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	<title>équilibre de vie | Cercle InterL</title>
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	<description>Un réseau de réseaux de femmes et d&#039;hommes d&#039;entreprises engagées pour la mixité</description>
	<lastBuildDate>Tue, 02 May 2023 08:36:29 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>Trois mois sous silence</title>
		<link>https://www.interelles.com/actualite/trois-mois-sous-silence</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 May 2022 08:16:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[équilibre de vie]]></category>
		<category><![CDATA[maternite]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">C’est le temps de silence que s’imposent les futurs parents avant d’annoncer une future naissance. En effet, pendant cette période le risque de fausse couche n’est pas négligeable, puisqu’elle concerne 1 cas sur 4.</p>
<p> C’est donc par précaution, et aussi par peur de discrimination, que les parents s’imposent ce silence, [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">C’est le temps de silence que s’imposent les futurs parents avant d’annoncer une future naissance. En effet, pendant cette période le risque de fausse couche n’est pas négligeable, puisqu’elle concerne 1 cas sur 4.</p>
<p>C’est donc par précaution, et aussi par peur de discrimination, que les parents s’imposent ce silence, d’autant qu’administrativement il n’est pas obligatoire de déclarer la grossesse dès le début. Cela permet pourtant à des femmes travaillant dans des environnements potentiellement toxiques (chimie, nucléaire) d&rsquo;obtenir un changement de poste.  Les femmes déclarent leur grossesse généralement quand elles sont « sûres », soit après l’échographie du 1er trimestre et la 12<sup>ème</sup> semaine d’aménorrhée.</p>
<p>Ce titre est aussi celui d’un livre, que nous avons emprunté à <strong>Judith Aquien</strong> : « <strong><em>Trois mois sous silence – Le tabou de la condition des femmes en début de grossesse</em></strong> »<strong>,</strong> préface de Camille Froidevaux-Metterie, paru chez Payot en 2021.</p>
<p>Ce livre a eu le mérite de mettre ce sujet sur la place publique, car comme le dit l’auteure : « Ce n’est pas parce que cela ne se voit pas que cela ne se vit pas ». Judith Aquien souligne que le premier trimestre est souvent le plus difficile à vivre physiquement : nausées fréquentes et grosse fatigue. Elle raconte que c’est souvent un sujet de plaisanteries entre femmes : « Toi aussi tu allais dormir sur le siège des toilettes ? ». Elle trouve cela peu risible et surtout pathétique. Mais ce silence ne permet pas de négocier des aménagements de travail, comme le télétravail par exemple. La peur d’être prise de vomissements pendant les transports ou sur le lieu de travail peut amener à prendre des congés maladie, dont on pourrait faire l’économie. Idem pour la fatigue, pour laquelle on pourrait peut-être aussi envisager des lieux de repos dans une pièce inoccupée.</p>
<p>La fausse couche concerne 200 000 femmes par an en France, soit 10% d&rsquo;entre elles.  C’est un chiffre important et aussi un drame pour les femmes qui pensaient porter la vie, et pour leur compagnon/compagne qui se projetait également dans une parentalité qu’il/elle pensait incarnée. Judith Aquien insiste sur le fait qu&rsquo;une femme ne « <em>fait</em> » pas une fausse couche, comme on a tendance à le dire, mais elle la subit.</p>
<p>Physiquement, la fausse couche s’accompagne de fortes douleurs liées à l’« expulsion » de l’embryon, et peut parfois relever d’une intervention médicale. Tout cela représente une épreuve physique et psychologique très lourde. La fausse couche ayant le plus souvent lieu pendant le 1er trimestre de grossesse, que les individus annoncent rarement, elle passe souvent inaperçue sur le lieu du travail, or c’est un deuil qu’il est important de savoir accompagner.</p>
<p>Et il se trouve que :</p>
<ul>
<li>En France, pour une fausse couche survenant avant 22 semaines d’aménorrhée (l’aménorrhée est la période à laquelle remontent les dernières menstruations de la femme qui porte l’embryon), rien n’est prévu. L’employée peut se voir prescrire un arrêt maladie par son médecin.</li>
<li>Après la 22ème semaine, le congé maternité est octroyé.</li>
</ul>
<p><strong>Judith Aquien</strong> a aussi avec 3 autres femmes, <strong>Selma El Mouissi, Isma Lassouani, Clémence Pagnon</strong>, écrit le <a href="https://drive.google.com/file/d/1I-wmlabajRq2yfHNEGqi_9QA90MGD6/view"><strong>Guide « Parental challenge »</strong>, téléchargeable en ligne</a>. Nous nous permettons d’en reprendre les propositions, tout en vous encourageant à aller le consulter pour plus d’informations.</p>
<p><strong>5 actions concrètes</strong></p>
<ul>
<li>Proposer un congé rémunéré à 100% de 3 jours pour le-la salarié-e (que ce dernier soit la femme qui était enceinte ou le second parent). Si l’employé-e le refuse, ne pas insister : chacun-e a sa manière de dépasser cette expérience douloureuse, certain-es par le travail, d’autres par le repos.</li>
<li>Exprimer de la sollicitude sans jamais inciter à aller de l’avant : on est dans le temps du deuil, absolument pas dans la projection de l’après. C’est aux personnes concernées (qui se projetaient dans la parentalité) qu’il revient de savoir quand le deuil est fait.</li>
<li>Proposer le télétravail les jours qui suivent le congé (aussi bien à la femme qui était enceinte, qu’au second parent) – l’expulsion de l’embryon pouvant avoir lieu sur plusieurs jours et étant parfois très douloureuse, nécessitant aussi la présence du second parent.</li>
<li>Suggérer de trouver de l’aide auprès d’associations qui organisent des groupes de parole et fils d’écoute (cette ressource est très peu connue, y compris des médecins : vous pouvez vous en faire le relais). <strong><a href="https://association-agapa.fr/">L’association AGAPA</a></strong> fait un travail formidable dans ce sens et dispose d’antennes dans diverses régions de France.  Elle fait aussi des réunions en visio et n&rsquo;hésite pas si besoin à communiquer par mail, téléphone ou skype.</li>
</ul>
<p><em>La députée écologiste Paule Forteza a déposé fin mars un projet de loi qui propose entre autres un congé de 3 jours pour les parents qui traversent cette épreuve.</em></p>
<p><em>Récemment, les organisations syndicales &amp; patronales de la convention collective SYNTEC ont signé un accord pour la mise en place d’un congé de 2 jours en cas de fausse couche.</em></p>
<p><strong>Troisième trimestre de la grossesse </strong></p>
<p>Si le milieu de la grossesse est, pour la plupart des femmes, facilement conciliable avec la vie professionnelle, la fin de la grossesse est une période durant laquelle les femmes sont très incommodées par leur corps, retrouvent des symptômes pénibles (aigreurs d’estomac douloureuses, mal au dos) et ont de plus en plus de mal à se déplacer.</p>
<p>À cela s’ajoute l’angoisse d’avoir fini tous les dossiers en cours avant le départ en congé maternité et d’anticiper (déjà) le retour au travail.</p>
<p>Pour 10% des femmes, la fin de grossesse se vit alitée, en raison des menaces d’accouchements prématurés. Grâce aux confinements, les femmes enceintes ont pu télé-travailler et se ménager ainsi physiquement. Cela a entraîné une baisse de 20% des naissances prématurées en France et même de 90% au Danemark. Ce chiffre considérable donne à réfléchir.</p>
<p><strong>3 actions concrètes</strong></p>
<ul>
<li>Autoriser (et encourager) le second parent à se rendre à l’ensemble des examens obligatoires, et rémunérer ce temps.</li>
<li>Rappeler clairement leurs droits aux salarié-es.</li>
<li>Proposer aux employées un retour au télétravail complet les 12 semaines qui précèdent le congé maternité pour s’épargner les transports et pouvoir travailler dans une posture confortable chez elles.</li>
</ul>
<p>Consulter aussi le <a href="https://www.interelles.com/la-boite-a-outils/guide-de-la-parentalite"><strong>Guide de la parentalité</strong></a> édité par le Cercle InterElles.</p>
<p>Accès à l&rsquo;ensemble des <a href="https://www.interelles.com/actualite"><strong>Actualités</strong></a>.</p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/actualite/trois-mois-sous-silence">Trois mois sous silence</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>En avant toutes : les femmes, le travail et le pouvoir &#8211; Sheryl Sandberg</title>
		<link>https://www.interelles.com/lu-pour-vous/en-avant-toutes-les-femmes-le-travail-et-le-pouvoir-sheryl-sandberg</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Nov 2014 10:50:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu pour vous]]></category>
		<category><![CDATA[carrière]]></category>
		<category><![CDATA[équilibre de vie]]></category>
		<category><![CDATA[stéréotypes de genre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">Dans ce livre Sheryl Sanberg, n° 2 de Facebook, part du constat que bien que les choses aient progressé, on est loin du compte. Pour continuer à avancer il faut que chacun(e) en prenne conscience et fasse sa part sans attendre que cela vienne de l'extérieur.</p>
<p> Synthèse d'Anne Bessou L'ambition [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;" align="center"><p class="elmt-chapeau">Dans ce livre Sheryl Sanberg, n° 2 de Facebook, part du constat que bien que les choses aient progressé, on est loin du compte. Pour continuer à avancer il faut que chacun(e) en prenne conscience et fasse sa part sans attendre que cela vienne de l&rsquo;extérieur.</p></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><strong><em>Synthèse d&rsquo;Anne Bessou</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><b>L&rsquo;ambition et la peur</b></p>
<p>Les femmes sont souvent apparemment moins ambitieuses que les hommes, mais c&rsquo;est en partie dû à la pression des stéréotypes. Ce n&rsquo;est pas toujours perçu comme une qualité chez une femme, l&rsquo;éducation des filles ne la développe pas suffisamment. Quand une fille veut prendre les choses en main, on appelle cela de l&rsquo;autoritarisme. De plus l&rsquo;image est véhiculée que la vie professionnelle des femmes se fait au détriment de la vie privée. Du coup elles craignent, se brident et n&rsquo;osent pas. La première étape consiste à se demander ce que nous ferions si nous n&rsquo;avions pas peur.</p>
<p style="text-align: center;"><b>Prendre place à table</b></p>
<p><b></b>Une sorte de sentiment d&rsquo;imposture ou d&rsquo;infériorité pousse des femmes à se sous-estimer et à se mettre volontairement en retrait. De nombreuses anecdotes, études, sont citées, qui mettent en évidence le fait que ce n&rsquo;est quasiment pas le cas pour les hommes. Il faut être conscient de ce décalage, et il appartient aux femmes d&rsquo;occuper la place qui leur revient, et à tous (aux hommes aussi) de veiller à les aider à le faire.</p>
<p style="text-align: center;"><b>La réussite et le capital sympathie</b></p>
<p>Ici le constat est amer…  les études prouvent que le pouvoir et la réussite d&rsquo;une femme dégradent son image, alors que pour un homme c&rsquo;est toute le contraire. Ceci peut aussi expliquer pourquoi les femmes se dévalorisent elle-mêmes avant que d&rsquo;autres s&rsquo;en chargent, ne négocient pas, ne réclament pas&#8230;  Le stéréotype fortement ancré qui est à l&rsquo;oeuvre, est qu&rsquo;on attend avant tout d&rsquo;une femme qu&rsquo;elle veille sur autrui, et que ce soit sa principale qualité, alors qu&rsquo;on s&rsquo;attend à ce que les hommes dirigent. Pas de recette miracle, un seul petit conseil : négocier au nom du bien commun et de l&rsquo;efficacité du groupe et de la cause de toutes. Et quand les femmes occuperont suffisamment le pouvoir, les mentalités changeront.</p>
<p style="text-align: center;"><b>Une cage à grimper et non pas une échelle</b></p>
<p>Une carrière n&rsquo;est pas linéaire, il faut savoir saisir les opportunités, relever les défis et accepter les missions qui se présentent si elles vont vers le sens qu&rsquo;on souhaite. Il faut donc une liste courte de priorités claires pour se déterminer, sans attendre le poste idéal.</p>
<p style="text-align: center;"><b>Les mentors</b></p>
<p>Un mentor n&rsquo;est pas un prince charmant. Il ne faut pas l&rsquo;attendre, ni passer son temps à le chercher. C&rsquo;est parce qu&rsquo;on le mérite qu&rsquo;on obtient le soutien de ceux qui sont haut placés. Les mentors choisissent leurs protégés en fonction des réalisations et de ce qu&rsquo;ils décèlent de potentiel chez ceux qu&rsquo;ils croisent. Ce n&rsquo;est pas non plus un psy. Il a en général peu de temps. Il peut aussi y avoir des mentors non déclarés (sponsors), qui sont des appuis bienveillants. La relation peut aussi s&rsquo;établir en sollicitant un conseil de la part d&rsquo;un supérieur, ce qui n&rsquo;est pas du tout un aveu de faiblesse.</p>
<p style="text-align: center;"> <b>Etre vraie</b></p>
<p>Il est important de dire ce qu&rsquo;on pense. Etre courtoise et sincère en même temps. Focaliser sur les faits, mon ressenti, mes opinions, écouter, reformuler le point de vue de l&rsquo;autre. Exprimer des choses simples sans noyer le message dans un tas de circonvolutions. Solliciter l&rsquo;avis d&rsquo;autrui, et accepter les critiques pour s&rsquo;améliorer. Evoquer ses points faibles. Remercier ceux qui se montrent francs. Manier l&rsquo;humour. Partager des émotions. Ne pas nier les impacts de la vie privée sur la vie professionnelle.</p>
<p style="text-align: center;"><b>Ne pas s&rsquo;en aller avant de partir pour de bon</b></p>
<p>Il ne faut pas freiner sa carrière en anticipant les maternités, ni commencer à faire des sacrifices sur la vie professionnelle avant que la situation n&rsquo;arrive vraiment. Anticiper, c&rsquo;est mettre des freins là où il n&rsquo;y en a pas. Ensuite, on peut choisir de faire une pause&#8230; ou pas. Dès que l&rsquo;enfant arrive, on s&rsquo;attend à ce que seule la mère doive concilier travail et enfants. Il se peut aussi que ce soit le père qui lève le pied. Les femmes qui s’arrêtent le plus de travailler sont  en fait celles des milieux les moins favorisés, ou les plus favorisés. Les premières parce que le coût des gardes est trop élevé, et les autres parce que les pères passent trop de temps au travail. Enfin les hommes qui font une pause doivent faire face à quantité de préjugés et hésitent eux-mêmes à le faire parce qu&rsquo;ils se conforment à ce qu&rsquo;on attend d&rsquo;eux.</p>
<p style="text-align: center;"><b>Faire de son partenaire un partenaire à part entière</b></p>
<p>Si on ne fait pas attention, les rôles traditionnels s&rsquo;installent et la femme se retrouve à faire beaucoup plus que son conjoint. La situation empire avec l&rsquo;arrivée des enfants. Les politiques mises en place sous-entendent que ce sont les femmes qui doivent s&rsquo;occuper des enfants. Certains pères considèrent que s&rsquo;occuper de leurs enfants est un loisir !! Les hommes doivent prendre plus de pouvoir à la maison et les femmes doivent laisser faire (sans superviser). Le fait qu&rsquo;un homme s&rsquo;implique plus que sa femme n&rsquo;est pas nécessairement facile pour lui à cause de l&rsquo;image que lui renvoie la société. L&rsquo;absence de soutien du conjoint est souvent mis en avant par les femmes qui renoncent à leur carrière. Il est important d&rsquo;avoir un conjoint qui soit un égal.</p>
<p style="text-align: center;"><b>Le mythe de la capacité à tout concilier</b></p>
<p>Il est illusoire de penser pouvoir tout faire parfaitement. Bizarrement la question de savoir si on arrive à tout mener de front est systématiquement posée aux femmes et pas aux hommes. Les femmes développent donc un sentiment de culpabilité ainsi qu&rsquo;une insatisfaction chronique. Il convient donc d&rsquo;établir des limites et de s&rsquo;y tenir. Il faut aussi admettre qu&rsquo;on ne peut pas tout faire et que ce n&rsquo;est pas grave. Le thème des horaires de travail est aussi abordé ici. On encourage la flexibilité, on bannit le présentéisme. Ce n&rsquo;est pas une bonne idée de sacrifier le sommeil pour allonger le temps. Il faut aussi veiller à ce que le traitement soit identique pour ceux qui n&rsquo;ont pas d&rsquo;enfant et qui ont droit aussi à une vie privée. La norme en ce qui concerne le temps consacré aux enfants augmente. Une mère qui travaille passe plus de temps avec ses enfants aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;une mère au foyer il y a 40 ans. Mais les études ne montrent pas que c&rsquo;est le temps passé qui garantit la réussite des enfants, mais plutôt l&rsquo;intérêt manifesté par les parents.</p>
<p style="text-align: center;"><b>En parler</b></p>
<p>Cette section met l&rsquo;accent sur le fait qu&rsquo;il faut aborder la question de l&rsquo;égalité pour faire changer les mentalités. Il n&rsquo;est pas possible pour les femmes d&rsquo;être des mecs comme les autres et de faire comme si de rien n&rsquo;était. Il est nécessaire de remettre en cause le statu quo pour développer la prise de conscience. En particulier c&rsquo;est sur les stéréotypes et les biais de jugement qu&rsquo;il faut mettre la priorité. Et assumer l&rsquo;étiquette « féministe ».</p>
<p style="text-align: center;"><b>Conclusion</b></p>
<p>Il faut que tout le monde s’y mette! Que les hommes soutiennent les femmes et que les femmes se soutiennent entre elles (ce qui n&rsquo;est pas toujours le cas) ! Ne pas aller contre les autre, mais avec&#8230; les hommes, les mères au foyer… en respectant les choix de chacun, sans sous-estimer le labeur de ceux et celles qui ne perçoivent pas de salaire, et en construisant un monde où ce qu&rsquo;on attend des gens dépend de leurs aptitudes et envies et non de leur sexe. Ne pas lever les bras au ciel en disant que « ce n&rsquo;est pas possible ».</p>
<p><strong>En bonus, un commentaire d&rsquo;une journaliste, Géraldine Dormoy, sur le livre et une vidéo de Sheryl Sandberg <a title="livre Sheryl Sandberg" href="http://blogs.lexpress.fr/styles/cafe-mode/2013/06/20/5-raisons-de-lire-lean-in-de-sheryl-sandberg/">en cliquant sur ce lien </a>.</strong></p>
<p><strong>Voir le site de <a title="fondation Lean In" href="http://www.leanin.org ">la fondation Lean In</a> créée par Sheryl Sandberg pour soutenir les femmes.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/en-avant-toutes-les-femmes-le-travail-et-le-pouvoir-sheryl-sandberg">En avant toutes : les femmes, le travail et le pouvoir – Sheryl Sandberg</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La quête de l&#8217;âge d&#8217;or</title>
		<link>https://www.interelles.com/colloques-interelles/la-quete-de-lage-dor</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 May 2013 06:51:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2013]]></category>
		<category><![CDATA[Colloques InterElles]]></category>
		<category><![CDATA[carrière]]></category>
		<category><![CDATA[équilibre de vie]]></category>
		<category><![CDATA[maternite]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux de femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Cycle de vie et carrière des femmes : enjeux et défis ou la quête de l’âge d’or »  </p>
<p class="elmt-chapeau">
<p>L’allongement de l’espérance de vie et les crises économiques successives ont modifié considérablement la réalité économique des pays occidentaux. Il s’agit d’un changement profond de société qui va [...]</p>
<p>The post <a href="https://www.interelles.com/colloques-interelles/la-quete-de-lage-dor">La quête de l’âge d’or</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="titre onglet">titre onglet</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="titre onglet">titre onglet</button></li></ul></div><strong>« Cycle de vie et carrière des femmes : enjeux et défis ou la quête de l’âge d’or »</strong></p>

<p><p class="elmt-chapeau">L’allongement de l’espérance de vie et les crises économiques successives ont modifié considérablement la réalité économique des pays occidentaux. Il s’agit d’un changement profond de société qui va s’inscrire dans la durée. </p><br />
<div class="elmt-texte-colonne">La gestion de la carrière sur une vie professionnelle de 42 ans et plus, est très complexe. C’est aussi une problématique nouvelle pour les femmes qui ont aujourd’hui 50 ans et vont travailler jusqu’à 65 ans. Or le dynamisme des femmes et cette nouvelle durée de travail induisent des attentes fortes. Cette mutation doit se faire avec des femmes qui ont, elles aussi changées, dans leurs attentes et leurs aspirations. Il va falloir faire preuve d’innovation dans les entreprises car tout est décalé :<br />
• L’entrée dans la vie active,<br />
• L’âge moyen de la maternité,<br />
• L’autonomie des enfants, …<br />
• A 50 ans, il reste 15 ans de vie professionnelle et beaucoup d’énergie</p>
<p>Compte tenu de ce nouveau paradigme, l’analyse des cycles de vie de la carrière des femmes nous a permis une compréhension globale des enjeux et défis que les femmes ont à relever. Notre ambition au travers de cet atelier a été aussi de fournir une meilleure lecture de ce qu’il se passe pour les femmes dans ces différentes périodes.</p>
<p><a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Dessin-2-lage-dor.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Dessin-2-lage-dor.jpg" alt="Dessin 2 l'age d'or" width="560" height="420" /></a></p>
<p>L’atelier constitué par 16 femmes de 8 entreprises du Cercle Interelles a permis de conduire une réflexion sur les différents cycles de vie de la carrière des femmes et de tenter de confirmer ou d’infirmer un certain nombre d’idées reçues comme : « Les enfants c’est un frein à la carrière », « L’âge d’or c’est entre 30 et 40 ans », « Après 50 ans elles pensent à la retraite »&#8230;<br />
Nous avons retenu quatre périodes : « Avant 30 ans», « de 30 à 40 ans », « de 40 à 50 ans » et « Au-delà de 50 ans ».<br />
Les enjeux évoluent au fil du temps dans chaque période: Orientation professionnelle, Expertise, Management, Mobilité, Equilibre vie professionnelle/vie privée …</p>
<p>Au-delà du partage d’expérience au sein de l’atelier qui réunissait des femmes de 28 à 62 ans, quatre questionnaires, un par période a été élaboré et envoyé.<br />
Au-travers de l’analyse des 100 questionnaires reçus, nous avons cherché à savoir s’il y avait des enjeux particuliers, à chaque cycle de vie et si ce fameux Age d’Or dont on parle souvent se situe à une période plutôt qu’à une autre.</p>
<p><strong>Avant 30 ans</strong></p>
<p><em>Audit</em> : c’est le temps de l’investissement, de la construction, de l’apprentissage des codes de l’entreprise. Les femmes interrogées disent vouloir capitaliser par rapport à leurs études, construire leur projet professionnel, « s&rsquo;investir à fond « et maximiser leur évolution, construire leur réseau. Elles ont une immense soif d&rsquo;apprendre « le fonctionnement de l’entreprise ». Elles ont envie de prendre des risques et acceptent la mobilité géographique pour « parvenir « quelque part » « avant 30 ans. Les femmes de cet âge ressentent globalement un sentiment d’urgence et « se mettre la pression » pour démarrer leur vie professionnelle tout en remboursant les crédits études tout en pensant : « à 30 ans je dois pouvoir commencer à penser à fonder une famille ».<br />
<em>Recommandatio</em>ns :<br />
• Savoir se «marketer» et faire connaître son travail<br />
• Revendiquer, oser, s’affirmer, solliciter un sponsor ou un mentor dans l’entreprise<br />
• Apprendre à gérer son temps et à ses priorités<br />
• Travailler son réseau</p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Image-3.jpg"><img decoding="async" class=" wp-image-1604 aligncenter" src="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Image-3.jpg" alt="Image 3" width="362" height="196" srcset="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Image-3.jpg 1006w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Image-3-250x135.jpg 250w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Image-3-624x338.jpg 624w" sizes="(max-width: 362px) 100vw, 362px" /></a></p>
<p><strong>De 30 à 40 ans :</strong></p>
<p><em>Audit</em> : C’est la période considérée comme charnière pour décider à faire des enfants pour la plupart et pour d’autres c’est le moment choisit pour reprendre des études ou faire une formation de type MBA pour évoluer plus vite. Le rapport au temps évolue : il s’agit désormais de : prioriser, s’organiser, se faire aider pour trouver un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Le rôle du conjoint est considéré comme majeur. C’est aussi le temps des projets privés : achat immobilier ; l&rsquo;évolution dans le job est de fait considérée d&rsquo;un point de vue financier pour permettre de concrétiser les projets personnels et de garder une certaine flexibilité (nounou, aide à domicile) pour rester très disponible au travail. Il devient important d’organiser la « Frontière entre la vie personnelle et professionnelle » tout en considérant que garder le lien avec le management est important.<br />
<em>Recommandations </em>:<br />
• Entretenir ses réseaux interne et externe ; Faire du Networking<br />
• Mettre en place une organisation solide pour concilier vie professionnelle et vie de famille<br />
• Utiliser les outils de flexibilité proposés par l’entreprise : télétravail…<br />
• Faire savoir que l’on reste motivée et proposer de nouveaux modes d’organisation et de gestion du temps<br />
• Le temps de l’affirmation de soi avec un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle<br />
• Toujours avoir un sponsor ou un mentor dans ou hors de l’entreprise</p>
<p><strong>De 40 à 50 ans</strong></p>
<p><em>Audit :</em> c’est encore plus le temps de la quête de l&rsquo;équilibre vie personnelle- vie professionnelle et cette fois sans compromis ! Ce qui ne semble pas être le cas dans la période précédente.<br />
La gestion des enfants reste une préoccupation majeure et le secret de la réussite tourne autour du « savoir déléguer dans tous les domaines »<br />
<em>Recommandations </em>:<br />
• Affirmation de soi<br />
• Reconnaissance et valorisation des compétences<br />
• Revendiquer une évolution en rapport avec son expertise</p>
<p><strong>Après 50 ans</strong></p>
<p><em>Audit</em> : C’est un nouveau temps pour s’investir avec des contraintes familiales différentes mais qui peuvent rester présentes. Les problèmes des adolescents ou des ascendants peuvent avoir remplacé ceux des enfants en bas âge et impliquer de fortes contraintes sans « l’excuse parfois mieux comprise » des soucis liés aux jeunes enfants. Il ressort de l’analyse que l’on est très rapidement placée dans la case sénior et que l’on peut y rester. Il faut montrer sans cesse son engagement pour éviter la mise à l’écart et il devient crucial de dire au management et encore plus aux responsables des Ressources humaines qu’à 50 ans, il reste 15 ans de vie professionnelle.</p>
<p><em>Recommandations</em> :<br />
• Continuer plus que jamais à utiliser son réseau et à pratiquer le Networking<br />
• Faire du lobbying, être pro active, visible<br />
• Soigner son image : montrer son dynamisme et son énergie<br />
• Faire évoluer le regard des RH et des managers pour faire évoluer le modèle à l’intérieur des entreprises.<br />
• Transmettre ses connaissances et son expérience aux plus jeunes par le Tutorat mais pas à plein temps.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Image1.jpg"><img decoding="async" class=" wp-image-1596 aligncenter" src="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Image1.jpg" alt="Image1" width="354" height="151" srcset="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Image1.jpg 983w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Image1-250x106.jpg 250w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/05/Image1-624x265.jpg 624w" sizes="(max-width: 354px) 100vw, 354px" /></a></p>
<p>En outre<em>, quatre recommandation</em>s peuvent être faites de façon transverse<br />
La première est d’être attentive à toutes « occasions » quand elles se présentent, voire de les susciter. Pour cela il ne faut pas oublier le marketing de soi au plan professionnel et savoir se faire aider sur le plan privé.<br />
La deuxième est de prendre le temps de construire, d’entretenir et d’utiliser ses réseaux tout au long de son parcours professionnel, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise.<br />
La troisième s’adresse aux directions des ressources humaines qui doivent gérer l’allongement des carrières. Au-delà des entretiens individuels, il serait pertinent de mettre en place des entretiens d’étapes à 50, 55 et 60 ans et de rendre possible l’évolution après 50 ans y compris au-travers « d’assessment » sénior.</p>
<p><strong>En résumé</strong></p>
<p>Ne pas attendre un hypothétique « âge d’or » mais agir à chaque étape en fonction de ses aspirations. Oser saisir les opportunités quand elles se présentent ; Prendre le temps de construire, entretenir et utiliser son réseau dans tous les cycles de vie de son parcours professionnel. Les préoccupations des femmes de tous les cycles peuvent différer mais les aspirations restent les mêmes : contribuer, pouvoir s’engager, être reconnue, évoluer, être décideur. La société évolue, les gouvernements légifèrent, la diversité s’installe de gré ou de force…les entreprises doivent s’adapter et se mettre en mouvement.</div></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ont participé à cet atelier</p>
<p>Patricia JUDES-PAPON Chargée de mission Direction des achats – Membre du réseau des femmes d’EDF « Interp’Elles » et du bureau du Cercle InterElles</p>
<p>Anne-Marie BIRAC Membre honoraire du Cercle InterElles – Retraitée du CEA</p>
<p>Christel CHAMPINOT Responsable communication marketing &#8211; Air Liquide</p>
<p>Joëlle CLASTERE Manager global au support et développement des applications Achats<br />
Indirects &#8211; GE</p>
<p>Elisabeth MORENO Directrice commerciale grands comptes Europe du Sud – LENOVO</p>
<p>Valérie PONTIER Responsable Marketing – Membre du réseau Actuelles d’ONET Technologies en charge et de WIN France</p>
<p>Marine RABEYRIN, Directrice des Ventes Grands Comptes &#8211; LENOVO France , une des fondatrices du réseau Lenovo Think’Elles et membre du bureau d’ InterElles.</p>
<p>Virginie ROLGEN Directrice fiscale – ASSYSTEM</p>
<p>Mélanie SEVEGRAND Responsable Ressources Humaines &#8211; ASSYSTEM EOS- Membre du réseau « Femmes d’énergie » d’Assystem</p>
<p>Anne VINCENTE Ingénieur Commercial &#8211; ASSYSTEM EOS- membre du réseau Femmes et «relais région île de France»</p>
<p>Pascale XELOT Directrice des IBM Innovation Centers d’Europe &#8211; IBM &#8211; Membre du réseau ELLES d’IBM.</p>
<p>Delphine BOUSSANGE Chargée de marketing et de communication commerciale – ASSYSTEM- Membre du réseau Femmes d’Energie d’Assystem.</p>
<p>Isabelle TRINQUET Chef de Produit à la Direction Marketing B2B – Groupe EDF &#8211; Membre du réseau des femmes d’EDF « Interp’Elles »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="titre onglet">titre onglet</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="titre onglet">titre onglet</button></li></ul></div><p>The post <a href="https://www.interelles.com/colloques-interelles/la-quete-de-lage-dor">La quête de l’âge d’or</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Le poids des normes dites masculines &#8211; Sylviane Giampino, Brigitte Grésy</title>
		<link>https://www.interelles.com/lu-pour-vous/le-poids-des-normes-dites-masculines</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 May 2013 13:11:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu pour vous]]></category>
		<category><![CDATA[équilibre de vie]]></category>
		<category><![CDATA[gestion du temps]]></category>
		<category><![CDATA[stéréotypes de genre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">Le poids des normes dites masculines sur la vie professionnelle et personnelle d’hommes du monde de l’entreprise - Rapport de Sylviane Giampino et Brigitte Grésy - Mai 2012 - Observatoire de la Responsabilité Sociétale des Entreprises</p>
<p> Note de synthèse  Pour télécharger l’étude complète : http://www.orse.org Cette étude a servi de [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">Le poids des normes dites masculines sur la vie professionnelle et personnelle d’hommes du monde de l’entreprise &#8211; Rapport de Sylviane Giampino et Brigitte Grésy &#8211; Mai 2012 &#8211; <em>Observatoire de la Responsabilité Sociétale des Entreprises</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong> </strong><strong>Note de synthèse</strong><em> </em></p>
<p style="text-align: center;"><em></em><em>Pour télécharger l’étude complète : http://www.orse.org</em></p>
<p style="text-align: center;"><em>Cette étude a servi de base diagnostique à l&rsquo;atelier « <a title="La mixité: pourquoi résister?" href="https://www.interelles.com/le-chemin-des-femmes/la-mixite-pourquoi-resister">La mixité: pourquoi résister? » </a></em></p>
<p style="text-align: center;"><em>présenté au colloque du 7 mars 2013</em></p>
<p>L’Institut Catalyst a identifié 4 normes masculines les plus répandues dans les cultures de l’Europe Occidentale et de l’Amérique du Nord :<br />
• <strong>Eviter le féminin</strong> : cette règle impose aux hommes de ne jamais se conformer publiquement à une norme dite féminine (l’empathie, l’écoute, la recherche de consensus, l’émotivité, le doux) afin d’éviter le ridicule ou le rejet.<br />
• <strong>Etre un gagnant</strong> : est qualifié de masculin tout comportement qui accroît la richesse, le prestige social ou le pouvoir. Est donc légitimé tout comportement de recherche d’une belle carrière, à de hauts niveaux de gouvernance, dans le monde économique ou politique.<br />
• <strong>Ne jamais montrer une faille dans l’armure</strong> : se montrer dur de corps et d’esprit, à la fois en ne fuyant jamais la menace physique et en dissimulant les émotions telles que la crainte, la nervosité ou la tristesse.<br />
• <strong>Faire partie du clan, être « one of the boys »</strong> : les hommes doivent gagner l’admiration et la camaraderie de leurs pairs, à la fois en montrant qu’ils préfèrent la compagnie des hommes, mais aussi en participant à des passe-temps ou activités dites masculines, comme boire de la bière, aller au golf, fréquenter des cercles masculins.</p>
<p>C’est sur ces normes que les auteurs s’appuient. Elles ont demandé aux hommes auditionnés (17) si ils reconnaissaient ces normes comme faisant partie de leurs pratiques ou de celles de leur entourage professionnel. Non, bien sur ils ne s’y reconnaissent pas, les hommes les plus jeunes considérant même qu’il s’agit de « marqueurs du passé ».</p>
<p>Mais, disent-ils :<br />
• L’entreprise repose sur une culture qui refuse le conflit et demande de ne pas montrer ses émotions. Ces normes ne seraient pas attribuées au genre masculin, mais au pouvoir lui-même. Pour y accéder les femmes elles-mêmes s’y soumettraient.<br />
• La compétition est consubstantielle à l’entreprise. Plus que de concurrence, il s’agirait d’accomplissement de soi dans le travail, valeur partagée aussi par les femmes, « d’injonction à l’excellence ». Ce n’est pas l’apanage des hommes, les femmes sont parfois considérées comme des « tueuses ».<br />
• La logique du club d’hommes est rejetée comme faisant partie du passé. Mais ce marqueur est reconfiguré par un usage masculin quasi sacrificiel du temps. La logique du clan et de la cooptation se fonde maintenant sur l’exclusion par le temps : qui est là le soir… Cela joue le rôle de rite initiatique permettant l’entrée des hommes dans le clan des dirigeants. Les hommes opposent aussi que le « club des copines » fonctionne tout autant du côté des femmes. L’importance croissante des réseaux féminins est souvent soulignée.<br />
• Alors qu’il n’y aurait plus d’injonction faite aux hommes de se montrer durs pour réussir, ce sont les femmes qui seraient aujourd’hui sommées de cacher leurs affects et leurs sentiments pour appartenir au club des puissants.</p>
<p>Des failles apparaissent dans les discours, manifestant <strong>la présence de normes masculines transformées</strong> et remises au goût du jour :<br />
• Les hommes s’identifient plus à leur travail que les femmes, car ils ont la responsabilité financière dans le couple.<br />
• Ils accordent une priorité sans réserve à l’investissement professionnel sans frein ni limite.<br />
Il s’agit donc bien toujours d’être le gagnant. Le discours évolue, mais est-ce suffisant pour transformer les normes?</p>
<p><strong>Les femmes au travail sont considérées comme des partenaires estimées.</strong> C’est surtout chez les dirigeants qu’on trouve une réelle bienveillance et même un engagement pour la promotion des femmes. Au nom d’un « leadership au féminin », pour ces dirigeants les femmes seraient porteuses d’espoir, chargées d’un rôle de compensation des blocages et limites perçus souvent douloureusement dans le monde du travail. Au risque de les enfermer à nouveau dans des stéréotypes…</p>
<p>Mais parallèlement, s’exprime chez les hommes <strong>un sentiment de suspicion</strong> <strong>à l’égard des femmes</strong>, en lien avec la dépossession d’un univers dont ils étaient les maîtres :<br />
• Etre un homme n’est plus considéré comme un avantage. Cette menace que les hommes ressentent devant le travail des femmes, comme dans la sphère privée, peut être source de tension et même de violence.<br />
• Ce sentiment d’injustice porte sur un usage inégal du temps. On leur demande une disponibilité plus grande qu’aux femmes, la paternité n’est pas prie en compte.<br />
• Les femmes sont des concurrentes d’autant plus enviées qu’elles sont compétentes et très ciblées sur le résultat, obligeant les hommes à se battre davantage. Or, elles ne les laissent guère pénétrer dans la sphère privée. Ils perdent le statut de chefs et pères qu’ils avaient dans le passé.<br />
• La politique des quotas est pour eux une discrimination négative à l’égard des hommes blancs. On leur demanderait de se sacrifier au nom de la promotion des femmes.</p>
<p><strong>L’émergence d’une nouvelle parole d’hommes</strong> <strong>existe néanmoins</strong>. Ils demandent un meilleur équilibre de vie et une meilleure reconnaissance par les femmes des évolutions en cours.<br />
• Ils veulent <strong>un équilibre des temps</strong> que l’entreprise ne leur fournit pas suffisamment. Ils mettent en cause les stéréotypes féminins qui entravent les évolutions. Les femmes s’autocensurent face au salaire, à la prise de pouvoir et incriminent les hommes pour ces difficultés.<br />
• Les marqueurs masculins évoluent vers <strong>des marqueurs de gouvernance moderne</strong>. La présence constitue un accélérateur de changement. Il faudra parvenir à de nouvelles valeurs (intérêt collectif plus qu’affirmation de le puissance individuelle) et à un nouvel équilibre des sphères publiques et privées.</p>
<p>Les hommes, parmi les plus jeunes, sont en train d’expérimenter <strong>de nouveaux réglages</strong>. Les entreprises gagneraient à anticiper. Le sentiment de maîtrise des clefs de l’avenir professionnel s’amenuise. Une recherche de sécurité et de sens se transfère des investissements dans le travail vers la vie personnelle.</p>
<p>L’une des butées de la parité hommes-femmes dans le travail porte aussi sur <strong>l’inégalité pères-mères dans la famille.</strong> Toutefois une dissymétrie persiste dans les préoccupations face aux enfants et dans les sources de culpabilité qui restent majoritairement associées pour les hommes au travail.</p>
<p>L’enjeu est que les entreprises et les politiques publiques organisent concrètement l’égalité entre les hommes et les femmes dans le travail. Il convient pour cela de favoriser un réel exercice de la parentalité quotidienne des pères et des mères. Un homme livre la clef : <strong>« On n’a pas de problème avec la parité, si tout le monde joue le jeu avec les mêmes règles. Mais il faut que ce soit aussi les mêmes règles pour la parentalité. »</strong></p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/le-poids-des-normes-dites-masculines">Le poids des normes dites masculines – Sylviane Giampino, Brigitte Grésy</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Un petit pas vers la mixité</title>
		<link>https://www.interelles.com/reseaux-d-entreprises/leur-actu/un-petit-pas-vers-la-mixite</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Apr 2013 08:30:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Leur actu]]></category>
		<category><![CDATA[ORANO]]></category>
		<category><![CDATA[équilibre de vie]]></category>
		<category><![CDATA[temps partiel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">AREVA récompensé pour son engagement en faveur de l’égalité professionnelle</p>
<p> AREVA a remporté le Grand Trophée APEC 2013 pour son action en faveur de l’égalité professionnelle hommes-femmes. Ce trophée, décerné par Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des femmes et porte-parole du Gouvernement, récompense la mise en place sur notre établissement [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h3></h3>
<h3><p class="elmt-chapeau">AREVA récompensé pour son engagement en faveur de l’égalité professionnelle</p></h3>
<p>AREVA a remporté le Grand Trophée APEC 2013 pour son action en faveur de l’égalité professionnelle hommes-femmes.</p>
<p>Ce trophée, décerné par Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des femmes et porte-parole du Gouvernement, récompense la mise en place sur notre établissement de Lyon du temps partiel annualisé vacances scolaires.<br />
Initiée en 2008 à titre expérimental, puis pérennisée en 2009, cette démarche liée au travail à temps partiel permet aux parents volontaires de travailler à temps plein pendant l’année et de cumuler leur temps de récupération pendant les vacances scolaires.</p>
<p>La possibilité leur est ainsi offerte, notamment dans le cas des familles monoparentales, d’être auprès de leurs enfants durant ces vacances.<br />
Fort de ce succès, AREVA a décidé d’étendre le temps partiel annualisé « vacances scolaires » à l’ensemble du groupe en France.</p>
<p>Un accord sur l’égalité professionnelle, intégrant cette disposition, a été signé le 12 décembre 2012.</p>
<p>Pour en savoir plus : <strong><a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/04/Areva-remporte-le-trophée-APEC-2013.pdf">Areva remporte le trophée APEC 2013</a></strong></p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/reseaux-d-entreprises/leur-actu/un-petit-pas-vers-la-mixite">Un petit pas vers la mixité</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Courage, fuyons notre culpabilité !</title>
		<link>https://www.interelles.com/colloques-interelles/courage-fuyons-notre-culpabilite</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Mar 2013 01:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[Colloques InterElles]]></category>
		<category><![CDATA[care]]></category>
		<category><![CDATA[culpabilité]]></category>
		<category><![CDATA[équilibre de vie]]></category>
		<category><![CDATA[stéréotypes de genre]]></category>
		<category><![CDATA[stress]]></category>
		<category><![CDATA[vidéo]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.interelles.com/?p=831</guid>

					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">
<p>Avec Laurence Dejouany, Laurence Thomazeau, Caroline Bettini, Florence Boutemy, Madeleine Bucquet, Karine Dolacinski, Christelle Gaborieau, Isabelle Genaux, Marianne Julien, Estelle Lefrançois, Agnès Le Guern, Caroline Le Mer, Karine Levenes, Dominique Maire, Marine Rabeyrin, Natalia Speranski, Martine Tulet, Katia Pinsach, Françoise Touboul, Elisabeth Valensi, Pascale Xelot-Dugat, et Jean-Benoît [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Introduction">Introduction</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Introduction">Introduction</button></li></ul></div>





<br />
<div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Introduction">Introduction</button></li><li class="onglet" data-onglet="1"><button type="button" class="btn" title="Les coupables anonymes">Les coupables anonymes</button></li><li class="onglet" data-onglet="2"><button type="button" class="btn" title="Mais coupables de quoi">Mais coupables de quoi</button></li><li class="onglet" data-onglet="3"><button type="button" class="btn" title="Coupable, vous avez dit coupables ?">Coupable, vous avez dit coupables ?</button></li><li class="onglet" data-onglet="4"><button type="button" class="btn" title="Et les hommes ?">Et les hommes ?</button></li><li class="onglet" data-onglet="5"><button type="button" class="btn" title="Ose!">Ose!</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau">Avec <i>Laurence Dejouany, Laurence Thomazeau, Caroline Bettini, Florence Boutemy, Madeleine Bucquet, Karine Dolacinski, Christelle Gaborieau, Isabelle Genaux, Marianne Julien, Estelle Lefrançois, Agnès Le Guern, Caroline Le Mer, Karine Levenes, Dominique Maire, Marine Rabeyrin, Natalia Speranski, Martine Tulet, Katia Pinsach, Françoise Touboul, Elisabeth Valensi, Pascale Xelot-Dugat, et Jean-Benoît Besset.</i></p></p>
<p><b>Mais non ! C&rsquo;était pour rire !</b></p>
<p>Ne fuyons pas, regardons en face notre culpabilité de femmes au travail et voyons si nous pouvons lui tordre le cou.</p>
<p>Dès que l’on s’intéresse à la question des carrières des femmes, le mot culpabilité surgit. Il nous a semblé qu’il était temps de nous emparer de ce thème et d’aller voir ce qu’il y avait derrière et comment nous pourrions nous en dégager. Nous avons travaillé en groupe et c’est le résultat de ce travail que nous avons présenté lors du Colloque annuel du Cercle InterElles qui suit.</p>
<p><a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-enceinte-je-culpabilise.jpg"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-868" src="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-enceinte-je-culpabilise.jpg" alt="Delize - enceinte je culpabilise" width="450" height="319" srcset="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-enceinte-je-culpabilise.jpg 643w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-enceinte-je-culpabilise-250x176.jpg 250w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-enceinte-je-culpabilise-624x441.jpg 624w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></a></p>
<p><b> Les coupables anonymes: </b>rejoignez-les</p>
<p><strong>Mais coupables de quoi?</strong> Oui, au fait&#8230;</p>
<p><strong>Coupables, vous avez dit coupables?</strong> Ecoutez le témoignage <strong>vidéo</strong> de Sylviane Giampino, auteure de <em>Les femmes qui travaillent sont-elles coupables? </em>Toutes les femmes s&rsquo;y reconnaissent, mères ou pas.<br />
<iframe src="//www.youtube.com/embed/TJkXNWZOgBo" width="250" height="188" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Et les hommes?</strong> La culpabilité serait-elle un fait féminin? Non nous explique l&rsquo;un d&rsquo;entre eux, mais elle ne répond pas aux mêmes impératifs.</p>
<p><strong>Ose!</strong> avec Nicole Abar, 10 ans Internationale de football. Découvrez en <strong>vidéo</strong> le travail qu&rsquo;elle fait avec les jeunes enfants.<br />
<iframe src="//www.youtube.com/embed/oJo36sC1Q3k" width="250" height="188" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Retrouvez leurs solutions dans la <strong>Boîte à outils:</strong></p>
<p><a title="Créer sa confiance" href="https://www.interelles.com/la-boite-a-outils/creer-sa-confiance">Créer sa confiance</a></p>
<p><a title="Entretenir sa confiance" href="https://www.interelles.com/la-boite-a-outils/entretenir-sa-confiance">Entretenir sa confiance</a></p>
<p><strong>Buller, c&rsquo;est travailler </strong><em><br />
<iframe src="//www.youtube.com/embed/XZTXKW7wcpk" width="250" height="188" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></em></p>
<p><b>                                                       </b></p>
<p></div>
<div id="tabs-1" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau">Avec <i>Madeleine Bucquet, Florence Boutemy, Christelle Gaborieau, Marianne Julien, Agnès Le Guern, Marine Rabeyrin</i></p><br />
<div class="elmt-texte-colonne"><b>        « </b><b>Bienvenue à la réunion mensuelle des coupables anonymes ! </b> »</p>
<p><b>Bonjour, je m&rsquo;appelle Solenne</b>. J’ai 30 ans. Je me sens coupable de faire suffisamment bien mon travail. J&rsquo;aimerai que les graphes de ma présentation power point soient mieux alignés, avoir répondu à tous les emails que je reçois et que mes collègues soient épanouis.  Je fais pourtant des efforts. Je me sens imparfaite, c&rsquo;est plus fort que moi. C&rsquo;est comme ça que j&rsquo;ai été élevée.  Faire de son mieux, toujours mieux. Etre parfaite et sympa.  Au travail, à la maison, en sport, avec les amis. J&rsquo;en ai marre de cette pression continuelle.</p>
<p><b>Je m&rsquo;appelle Juliette et je me sens coupable</b> quand mon manager me dit qu&rsquo;en partant à 18h tous les jours je passe à coté de discussions très importantes pour la croissance de l&rsquo;entreprise. J&rsquo;en ai marre de ces chefs qui me transmettent leur stress.</p>
<p><b>Bonjour, je m&rsquo;appelle Aurélie</b>. Mon 1er enfant à 2 ans et le 2ème est en route. Ma mère et ma belle-mère étaient femmes au foyer. Mon mari me soutient, mais cela ne suffit pas. Je ne peux pas m&#8217;empêcher de penser que,  à cause de mon travail, je ne suis pas une bonne mère et que, à cause de mes enfants, je ne suis pas une bonne professionnelle, disponible et flexible. C&rsquo;est bête, mais c&rsquo;est plus fort que moi. En plus, les jours où j’ai culpabilisé au travail je rentre stressée et je culpabilise de ne pas être disponible pour mon petit garçon si sensible. Bref, ce sentiment de culpabilité, c’est doublement l’enfer et j’ai vraiment envie de m’en débarrasser.</p>
<p><b>Je m&rsquo;appelle Edith et je me sens coupable</b> quand mon mari me dit que je vais encore rater le spectacle de fin d&rsquo;année du petit dernier à cause de mon séminaire annuel européen. J&rsquo;en ai marre de devoir justifier des mes joies professionnelles.</p>
<p><b>Je m&rsquo;appelle Caroline et je me sens coupable</b> de ne pas faire le métier dont mes parents rêvaient pour moi : médecin, avocat ou professeur d&rsquo;université. J&rsquo;en ai marre de devoir faire encore mes preuves. J&rsquo;en ai marre de pleurer parce que je n&rsquo;ai pas réussi à prendre la parole en réunion, parce que le frigo est vide et parce je n&rsquo;ai pas réussi à grimper en courant.</p>
<p><b>Je m&rsquo;appelle Joëlle. Je ne suis pas co</b>upable. Je travaille, j&rsquo;élève mes 3 enfants et participe activement à la vie de la chorale.  J&rsquo;en ai assez qu&rsquo;on me demande « mais comment tu fais pour tout mener de front ? Je vais finir par culpabiliser de ne pas me sentir coupable….</p>
<p><div class="elmt-box"><br />
Alors, si vous en avez marre d&rsquo;avoir marre, si vous êtes enfin prêtes à demander de l&rsquo;aide, « coupable anonyme » ça marche pour des milliers d&rsquo;entres nous…  pourquoi pas vous ?<br />
</div><br />
</div></p>
<p></div>
<div id="tabs-2" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau"> <em>Laurence Dejouany</em> </p><br />
<div class="elmt-texte-colonne"></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Mais coupables de quoi ?</strong></p>
<p>On associe généralement le sentiment de culpabilité des femmes dans le travail à la difficulté de conciliation entre vie privée et vie professionnelle. Les femmes craindraient de ne jamais donner assez d’un côté ou de l’autre. Paralysées par ce sentiment, elles n’oseraient pas s’affirmer dans l’entreprise, s’affronter à la compétition avec les hommes et faire craquer le plafond de verre.</p>
<p>Nous avons donc fait raconter à des femmes de quoi elles se sentaient coupables. Et notre surprise a été grande de constater que ce sentiment de culpabilité n’est pas forcément lié à la maternité. Des femmes non mères le ressentent fortement et inversement certaines femmes mères ne le ressentent pas.<br />
Par contre, elles doivent s’en justifier. Ce n’est pas considéré comme « normal »… Et l’on ne se prive pas de leur faire remarquer en leur demandant : « Mais comment fais-tu pour t’en sortir ? »</p>
<p><strong>1-  L’origine de la culpabilité, théorie psychanalytique</strong><br />
Après avoir fait le point sur notre sentiment de culpabilité à chacune, et ce n’était pas triste, nous avons essayé de comprendre l’origine de ce sentiment.<br />
Nous avons commencé par interroger la théorie psychanalytique. Elle nous apprend que :<br />
• La découverte de la culpabilité par le bébé est particulièrement structurante.<br />
• Elle permet peu à peu de se constituer en tant que personne, d’accéder à l’humanité,<br />
• de dépasser le statut animal dans lequel nous serions gouvernés par nos pulsions et prêts à tuer quand elles ne sont pas satisfaites. C’est un passage nécessaire dans la construction humaine.<br />
L’expérience de la culpabilité a une valeur socialisante. Elle nous amène à accepter l’existence des autres, à découvrir la compassion et la réparation. C’est la naissance de la conscience morale sans laquelle une société ne saurait vivre. Ceux qui n’éprouvent pas ce sentiment sont ceux que l’on appelle les pervers.<br />
C’est la face positive de la culpabilité.</p>
<p><div class="elmt-box">Mais ce qui est important de retenir c’est que le sentiment de culpabilité chez l’enfant est associé à<br />
• La crainte de perdre l’amour des parents<br />
• La crainte des mesures de rétorsion face à son agressivité<br />
• L’exagération de sa responsabilité à un âge où il croit que magiquement sa parole, ou même simplement son désir, peuvent provoquer la mort de l’autre ou le sauver.<br />
Ca lui donne donc beaucoup de poids. C’est lourd !</div><br />
Or il faut savoir aussi que le siège de cette conscience morale, que l’on appelle le surmoi, est en partie inconscient. Et l’inconscient a un fonctionnement assez particulier.<br />
En effet il emmagasine, archive toutes les croyances de l’enfance, les mélange, les tricote et leur garde une valeur d’actualité. La notion de temporalité n’existe pas dans l’inconscient. Ce qui s’est passé il y a 10, 20 ans peut être vivant comme si cela s’était passé hier !</p>
<p>Sauf si on fait un effort de prise de conscience pour désactiver ces liens.<br />
Donc la force inhibante de la culpabilité peut être exagérée, disproportionnée ou simplement en décalage avec la personne que nous devenons en grandissant.<br />
C’est pourquoi nous avons besoin<br />
• de l’identifier,<br />
• de la relativiser<br />
• et de réactualiser la responsabilité que nous nous attribuons.</p>
<p><strong>2-  L’explication culturelle</strong><br />
Par contre la psychanalyse ne nous parle pas de différence liée au sexe à ce sujet. Or il nous semblait qu’il y avait dans ce registre de la culpabilité un fait féminin. Mais néanmoins la psychanalyse  s’étonne que l’on rencontre les structures perverses, c&rsquo;est-à-dire n’ayant pas intégré ce passage par la notion de culpabilité et la construction d’une conscience morale, majoritairement chez les hommes et beaucoup plus rarement chez les femmes.<br />
De même, on peut constater qu’il y a beaucoup plus d’hommes dans les prisons que de femmes.<br />
On peut donc penser qu’il y a une influence importante de l’éducation et de la culture dans la construction de cette conscience morale qui va donner tout son poids à la culpabilité.<br />
Quels éléments de compréhension avons-nous à notre disposition :<br />
• A l’école, par exemple, on sait que si on veut une classe calme, on place un petit garçon à côté d’une petite fille. Les filles sont toujours plus sages !<br />
• Ici même, dans le Cercle InterElles, nous avons beaucoup évoqué déjà <a title="Codes masculins/féminins" href="https://www.interelles.com/le-chemin-des-femmes/codes-masculinsfeminins">toutes ces différences qui se construisent dans l’enfance où les groupes de jeu sont sexués</a>. Les petites filles jouent d’un côté, les petits garçons de l’autre et bien souvent dès 3 ans ! Nous avons appris que les normes de comportement qui se développent dans ces groupes sont différentes.<br />
• La littérature enfantine en rend compte aussi. La comtesse de Ségur a écrit « Les petites filles modèles » à propos des filles et « Un bon petit diable » pour parler d’un garçon. Là, quand il s’agit d’un garçon, ça peut être sympathique et toléré d’être désobéissant ! Il fait pourtant des choses bien plus horrible que l’affreuse Sophie, qui elle est le contre modèle des petites filles modèles !</p>
<p><div class="elmt-box">Oui, c’est clair qu’il y a des explications culturelles à cette spécificité et ce poids de la culpabilité féminine.</div></p>
<p>L’autre découverte surprenante, après le fait que le sentiment de culpabilité des femmes dans le travail n’était pas forcément en lien avec la maternité, nous l’avons faite parce qu’un homme était présent dans notre groupe. Il  nous a fait remarquer que nous disions tout le temps « J’ai besoin de travailler », toutes, que ce besoin soit financier ou psychologique. Un peu comme : « Je travaille, mais excusez moi, c’est parce que j’en ai besoin », et que ce soit pour exprimer que l’on ressente de la culpabilité ou non. Comme une justification que les femmes auraient encore à produire pour légitimer leur place dans le monde du travail.<br />
Et d’ailleurs celles qui ne ressentent pas de culpabilité, elles évoquent par contre parfois ce qu’elles appellent le « syndrome de l’usurpatrice », c&rsquo;est-à-dire la légitimité de leur compétence cette fois. Est-ce si différent ? La culpabilité peut aussi être inconsciente et s’avancer « masquée »…</p>
<p><div class="elmt-box">Donc derrière la question de la culpabilité, est-ce que ça ne serait pas plutôt la question de la légitimité qui se profilerait ?<br />
« Ai-je le droit d’être à cette place ? »<br />
Est-ce que la culpabilité ne serait pas l’arbre qui cache la forêt de la légitimité ?</div></p>
<p>La légitimité de notre désir à nous engager dans un autre rôle que celui que la tradition nous avait assigné. Celui d’une femme dévouée aux autres et en particulier à sa famille, serait encore culpabilisante en 2011 quand une femme s’engage dans la vie professionnelle et donc dans la recherche d’un destin singulier ?<br />
C’est si vrai que les questions des femmes non mères de notre groupe, qui ressentent de la culpabilité dans leur travail sont : est-ce que je donne suffisamment à mon employeur, à mon manager, à mes collaborateurs, à mes collègues ? Suis-je suffisamment dévouée ?</p>
<p>Nous sommes donc, de façon plus ou moins inconsciente, toujours porteuses de ces stéréotypes, d’une femme dévouée et dédiée aux autres. <a title="Le sexe de la sollicitude – Fabienne Brugère" href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/le-sexe-de-la-sollicitude-fabienne-brugere">« L’expérience ancestrale des femmes, normée par le souci des autres, accolée au sacrifice de soi, le piège féminin de l’abnégation de soi » décrite par Fabienne Brugère</a> serait donc toujours là en 2011! Et serait l’origine de ce sentiment que nous ressentons et nommons culpabilité.</p>
<p>Dominique Méda que certaines d’entre vous étaient allées interroger l’année dernière sur le temps des femmes, fait le constat que l’arrivée massive des femmes sur le marché du travail dans les années 70, n’a pas vraiment amené à revoir le fonctionnement traditionnel de la société dans lequel<br />
• l’homme est pourvoyeur de ressources (il gagne de l’argent, mais il n’a pas le temps !)<br />
• et la femme pourvoyeuse de temps (elle ne demande pas d’augmentation de salaire, mais elle doit tout son temps aux autres !)</p>
<p>Cette arrivée massive des femmes sur le marché du travail depuis 40 ans n’a finalement pas transformé les représentations de nos différents rôles. Et ce sentiment de culpabilité vient de là : nous osons être en transgression par rapport au rôle traditionnel qui nous a été assigné. C’est là notre seul péché !</p>
<p><strong>3-  Accéder à la responsabilité</strong><br />
Comment avancer maintenant?<br />
La prise de conscience est une première étape indispensable.<br />
Le « sois parfait », lié aux injonctions parentales prises au pied de la lettre, est une grande source de culpabilité.<br />
Le sentiment de culpabilité se traduit par une dévalorisation de soi ou des autres souvent écrasante et inhibante. Elle peut être si lourde que nous chercherons à l’éviter, à la fuir et du coup à fuir notre responsabilité (oui, vous l’aviez bien compris, notre titre n’était pas un bon conseil mais un trait d’humour, car face à ce qui nous écrase mieux vaut en rire qu’en pleurer !). Et à fuir notre responsabilité on risque alors de faire d’autant plus mal à l’autre. Cette culpabilité-là, que l’on a envie de fuir, n’est pas vraiment « créatrice de valeur » au sens économique.</p>
<p>Ce qui est « créateur de valeur » c’est d’arriver à la notion de responsabilité de nos actes. Qui peut être<br />
• objectivée,<br />
• réaliste,<br />
• amenant à s’engager dans des actes mûrement pensés et réfléchis, dans leurs conséquences pour nous-mêmes et pour les autres.<br />
• A nous remettre en question aussi.</p>
<p>La notion de responsabilité est indispensable à notre fonctionnement en groupe, en société. Elle est parfois associée à un certain mal-être et il peut être inévitable. Ne nous leurrons pas. Il est la trace de notre humanité et d’un souci légitime des autres.</p>
<p>Vouloir se dégager du poids écrasant<br />
• d’une culpabilité « obsolète », car associée aux fantasmes de toute puissance de l’enfance,<br />
• se dégager d’une culpabilité « obsolète » car liée à des rôles sociaux dépassés, archaïques, celui d’une femme ou d’une mère dévouée jusqu’à l’oubli d’elle-même<br />
est vital.<br />
Mais se dégager de cette culpabilité dépassée ne veut pas dire devenir une Superwoman impitoyable, le couteau entre les dents, partant tous les matins sabre au clair tailler dans la chair de l’entreprise ! Nous pouvons garder notre humanité !</p>
<p>Et il y a un sujet qui a surgi dans les causes de culpabilité ressentie par les unes et les autres, c’est celle du licenciement. Qu’il y ait un plan social dans l’entreprise ou que l’on ait à licencier un collaborateur qui ne fait pas l’affaire. Et dans ce cas comment<br />
• ne pas se laisser écraser par une culpabilité face à un événement qui bien souvent nous dépasse<br />
• sans pour autant fuir ce qui est de l’ordre de notre responsabilité, parce que nous trouvons la situation trop lourde ?<br />
Il y a une expérience qui peut être intéressante pour nous. C’est celles des métiers de soin, traditionnellement associés aux compétences de sollicitude attribuées aux femmes. On sait maintenant que si ces personnels négligent de prendre en compte leurs propres besoins, c’est alors que les situations de maltraitance ou de violence peuvent se développer à l’égard des personnes qui sont l’objet de leurs soins. Face à ce problème les hôpitaux actuellement commencent à mettre en place des programmes de « bientraitance », par opposition à maltraitance. Que faut-il faire, quels gestes doit-on pratiquer pour mettre en place cette bientraitance ?</p>
<p>Nous pourrions réfléchir à ce concept : que serait la bientraitance dans les situations de crise sociale ? Comment pourrions-nous la développer en entreprise, mais en y associant les hommes, en n’étant pas en charge de tout, erreur qui nourrit notre culpabilité ?</p>
<p><div class="elmt-box">En conclusion, avant tout n’oublions pas : cette sollicitude, ce souci des autres sur lequel nous nous sommes construites en tant que femmes,<br />
• pouvons-nous nous l’appliquer à nous-mêmes ?<br />
• Faire preuve de générosité aussi pour nous ?<br />
• Pouvons-nous d’abord affirmer qu’exercer un tel souci : celui de l’attention et du dévouement aux autres c’est assumer la fragilité des autres, mais d’abord de nous-mêmes.<br />
• Et lever ainsi le poids de ce sentiment de culpabilité à assumer un destin individuel ?</p>
<p>Changer cela commence avec la nécessité pour nous les femmes d’apprendre à prendre soin de nous. Et prendre confiance dans notre droit à aller vers notre désir.<br />
Oui, donnons-nous ce droit !</div></p>
<p style="text-align: center;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: left;"></div></p>
<p></div>
<div id="tabs-3" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau"><b>Sylviane Giampino</b>, psychanalyste et psychologue pour enfants, auteure du livre « <i>Les mères qui travaillent sont-elles coupables ?</i> », a apporté son témoignage. </p></p>
<p>Quelques citations :</p>
<p>« Une mère, bonne juste assez, est à mes yeux une femme qui sait s’absenter sans lâcher son enfant, être présente à lui sans l’accaparer. Encore doit-elle savoir et accepter que, sur lui, elle ne possède ni le pouvoir de faire tout son bien, ni le pouvoir d’être à l’origine de tout son mal. Une mère supportable est une femme qui se sent humaine, c’est-à-dire limitée. »</p>
<p>« Cette obsession du temps est comme une obsession du don. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Regardez le témoignage de Sylviane Giampino :</strong></p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/TJkXNWZOgBo?rel=0" width="640" height="480" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p></div>
<div id="tabs-4" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau"><b>Témoignage de Jean-Benoît Besset</b></p></p>
<p><div class="elmt-texte-colonne"></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Est-ce que la culpabilité est un fait exclusivement féminin ? </strong></p>
<p>Je ne le pense pas.</p>
<p>En partageant avec les femmes de l’atelier je me suis vite rendu compte que je me suis retrouvé dans des situations similaires à celles qu’elles décrivaient :</p>
<p>&#8211;       ne pas se satisfaire du temps consacré aux enfants comme du temps consacré au travail,</p>
<p>&#8211;       ne pas se satisfaire de la qualité du travail rendu, toujours vouloir faire plus</p>
<p>Moi aussi j’étais écartelé entre les temps, les rythmes de ce que l’on appelle la vie professionnelle et de ce que l’on appelle la vie personnelle.</p>
<p>Il m’est apparu que la culpabilité pourrait essentiellement provenir de l&rsquo;incohérence entre l&rsquo;image sociale que l’on a de soi et ses propres aspirations.</p>
<p>Et ce point ne me semble pas spécifiquement féminin bien que les modes d&rsquo;expression soient différents sans doute.</p>
<p>Je vous donne un aperçu de ma situation personnelle pour mieux éclairer cette logique de tensions qui génère la culpabilité mais avec un mode d’expression différent de celui qu’avaient exposé les femmes de l’atelier :</p>
<p>&#8211;       j’ai fait une grande école d&rsquo;ingénieur, je suis donc entré dans un modèle, d’aucuns diraient un moule, où la performance, la réussite sont des valeurs cardinales</p>
<p>&#8211;       il en découle une certaine responsabilité, obligation de réussir que je me suis collé, autant qu’on me l’a collée.</p>
<p><a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-culpabilité-enfant.jpg"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-869" src="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-culpabilité-enfant.jpg" alt="Delize - culpabilité enfant" width="515" height="363" srcset="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-culpabilité-enfant.jpg 644w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-culpabilité-enfant-250x176.jpg 250w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-culpabilité-enfant-624x439.jpg 624w" sizes="(max-width: 515px) 100vw, 515px" /></a></p>
<p>Avec cette responsabilité, en bon homme de Cro-Magnon chasseur, je me devais de ramener toujours plus de mammouths au foyer pour que ma petite famille soit à l’abri du besoin comme il convient à la famille d’un ingénieur d’une grande école.</p>
<p><div class="elmt-box">Mais moi j’avais aussi envie de passer du temps avec ma famille, mes enfants. Temps qui serait forcément pris au temps que j’aurais pu consacrer à pister le mammouth en progressant dans la hiérarchie de l’entreprise.</div></p>
<p>Sur un mode d’expression différent de celui exprimé par les femmes de l’Atelier, moi aussi j’éprouvais un fort sentiment de culpabilité. Moi aussi tous les soirs je trouvais que je partais trop tôt du bureau et que j’arrivais trop tard à la maison. Pendant des années j’ai couru dans les couloirs du métro pour tenter de rattraper le temps que je pensais perdu pour l’entreprise ou la famille.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Comment ai-je modifié ma façon d’agir et de penser pour limiter le sentiment de culpabilité ?</strong></p>
<p> Personnellement j&rsquo;ai eu la chance de bénéficier des conseils d&rsquo;un coach, proposé par mon entreprise, qui m&rsquo;a ouvert les yeux sur cette tension entre aspirations professionnelles et personnelles.</p>
<p>J’ai retenu des échanges avec lui que l’essentiel est d’être cohérent. Cohérent dans son mode de vie par rapport à ses aspirations profondes, cohérent dans ses aspirations entre elles.</p>
<p>Par exemple il me paraît maintenant incohérent de vouloir à la fois consacrer toute son énergie et son temps à sa famille comme si le travail n’existait pas, et en même temps consacrer toute son énergie au travail, pour devenir membre du comité de direction de son entreprise par exemple, comme si la famille n’existait pas. Il me paraît incohérent de vouloir être le meilleur dans les deux domaines comme si l’autre n’existait pas.</p>
<p>Je regarde maintenant ma vie comme une, je ne considère plus avoir deux vies, une professionnelle et une privée mais une seule, avec différentes facettes que je dois concilier, consciemment.</p>
<p><div class="elmt-box">Pendant longtemps je n’ai pas compris cette nécessaire cohérence, cette nécessaire conciliation et j’ai donc subi un fort sentiment de culpabilité.</div></p>
<p>Prendre conscience de l’incohérence, faire un choix qui permette de concilier les différentes facettes de ma vie, mode de conciliation qui a et va encore évoluer au cours de ma vie, assumer ce choix et le vivre, a certainement été pour moi un excellent moyen de déculpabilisation. Même si évidemment je ne suis pas exactement parvenu à la complète conciliation et la complète déculpabilisation. J’ai encore du travail à accomplir.</p>
<p></div></p>
<p></div>
<div id="tabs-5" data-tab-content>
<p class="elmt-chapeau">Avec Nicole Abar dont le parcours, l’expérience nous ont fascinées, une vie qui est une ode à la confiance, Nicole Abar, 10 ans Internationale de football.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nicole Abar nous a raconté comment elle a construit son chemin en s’affranchissant des assignations « femme », « arabe », qui se dressaient devant elle. Elle nous a raconté aussi comment elle a monté des programmes d’initiation au sport en mixité pour les enfants, pour que les filles fassent l’expérience de la puissance au féminin. Comment articuler cette dualité fragilité-puissance pour construire son chemin.</p>
<p>Découvrez dans la vidéo « Passe la balle ! » ses activités d&rsquo;initiation à la mixité avec des enfants:</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/oJo36sC1Q3k?rel=0" width="640" height="480" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Pour en savoir plus sur le parcours de Nicole Abar, lisez l&rsquo;article très documenté de Marie Donzel  <a href="http://www.eveleblog.com/approfondir/nicole-abar-la-femme-qui-fait-de-legalite-un-sport-pour-tous/">http://www.eveleblog.com/approfondir/nicole-abar-la-femme-qui-fait-de-legalite-un-sport-pour-tous/</a><br />
</div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Introduction">Introduction</button></li><li class="onglet" data-onglet="1"><button type="button" class="btn" title="Les coupables anonymes">Les coupables anonymes</button></li><li class="onglet" data-onglet="2"><button type="button" class="btn" title="Mais coupables de quoi">Mais coupables de quoi</button></li><li class="onglet" data-onglet="3"><button type="button" class="btn" title="Coupable, vous avez dit coupables ?">Coupable, vous avez dit coupables ?</button></li><li class="onglet" data-onglet="4"><button type="button" class="btn" title="Et les hommes ?">Et les hommes ?</button></li><li class="onglet" data-onglet="5"><button type="button" class="btn" title="Ose!">Ose!</button></li></ul></div></p>
<p><strong> </strong></p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/colloques-interelles/courage-fuyons-notre-culpabilite">Courage, fuyons notre culpabilité !</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>C’est sympathique une femme…</title>
		<link>https://www.interelles.com/colloques-interelles/cest-sympathique-une-femme</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Avantmidi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Mar 2013 18:09:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2002]]></category>
		<category><![CDATA[Colloques InterElles]]></category>
		<category><![CDATA[carrière]]></category>
		<category><![CDATA[équilibre de vie]]></category>
		<category><![CDATA[leadership au féminin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160;  </p>
<p class="elmt-chapeau">Mireille Le Van Directrice régionale, France Telecom, Colloque InterElles du 8 mars 2002 </p>
<p> Comme j’avais un diplôme d’ingénieur en télécommunications et que tous mes collègues rêvaient de déployer des réseaux, on m’a proposé de prendre ce que les autres n’avaient pas vraiment envie de faire. [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="On nous aime bien">On nous aime bien</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="On nous aime bien">On nous aime bien</button></li></ul></div>
<p>&nbsp;</p>



<p><div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="On nous aime bien">On nous aime bien</button></li><li class="onglet" data-onglet="1"><button type="button" class="btn" title="Quand on m’enfume">Quand on m’enfume</button></li><li class="onglet" data-onglet="2"><button type="button" class="btn" title="Faire faire les devoirs">Faire faire les devoirs</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau"><strong>Mireille Le Van Directrice régionale, France Telecom, </strong><strong>Colloque InterElles du 8 mars 2002 </strong></p></p>
<p>Comme j’avais un diplôme d’ingénieur en télécommunications et que tous mes collègues rêvaient de déployer des réseaux, on m’a proposé de prendre ce que les autres n’avaient pas vraiment envie de faire. Finalement, cela a été une chance de m’occuper de comptabilité et d’informatique, c’est ce qu’il faut voir ! C’étaient des métiers très peu nobles à l’époque à France Télécom. Comme on n’était pas nombreuses, ce n’était pas difficile de se faire remarquer. C’est aussi quelquefois un avantage, pour positiver !<br />
Je crois que les femmes n’ont pas de mal à se faire connaître comme des professionnelles. Je crois qu’on nous aime bien. On fait bien notre travail. On est compétentes. On est sympathiques. On est un peu atypiques.<br />
Dans une équipe de direction, c’est sympathique d’avoir une femme ! La difficulté parfois après, c’est pour évoluer. Quand j’ai voulu faire de l’opérationnel, là il a fallu beaucoup de volonté pour le faire. Il a fallu se vendre vis-à-vis de tous les patrons qui m’expliquaient que, bien sûr, je n’avais jamais fait ni de commutation, ni de transmission, ni de technique…</p>
<p></div>
<div id="tabs-1" data-tab-content><br />
Je me suis dit qu’ils ne savaient pas plus le faire que moi, eux-mêmes s’en étaient déjà très éloignés. Mais surtout je leur ai dit : « J’ai une différence ! Quand quelqu’un m’enfume, je le sais ! Je crois qu’en management c’est plus fort que de connaître la technique !» Ca les a frappés à l’époque, et c’est peut-être à ce moment là que la décision a changé.<br />
Je ne considère pas qu’il y a un bon management et un mauvais management. Je pense qu’il y a un management différent en ce qui concerne le management au féminin. Je pense qu’on a un rapport à la vie privée qui est différent des hommes. On a besoin d’avoir une vraie vie après le travail. Je pense que cela nous donne un recul que beaucoup de collègues masculins n’ont pas. Il faut être heureux le soir d’être attendu par nos enfants, je crois que c’est un atout plutôt qu’un handicap.</p>
<p></div>
<div id="tabs-2" data-tab-content><br />
J’aime bien les deux. J’aime bien le travail, j’aime bien aussi la maison. Je pense qu’on a beaucoup plus de recul. J’ai eu quelquefois des crises sociales difficiles à gérer. J’avais des manifestations, des grèves etc. Je rentrais le soir, je m’occupais de mes enfants, cela me détendait. Le lendemain matin quand je repartais affronter mes problèmes sociaux, j’avais vraiment l’esprit dégagé. Je me suis aperçue que beaucoup de collègues masculins ne l’avaient pas autant que nous. C’est vrai que de faire faire les devoirs, cela change du travail de la journée. De faire la vaisselle, cela vous ramène à la réalité de la vie !</p>
<p>L’autre point qui est différent sur le management au masculin, je pense qu’on est nettement moins territoire. On ne défend pas un territoire d’activité, on cherche beaucoup plus à réussir dans l’action, c’est très différent. Je manage une équipe à Marseille, on dit quelquefois que c’est un peu macho pour résumer, et je m’aperçois que dans mon équipe de direction où je n’ai que des hommes, le fait qu’ils aient une chef femme a un peu fait tomber la hiérarchie entre eux. C’est différent. On ne peut pas tellement se comparer, mais je pense que c’est plutôt un atout d’être une femme.<br />
J’ai mis beaucoup de femmes dans mes postes précédents. Là je n’y suis que depuis un mois, mais les hommes tremblent !</p>
<p></div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="On nous aime bien">On nous aime bien</button></li><li class="onglet" data-onglet="1"><button type="button" class="btn" title="Quand on m’enfume">Quand on m’enfume</button></li><li class="onglet" data-onglet="2"><button type="button" class="btn" title="Faire faire les devoirs">Faire faire les devoirs</button></li></ul></div><strong><br />
<em>Mireille Le Van est maintenant Secrétaire Générale de la Fondation Orange</em><br />
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			</item>
		<item>
		<title>Entreprises, Ecoles, Universités : mêmes défis !</title>
		<link>https://www.interelles.com/colloques-interelles/entreprises-ecoles-universites-memes-defis-3</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Mar 2013 13:10:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2008]]></category>
		<category><![CDATA[Colloques InterElles]]></category>
		<category><![CDATA[carrière]]></category>
		<category><![CDATA[équilibre de vie]]></category>
		<category><![CDATA[femme ingénieur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.interelles.com/?p=2847</guid>

					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">
<p>Marianne JULIEN  Air Liquide, Marie-Caroline DICK  Air Liquide, Corinne ESTRADE-BORDRY Air Liquide, Odile CASTIES Air Liquide, Damien KOEGLER Air Liquide, Valérie CAILLOT Areva, Cécile VENNAT Areva, Patricia LUTSE EDF, Isabelle DURAND France Telecom, Laurence LE GOFF  GE Healthcare, Sylviane BORDAS IBM, Dominique MATHOT IBM, Christine CLUZEL IBM, Boutaina ALAMI [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Notre objectif">Notre objectif</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Notre objectif">Notre objectif</button></li></ul></div>






<div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="<b>Notre objectif</b>"><b>Notre objectif</b></button></li><li class="onglet" data-onglet="1"><button type="button" class="btn" title="<strong>La démarche</strong>"><strong>La démarche</strong></button></li><li class="onglet" data-onglet="2"><button type="button" class="btn" title="<strong> Le premier métier  est il technique  </strong>?"><strong> Le premier métier  est il technique  </strong>?</button></li><li class="onglet" data-onglet="3"><button type="button" class="btn" title="<strong>Balance vie privée/vie professionnelle</strong>"><strong>Balance vie privée/vie professionnelle</strong></button></li><li class="onglet" data-onglet="4"><button type="button" class="btn" title="<strong> Filière d'expertise et filière managériale </strong>"><strong> Filière d'expertise et filière managériale </strong></button></li><li class="onglet" data-onglet="5"><button type="button" class="btn" title="<strong>Diversité des opportunités au cours de la vie professionnelle</strong>"><strong>Diversité des opportunités au cours de la vie professionnelle</strong></button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau">Marianne JULIEN  Air Liquide, Marie-Caroline DICK  Air Liquide, Corinne ESTRADE-BORDRY Air Liquide, Odile CASTIES Air Liquide, Damien KOEGLER Air Liquide, Valérie CAILLOT Areva, Cécile VENNAT Areva, Patricia LUTSE EDF, Isabelle DURAND France Telecom, Laurence LE GOFF  GE Healthcare, Sylviane BORDAS IBM, Dominique MATHOT IBM, Christine CLUZEL IBM, Boutaina ALAMI IBM, Marie-Odile CRINON IBM, Isabelle LE NIR Schlumberger, Ariane LABADENS Schlumberger, Violaine DENYS Schlumberger, Annie COLLIN-DAVID  Cercle InterElles.</p></p>
<p>Comment mieux préparer les entreprises et les étudiants à l’évolution des modes de vie et des mentalités, du fait de l’entrée en grand nombre de femmes en entreprises et de la généralisation des « doubles-carrières » ?</p>
<p>Dans le cadre de cet atelier, nous sommes parties <strong>des témoignages des femmes de nos entreprises</strong> présentés  aux étudiants et que vous trouverez à la suite. Notre objectif était de mieux <b>comprendre les attentes des étudiants</b>, de partager avec eux notre expérience et ainsi de préparer ensemble le futur :</p>
<ul>
<li> Comment les étudiants perçoivent-ils le monde du travail aujourd’hui ? Quelles sont leurs attentes et leurs craintes en matière de développement de carrière et de conciliation entre vie professionnelle et personnelle ?</li>
<li> Les entreprises et le monde étudiant sont-ils en phase sur leurs attentes respectives ?</li>
<li> Comment mieux communiquer, mieux préparer les étudiants et les entreprises au monde du travail de demain et essayer de mieux concilier qualité de vie et de travail ?</li>
</ul>
<p><div class="elmt-box">Les conclusions de nos travaux nous ont permis d’identifier des <b>actions à mener</b> avec les universités, les grandes écoles et les entreprises pour que travail et vie personnelle soient considérés comme complémentaires et non plus antinomiques. Une <a href="https://www.interelles.com/wp-admin/post.php?post=3108&amp;action=edit">boite à outils </a>a été constituée</div></p>
<p></div>
<div id="tabs-1" data-tab-content></p>
<p><b> </b></p>
<p>Nous avons organisé <b>sept rencontres</b> à Paris et en province entre étudiants et salariés des entreprises membres du Cercle InterElles. <b>Témoignages,  débats et travaux en sous-groupe</b> ont permis de construire un dialogue autour de questions personnelles avec une grande transparence de part et d’autre : quelles questions peut-on poser en entretien de recrutement sur ces sujets ? Comment gérer deux carrières en couple ?  Comment gérer carrière et maternité ?</p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong>POURQUOI  ONT- ELLES TEMOIGNE ?</strong></span><span style="text-decoration: underline; color: #ff0000;"><strong><br />
</strong></span></p>
<p><div class="elmt-texte-colonne"></p>
<p>Pour partager avec ma génération</p>
<p>Pour faire remonter leurs besoins/leurs attentes auprès de mon groupe</p>
<p>Pour les accompagner sur cette transition</p>
<p>Pour donner aux étudiants le maximum d&rsquo;information sur le monde dans lequel ils rentrent et prendre les bonnes décisions.</p>
<p>Pour leur donner la chance de poser les questions qu&rsquo;ils n&rsquo;osent pas poser à d&rsquo;autres.</p>
<p>Pour montrer qu&rsquo;on peut concilier vie professionnelle et vie personnelle.</p>
<p>Je me souviens encore du grand vide quand j’étais en dernière année d’Ecole et que j’essayais de penser à mon avenir. Même pas un petit rêve à me mettre sous la dent… J’entendais « le but d’une entreprise, c’est uniquement de faire du profit…» et naïvement, je le croyais et ne voyais pas ma place dans ce projet. Heureusement, je sais maintenant que c’est faux, même si on continue à l’entendre encore parfois… Mon rêve serait que les étudiants actuels nous aident à faire voler en éclat ces schémas qui nient la dimension humaine et citoyenne de l’entreprise. C’est urgent.</p>
<p>Pour montrer qu’exercer un métier d’ingénieur c’est possible pour une femme .</p>
<p>Pour montrer la diversité des métiers et parcours possibles pour un ingénieur.</p>
<p>Parce qu’il n’y a pas assez de femmes dans les métiers techniques et donc pour ensuite prendre des responsabilités dans les entreprises industrielles pour faire changer les mentalités .</p>
<p>Parce que, si les choses ont évolué depuis 1978, il reste encore beaucoup de choses à faire pour que les postes de management supérieur soient vraiment ouverts aux femmes.</p>
<p>Pour montrer qu’on peut à la fois être très investie dans sa vie professionnelle et avoir une vie privée riche.</p>
<p>J’avais des parents qui ne connaissaient pas le monde de l’entreprise et j’aurais pu passer à côté. Je trouve cela riche et varié, on sent la transformation du monde. J’étais idéaliste, scolaire… L’entreprise a des codes que j’ai compris un peu tard (vestimentaires, réseaux, pouvoir…). Je n’avais pas aussi anticipé la transformation liée à la maternité : les managers qui pensent que c’est un problème, la maturité que m’a apportée la maternité pour manager des équipes. Je suis persuadée que pour rester dans la course nos entreprises ont besoin de profils très variés, de personnes épanouies dans leur vie personnelle, ouvertes sur le monde, la conciliation vie personnelle et professionnelle est très importante pour cela. Je souhaite montrer aux jeunes qu’on fait avancer les choses et qu’on les attend aussi pour nous aider à poursuivre le changement.</p>
<p></div></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><i><a href="http://p7.storage.canalblog.com/79/42/187925/24169539.pdf"> </a></i></p>
<p></div>
<div id="tabs-2" data-tab-content></p>
<p><div class="elmt-texte-colonne"></p>
<p><strong>Témoignage C&#8230; </strong></p>
<p>Mon premier poste est en Ressources Humaines plus précisément dans les activités de relations avec l’enseignement supérieur. J’ai en réalité<strong><span style="color: #ff6600;"> d’abord effectué un an d&rsquo;apprentissage,</span></strong> dans le cadre de mon DESS dans cette même entreprise. Cela m’a permis de prendre le temps de mieux connaître les valeurs du groupe, l’ambiance de travail et mes collègues. C’est un bon test pour les deux parties.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Témoignage L&#8230;</strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">Mon premier poste était en industrie laitière sur le même sujet que mon stage de fin d&rsquo;école d&rsquo;ingénieur </span></strong>: en industrie laitière aux Etats-Unis. Je n&rsquo;ai pas vraiment eu d&rsquo;autre proposition et j&rsquo;y ai découvert ce qu&rsquo;était la culture d&rsquo;entreprise (même sujet, mais pas du tout même ambiance de travail).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Témoignage M&#8230;</strong></p>
<p>En sortant de l’Ecole des Mines, je n’avais qu’une envie… partir loin ! Fuir même peut-être les choix qui se proposaient à moi et qui n’avaient pas encore de sens. Après deux années aux Etats-Unis sur un projet de recherche universitaire, j’avais au moins une certitude sur un point : <strong><span style="color: #0000ff;"><span style="color: #ff6600;">je voulais travailler en entreprise</span>.</span></strong> Mon rêve était de mener un projet qui contribuerait à l’environnement. Mais j’ai renoncé à mon rêve après mes premières interviews à Air Liquide… j’avais eu le fit !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Témoignage P</strong> &#8230;</p>
<p>Attirée par les métiers de l’énergie, je suis entrée en Septembre 1978, dès ma sortie d’école d’ingénieur, dans le service Planification d’une des Ingénieries de construction de centrales d’EDF. Ce poste permet de<strong><span style="color: #ff6600;"> découvrir rapidement tous les métiers et services d’une ingénierie </span></strong>et est donc une bonne opportunité pour un début de carrière et pour commencer à se faire un réseau.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Témoignage MC&#8230;</strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff6600;">1er poste strictement en ligne avec ma formation initiale de DESS </span></strong>en audit de l’entreprise (après une école de commerce). Embauche après stage de fin d’études. Nombreux stages en entreprise dont à l’étranger.</p>
<p></div></p>
<p></div>
<div id="tabs-3" data-tab-content></p>
<p><div class="elmt-texte-colonne"></p>
<p><strong>Témoignage C.</strong>..</p>
<p>Je vis en couple et n’ai pas encore d’enfant. Nous avons tous les deux des ambitions professionnelle, mais savons que chacun d’entre nous aura des concessions soit professionnelles soit personnelles à faire pour atteindre ensemble nos ambitions.<span style="color: #ff6600;"><strong> Ma vie privée est très importante pour mon équilibre professionnel</strong><span id="more-2847"></span>.</span> Sortir en semaine, faire du sport, s’aérer le week-end &#8230; autant de petites choses qui font que le quotidien ne devient pas une routine.</p>
<p><strong>Témoignage L&#8230;</strong>.</p>
<p>Je suis mariée, mon mari travaille et j&rsquo;ai deux filles (2 et 4 ans). Nous avons choisi de poursuivre nos ambitions professionnelles et avons donc appris à nous organiser<span style="color: #ff9900;">. <span style="color: #ff6600;"><strong> Nous nous sommes donné des règles de vie et faisons tour à tour des concessions pour l&rsquo;autre</strong><span style="color: #000000;">. </span></span></span>Je pratique le jogging sur ma pause déjeuner (très bon pour la forme et pour le networking) et réserve une soirée pour ma détente (stretching).</p>
<p><strong>Témoignage M..</strong></p>
<p>Après 3 années en recherche, j’ai eu mon premier enfant ; le deuxième alors que j’étais responsable du recrutement et le troisième quand j’étais responsable d’un projet RH « Démarche Compétences »<span style="color: #ff6600;">.</span><span style="color: #ff6600;"><strong> Au fil du temps, j’ai appris à gérer mieux mon temps, mon stress, ma double culpabilité,</strong></span> à demander de l’aide à mon mari, à assumer mes contraintes vis-à-vis de mes managers… cela a pris plus de 10 ans et pour y arriver j’ai dû avec une collègue et amie créer un réseau (O’Pluriel) et partager mes questionnements avec beaucoup d’autres ! Maintenant, je suis beaucoup plus sereine et consciente de la force que donne une bonne conciliation entre aspirations personnelles et professionnelles.</p>
<p><strong>Témoignage P&#8230;</strong></p>
<p><span style="color: #ff6600;"><strong>Célibataire, j’ai toujours fait le choix de ne pas me consacrer uniquement au travail</strong> </span>en m’investissant dans mon association des Anciens Elèves puis des Femmes Ingénieurs (Présidente pendant 5 ans). Maman depuis 2 ans de 2 enfants de 9 et 6 ans, je reste investie dans le réseau associatif en tant que Déléguée Régionale Ouest pour Femmes Ingénieurs et Responsable financière de la rencontre internationale ICWES 2008 et dans le réseau associatif de l’adoption.</p>
<p><strong>Témoignage MC&#8230;</strong></p>
<p>Je suis mariée, j’ai 3 enfants de 13, 11 et 8 ans. Toujours à plein temps sauf depuis septembre dernier (85%)… difficultés de l’adolescence. Toujours engagée dans des associations (aide à l’enfance), mais depuis quelques années dans des actions plus proches du monde de l’entreprise (réseau interne à mon entreprise sur mixité et conciliation vie professionnelle/vie familiale, fonds de pension de mon Groupe, micro- crédit). La famille c’est important.<strong><span style="color: #ff6600;"> J’essaie quand je suis avec mes enfants d’être pleinement avec eux.</span></strong> Je sors (théâtre, cinéma) et lis beaucoup. Mon seul regret : pas de sport.</p>
<p></div></p>
<p></div>
<div id="tabs-4" data-tab-content></p>
<p><div class="elmt-texte-colonne"></p>
<p><strong>Témoignage C</strong>&#8230;</p>
<p>Ma filière me permet de découvrir de nombreuses dimensions du métier RH. La question quand on commence est de savoir s’il vaut mieux être sur un poste généraliste terrain ou plus spécialisé au siège d’une entreprise. <strong><span style="color: #ff6600;">L’important c’est de faire les deux quelque soit l’ordre.</span></strong></p>
<p><strong>Témoignage L..</strong></p>
<p>Malgré ma formation d&rsquo;ingénieur je n&rsquo;ai jamais choisi d&rsquo;être très technique mais dans un secteur technique. Je me plais dans un poste généraliste et sur les postes de management d&rsquo;équipe :<strong><span style="color: #ff6600;"> faire grandir les autres et grandir avec eux &#8230;</span></strong></p>
<p><strong>Témoignage M..</strong></p>
<p>Après 5 années en recherche, j’ai travaillé 5 années en RH où j’ai appris à cerner les aspects humains, puis à nouveau 3 années en informatique industrielle dans un poste de management et 3 années en Intelligence Economique dans le domaine de l’énergie. Mon rêve était de faire plusieurs métiers, il est réalisé ! <strong><span style="color: #ff6600;">Et si je devais faire un choix pour la suite entre management ou expertise, je serais bien ennuyée</span></strong>… Heureusement, on ne me le demande pas. Ce que j’aime vraiment, c’est le management par influence, sans les raideurs de la position hiérarchique !</p>
<p><strong>Témoignage P &#8230;</strong></p>
<p>Jusqu’en 2006, en filière management. J’ai exercé:<br />
&#8211; la plupart des métiers d’ingénierie de construction de centrales électriques (planification, conception et achats, chantier, contrôle de fabrication, chef de projet)</p>
<p>&#8211;  le métier d’exploitant de réseaux électriques</p>
<p>&#8211; le métier de Direction Ressources dans des centrales thermiques</p>
<p>Depuis 2007, je suis en filière d’appui au management comme Chef de Mission. En résumé, une mobilité géographique et fonctionnelle, avec des prises de risques, qui m’ont permis grâce aux différents métiers que j’ai exercés et ma formation généraliste, de pouvoir saisir les opportunités qui se présentaient à moi et de me construire un parcours intéressant.</p>
<p><strong>Témoignage MC&#8230;</strong></p>
<p>Choix de la polyvalence et de l’international. J’ai eu la chance de faire de l’audit, des RH, du commercial, de la logistique, de l’organisation. J’ai animé des équipes, cadres et non cadres. J’ai eu une expérience d’expatriation en Espagne. Une seule entreprise (Groupe industriel) depuis 18 ans.<strong><span style="color: #ff6600;"> C’est probablement cette diversité des expériences et la remise en question qui m’a fait rester.</span></strong></p>
<p></div></p>
<p></div>
<div id="tabs-5" data-tab-content></p>
<p><div class="elmt-texte-colonne"></p>
<p><strong>Témoignage C&#8230;</strong></p>
<p>En tant que jeune diplômé, nous avons tendance à penser que le choix du premier poste est décisif dans l’orientation de notre carrière. Or nous sommes nous-mêmes les propres auteurs de notre carrière par les choix que l’on prend tout au long de notre vie.<span style="color: #000000;"> Il faut savoir </span><span style="color: #ff6600;"><strong>prendre des risques, </strong></span><span style="color: #000000;"><span style="color: #888888;">t</span>out en les mesurant à notre capacité à assumer les conséquences de nos actes.</span></p>
<p><strong>Témoignage L..</strong></p>
<p>Il faut savoir saisir les opportunités quand elles se présentent et<strong><span style="color: #ff6600;"> prendre des risques.</span> </strong>Il est aussi primordial de savoir se relever d&rsquo;un échec. De façon générale, c&rsquo;est à nous de tracer notre chemin par notre travail, mais surtout par notre réseau (c&rsquo;est très souvent lui qui apporte les opportunités&#8230; communiquer !)</p>
<p><strong>Témoignage M..</strong></p>
<p>J’ai toujours choisi de faire ce dont j’avais envie en<span style="color: #ff6600;"><strong> étant pro-active</strong> </span>dans ma gestion de carrière. Une seule fois, j’ai dû dire oui ou non à une proposition qui m’est tombée dessus sans prévenir. J’ai pesé le pour et le contre et ensuite j’ai laissé mon cœur décider. C’est ma manière à moi, j’ai l’impression que je ne pourrais pas être performante si je n’avais pas envie… Heureusement, je suis curieuse et j’ai facilement envie, surtout quand on me fait confiance.</p>
<p><strong>Témoignage MC&#8230;</strong></p>
<p>J’ai été très ferme à 2 moments : lorsque je voulais absolument partir en expatriation et lorsque j’ai cherché à avoir un poste de manager. J’ai cependant été très ouverte sur le pays, le type de job, le domaine. Pour les autres expériences, j’ai essayé de sentir la mouvance, les endroits où j’allais <span style="color: #ff6600;"><strong>pouvoir m’exprimer pleinement,</strong> </span>sans forcément penser à un parcours de carrière construit. J’ai aussi choisi les postes en fonction du manager.</p>
<p></div></p>
<p></div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="<b>Notre objectif</b>"><b>Notre objectif</b></button></li><li class="onglet" data-onglet="1"><button type="button" class="btn" title="<strong>La démarche</strong>"><strong>La démarche</strong></button></li><li class="onglet" data-onglet="2"><button type="button" class="btn" title="<strong> Le premier métier  est il technique  </strong>?"><strong> Le premier métier  est il technique  </strong>?</button></li><li class="onglet" data-onglet="3"><button type="button" class="btn" title="<strong>Balance vie privée/vie professionnelle</strong>"><strong>Balance vie privée/vie professionnelle</strong></button></li><li class="onglet" data-onglet="4"><button type="button" class="btn" title="<strong> Filière d'expertise et filière managériale </strong>"><strong> Filière d'expertise et filière managériale </strong></button></li><li class="onglet" data-onglet="5"><button type="button" class="btn" title="<strong>Diversité des opportunités au cours de la vie professionnelle</strong>"><strong>Diversité des opportunités au cours de la vie professionnelle</strong></button></li></ul></div><p>The post <a href="https://www.interelles.com/colloques-interelles/entreprises-ecoles-universites-memes-defis-3">Entreprises, Ecoles, Universités : mêmes défis !</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>COLLOQUE 2003 : Les stratégies de carrière des femmes ingénieures</title>
		<link>https://www.interelles.com/colloques-interelles/les-strategies-de-carriere-des-femmes-ingenieures</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Avantmidi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Mar 2013 08:03:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2003]]></category>
		<category><![CDATA[Colloques InterElles]]></category>
		<category><![CDATA[carrière]]></category>
		<category><![CDATA[équilibre de vie]]></category>
		<category><![CDATA[femme ingénieur]]></category>
		<category><![CDATA[maternite]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.dev.interelles.com/?p=338</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160;  </p>
<p class="elmt-chapeau">Sophie Pochic Sociologue, chargée de recherche au CNRS Conférence prononcée à l’occasion du 2ème Colloque INTERELLES du 7 mars 2003 </p>
<p> On m’a demandé de vous parler de parcours de carrière au féminin et masculin, comment comprendre les différences ? On peut [...]</p>
<p>The post <a href="https://www.interelles.com/colloques-interelles/les-strategies-de-carriere-des-femmes-ingenieures">COLLOQUE 2003 : Les stratégies de carrière des femmes ingénieures</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Carrières au féminin et au masculin">Carrières au féminin et au masculin</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Carrières au féminin et au masculin">Carrières au féminin et au masculin</button></li></ul></div>
<p>&nbsp;</p>








<p><div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Carrières au féminin et au masculin">Carrières au féminin et au masculin</button></li><li class="onglet" data-onglet="1"><button type="button" class="btn" title="La fée du logis">La fée du logis</button></li><li class="onglet" data-onglet="2"><button type="button" class="btn" title="Moins inégalitaire mais pas égal">Moins inégalitaire mais pas égal</button></li><li class="onglet" data-onglet="3"><button type="button" class="btn" title="La femme seule et le prince charmant">La femme seule et le prince charmant</button></li><li class="onglet" data-onglet="4"><button type="button" class="btn" title="Bloquer sa carrière">Bloquer sa carrière</button></li><li class="onglet" data-onglet="5"><button type="button" class="btn" title="Tenter un nouveau rapport au temps">Tenter un nouveau rapport au temps</button></li><li class="onglet" data-onglet="6"><button type="button" class="btn" title="Déléguer, alterner, négocier">Déléguer, alterner, négocier</button></li><li class="onglet" data-onglet="7"><button type="button" class="btn" title="Plafond de verre et ciel de plomb">Plafond de verre et ciel de plomb</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau"><strong>Sophie Pochic<br />
Sociologue, chargée de recherche au CNRS<br />
Conférence prononcée à l’occasion du 2ème Colloque INTERELLES du 7 mars 2003 </strong></p><br />
On m’a demandé de vous parler de parcours de carrière au féminin et masculin, comment comprendre les différences ? On peut dire qu’il n’y a maintenant plus vraiment d’espace réservé aux hommes en entreprise. Cependant, dans le monde des ingénieurs et des cadres techniques, particulièrement dans le monde industriel et technologique, les femmes demeurent encore minoritaires et celles qui sont cadres dirigeantes, vous le savez restent encore des exceptions.</p>
<p>Mais il y a un changement, c’est que les entreprises considèrent désormais important de développer la mixité et l’accès des femmes aux postes de dirigeants. Parce que c’est à la fois un facteur de légitimité auprès de l’opinion et puis cela peut aussi être un facteur complémentaire de compétition et d’émulation pour les hommes, que les femmes désormais puissent les mettre en concurrence.</p>
<p>Pour comprendre les carrières au féminin et au masculin, les sociologues ont démontré quelque chose qui peut vous paraître évident, c’est qu’on ne peut pas penser la carrière sans la relier à la vie privée, sans regarder comment une femme articule vie professionnelle et familiale. Donc la question de la conciliation des deux pans de sa vie privée et professionnelle n’est pertinente que pour les femmes. On pose très rarement la question de la conciliation quand on analyse les carrières des hommes.</p>
<p></div>
<div id="tabs-1" data-tab-content><br />
Ce qui est invisible pour les hommes et qui facilite leur carrière, c’est souvent la mobilisation familiale notamment celle de leur épouse, qui leur permet d’être disponible et souvent mobiles. Quand on leur pose la question de qui prend en charge les à-côtés de leur carrière et la gestion de leurs enfants, cela va de soi que c’est leur femme; et même, le nombre de tâches domestiques que cela nécessite leur est finalement assez inconnu. C’est à dire que le travail domestique pour eux, est assez invisible.</p>
<p>Leur épouse est une fée du logis qui organise les à-côtés de leur carrière, qui se met au service de la réussite de son mari. On sait aussi qu’une femme au foyer, pour un cadre dirigeant, cela permet parfois aussi d’avoir une meilleure gestion de son réseau et de son capital relationnel, un capital de présentation; cela avait été notamment montré par une étude américaine, qui montrait tout le travail de relationnel réalisé par une épouse d’un cadre dirigeant.</p>
<p>Mais, il se développe de plus en plus des couples à double carrière. Et dans les jeunes générations, on en a parlé tout à l’heure, des hommes cadres peuvent être considérés comme des compagnons et non pas des chefs de famille, qui participent au ménage, ont envie d’être des papas plus présents et plus disponibles, ont envie d’être dans des couples plus égalitaires.</p>
<p></div>
<div id="tabs-2" data-tab-content></p>
<p>Quand on fait des entretiens avec ces personnes pour demander qui fait quoi, on se rend compte que quand même, le partage, est moins inégalitaire… mais tout de même pas égal. De la même manière que le salaire d’une femme est souvent considéré comme celui d’appoint, dans un ménage la participation de l’homme aux tâches domestiques est considérée souvent comme une participation d’appoint. Quand on demande à monsieur ce qu’il fait, il dit : « je participe, je l’aide ». C’est à dire que ce n’est pas lui qui prend en charge la gestion du domestique, il la soulage.</p>
<p>Mais sa femme demeure finalement la chef d’orchestre de cette petite entreprise qu’est la famille. Ce ne sont pas eux surtout qui ont la « charge mentale » de l’articulation vie professionnelle, vie familiale. Pour vous donner un exemple précis, ce ne sont pas obligatoirement eux qui au milieu d’une réunion vont se demander : qu’est ce qu’il faut faire à manger ce soir, est-ce qu’ils ont bien réservé la baby-sitter pour samedi et s’il faut s’arrêter, qui va emmener leur enfant chez le pédiatre ?</p>
<p>Donc, dans les jeunes générations, on le sait quand on interroge les jeunes hommes, ils revendiquent des horaires de travail plus normaux. Parfois ils résistent aussi à la mobilité géographique qui serait difficile à négocier avec leurs conjointes elles-mêmes actives. C’est fondé sur la volonté d’être des papas plus présents, parfois aussi sur la volonté de ne pas mettre en péril leur propre couple, parce que leurs compagnes sont désormais plus exigeantes en termes de présence.</p>
<p>Cependant cette demande est rarement entendue par les entreprises quand elle est énoncée par un homme. Pour penser la carrière au féminin, il faut se poser cette question : comment gèrent-elles cette difficile articulation du travail et de la vie privée et comment gèrent-elles ce dilemme d’être une femme et de faire carrière en même temps ?</p>
<p></div>
<div id="tabs-3" data-tab-content></p>
<p>Plusieurs stratégies s’offrent aux femmes. La première stratégie, vu la difficulté de gérer carrière et vie familiale, c’est de différer, voire éventuellement de renoncer aux naissances. Ca, on peut le voir notamment au niveau statistique, il y a plus de femmes cadres qui vivent en solo, c’est à dire qui sont, soit célibataires, soit avec des enfants sans être en couple. Parmi les ingénieurs de 35 à 44 ans par exemple, 19 % des femmes sont célibataires contre simplement 9 % des hommes.</p>
<p>Ce sont les statistiques qui montrent que les « célibattantes » comme le dit le nom, ce sont surtout des femmes. Il y a un ouvrage, écrit par Jean-Claude Kaufmann sur la femme seule et le prince charmant, qui essaye de comprendre le célibat féminin. Il l’explique souvent en disant que les femmes se sont d’abord consacrées à leur carrière, puis ont voulu construire une vie familiale. Mais parfois c’est trop tardif, ce cap est raté pour avoir des enfants.</p>
<p>Quand on fait des entretiens auprès de femmes cadres seules, on se rend compte que ce n’est pas obligatoirement une stratégie de vivre seule. La vie en solo, cela s’explique aussi parfois parce que son couple n’a pas résisté à son implication dans la carrière. Parfois aussi parce qu’un homme plutôt traditionnel, un chef de famille, n’a peut-être pas obligatoirement eu envie d’attendre cette femme qui n’était pas très disponible, qui était toujours à l’extérieur ou en déplacement. C’est une première possibilité.</p>
<p>Dans les histoires de vie, on rencontre aussi des femmes qui, vu leur implication dans leur carrière ont finalement progressivement eu envie d’avoir une plus grande autonomie et de construire un couple avec un homme qui écoutait mieux leur demande d’autonomie et ont éventuellement changé de partenaire.</p>
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<p>Une autre stratégie pour gérer carrière et vie familiale, ça peut être aussi parce qu’on se rend compte progressivement que c’est difficile, c’est d’essayer de trouver des métiers moins prenants en temps, dont les horaires sont plus malléables, où finalement on peut compter son temps et mieux l’articuler avec sa vie familiale. Donc si on regarde les trajectoires de normaliennes scientifiques, par exemple au moment de l’orientation de leur métier à la sortie de Normale, certaines choisissent la recherche, l’enseignement, tout simplement avec cette idée que ce sont des métiers où la conciliation est plus facile. Elles vont éventuellement ne pas choisir les métiers dans l’industrie où elles se rendent compte que la conciliation va être peut-être plus difficile.</p>
<p>On peut aussi bifurquer en cours de carrière, avoir des mobilités horizontales, choisir des postes d’expert, de cadre fonctionnel où il est plus facile de gérer son temps, contrairement à d’autres postes, notamment en terme d’encadrement hiérarchique qui sont plus chronophages, où il est beaucoup plus difficile de contrôler cette aspiration à la disponibilité totale dans ce métier.</p>
<p>Enfin aussi, on peut se fixer une barrière, une échelle de réussite professionnelle au-delà de laquelle on ne veut pas ou surtout on sait qu’on ne peut plus aller. Par exemple, on peut refuser une promotion. Parce que l’on sait que cela va être difficile à gérer, notamment en terme de déplacement ou en terme de mobilité géographique à l’international. Par contre, quand on interroge ces femmes en fin de carrière, parfois ce choix, qui n’en est pas un, elles le regrettent, considérant qu’elles ont été dans une carrière un peu bloquée et qu’elles ont ainsi un peu raté le pas d’une carrière brillante.</p>
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<p>La troisième possibilité, on l’a évoquée ce matin, ça peut être de prendre un temps partiel, notamment le mercredi. C’est une possibilité qui est très développée pour les femmes qui ont deux ou trois enfants. Cependant, ce choix du temps partiel, comme l’encadrement est encore pour le moment plus masculin, est souvent interprété comme un certain renoncement à faire carrière, même si progressivement les femmes cadres revendiquent un nouveau rapport au temps et essayent de revendiquer, surtout à travers le temps partiel, une durée de travail normale qui permettrait d’avoir une vie personnelle à côté.</p>
<p>Mais parfois le choix du temps partiel, dans un certain poste, une fois que l’on a réussi à le faire bien accepter par sa hiérarchie, à mettre en place une organisation de travail cohérente avec son équipe, peut être un frein à la mobilité. Parce qu’on se dit : est-ce que si on accepte une promotion ou une mobilité, on arrivera à réorganiser son temps partiel, est-ce que cela sera accepté ?</p>
<p>Mais ce n’est pas la seule stratégie possible on peut aussi faire une carrière en discontinu, notamment en faisant des enfants jeunes et en s’investissant dans sa carrière une fois que les enfants sont autonomes. C’est un modèle de carrière que l’on rencontre notamment beaucoup chez les cadres quinquas, qui ont géré leur carrière en deux temps, en termes de cycles de vie. Un premier temps, où l’on se consacre un peu plus à sa vie personnelle, et un deuxième temps où l’on s’investit beaucoup plus dans la recherche de la réussite professionnelle.</p>
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<p>Une autre possibilité, c’est d’organiser sa vie domestique de manière à pouvoir complètement déléguer les tâches domestiques, notamment à des services marchands, une femme de ménage, une baby-sitter, une bonne. Ce modèle de stratégie, par contre, demande un certain niveau de vie et se rencontre souvent dans des couples à double carrière.</p>
<p>Etre mariée à un ingénieur de la même école, ayant un peu le même style de carrière, facilite cette gestion de la carrière à deux. Parfois avec des stratégies de carrières alternées, dans le sens où l’on s’arrange. On fait des compromis pour que suivant les moments de la vie, l’un mette sa carrière peut-être un peu plus en veille par rapport à l’autre et que l’on alterne les moments de prise de responsabilité.</p>
<p>Cependant, la gestion de la carrière à deux risque de rencontrer certains tiraillements, notamment par rapport aux promotions nécessitant une mobilité géographique. Parce que se pose la question de : qui part, qui accepte de suivre l’autre? Souvent, dans ces couples, on se rend compte qu’il y a des négociations conjugales qui font que des compromis de coexistence sont réalisés. Et parfois c’est plus facile quand on est engagé dans la même entreprise et qu’on peut négocier des mutations à deux.</p>
<p>Une autre stratégie, c’est qu’il est plus facile de faire carrière tout simplement quand on n’est pas marié à quelqu’un de carriériste. Soit parce qu’il est dans des professions moins qualifiées du privé, soit parce qu’il est dans certaines professions du public qui permettent une meilleure disponibilité temporelle et géographique. Par exemple un enseignant, un chercheur, une profession libérale qui peut choisir son lieu de vie professionnelle. C’est rare, puisque les couples où madame gagne plus que monsieur restent des exceptions et ne sont pas toujours faciles à assumer dans le regard social de sa famille, de ses propres parents, de ses amis et parfois même de son conjoint et de soi-même.</p>
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<p>En conclusion, je voulais vous dire que malgré la volonté affichée des entreprises de développer la mixité au niveau cadres supérieurs et dirigeants, les femmes ingénieures suivent quand même en moyenne des parcours de carrière moins élevés que les hommes, se heurtent à un plafond de verre, c’est l’expression des américaines. Vu que cela fait environ vingt ans que l’on dénonce le plafond de verre, on pourrait dire que c’est un ciel de plomb. Parce qu’on le connaît toutes et le fait de le dénoncer ne le fait pas disparaître. On en est toutes conscientes, mais on n’arrive pas à le dépasser.</p>
<p>Donc on pourrait peut-être réfléchir sur le changement des critères de sélection des cadres à haut potentiel, futurs cadres dirigeants, qui ne sont pas neutres par rapport aux différences masculin-féminin. Tout d’abord, le critère de la capacité à la mobilité géographique, notamment à l’international est un critère qui est plus difficile à négocier quand on est une femme dans un couple à double carrière. De la même manière, une des compétences managériales considérée comme essentielle, c’est la disponibilité, notamment temporelle. Il faudrait arriver à convaincre que quand on est bien organisé, on peut faire le même travail en un peu moins de temps et qu’on n’a pas forcément besoin de présentéisme pour être un bon cadre dirigeant.</p>
<p>Dernier élément, puisque les cadres deviennent de plus en plus des femmes, que les hommes cadres sont de plus en plus mariés à des femmes cadres qui veulent également faire carrière : ces politiques de gestion des ressources humaines devraient prendre en compte cette négociation conjugale des projets professionnels et des carrières, et de ces compromis de coexistence que l’on est obligé de faire.</p>
<p>Pour l’instant encore, la conciliation en général dans un couple à double carrière, c’est souvent la femme qui progressivement met sa carrière un peu en veilleuse. Mais si nous continuons à faire pression, peut-être que nos compagnons vont également être obligés de changer.</p>
<p></div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Carrières au féminin et au masculin">Carrières au féminin et au masculin</button></li><li class="onglet" data-onglet="1"><button type="button" class="btn" title="La fée du logis">La fée du logis</button></li><li class="onglet" data-onglet="2"><button type="button" class="btn" title="Moins inégalitaire mais pas égal">Moins inégalitaire mais pas égal</button></li><li class="onglet" data-onglet="3"><button type="button" class="btn" title="La femme seule et le prince charmant">La femme seule et le prince charmant</button></li><li class="onglet" data-onglet="4"><button type="button" class="btn" title="Bloquer sa carrière">Bloquer sa carrière</button></li><li class="onglet" data-onglet="5"><button type="button" class="btn" title="Tenter un nouveau rapport au temps">Tenter un nouveau rapport au temps</button></li><li class="onglet" data-onglet="6"><button type="button" class="btn" title="Déléguer, alterner, négocier">Déléguer, alterner, négocier</button></li><li class="onglet" data-onglet="7"><button type="button" class="btn" title="Plafond de verre et ciel de plomb">Plafond de verre et ciel de plomb</button></li></ul></div><br />
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