ce n’est pas obligatoirement une stratégie de vivre seule. La vie en solo, cela s’explique aussi parfois parce que son couple n’a pas résisté à son implication dans la carrière. Parfois aussi parce qu’un homme plutôt traditionnel, un chef de famille, n’a peut-être pas obligatoirement eu envie d’attendre cette femme qui n’était pas très disponible, qui était toujours à l’extérieur ou en déplacement. C’est une première possibilité.</p>
<p>Dans les histoires de vie, on rencontre aussi des femmes qui, vu leur implication dans leur carrière ont finalement progressivement eu envie d’avoir une plus grande autonomie et de construire un couple avec un homme qui écoutait mieux leur demande d’autonomie et ont éventuellement changé de partenaire.</p>
<p></div>
<div id="tabs-4" data-tab-content></p>
<p>Une autre stratégie pour gérer carrière et vie familiale, ça peut être aussi parce qu’on se rend compte progressivement que c’est difficile, c’est d’essayer de trouver des métiers moins prenants en temps, dont les horaires sont plus malléables, où finalement on peut compter son temps et mieux l’articuler avec sa vie familiale. Donc si on regarde les trajectoires de normaliennes scientifiques, par exemple au moment de l’orientation de leur métier à la sortie de Normale, certaines choisissent la recherche, l’enseignement, tout simplement avec cette idée que ce sont des métiers où la conciliation est plus facile. Elles vont éventuellement ne pas choisir les métiers dans l’industrie où elles se rendent compte que la conciliation va être peut-être plus difficile.</p>
<p>On peut aussi bifurquer en cours de carrière, avoir des mobilités horizontales, choisir des postes d’expert, de cadre fonctionnel où il est plus facile de gérer son temps, contrairement à d’autres postes, notamment en terme d’encadrement hiérarchique qui sont plus chronophages, où il est beaucoup plus difficile de contrôler cette aspiration à la disponibilité totale dans ce métier.</p>
<p>Enfin aussi, on peut se fixer une barrière, une échelle de réussite professionnelle au-delà de laquelle on ne veut pas ou surtout on sait qu’on ne peut plus aller. Par exemple, on peut refuser une promotion. Parce que l’on sait que cela va être difficile à gérer, notamment en terme de déplacement ou en terme de mobilité géographique à l’international. Par contre, quand on interroge ces femmes en fin de carrière, parfois ce choix, qui n’en est pas un, elles le regrettent, considérant qu’elles ont été dans une carrière un peu bloquée et qu’elles ont ainsi un peu raté le pas d’une carrière brillante.</p>
<p></div>
<div id="tabs-5" data-tab-content></p>
<p>La troisième possibilité, on l’a évoquée ce matin, ça peut être de prendre un temps partiel, notamment le mercredi. C’est une possibilité qui est très développée pour les femmes qui ont deux ou trois enfants. Cependant, ce choix du temps partiel, comme l’encadrement est encore pour le moment plus masculin, est souvent interprété comme un certain renoncement à faire carrière, même si progressivement les femmes cadres revendiquent un nouveau rapport au temps et essayent de revendiquer, surtout à travers le temps partiel, une durée de travail normale qui permettrait d’avoir une vie personnelle à côté.</p>
<p>Mais parfois le choix du temps partiel, dans un certain poste, une fois que l’on a réussi à le faire bien accepter par sa hiérarchie, à mettre en place une organisation de travail cohérente avec son équipe, peut être un frein à la mobilité. Parce qu’on se dit : est-ce que si on accepte une promotion ou une mobilité, on arrivera à réorganiser son temps partiel, est-ce que cela sera accepté ?</p>
<p>Mais ce n’est pas la seule stratégie possible on peut aussi faire une carrière en discontinu, notamment en faisant des enfants jeunes et en s’investissant dans sa carrière une fois que les enfants sont autonomes. C’est un modèle de carrière que l’on rencontre notamment beaucoup chez les cadres quinquas, qui ont géré leur carrière en deux temps, en termes de cycles de vie. Un premier temps, où l’on se consacre un peu plus à sa vie personnelle, et un deuxième temps où l’on s’investit beaucoup plus dans la recherche de la réussite professionnelle.</p>
<p></div>
<div id="tabs-6" data-tab-content></p>
<p>Une autre possibilité, c’est d’organiser sa vie domestique de manière à pouvoir complètement déléguer les tâches domestiques, notamment à des services marchands, une femme de ménage, une baby-sitter, une bonne. Ce modèle de stratégie, par contre, demande un certain niveau de vie et se rencontre souvent dans des couples à double carrière.</p>
<p>Etre mariée à un ingénieur de la même école, ayant un peu le même style de carrière, facilite cette gestion de la carrière à deux. Parfois avec des stratégies de carrières alternées, dans le sens où l’on s’arrange. On fait des compromis pour que suivant les moments de la vie, l’un mette sa carrière peut-être un peu plus en veille par rapport à l’autre et que l’on alterne les moments de prise de responsabilité.</p>
<p>Cependant, la gestion de la carrière à deux risque de rencontrer certains tiraillements, notamment par rapport aux promotions nécessitant une mobilité géographique. Parce que se pose la question de : qui part, qui accepte de suivre l’autre? Souvent, dans ces couples, on se rend compte qu’il y a des négociations conjugales qui font que des compromis de coexistence sont réalisés. Et parfois c’est plus facile quand on est engagé dans la même entreprise et qu’on peut négocier des mutations à deux.</p>
<p>Une autre stratégie, c’est qu’il est plus facile de faire carrière tout simplement quand on n’est pas marié à quelqu’un de carriériste. Soit parce qu’il est dans des professions moins qualifiées du privé, soit parce qu’il est dans certaines professions du public qui permettent une meilleure disponibilité temporelle et géographique. Par exemple un enseignant, un chercheur, une profession libérale qui peut choisir son lieu de vie professionnelle. C’est rare, puisque les couples où madame gagne plus que monsieur restent des exceptions et ne sont pas toujours faciles à assumer dans le regard social de sa famille, de ses propres parents, de ses amis et parfois même de son conjoint et de soi-même.</p>
<p></div>
<div id="tabs-7" data-tab-content></p>
<p>En conclusion, je voulais vous dire que malgré la volonté affichée des entreprises de développer la mixité au niveau cadres supérieurs et dirigeants, les femmes ingénieures suivent quand même en moyenne des parcours de carrière moins élevés que les hommes, se heurtent à un plafond de verre, c’est l’expression des américaines. Vu que cela fait environ vingt ans que l’on dénonce le plafond de verre, on pourrait dire que c’est un ciel de plomb. Parce qu’on le connaît toutes et le fait de le dénoncer ne le fait pas disparaître. On en est toutes conscientes, mais on n’arrive pas à le dépasser.</p>
<p>Donc on pourrait peut-être réfléchir sur le changement des critères de sélection des cadres à haut potentiel, futurs cadres dirigeants, qui ne sont pas neutres par rapport aux différences masculin-féminin. Tout d’abord, le critère de la capacité à la mobilité géographique, notamment à l’international est un critère qui est plus difficile à négocier quand on est une femme dans un couple à double carrière. De la même manière, une des compétences managériales considérée comme essentielle, c’est la disponibilité, notamment temporelle. Il faudrait arriver à convaincre que quand on est bien organisé, on peut faire le même travail en un peu moins de temps et qu’on n’a pas forcément besoin de présentéisme pour être un bon cadre dirigeant.</p>
<p>Dernier élément, puisque les cadres deviennent de plus en plus des femmes, que les hommes cadres sont de plus en plus mariés à des femmes cadres qui veulent également faire carrière : ces politiques de gestion des ressources humaines devraient prendre en compte cette négociation conjugale des projets professionnels et des carrières, et de ces compromis de coexistence que l’on est obligé de faire.</p>
<p>Pour l’instant encore, la conciliation en général dans un couple à double carrière, c’est souvent la femme qui progressivement met sa carrière un peu en veilleuse. Mais si nous continuons à faire pression, peut-être que nos compagnons vont également être obligés de changer.</p>
<p></div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Carrières au féminin et au masculin">Carrières au féminin et au masculin</button></li><li class="onglet" data-onglet="1"><button type="button" class="btn" title="La fée du logis">La fée du logis</button></li><li class="onglet" data-onglet="2"><button type="button" class="btn" title="Moins inégalitaire mais pas égal">Moins inégalitaire mais pas égal</button></li><li class="onglet" data-onglet="3"><button type="button" class="btn" title="La femme seule et le prince charmant">La femme seule et le prince charmant</button></li><li class="onglet" data-onglet="4"><button type="button" class="btn" title="Bloquer sa carrière">Bloquer sa carrière</button></li><li class="onglet" data-onglet="5"><button type="button" class="btn" title="Tenter un nouveau rapport au temps">Tenter un nouveau rapport au temps</button></li><li class="onglet" data-onglet="6"><button type="button" class="btn" title="Déléguer, alterner, négocier">Déléguer, alterner, négocier</button></li><li class="onglet" data-onglet="7"><button type="button" class="btn" title="Plafond de verre et ciel de plomb">Plafond de verre et ciel de plomb</button></li></ul></div><br />
<strong><br />
</strong></p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/colloques-interelles/les-strategies-de-carriere-des-femmes-ingenieures">COLLOQUE 2003 : Les stratégies de carrière des femmes ingénieures</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Les pères qui gagnent : Descendance et réussite professionnelle chez les ingénieurs- Catherine Marry et Charles Gadéa</title>
		<link>https://www.interelles.com/lu-pour-vous/les-peres-qui-gagnent</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Avantmidi]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Mar 2013 12:13:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu pour vous]]></category>
		<category><![CDATA[carrière]]></category>
		<category><![CDATA[femme ingénieur]]></category>
		<category><![CDATA[maternite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">
<p>Il y a une vertu (de vir : homme), nous dit la tradition latine, propre à l’homme. Mais elle représente aussi bien un piège qu’un privilège, leur interdisant la possibilité d’être simplement ce qu’ils sont, hommes, pour leur imposer de paraître en toutes [...]</p>
<p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/les-peres-qui-gagnent">Les pères qui gagnent : Descendance et réussite professionnelle chez les ingénieurs- Catherine Marry et Charles Gadéa</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Le monde privé des hommes">Le monde privé des hommes</button></li><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Le monde privé des hommes">Le monde privé des hommes</button></li><li class="onglet" data-onglet="1"><button type="button" class="btn" title="La bonne fortune des maris et des pères">La bonne fortune des maris et des pères</button></li><li class="onglet" data-onglet="2"><button type="button" class="btn" title="Fécondité, virilité et réussite professionnelle">Fécondité, virilité et réussite professionnelle</button></li><li class="onglet" data-onglet="3"><button type="button" class="btn" title="Le modèle du « breadwinner »">Le modèle du « breadwinner »</button></li><li class="onglet" data-onglet="4"><button type="button" class="btn" title="L’insuccès des célibataires">L’insuccès des célibataires</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></div>
<div id="tabs-0" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau">Il y a une vertu (de vir : homme), nous dit la tradition latine, propre à l’homme. Mais elle représente aussi bien un piège qu’un privilège, leur interdisant la possibilité d’être simplement ce qu’ils sont, hommes, pour leur imposer de paraître en toutes circonstances virils, sous peine de perdre la face. Il est donc important de distinguer la masculinité et la virilité &#8211; <strong>Catherine Marry et Charles Gadéa, <em>i</em></strong><em id="__mceDel"><strong>n Revue Travail, Genre et So</strong></em><strong><em></em></strong><em><strong>ciétés, 3/2000</strong></p></em></p>
<p>Si les études actuelles cherchent à tirer les femmes de l’invisibilité et du silence, le monde privé des hommes et les interactions entre leur vie familiale et leur vie professionnelle restent largement dans l’ombre. Nous proposons ici de lever un peu ce voile à propos d’un groupe professionnel massivement composé d’hommes, celui des ingénieurs diplômés.</p>
<p>Nous avons observé et tenté d’interpréter la relation linéaire et positive entre la réussite professionnelle des ingénieurs masculins (salaires et positions hiérarchiques élevés) et la taille de leur descendance, qui dessine un escalier dont la première marche est occupée par les célibataires sans enfant, la plus haute par les pères de quatre enfants et plus (à âge contrôlé). Ce constat demeure plus énigmatique que son pendant inversé : celui de l’effet négatif du mariage et des maternités sur les carrières féminines.</p>
<p></div>
<div id="tabs-1" data-tab-content></p>
<p>Doit-on attribuer la bonne fortune des maris et des pères les plus féconds (et l’infortune des célibataires) à la présence d’une épouse bien dotée qui a placé ses ressources scolaires, économiques, relationnelles au service prioritaire de la réussite de son mari et de ses enfants, la contrepartie des investissements familiaux de la femme étant, pour le mari et le chef de famille, la contrainte (et les gratifications) d’un fort investissement professionnel ? Ou peut-on voir, dans une version plus critique, cette réussite professionnelle des pères comme une sorte de sanction de leur conformité aux représentations dominantes de la virilité, à la fois sur le plan familial et professionnel ?</p>
<p>Quelques sociologues ont ouvert une voie sur cette face cachée des rapports entre famille et travail. Anne-Marie Devreux et Michèle Ferrand ont ainsi montré que l’avantage procuré par le statut d’époux et de père dans la carrière semble proportionnel au handicap procuré par celui d’épouse et de mère. Dans une enquête auprès de pères de professions et d’origine sociale variées, elles ont montré que la carrière des maris et des pères serait d’autant mieux assurée que celle de leur épouse et mère de leurs enfants serait minorée.</p>
<p>Les pères qui ont le plus témoigné de « l’évidence » de leur paternité – ils n’ont pas imaginé ne pas avoir d’enfants- affirment tout aussi clairement l’évidence d’une division stricte des rôles dans leur couple : à eux la responsabilité financière du ménage et donc la nécessité d’une carrière bien assurée, à elles la responsabilité du bien-être quotidien du foyer.</p>
<p>Les pères qui se déclarent plus ambivalents vis-à-vis de leur paternité (certains ne l’ayant pas désirée) sont ceux qui l’assument mieux au quotidien, par un partage plus important des tâches avec leur épouse, lié à leur soutien de son activité professionnelle. Leurs trajectoires professionnelles s’avèrent plus discontinues, plus précaires que celles des premiers.</p>
<p>Boele Berner a montré comment l’identité professionnelle des ingénieurs suédois s’est construite, historiquement, à travers une socialisation scolaire, familiale, amicale, professionnelle qui exclut les femmes. On retrouve dans la situation française nombre des traits qu’elle décrit pour la Suède. Pourtant ce monde et ses caractéristiques masculines se sont sans doute beaucoup transformés depuis trente ans, offrant une place, même limitée, aux femmes. Ces femmes modifient en retour la place des hommes d’autant plus activement qu’elles s’allient à eux dans la sphère intime : 90% d’entre elles ont épousé un ingénieur ou un cadre diplômé d’une école.<br />
</div>
<div id="tabs-2" data-tab-content><br />
Mais la tendance d’un accès préférentiel des pères de familles nombreuses aux postes de direction et d’une exclusion relative des célibataires masculins et des femmes invite à se poser cette question des liens entre fécondité, virilité et réussite professionnelle.</p>
<p>Un des schèmes majeurs par lequel se trouvent imbriqués les notions de virilité et de réussite est celui de la verticalité, ou plus exactement de la hauteur, dimension distinctive de la hiérarchie et de l’élite, cela dans les deux sens. Négativement : ne pas s’élever c’est se condamner à l’infériorisation, et celle-ci rime avec féminité. Positivement : les mêmes vertus (audace, esprit de décision, sens du commandement, rationalité et contrôle de soi, etc.) mènent aussi bien au panthéon des cadres (meneurs d’hommes) qu’à celui des héros virils.</p>
<p>Mais faut-il être père, et même plusieurs fois, pour être viril ? Les travaux sur l’insémination artificielle et la stérilité masculine mentionnent régulièrement la connexion reliant les représentations de la stérilité avec l’impuissance et le défaut de virilité. Une autre angoisse que conjure la paternité est celle de l’homosexualité : se marier et faire des enfants constitue un moyen classique d’écarter les soupçons.</p>
<p>Il semble d’ailleurs que le souci de la reproduction et de la transmission du patrimoine, qui mesure la virilité de l’homme à la manière dont il s’acquitte de cette obligation de paternité, ait véritablement hanté la bourgeoisie du XIXe siècle, y compris les intellectuels de gauche comme Emile Zola.</p>
<p>La bourgeoisie contemporaine ne s’en démarque pas tant. Dans son étude de la bonne société lyonnaise, Yves Grafmeyer (1992) est frappé par la fécondité exceptionnelle de ces familles, qui multiplient ainsi leurs chances de conservation de leur position. Il souligne aussi tout le travail de transmission de la mémoire familiale et du nom dans cette stratégie de fécondité.<br />
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<p>La responsabilité d’enfants à nourrir agirait comme un stimulant du zèle professionnel, c’est le modèle du « breadwinner». Le père ne travaille pas pour lui ni pour son employeur mais pour sa famille, et la principale façon de s’acquitter de ses obligations familiales est de réaliser de manière satisfaisante son travail. En complément de ces ressorts intérieurs, on peut aussi faire état des préférences des employeurs et des recruteurs pour les salariés ayant des enfants, réputés plus « stables », plus « responsables » que ceux qui n’en ont pas, au nom de ces critères comportementaux si prégnants dans le recrutement des cadres.</p>
<p>Il ne manque plus qu’à mieux préciser le rôle d’un personnage capital pour compléter le tableau : la femme, épouse, compagne, mère. Les femmes ont-elles un penchant pour les hommes virils ? Le succès va au succès. La fécondité paternelle s’inscrirait dans cette même logique. Les femmes font des enfants avec les hommes les plus aptes à assurer la position sociale du ménage et elles agissent de manière à assurer leur réussite. Les hommes recevant de cet autrui hautement significatif de tels signes de reconnaissance se sentent encouragés et développent une identité volontariste et optimiste, qui rencontre l’approbation de leurs employeurs.</p>
<p>C’est donc un modèle familial très traditionnel qui semble se dessiner. Quelques indices cependant modulent cette interprétation. La population des ingénieurs et cadres fait partie des groupes sociaux qui, en étant les plus diplômés, sont aussi les moins fortement attachés aux stéréotypes virils. De plus, l’hypothèse de la virilité entre en concurrence, ou tout au moins en combinaison, avec le poids de l’héritage social. On sait que les familles bourgeoises ont beaucoup d’enfants. En outre, les croyances religieuses sont susceptibles d’intervenir fortement dans les attitudes envers la procréation. En effet, nombre de diplômés de grandes écoles rencontrés en entretien déclarent être issus de familles « bourgeoises, catholiques, traditionnelles ». Une enquête réalisée sur le Mouvement des Cadres Chrétiens souligne le lien entre foi religieuse et fécondité. Ces cadres catholiques sont nettement plus prolifiques, dans leur grande majorité, que l’ensemble des ingénieurs.</p>
<p>A un moindre niveau de force explicative, une part des écarts de salaires pourrait être attribuée aux conventions collectives encore présentes dans les secteurs industriels anciens et masculins, qui prévoient des primes substantielles en fonction du nombre d’enfants.</p>
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<p>D’autres enquêtes menées à d’autres dates (1987, 1990, 1996 par le CNISF) confirment ces résultats surprenants : tous les indicateurs de réussite professionnels convergent pour souligner l’insuccès des célibataires et la fortune des mariés et surtout des pères féconds. Le mariage améliore la position des ingénieurs masculins, même en l’absence d’enfants. Cet avantage est conforté enfant après enfant. Plus ils ont charge d’âmes, plus ils occupent des positions d’encadrement, travaillent « sans compter leur temps » et perçoivent de gratifications monétaires et symboliques.</p>
<p>Une enquête réalisée sur les polytechniciens (1995, 1999) confirme tout à fait, mais seulement pour les hommes, ces lignes générales. En effet, pour les femmes l’inversion de l’escalier est moins flagrante que pour les autres catégories de femmes ingénieurs. La valeur de leur titre semble les protéger des avatars de la double vie : la majorité d’entre elles mène le double projet de carrière et de descendance nombreuse. Temps de travail, responsabilités, salaires, mobilité géographique des polytechniciennes sont peu sensibles au nombre d’enfants, voire croissent dans le même sens pour celles qui ont investi dans la carrière et ne travaillent pas à temps partiel.</p>
<p>Cette enquête apporte des informations qui vérifient la thèse du « breadwinner », épaulé par une épouse très dotée qui consacre l’essentiel de ses ressources à sa famille :<br />
• Ils se sont plus mobilisés que les autres pendant leurs études à l’X, améliorant leur rang de sortie par rapport à leur rang d’entrée.<br />
• Ils se sont mariés et ont eu leurs enfants plus tôt que les autres.<br />
• Leurs épouses sont le plus souvent inactives ou enseignantes (professeurs de lycée surtout) en dépit de diplômes plus élevés encore que ceux des conjointes des X moins féconds.</p>
<p>Loin d’avoir disparu ce modèle semblerait se perpétuer chez les plus jeunes : on retrouve la même relation entre accès à des postes de direction et paternités précoces et répétées chez les jeunes ingénieurs de 25 à 34 ans. On peut s’inquiéter de ce maintien d’un recrutement dans les positions de pouvoir d’ingénieurs qui réaliseraient le mieux le modèle de carrière le plus hostile à l’émancipation professionnelle des femmes.</p>
<p>Mais d’autres éléments plaident pour une appréciation plus nuancée et positive. Ce modèle n’est pas le seul présent parmi les pères de famille nombreuse. Il est en outre moins répandu dans la majorité des couples qui limitent leur descendance à deux ou trois enfants, ce qui est plus compatible avec la vie de famille et la poursuite d’une double carrière. Enfin la part des couples très homogames (deux ingénieurs ou cadres à temps plein) croît au fil des générations. Et ces couples, surtout quand la femme est polytechnicienne, sont plus égalitaires, au moins en termes d’intensité des investissements professionnels.<br />
</div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Le monde privé des hommes">Le monde privé des hommes</button></li><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Le monde privé des hommes">Le monde privé des hommes</button></li><li class="onglet" data-onglet="1"><button type="button" class="btn" title="La bonne fortune des maris et des pères">La bonne fortune des maris et des pères</button></li><li class="onglet" data-onglet="2"><button type="button" class="btn" title="Fécondité, virilité et réussite professionnelle">Fécondité, virilité et réussite professionnelle</button></li><li class="onglet" data-onglet="3"><button type="button" class="btn" title="Le modèle du « breadwinner »">Le modèle du « breadwinner »</button></li><li class="onglet" data-onglet="4"><button type="button" class="btn" title="L’insuccès des célibataires">L’insuccès des célibataires</button></li></ul></div><p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/les-peres-qui-gagnent">Les pères qui gagnent : Descendance et réussite professionnelle chez les ingénieurs- Catherine Marry et Charles Gadéa</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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