﻿<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>culpabilité | Cercle InterL</title>
	<atom:link href="https://www.interelles.com/tag/culpabilite/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.interelles.com</link>
	<description>Un réseau de réseaux de femmes et d&#039;hommes d&#039;entreprises engagées pour la mixité</description>
	<lastBuildDate>Tue, 02 May 2023 08:35:06 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
	<item>
		<title>Comment être boss… sans être garce ? Caitlin Friedman, Kimberly Yorio</title>
		<link>https://www.interelles.com/lu-pour-vous/comment-etre-boss-sans-etre-garce</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Dec 2013 12:04:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu pour vous]]></category>
		<category><![CDATA[carrière]]></category>
		<category><![CDATA[codes culturels féminins/masculins]]></category>
		<category><![CDATA[culpabilité]]></category>
		<category><![CDATA[leadership au féminin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.interelles.com/?p=2602</guid>

					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">C’est le titre du livre de Caitlin Friedman et Kimberly Yorio (Marabout, 2007) qui tente de répondre à une question souvent posée.</p>
<p>  Qu’en retenir ? D’abord un témoignage, celui de Linda Brierty, psychothérapeute : « Dans une entreprise, une femme qui se comporte comme ses collègues masculins est souvent mal perçue. Lorsqu’elle s’affirme ou [...]</p>
<p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/comment-etre-boss-sans-etre-garce">Comment être boss… sans être garce ? Caitlin Friedman, Kimberly Yorio</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">C’est le titre du livre de Caitlin Friedman et Kimberly Yorio (Marabout, 2007) qui tente de répondre à une question souvent posée.</p>
<p><strong> Qu’en retenir ?</strong> D’abord un témoignage, celui de Linda Brierty, psychothérapeute : <i>« Dans une entreprise, une femme qui se comporte comme ses collègues masculins est souvent mal perçue. Lorsqu’elle s’affirme ou qu’elle s’impose, elle est cataloguée comme étant dure. Et si elle est efficace, énergique et ne montre pas ses émotions, on dit qu’elle est froide. (…) Tout d’abord souvenez-vous que vous n’êtes plus au lycée, où l’enjeu était d’avoir le plus de copines possibles. Il ne s’agit pas d’être aimé à tout prix, même si un bon relationnel est extrêmement important. (…) Menez un dialogue intérieur destiné à vous soutenir. <strong>Faites taire les « critiques intérieures » et aimez-vous.</strong> (…) Il n’y a pas de mal à s’aimer, à s’encourager – sachez que ce n’est pas un péché mortel de vanité. »</i></p>
<p>Ce petit livre nous donne des conseils pratiques sur l’art et la manière du management qui est difficile pour tous, hommes et femmes et que l’on ne découvre généralement que par essais et erreurs. Mais pourquoi ce souci des femmes de ne pas être une garce ? Les auteures nous rappellent des données de base : en tant que manager vous allez recruter, renvoyer, évaluer, et promouvoir. Or disent-elles <i>« le leadership implique une relation entre deux individus : l’un dirige, l’autre suit ».</i></p>
<p>Rien de plus opposé à la culture pseudo-égalitaire des groupes de petites filles. Souvenons-nous de <a title="Deborah Tannen, The power of talk ou L’art de la conversation" href="https://www.interelles.com/non-classe/deborah-tannen-the-power-of-talk-ou-lart-de-la-conversation">Deborah Tannen</a> : « Tu ne ramèneras pas ta fraise », le credo des cours de récréation au féminin ! Et là, brusquement on devient celle qui tranche, qui décide, qui dirige. Que d’interrogations en perspective ! Les hommes aussi doivent improviser. Mais, dans leurs groupes, être un chef était valorisé et accepté.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><b>Trois écueils</b></p>
<p> Elles désignent néanmoins  trois écueils communs à nombre de femmes et à éviter à tout prix:</p>
<ul>
<li><strong>Copiner </strong>: nous voulons être aimées. Ce n’est pas à l’ordre du jour. Nous avons des amies à l’extérieur pour cela, une famille, etc. C’est le copinage qui fera de nous une garce, quand après avoir tissé des liens non professionnels, nous devrons prendre des décisions difficiles concernant la même personne. Comment dans ce cas rappeler à l’ordre, évaluer, sanctionner ? Comment ne pas être soupçonnée de nous servir de ce que nous savons de non professionnel pour prendre nos décisions ?</li>
<li><strong>Laisser passer son manque d’assurance </strong>: nous n’avons pas l’habitude de frimer, nous posons des questions quand nous ne comprenons pas et nous exprimons facilement nos doutes. C’est parfois un avantage à l’intérieur d’un groupe, quand les hommes ne posent pas de questions. Nous débloquons la situation pour tous. Ce n’est plus possible : <i>« Gardez cela pour vous. Ce n’est pas votre titre qui fera de vous un leader. Il va vous falloir gagner le respect de votre équipe. Si vous vous comportez en gamine, personne ne vous respectera. » </i>Prenez un mentor, conseillent-elles, lisez, étudiez, suivez des séminaires le week-end, mais ne laissez pas votre équipe ou votre boss perdre confiance en vous.</li>
<li><strong>Aller dans le micro détail</strong> : le manque d’assurance comme la culture de l’effort et du dévouement, si répandue chez les femmes, nous amènent à aller dans ce que les auteures appellent le micro-management. Nous contrôlons tout. Nous épuisons les autres et nous-mêmes. Car en fait, nous cassons les pieds de nos collaborateurs, nous bridons leurs énergies et nous perdons beaucoup de temps. C’est ainsi que beaucoup de femmes ne s’autorisent pas ce qui réussit si bien aux hommes leaders : se garder du temps pour réfléchir. Hé oui, buller ! C’est la clé des idées claires et de la créativité.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><b>Manager des hommes, des femmes</b></p>
<p>Les stéréotypes de genre existent chez les hommes, comme chez les femmes. <i>« Lorsque leur chef est une femme, les hommes sont méfiants (…) et ils cherchent en permanence à la tester, pour voir ce qu’elle vaut. Les femmes, elles, essaient d’être amies avec vous et ont plus tendance à parler de leurs problèmes personnels. Elles attendent également que vous manifestiez une attitude plus compréhensive »</i>, témoigne une chef d’entreprise auprès des auteures.</p>
<p>D’autres auteurs ont observé ailleurs des phénomènes troublants. En effet, l’enregistrement d’opérations chirurgicales à des fins de traitement à distance a mis en évidence l’ambiguïté des relations entre femmes. Le processus habituel est que le chirurgien demande un instrument en tendant la main et en donnant simplement le nom de l’instrument. L’instrumentaliste répond à cela en posant l’instrument demandé dans la main. La concentration et l’efficacité sont à ce prix. Ces enregistrements ont montré que les instrumentalistes, femmes, ne respectaient pas ce processus quand le chirurgien était une femme, mettant en péril la sécurité de l’intervention&#8230;</p>
<p>Les femmes attendent parfois d’une femme qu’elle se comporte « en femme », c&rsquo;est-à-dire conforme à la culture des bacs à sable féminine. Mais si elle le fait, elle est aussi anxiogène, car non conforme au rôle du leader qui rassure et entraîne…  Les femmes doivent négocier avec les femmes, là où les hommes peuvent donner des ordres. C’est sans doute ce qui explique toute l’ambiguïté des femmes qui déclarent préférer être managée par un homme. Au moins les rôles sont clairs ! Et la tradition respectée.</p>
<p><strong>Caitlin Friedman et Kimberly Yorio nous donnent des conseils pratiques pour établir « la bonne distance », ce qui est tout l’art du management.</strong> Et après avoir rappelé que pour être aimable il faut d’abord s’aimer soi-même et bien se traiter (en prenant du temps pour soi, en soignant ses objectifs de carrière…), nous terminerons par ce conseil : <i>« Les femmes leaders qui risquent d’être cataloguées « garces » sont<b> </b>celles qui utilisent le leadership à leur unique profit et non à celui de leur équipe. »</i></p>
<p><em>Synthèse et commentaire L. Dejouany</em></p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/comment-etre-boss-sans-etre-garce">Comment être boss… sans être garce ? Caitlin Friedman, Kimberly Yorio</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>A propos des rivalités féminines</title>
		<link>https://www.interelles.com/lu-pour-vous/a-propos-des-rivalites-feminines</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Dec 2013 17:02:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu pour vous]]></category>
		<category><![CDATA[culpabilité]]></category>
		<category><![CDATA[stéréotypes de genre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.interelles.com/?p=2551</guid>

					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">Sujet régulièrement évoqué : pourquoi les femmes, au lieu d’être solidaires dans les difficultés rencontrées en entreprise, se tirent-elles dans les pattes ? Stéréotype ou réalité ? Faisons le point de la documentation en notre possession sur ce sujet.</p>
<p> Note de Laurence Dejouany Queen bee syndrom Rosabeth Moss Kanter aborde ce sujet dans les [...]</p>
<p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/a-propos-des-rivalites-feminines">A propos des rivalités féminines</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><p class="elmt-chapeau">Sujet régulièrement évoqué : pourquoi les femmes, au lieu d’être solidaires dans les difficultés rencontrées en entreprise, se tirent-elles dans les pattes ? Stéréotype ou réalité ? Faisons le point de la documentation en notre possession sur ce sujet.</p> <i>Note de Laurence Dejouany</i></p>
<p align="center"><b>Queen bee syndrom</b></p>
<p><a title="Rosabeth Moss Kanter- comportement et situation de minorité" href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/rosabeth-moss-kanter-comportement-et-situation-de-minorite"><strong>Rosabeth Moss Kanter</strong></a> aborde ce sujet dans les années 70 aux Etats-Unis, quand elle observait dans une entreprise ce qui se passait pour les femmes en situation de minorité.</p>
<p>Elle explique que ces femmes alibis se trouvaient dans le dilemme de</p>
<ul>
<li>concilier le sentiment de leur différence,</li>
<li>avec la nécessité de supprimer ce sentiment chez les « dominants », les hommes.</li>
</ul>
<p>Comment se faire accepter en effet? Il fallait prouver sa loyauté au groupe dominant, faire acte d’allégeance. Face à ce dilemme, R. Moss Kanter a observé deux types de stratégie :</p>
<ul>
<li>Certaines femmes s’adaptaient très bien. Elles adoptaient le langage et les intérêts des hommes. Elles manifestaient du goût pour la chasse et la pêche et tenaient parfois mieux l’alcool que les hommes. C’est ce qui est encore régulièrement dénoncé à travers cette assertion : « les femmes se masculinisent pour grimper les échelons ».</li>
<li>Si les femmes ne voulaient pas s’adapter de cette façon, elle ne pouvait que garder une distance respectueuse avec les dominants, au risque de l’exclusion. Elles devaient donc accepter d’être des exceptions, seules de leur espèce dans le club, et s’opposer à leur groupe d’appartenance. Et tourner le dos à la minorité menaçante, au groupe des « filles ». Ne pas réagir aux commentaires ou plaisanteries sur le manque de compétence des femmes. Il était encore mieux d’y participer soi-même. C’est ce qu’on a appelé le « Queen bee syndrom », le syndrome de la reine des abeilles.</li>
</ul>
<p>La « rivalité féminine» ou la « masculinisation » des femmes dirigeantes s’expliquerait dans ce cas par la nécessité, quand les femmes ne sont pas plus de 10 à 15% et ne peuvent donc développer une « contre-culture », de se faire accepter par le groupe des hommes.</p>
<p align="center"><b>Le poids de la pipolisation et de l’idéalisation</b></p>
<p style="text-align: left;" align="center"> Tous les regards étaient tournés vers ces femmes. Ces femmes alibis étaient systématiquement mises en avant, pour ne pas dire exhibées, dans les occasions publiques. Erreurs comme relations personnelles devenaient immédiatement publiques. Elles étaient l’objet des conversations, des cancans. Leur réputation les précédait à chaque changement de fonction.</p>
<p> Comme elles étaient considérées représentatives du genre féminin tout entier, elles portaient en plus le poids de le représenter dans tout ce qu’elles faisaient. A cela s’ajoutait la pression des femmes des niveaux moins élevés. Elles considéraient en effet que toute réussite ou faux pas de ces femmes alibis auraient des conséquences sur leur carrière à toutes. Chacun de leur geste était chargé d’importance. Même les choix professionnels qu’elles affichaient devaient servir la cause des femmes.</p>
<p>Souvenons-nous que cette étude date des années 70. Si encore bien des femmes dirigeantes en France sont en position de minorité, elles jouent aussi souvent un rôle actif dans les nombreux réseaux de femmes qui se sont constitués depuis 10 ans. Elles prouvent ainsi que le Queen bee syndrom n’est peut-être plus d’actualité. Même si il est toujours de bon ton d’affirmer que l’on n’est pas féministe… ce qui serait sans doute encore perçu comme une agression à l’égard du club des hommes.</p>
<p>Cependant ces femmes sont présentées comme des « rôles modèles ». Le poids de la pipolisation et donc de l’idéalisation pèse toujours sur elles. On leur demande d’être parfaites, puisqu’elles nous représentent. On ne leur pardonne pas le moindre « manque de solidarité »…  quitte à en faire une généralité.</p>
<p align="center"><b>Du côté de la psychanalyse</b></p>
<p style="text-align: left;" align="center">Oui, mais encore ? La rivalité féminine ça existe, tout le monde en a des exemples ! <b> Marie Lion-Julin</b> aborde aussi cette question des  rivalités féminines dans son ouvrage « <i>Mères : Libérez vos filles !</i> <i>», Odile Jacob Poches, 2010</i>. Livre qui aurait pu s’intituler « Filles : libérez-vous de vos mères ! » et qui à ce titre devrait être lu par toutes.</p>
<p>Pourquoi les femmes sont-elles jalouses entre elles, demande-t-elle : «  <i>Les femmes qui n’ont pu vivre la compétition avec leur mère, qui ont préféré perdre et ne pas lutter, pour sauvegarder leur relation avec elle, craignent plus tard toute forme de compétition </i>».</p>
<p style="text-align: left;">Elle explique aussi que moins la mère était « bonne », plus nous devons préserver le petit bout de relation qui fonctionne. C’est une nécessité vitale et nous pouvons y sacrifier beaucoup de nous-même. Mais une mère « parfaite » ne permet pas non plus de se construire dans une opposition structurante. Perçue comme toute puissante, elle reste effrayante, dangereuse.</p>
<p style="text-align: left;">Elle poursuit ainsi : « <i>Ayant appris à perdre, elles font tout pour éviter la compétition. Les autres femmes sont souvent perçues comme dangereuses, menaçantes, capables de les replacer en position d’infériorité, ou de les nier totalement. »</i></p>
<p>Faute d’avoir pu affronter, puis dépasser cette première compétition avec la mère pour l’amour du père, restons-nous figées dans la rivalité avec les femmes? Prisonnières de cette relation (quelque soit la réalité de notre mère, l’inconscient n’en a cure, ni même d’ailleurs que celle-ci ne soit morte depuis des années… ), que fantasmons-nous quand nous nous retrouvons en compétition avec d’autres femmes?</p>
<p align="center"><b>Les apprentissages de l’enfance</b></p>
<p><a title="Deborah Tannen, The power of talk ou L’art de la conversation" href="https://www.interelles.com/non-classe/deborah-tannen-the-power-of-talk-ou-lart-de-la-conversation"><b>Deborah Tannen</b></a> a montré comment les groupes de jeux sexués dans l’enfance ont construit des apprentissages de socialisation et de communication différents entre filles et garçons.</p>
<p>Quand les garçons jouent à « la bagarre », les petites filles échangent des confidences avec leur meilleure amie. Peut-on dire qu’elles apprennent à se battre avec des mots ? Propos acides, voire fielleux, qui feront ensuite dire : « Ah, les femmes entre elles ! » Pourtant les garçons ne sont pas tendres entre eux, le « déviant » est sauvagement moqué. Qu’il soit roux, qu’il zozote, ait quelques kilos de trop ou prenne des cours de danse.</p>
<p>Mais les garçons apprennent à fonctionner en groupe, sous la direction d’un leader reconnu, ce qui n’est pas le cas des filles, nous dit Deborah Tannen. Ils se sont entraînés à la compétition pour la place de leader. Quand les filles apprennent à tenir compte de la sensibilité de l’autre, à être à son écoute, à ne pas lui faire perdre la face.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><b>Les hommes guerroient, les femmes soignent et consolent</b></p>
<p><strong>Fabienne Brugère</strong> <a title="Le sexe de la sollicitude – Fabienne Brugère" href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/le-sexe-de-la-sollicitude-fabienne-brugere">dans « Le sexe de la sollicitude »</a> décrit ce destin des femmes marqué par la maternité et le soin des personnes, que l’on désigne bien souvent par le terme anglo-saxon « care ». Ce destin, bien que la situation des femmes ait considérablement évoluée, reste inscrit dans le rôle qui nous est dévolu. La société, et les hommes en particulier, attendent de nous que nous assurions toujours cette part d’humanité. Les hommes guerroient, les femmes soignent et consolent.</p>
<p>Le care a une fonction civilisatrice indéniable. Nous en avons vu aussi le poids sur les femmes et le prix qu’elles paient à ne pas le partager avec les hommes :</p>
<ul>
<li>en termes de <a title="Courage, fuyons notre culpabilité !" href="https://www.interelles.com/le-chemin-des-femmes/courage-fuyons-notre-culpabilite">culpabilité</a> : est-ce que je donne assez, à ma famille, à mon employeur, à mon manager, à mes collaborateurs ?<b></b></li>
<li>en termes <a title="Mon salaire, parce que je le vaux bien !" href="https://www.interelles.com/le-chemin-des-femmes/mon-salaire-parce-que-je-le-vaux-bien">d’inégalité salariale</a> et de promotion : « Je ne veux pas demander (une augmentation de salaire, une promotion), je veux être reconnue pour mes mérites » disent-elles.</li>
</ul>
<p>Ce sont les hommes qui affirment « Quand les femmes réussissent, elles sont pires que les hommes ! » Est-ce possible ? Ou bien est-ce « pire » venant d’une femme ? Parce qu’on attend d’une femme cette part constante de sollicitude. Et les femmes aussi attendent cela des femmes qui réussissent, renforçant ce poids d’idéalisation que nous avons vu dans la pipolisation évoquée par R. Moss Kanter.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><b>Des malentendus</b></p>
<p style="text-align: left;" align="center"><b> </b><i>« Comment être boss… sans être garce ?</i> » est le titre du livre écrit en 2006 par <b><a title="Comment être boss… sans être garce ?" href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/comment-etre-boss-sans-etre-garce">Caitlin Friedman et Kimberly Yorio</a>, </b>édité en France en 2007 par Marabout.  Car effectivement c’est une question que bien des femmes se posent. <i>« Vous allez recruter, renvoyer, évaluer et promouvoir »</i> expliquent-elles<i>. </i>Et la difficulté est de continuer à fonctionner selon nos apprentissages de petite fille sympa : <i>« Tout d’abord, souvenez-vous que vous n’êtes plus au lycée, où l’enjeu était d’avoir le plus de copines possibles. Il ne s’agit pas d’être aimée à tout prix, même si un bon relationnel est extrêmement important ».</i></p>
<p><i> </i>« <i>Rare</i> <i>sont les femmes qui réussissent à être amicales mais professionnelles</i> » disent-elles. Le piège est là, dans la distance que nous devons trouver avec nos collaborateurs, sans « paraître froide », autre reproche fréquent. « <i>(…) il faut maintenir une certaine distance, ce qui n’est pas facile au début </i>». «<i>Si vous avez instauré trop de familiarité dans une relation qui aurait dû être strictement professionnelle et si vous devez vous séparer d’une collaboratrice une fois que les choses tournent mal, vous serez aussitôt cataloguée comme garce</i> ». Et l’on dira encore « Ah, les femmes entre elles… », mettant cela sur le compte des rivalités féminines qui pourrissent tout, c’est bien connu !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center"><b>Apprendre à se battre ?</b></p>
<p><b> </b>Dans les ABCD de l’égalité, <a title="Courage, fuyons notre culpabilité !" href="https://www.interelles.com/le-chemin-des-femmes/courage-fuyons-notre-culpabilite"><b>Nicole Abar</b> </a>reprend son programme d’initiation à la mixité par le sport, qu’elle nous avait présenté. Elle<b> </b>nous avait raconté à cette occasion comment les gestes des filles dans le sport sont réduits, étriqués, dès l’âge de 3 ans. Elles n’osent pas occuper l’espace. Dans un groupe mixte, elles restent derrière les garçons. Pourtant à cet âge-là, les différences anatomiques entre filles et garçons ne peuvent justifier des écarts de performance.</p>
<p>On constate aussi que les filles se tournent plus volontiers vers des sports de défense que d’attaque. Même dans le sport, nous restons dans les normes qui nous sont assignées, celles de gentilles filles. Est-ce qu’à travers ces programmes d’initiation à la mixité par le sport les filles apprendront à se battre en équipe, selon des modalités acceptables par tous ? Ou trouvera-t-on encore qu’on les « masculinise » ?</p>
<p><strong> Faire carrière dans le monde de l’entreprise passe par la compétition.</strong> C’est la règle du jeu, il y a plus de postulants que de postes de responsabilité. Le conflit fait aussi partie de la vie et de relations qui ne sont pas factices. Pouvons-nous l&rsquo;accepter sans nous en culpabiliser?</p>
<p>Alors, cette question de la rivalité entre femmes, qu’en penser ?</p>
<ul>
<li>Comment avons-nous pu aborder, vivre et dépasser la compétition avec notre mère ? Nous sentons-nous menacée dès qu’une femme nous parait « plus… » que nous ? Ce qui nous ferait vivre bien des situations comme des rivalités, les provoquant ainsi parfois.</li>
<li>Mais avons-nous appris à nous battre ? A accepter le conflit ? A demander pour faire valoir nos droits? Ou trouvons-nous cela choquant de la part d’une femme ?</li>
<li>Ne sommes-nous pas trop exigeantes sur l’exemplarité des femmes ? Les femmes rôles modèles se doivent d’être modèles, c’est-à-dire parfaites… Tout faux pas de leur part sera mis au compte du genre féminin : « Les femmes sont… ». Pourrions-nous dire stop à l&rsquo;idéalisation?</li>
</ul><p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/a-propos-des-rivalites-feminines">A propos des rivalités féminines</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le sexe de la sollicitude &#8211; Fabienne Brugère</title>
		<link>https://www.interelles.com/lu-pour-vous/le-sexe-de-la-sollicitude-fabienne-brugere</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Nov 2013 15:44:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu pour vous]]></category>
		<category><![CDATA[culpabilité]]></category>
		<category><![CDATA[stéréotypes de genre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.interelles.com/?p=2520</guid>

					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">
<p>Fabienne Brugière, qui est une philosophe du care, ne parle pas dans ce livre à proprement parler de la culpabilité. Mais à travers l’histoire du rôle dévolu aux femmes, elle dévoile ce qui peut constituer l’origine de cette culpabilité sur laquelle nous nous interrogeons. Son propos s’étend jusqu’au champ politique, ce qui ne [...]</p>
<p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/le-sexe-de-la-sollicitude-fabienne-brugere">Le sexe de la sollicitude – Fabienne Brugère</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;" align="center"><b><p class="elmt-chapeau"></b>Fabienne Brugière, qui est une philosophe du care, ne parle pas dans ce livre à proprement parler de la culpabilité. Mais à travers l’histoire du rôle dévolu aux femmes, elle dévoile ce qui peut constituer l’origine de cette culpabilité sur laquelle nous nous interrogeons. Son propos s’étend jusqu’au champ politique, ce qui ne correspond pas non plus à notre préoccupation. Mais néanmoins à travers cela, elle aborde la possibilité de renverser ce poids qui pèse traditionnellement sur les femmes, le souci des autres, pour en faire une dimension éthique partagée par tous &#8211; Editions du Seuil, octobre 2008</p></p>
<p>La sollicitude n’est pas une qualité inhérente à certains êtres humains. C’est un marquage sexuel au service de la domination masculine. En effet, dans l’ordre social traditionnel:</p>
<ul>
<li>les femmes sont vouées à l’espace privé de la famille, l’espace secret de la maison, dévolu à la protection des proches dans le silence et le dévouement</li>
<li>tandis que les hommes occupent l’espace public affairé et bruyant du gouvernement et du travail rémunéré, voué à la réalisation de soi.</li>
</ul>
<p>La sollicitude attribuée aux femmes trouve sa meilleure légitimation dans la maternité. La sollicitude maternelle apparaît comme une qualité essentielle et une norme du féminin. Après des décennies de féminisme, une femme qui ne témoigne pas de cette forme de féminité se voit aussitôt renvoyée à la question : est-elle bien encore une femme ? N’a-t-elle pas sacrifié au culte viril du soi ?</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Le sacrifice de soi, une norme du féminin</strong></p>
<p>Dans ce système qui a longtemps fait des femmes des êtres mineurs (c’est seulement dans les années 70 en France que les femmes ont obtenu le droit d’ouvrir un compte en banque ou de travailler sans l’autorisation de leur mari), comment peuvent-elles devenir des sujets au même titre que les hommes tant leur devenir est guidé par la question du dévouement ? L’expérience des femmes, normée par un souci des autres, est accolée au sacrifice de soi.<b> </b>Le piège féminin ancestral de l’abnégation de soi est toujours là. D’autant que l’arrivée massive des femmes dans les années 70 sur le marché du travail, n’a pas amené à revoir le fonctionnement traditionnel de la société dans lequel l’homme est pourvoyeur de ressources et la femme pourvoyeuse de temps (double journée de travail, Dominique Méda).</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Nature et gratuité</strong></p>
<p>Pour autant, nos sociétés reconnaissent peu de valeur à la sollicitude. Dans un monde voué à la rentabilité économique ce sont l’indépendance, l’autonomie et la réalisation de soi qui sont valorisées. En conséquence :</p>
<ul>
<li>Les soins donnés aux enfants, aux personnes malades, handicapées, âgées sont exercées par les femmes les plus pauvres, parfois immigrées clandestines.</li>
<li>D’ailleurs ce qui se fait en fonction de sa <b>« </b>nature <b>»</b> peut-il être reconnu comme une compétence technique ?</li>
<li>Et puis, la disponibilité caractéristique de la sollicitude maternelle n’implique-t-elle pas une gratuité dans le rapport aux autres ?</li>
</ul>
<p>Pourtant, souligne-t-elle le souci de soi peut être compromis par le souci de l’autre. Le décentrement vers autrui peut devenir insupportable, tant il empêche de se préoccuper de sa propre vie psychique (c’est comme cela que l’on voit des violences se commettre dans les métiers de soin aux personnes dépendantes).</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Assumer  aussi sa propre fragilité</strong></p>
<p>C’est pourquoi Fabienne Brugère propose que le souci des vies vulnérables devienne l’affaire de tous. Et affirme qu’exercer un tel souci c’est assumer la fragilité des autres, mais aussi de soi-même. Changer cela commence avec la nécessité pour les femmes d’apprendre à prendre soin de soi. A devenir elles-mêmes sujet de leur sollicitude.</p>
<p>Et c’est peut-être une piste de dégagement pour nous, dans ce travail que nous faisons pour comprendre la culpabilité des femmes dans le travail :</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Devenir sujet de notre propre sollicitude</strong></p>
<ul>
<li>prenons conscience de cette notion de sollicitude qui a construit notre histoire,</li>
<li>qui nous assigne le dévouement comme « nature »</li>
<li>et nourrit sans doute notre culpabilité</li>
<li>à une époque où les femmes se construisent un destin singulier à travers la vie professionnelle (et on peut faire le lien avec cette justification que les femmes utilisent : « j’ai besoin de travailler »)</li>
<li>échappant ainsi pour partie à cette assignation du souci de l’autre auquel nous devions entièrement dédier notre vie.</li>
<li>Mais en contre partie, comment pourrions-nous devenir sujet de notre propre sollicitude</li>
<li>et réintroduire consciemment dans notre vie professionnelle cette sollicitude et la partager avec les hommes ?<b> </b>Quelles sont les activités dans lesquelles elle s’exerce déjà, et pouvons-nous les identifier ?<b></b></li>
</ul>
<p style="text-align: left;"><i>Note de lecture faite par Laurence Dejouany en 2010, en lien avec <a title="Courage, fuyons notre culpabilité !" href="https://www.interelles.com/le-chemin-des-femmes/courage-fuyons-notre-culpabilite">l’atelier sur la culpabilité</a></i></p>
<p style="text-align: left;"><em>P<a href="http://http://www.nathaliegirauddieckert.blogspot.de/">einture de Nathalie Giraud-Dieckert</a></em></p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/le-sexe-de-la-sollicitude-fabienne-brugere">Le sexe de la sollicitude – Fabienne Brugère</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Créer sa confiance</title>
		<link>https://www.interelles.com/la-boite-a-outils/creer-sa-confiance</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yann Avantmidi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Mar 2013 18:48:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La boîte à outils]]></category>
		<category><![CDATA[culpabilité]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.dev.interelles.com/?p=453</guid>

					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">
<p> « Ce que je suis, ce que je veux, je peux et ne peux pas…. » : des questions clés pour mieux se connaître ! Comment y sont-elles arrivées, comment font-elles ? Avec Laurence Thomazeau, Martine Tulet, Marianne Julien, Madeleine Bucquet, Marine Rabeyrin, Dominique [...]</p>
<p>The post <a href="https://www.interelles.com/la-boite-a-outils/creer-sa-confiance">Créer sa confiance</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Qui suis-je ?">Qui suis-je ?</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Qui suis-je ?">Qui suis-je ?</button></li></ul></div>



<div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Qui suis-je ?">Qui suis-je ?</button></li><li class="onglet" data-onglet="1"><button type="button" class="btn" title="Ce que je dois faire et peux ne pas faire">Ce que je dois faire et peux ne pas faire</button></li><li class="onglet" data-onglet="2"><button type="button" class="btn" title="Gagner en justesse personnelle">Gagner en justesse personnelle</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau"> « Ce que je suis, ce que je veux, je peux et ne peux pas…. » : des questions clés pour mieux se connaître !<br />
Comment y sont-elles arrivées, comment font-elles ? Avec <em>Laurence Thomazeau, Martine Tulet, Marianne Julien, Madeleine Bucquet, Marine Rabeyrin, Dominique Maire, Françoise Touboul, Dominique Maire, Agnès Le Guern, Christelle Gaborieau</em>. </p><br />
<div class="elmt-texte-colonne"><br />
<b>SE CONNAITRE pour CREER SA CONFIANCE</b></p>
<p><b>                                                                  « Ce que je suis »</b></p>
<p>Qui suis-je ? D’où est ce que je viens ? Quel est donc le poids de ma culture, de mon éducation, de ma religion…. dans ce que je suis aujourd’hui ? Quelles sont mes valeurs propres qui conditionnent mes choix de vie, mes choix personnels et mes choix professionnels ?<br />
Moi par exemple mon point de départ. C’est une famille et une éducation qui n&rsquo;apprécient pas ou ne fait pas connaître son appréciation. C’est une jeune fille qui est bien trop sage et passive. Ce sont de nombreuses années pour créer cette confiance en soi et me sentir enfin légitime aujourd’hui.</p>
<p><a href="http://www.dev.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-gym.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-489" alt="Delize - gym" src="http://www.dev.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-gym.jpg" width="350" height="298" srcset="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-gym.jpg 350w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-gym-250x212.jpg 250w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" /></a></p>
<p><b>                                                                 « Ce que je veux »</b></p>
<p>De quoi ai-je envie ?  Quelle est mon ambition ? Tant au niveau professionnel que de ma vie tout court. Qu’est ce qui fait du sens ? Je peux commencer par me demander ce que je veux maintenant ? C’est important car cela me permet de prendre conscience aujourd’hui de mes envies, de ce qui est vraiment prioritaire pour moi.<br />
Et puis, qu’est ce que je veux pour plus tard, comme projet de vie ? Qu’est-ce qui, au bout du compte,  me permettra de dire de j’ai réussi ma vie, que je ne suis pas passée à côté de quelque chose d’essentiel pour moi ?<br />
Et puis, je veux garder en tête que mes envies  peuvent et vont évoluer, et que dans 2 ans  je ne voudrais peut-être pas la même chose.</p>
<p><b>                                                                 « Ce que je vaux »</b></p>
<p>Comment savoir ce que je vaux ? Comment prendre conscience de ma valeur, reconnaître mes compétences, mon savoir-faire, mon savoir être….Et mon salaire ? Est-ce que je le mérite, est-ce que je devrais gagner plus ? Qui peut me donner cet éclairage ?<br />
Je me demande si ce que je fais, ce que je suis, est assez bien. Le travail que je fais est-il satisfaisant pour mes collègues, mes clients, même internes. Entre ma volonté de bien faire, et les réactions des autres, où me situer ? C’est parfois difficile de trouver ma place !<br />
Mais au fait, je me demande pourquoi je me pose cette question… en général, quand ce n’est pas bien, on me le dit !!!</p>
<p><b>        « Ce que je peux faire, et ce que je ne peux pas faire »</b></p>
<p>Je peux à la fois m&rsquo;épanouir dans ma vie professionnelle et dans ma vie personnelle<br />
Je considérerai que j&rsquo;ai atteint mon objectif si je suis acteur et que je ne subis pas les choix des autres pour moi<br />
Est il possible d&rsquo;être femme et mère à la fois ?<br />
Cela veut-il dire être 100% femme et 100% mère en même temps ?<br />
<div class="elmt-box"><br />
Quelles sont les limites nerveuses et physiques que je peux accepter ? Au quotidien, jusqu&rsquo;où je laisse mon travail gagner du terrain ? Joignable sur mon portable à tout moment ? Travailler le soir ? Tous les soirs ? En échange de quelle flexibilité ? Accepter des dîners avec mes clients internes ?<br />
</div><br />
Si demain je changeais de job, quelle fréquence de déplacement à l&rsquo;étranger pourrais-je accepter ? Qu&rsquo;est ce qui est le plus important ? Faire les choses parfaitement ?<br />
Ou bien faire les choses en temps et en heure avec un niveau d&rsquo;exigence moindre ? Et puis, suis-je capable d&rsquo;être heureuse sans être esclave des demandes des autres? Je peux laisser les autres être fâchés, frustrés parce que je leur dit « non », parce que je ne peux pas toujours faire plaisir aux autres.<br />
Et surtout, je ne peux pas faire le bonheur des autres malgré eux&#8230;.<br />
</div><br />
</div>
<div id="tabs-1" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau"> Des questions clés pour créer sa confiance !<br />
Comment y sont-elles arrivées, comment font-elles ? Avec <em>Laurence Thomazeau, Martine Tulet, Marianne Julien, Madeleine Bucquet, Marine Rabeyrin, Dominique Maire, Françoise Touboul, Dominique Maire, Agnès Le Guern, Christelle Gaborieau</em>. </p><br />
<div class="elmt-texte-colonne"><br />
<b>        « Ce que je dois faire et peux ne pas faire »</b></p>
<p>A quoi ai-je le devoir de dire OUI, et la possibilité de dire NON ?<br />
Devant la pile des choses à faire dans une journée qu’est-ce qui relève vraiment de ma responsabilité ? Au travail ou à la maison par quoi commencer ? Est-ce que je suis censée tout faire toute seule ? Tout faire parfaitement ?<br />
Qui peut m’aider, clarifier, faire à ma place, comment déléguer et à qui ?<br />
Quand je prends les choses une par une, que je les traite sans précipitation, que je reconnais ce qui doit être préciser, ce qui est urgent, ce qui est important, ce que je sais faire ou que je ne sais pas faire, cela devient beaucoup plus simple. A la maison ou au travail, beaucoup des choses urgentes qui ne sont pas traitées immédiatement disparaissent d’elles-mêmes, seules les choses importantes restent à faire.<br />
Trier, ordonner, faire ce que je sais faire d’abord, accepter de ne pas tout savoir faire, reconnaître quand je ne suis pas concernée ( dans les mails par exemple, si je suis en copie je n’ai pas à répondre ), demander de l’aide, des précisions c’est cela aussi l’expérience, c’est sans doute tout cela ensemble qui permet de s’organiser.</p>
<p><b>        « Ce à quoi j&rsquo;ai droit »</b><br />
Eh bien oui, au fait, à quoi ai-je droit ?<br />
J’ai droit à ma liberté : je suis libre de mes choix, dans ma vie personnelle et professionnelle, je choisis ma voie et j’assume ces choix.<br />
J’ai aussi le droit d’être respectée : je sais ce que je vaux et ma parole mérite d’être écoutée autant que celle des autres, sans qu’il me soit pour cela nécessaire de hausser le ton ou de me justifier.<br />
J’ai le droit d’être là et de me sentir légitime: je sais ce que je peux et ce que je dois, je suis légitime dans mon poste et n’ai donc pas besoin de chercher en permanence à le prouver.<br />
Et bien entendu je revendique aussi l’égalité : égalité des salaires avec mes collègues hommes mais aussi égalité avec eux dans les opportunités et les évolutions de carrière.<br />
Pas question pour moi de tomber dans le piège du « flou, piège, victime » : J’ai confiance en moi !</p>
<p><b>        « Ce que je suis, ce que je veux, je peux et ne peux pas&#8230; »</b></p>
<p>6 questions clé pour mieux se connaître ! Suis-je capable, vous, moi, aujourd’hui, tout de suite, d’y répondre clairement ? Me les suis-je jamais posées ? Si oui, quand y ai-je répondu la dernière fois ? … Mais, pouvez vous penser, quel est le rapport avec la culpabilité ?<br />
Et bien voila : Laurence Dejouany a établi, tout à l’heure, le lien entre culpabilité (je rappelle que nous l’avons défini comme un sentiment de commettre une faute, qui nous expose donc au jugement de soi ou d’un tiers) et confiance en Soi….donc plutôt que de s’attaquer à la conséquence (que serait la culpabilité), nous avons essayé de comprendre/résoudre la cause. Et là, on est tombé sur une pelote de laine ….qui nous a mené à la connaissance de Soi.<br />
Alors comment ?<br />
</div><br />
</div>
<div id="tabs-2" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau"> Des questions clés à clarifier !<br />
Comment y sont-elles arrivées, comment font-elles ? Avec <em>Laurence Thomazeau, Martine Tulet, Marianne Julien, Madeleine Bucquet, Marine Rabeyrin, Dominique Maire, Françoise Touboul, Dominique Maire, Agnès Le Guern, Christelle Gaborieau</em>. </p><br />
<div class="elmt-texte-colonne"><br />
<div class="elmt-box"><strong>Se connaître</strong> (notamment en identifiant, en comprenant ce que je suis, ce que je veux fondamentalement, ce que je peux, ce que je dois…), c’est une étape qui nous semble fondamentale pour valider sa cohérence personnelle (et identifier des points de fragilité, de contradictions éventuellement!), son projet de vie, et gagner en « justesse personnelle ». Clarifier ce qui est majeur et mineur…</div><br />
<strong>Cette justesse « intérieure » </strong>va nous aider à sortir de ce sentiment de « faute » que l’on trouve dans la culpabilité : si je suis « là, à une place que j’ai choisie », je ne me sens pas en faute », je ne me juge pas fautive …. je sais que je suis là, je sais pourquoi je suis là… Si je réduis mon cisaillement intérieur, je réduis ma faute, donc le jugement de ma faute/donc mon sentiment de culpabilité. Même si mon interlocuteur pense le contraire (mais, en général, on est jugé quand on se juge soi-même, et à contrario, on s’expose beaucoup moins au jugement des autres, quand on ne se juge pas soi-même). Donc 1ere étape : je me connais, définis ma « cartographie personnelle »…. pour gagner en cohérence, en justesse.</p>
<p>Cela va m’aider à identifier mes limites… et à les accepter … mes forces, et à en prendre pleinement conscience…. cela va m’aider à me respecter, telle que je suis… et alors à gagner en Estime de Moi (et si je pousse la logique plus avant….cela va m’aider à m’aimer). …et là c’est gagné !!!!</p>
<p>Si je m’estime, je vais me faire confiance<br />
Ce qui va nourrir ma Légitimité : pas sur n’importe quoi ! Mais sur mon projet de vie, sur ce que j’ai décidé comme étant mon périmètre prioritaire, majeur…. Si ma confiance est construite sur des fondamentaux stables, il tient compte de ce que je suis/veux/sais/peux…..donc sur ce périmètre je suis légitime !</p>
<p>A partir du moment où j’ai confiance et suis légitime, l’Envie prend le pas sur la culpabilité. Et l’envie va aider à développer sa Puissance personnelle.</p>
<p>Et Confiance + Envie = Tremplin pour OSER<br />
J’ai un formidable tremplin pour OSER, pour développer une puissance personnelle au service de mon projet de vie !<br />
<div class="elmt-box"><br />
En SYNTHESE</p>
<p>3 étapes comme presque un pré requis, comme arme (fatale !!) anti-culpabilité, que nous proposons :</p>
<p>1) c’est Connais toi toi-même, pour être en cohérence/justesse et prends confiance en toi !</p>
<p>2) respecte et estime ton projet (et toi à travers ton projet)</p>
<p>3) et puis….FONCE !<br />
</div><br />
</div></p>
<p></div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Qui suis-je ?">Qui suis-je ?</button></li><li class="onglet" data-onglet="1"><button type="button" class="btn" title="Ce que je dois faire et peux ne pas faire">Ce que je dois faire et peux ne pas faire</button></li><li class="onglet" data-onglet="2"><button type="button" class="btn" title="Gagner en justesse personnelle">Gagner en justesse personnelle</button></li></ul></div><p>The post <a href="https://www.interelles.com/la-boite-a-outils/creer-sa-confiance">Créer sa confiance</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Entretenir sa confiance</title>
		<link>https://www.interelles.com/la-boite-a-outils/entretenir-sa-confiance</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Avantmidi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Mar 2013 11:53:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La boîte à outils]]></category>
		<category><![CDATA[culpabilité]]></category>
		<category><![CDATA[stress]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.interelles.com/?p=635</guid>

					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">Comment y sont-elles arrivées, comment font-elles ? Avec Laurence Thomazeau, Martine Tulet, Marianne Julien, Madeleine Bucquet, Marine Rabeyrin, Dominique Maire, Françoise Touboul, Dominique Maire, Agnès Le Guern, Christelle Gaborieau. </p>
<div class="elmt-texte-colonne"></div>
<p> Pour ouvrir cette boite à outils, quelle arme Confiance as-tu mise au point [...]</p>
<p>The post <a href="https://www.interelles.com/la-boite-a-outils/entretenir-sa-confiance">Entretenir sa confiance</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Le pouvoir de la parole">Le pouvoir de la parole</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Le pouvoir de la parole">Le pouvoir de la parole</button></li></ul></div>






<div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Le pouvoir de la parole">Le pouvoir de la parole</button></li><li class="onglet" data-onglet="1"><button type="button" class="btn" title="Lâcher prise">Lâcher prise</button></li><li class="onglet" data-onglet="2"><button type="button" class="btn" title="Prendre de l'altitude">Prendre de l'altitude</button></li><li class="onglet" data-onglet="3"><button type="button" class="btn" title="Gérer sa susceptibilité">Gérer sa susceptibilité</button></li><li class="onglet" data-onglet="4"><button type="button" class="btn" title="Gratitude &amp; Plaisir">Gratitude &amp; Plaisir</button></li><li class="onglet" data-onglet="5"><button type="button" class="btn" title="Humour">Humour</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau">Comment y sont-elles arrivées, comment font-elles ? Avec <em>Laurence Thomazeau, Martine Tulet, Marianne Julien, Madeleine Bucquet, Marine Rabeyrin, Dominique Maire, Françoise Touboul, Dominique Maire, Agnès Le Guern, Christelle Gaborieau</em>. </p><br />
<div class="elmt-texte-colonne"> <b>Pour ouvrir cette boite à outils, quelle arme Confiance as-tu mise au point et pratiquée ?</b></p>
<p>Mon secret, mon arme c’est la parole<br />
Je parle de mes difficultés, de mes interrogations, j’échange avec ma famille, mes amis et les contacts préférés de mes réseaux.<br />
J’exprime mes ambitions professionnelles et personnelles. Je me trace mon chemin de vie en prenant en compte mes passions. Je ne change pas cette direction, ce chemin sauf si JE le décide et si cela me convient vraiment. Je dis ce que je pense, ce que je ressens – cette parole c’est moi je n’ai pas à me justifier.</p>
<p>J’avais toujours rêvé de connaître d’autres cultures. Résultat j’ai vécu une moitié de vie en France et une autre moitié aux États-Unis.<br />
Je refuse d’avancer sur des non dits, des hypothèses qui me mèneront à une position de victime et me donneront un sentiment de culpabilité.</p>
<p><a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Dlize-ose.jpg"><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-489" alt="Dlize - ose" src="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Dlize-ose.jpg" width="350" height="298" /></a></p>
<p>Je ne fais pas de supposition, je demande des clarifications pour éviter cette situation de « Flou, Piège, Victime ».</p>
<p>La demande est claire donc je peux y répondre sans erreur.<br />
Avec mon équipe j’ai toujours échangé clairement, ce qui m’a permis d’établir un rapport de confiance qui entraîne une bien meilleure ambiance de travail et en fait une meilleure efficacité de travail<br />
<div class="elmt-box">J’ai un problème ?<br />
Je n’attends pas, je le pose, je le découpe, j’en parle et très rapidement je me rends compte que le problème n’est plus si terrible. Chaque morceau du puzzle appelle une solution simple et évidente soufflée par celui-ci et par celle-ci et le problème est à moitié résolu.<br />
</div><br />
Confiance<br />
Je crois en moi puisque je suis ici devant vous, je vous parle et cela n’a pas été facile….mais finalement je suis heureuse et fière d’être là, et cela nourrit ma confiance.</p>
<p></div><br />
</div>
<div id="tabs-1" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau">Comment y sont-elles arrivées, comment font-elles ? Avec <em>Laurence Thomazeau, Martine Tulet, Marianne Julien, Madeleine Bucquet, Marine Rabeyrin, Dominique Maire, Françoise Touboul, Dominique Maire, Agnès Le Guern, Christelle Gaborieau</em>. </p><br />
<div class="elmt-texte-colonne"> <b>Le pouvoir de la parole pour clarifier, lever les non dits, pacifier certains conflits et surtout ne jamais être victime ! Et toi quel anti-dote peux tu nous dévoiler ?</b></p>
<p>Pour dépasser ce sentiment de culpabilité, on a souvent tendance… à en faire trop !<br />
Pour ne pas donner de prise au sentiment de culpabilité, il faut que je sois parfaite !<br />
Il faut que ma carrière soit brillante, que soit là pour mes enfants, que je sache faire les macarons, courir le marathon, que je lise le dernier Houellbecq, et les critiques de la presse… il faut…<br />
Au secours !!! ….. fuyons ! A un moment, il faut dire lâcher prise: basta ! Et savoir remplacer « il faut » par « je veux ». Mais je veux quoi ? Pour moi, répondre à cette question, c’est finalement se poser la question de mes valeurs : qu’est ce qui compte pour moi dans la vie ? Quelles sont les valeurs auxquelles je crois ? Quelle image je veux donner de moi ?<br />
Personnellement, l’exercice qui consiste à réfléchir sur « si on devait me définir en moins de 10 mots, quels mots j’aimerais qu’on utilise ? » est un exercice très profitable. Il conduit à se poser beaucoup de questions sur ce qui est essentiel pour soi dans la vie, et donc de ce qui ne répond pas à un besoin, une envie réelle.<br />
<div class="elmt-box">J’ai fait l’exercice. C’est là, dans mon petit carnet vert…. liberté, amitié, amour, tolérance, plaisir….<br />
Passer au filtre de ses valeurs ses actions quotidiennes permet de faire un tri sur ses actions, pour ne garder que celles qui répondent à ses aspirations profondes : avec ce filtre, je place mes priorités, je sais dire oui, je sais dire non (dire non de façon positive mettre des limites de manière confortable en gardant des distances par rapport à l&rsquo;affectif), je sais ce qui est « good enough »… je sais donc gérer mon temps et mon énergie.</div>Le départ progressif de mes enfants m’a octroyé progressivement des heures de loisir, que j’ai systématiquement remplies par : des réunions le soir, du chant lyrique, du flamenco, un abonnement à la comédie française, à la bibliothèque,… et puis j’ai pris mon petit carnet vert… et maintenant, j’ai décidé de me recentrer sur des activités à « forte valeur ajoutée » : je choisis les réunions professionnelles à laquelle j’assiste, de les abréger si nécessaire, je fais de la gym volontaire (maintient la forme et permet de papoter avec les copines), du jogging cool (id, mais les copines ne sont pas les mêmes), un spectacle de temps en temps sur des pièces dont je prends le temps de comparer les critiques, je suis active dans le réseau de femmes de mon entreprise, ….</p>
<p>Plus de macarons, plus de réunions, plus de marathon… un bœuf miroton, et un bon petit Sauvignon avec mon compagnon ! Et des femmes de la promotion ! C’est cela le « good enough », le juste bon.<br />
</div><br />
</div>
<div id="tabs-2" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau">Comment y sont-elles arrivées, comment font-elles ? Avec <em>Laurence Thomazeau, Martine Tulet, Marianne Julien, Madeleine Bucquet, Marine Rabeyrin, Dominique Maire, Françoise Touboul, Dominique Maire, Agnès Le Guern, Christelle Gaborieau</em>. </p><br />
<div class="elmt-texte-colonne"> <b>Et toi, quel outil utilises tu pour entretenir ton assurance, ta confiance, sans te faire rattraper par ce sentiment de culpabilité ?</b></p>
<p><div class="elmt-box">Ce que je trouve essentiel et tellement libérateur c’est de prendre de l’altitude !<br />
Selon moi c’est pratiquer de temps en temps un détachement pour observer avec discernement la situation dans laquelle on évolue. </div></p>
<p>Pour cela, je conseille 2 principes et quelques recettes. ….</p>
<p>Le 1er principe est « Sortir de l’affectif ».<br />
Voici quelques recettes que j’utilise pour cela :<br />
&#8211; Sortir du registre « être aimée » pour un registre « être respectée, être juste, être cohérente ». Cette recette m’est particulièrement utile dans mon rôle de manager.<br />
&#8211; Se référer au contrat que l’on a passé avec l’entreprise. C’est un contrat de travail pas un contrat de mariage ☺ ! Il nous unit sur la base d’un échange « travail-salaire ». Cela implique qu’il est important de connaître ou clarifier si besoin est, la définition de sa mission, la nature du travail attendu en critères mesurables. Sur quoi suis-je vraiment attendu ? Sur quels critères vais-je être appréciée ?<br />
&#8211; Discerner actes et acteurs. Qu’est-ce qui relève de mon action et qu’est ce qui relève de mon environnement ?<br />
&#8211; Et puis un conseil très pratique : dans une situation de tension, écrire ses réponses telles qu’on les ressent sur l’instant : ça libère, …. Et laisser passer la nuit avant de les envoyer, pour les reprendre à froid.</p>
<p>Le 2ème principe serait de « Se placer sur une autre échelle ».<br />
&#8211; Une autre échelle de temps : placer les évènements dans une échelle de temps de 6 mois ou 1 an plus tard : comment on repensera à cet évènement dans 6 mois ? Il est bien possible que ce qui nous semble une montagne aujourd’hui ne soit finalement qu’une colline dans 6 mois !<br />
&#8211; Une autre échelle de référence : Penser à des amis ou de la famille qui évoluent dans un milieu totalement différent du sien et essayez d’imaginer ce qu’ils pourraient penser de la situation. Parfois on se rend compte que c’est une situation ridicule voir grotesque vu de l’extérieur de notre microcosme. Cela aide vraiment à relativiser.</p>
<p><div class="elmt-box">Et puis, solution un peu extrême, j’ai fait une erreur, j’ai subi un échec : si j’imaginais ma situation mais en pire. Si ça avait été une vraie erreur, un vrai échec quel serait le scénario…. Ha ! … finalement j’en suis loin !!</div></div><br />
</div>
<div id="tabs-3" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau">Comment y sont-elles arrivées, comment font-elles ? Avec <em>Laurence Thomazeau, Martine Tulet, Marianne Julien, Madeleine Bucquet, Marine Rabeyrin, Dominique Maire, Françoise Touboul, Dominique Maire, Agnès Le Guern, Christelle Gaborieau</em>. </p><br />
<div class="elmt-texte-colonne"> <b>Pouvoir de la parole, Altitude, Lâcher Prise… voilà déjà 3 « recettes » magiques à consommer sans modération ! Je crois que tu as expérimenté une méthode efficace… peux-tu nous la faire partager?</b></p>
<p>On dit que les femmes sont particulièrement susceptibles. Est-ce ce que vous le constatez aussi ?</p>
<p>Grâce au groupe de travail Culpabilité, j’ai travaillé ce sujet des dernières semaines, voici ce qu’il en ressort.</p>
<p>Il a fallu d’abord accepter l’idée que moi aussi il se pouvait que je sois susceptible.</p>
<p>J’en ai parlé à une personne qui me connaît bien et donc la réponse a été claire : « oui, tout à fait, certains jours tu te montres susceptible, j’ai appris à gérer ». Ouah, c’est courageux de dire à une personne susceptible qu’elle est susceptible.</p>
<p>Bon, 1ère étape, sortir du déni. C’est classique.</p>
<p><div class="elmt-box">Alors j’ai commencé à m’observer et à observer les autres. Ah tiens, effectivement, là j’ai eu une réaction émotive quand il m’a dit que mon tableau de bord était trop compliqué. Et puis je constate que je ne suis pas la seule, mon jeune collègue, un homme pourtant, réagit aussi de manière susceptible. Ouf, voilà le sujet un peu dédramatisé…</div></p>
<p>Mais que veut-elle donc me dire ma susceptibilité ? Je suis certaine que c’est une émotion qui en dit long… C’est le moment de mener l’enquête….<br />
Je constate qu’elle dépend de la personne par qui je me sens jugée et du domaine où s’exerce le jugement. Si quelqu’un me fait une remarque sur quelque chose que je sais de moi et que je m’avoue (par exemple, je n’aime pas manipuler les chiffres), cela ne me vexe pas. Par contre, si une personne qui représente quelqu’un d’important pour moi me fait une remarque sur un comportement de moi que je n’assume pas. Alors là, c’est l’explosion émotionnelle… interne et contenue… néanmoins, l’autre doit bien en percevoir quelque chose.</p>
<p>Donc finalement, cette susceptibilité, je peux l’observer et la décrypter. Elle me donne des informations utiles sur qui je suis vraiment dans la réalité, mes propres besoins (de reconnaissance) et comment je peux plus tenir compte des besoins des autres.<br />
<div class="elmt-box">C’est donc très pratique, car tous les jours, j’ai l’occasion de me sentir susceptible et donc tous les jours, j’ai l’occasion d’en apprendre un peu plus sur qui je suis et sur ce que représente les autres pour moi.<br />
Ainsi, au fur et à mesure je connais mieux mes limites, je peux occuper le territoire qui m’appartient vraiment et je me sens plus forte.</div><br />
</div><br />
</div>
<div id="tabs-4" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau">Comment y sont-elles arrivées, comment font-elles ? Avec <em>Laurence Thomazeau, Martine Tulet, Marianne Julien, Madeleine Bucquet, Marine Rabeyrin, Dominique Maire, Françoise Touboul, Dominique Maire, Agnès Le Guern, Christelle Gaborieau</em>. </p><br />
<div class="elmt-texte-colonne"> <b>Bien se connaître et s’accepter permet de gagner en sérénité et en confiance ! Et les vertus du plaisir (je n’ai pas dit des plaisirs !!!) et de l’envie ?</b></p>
<p>Pour entretenir ma confiance, je cherche à me faire plaisir.<br />
Je cherche à trouver mon équilibre et à me nourrir de petits bonheurs quotidiens. Je prends du temps pour être avec ma famille, mes amis. Je fais du sport régulièrement, je cherche à être « bien dans mon corps, pour être bien dans ma tête » plus qu’une formule, c’est pour moi un réel moyen d’être moins stressée !<br />
Je prends conscience de ce réel besoin de me défouler et de déconnecter.</p>
<p>De retour au travail, j&rsquo;ai ainsi l&rsquo;esprit plus libéré pour être à fond dans ce que je fais, plus efficace. J’ai choisi un travail que j’aime, pour le faire bien et avec plaisir.<br />
J&rsquo;attache aussi beaucoup d&rsquo;attention à rendre service aux gens, cela fait partie de mon métier, mais c&rsquo;est aussi un état d&rsquo;esprit positif, qui crée un climat de confiance.<br />
Dans mon entreprise, je trouve qu’on sait dire « merci », pas toujours assez, forcément, mais un merci fait réellement du bien, donne la force de continuer et permet de relativiser les remarques des grincheux&#8230; J’essaie de dire « merci » autant que possible, moi aussi.</p>
<p><div class="elmt-box">A des moments de doute, j’essaie de me remémorer les succès antérieurs, l’accomplissement de mes actions passées, et les remerciements reçus. Cela donne une vraie force !<br />
C&rsquo;est pour moi très important de trouver la force dans tous ces petits plaisirs qui font du bien !</div></p>
<p></div><b></b><br />
</div>
<div id="tabs-5" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau">Comment y sont-elles arrivées, comment font-elles ? Avec <em>Laurence Thomazeau, Martine Tulet, Marianne Julien, Madeleine Bucquet, Marine Rabeyrin, Dominique Maire, Françoise Touboul, Dominique Maire, Agnès Le Guern, Christelle Gaborieau</em>. </p><br />
<div class="elmt-texte-colonne"> <b>Un dernier tuyau ?</b></p>
<p>Le rire : qu’y a-t-il de mieux pour se détendre et détendre une tension que le rire. Le rire, l’humour et l’autodérision ont été des instruments importants pour moi dans ma vie professionnelle.</p>
<p>En communication on manipule sans cesse de la dynamite, on se retrouve entre le marteau et l’enclume, avec le sentiment de n’avoir jamais fait assez, assez vite, assez bien.</p>
<p>Où est la faute que je n’ai pas détectée dans ce Rapport Annuel ou dans ce journal interne. Celle que tous vont me signaler dans les heures qui suivent la parution. Vais-je devoir me défendre, défendre le travail de mon équipe. Chaque échéance scrutée par les clients interne comme ceux de l’extérieur devient une épreuve de force où la perfection cette fameuse perfection ne sera pas atteinte.<br />
<div class="elmt-box">Alors que faire ? Que faire quand on demande tant et tant à son équipe. Et bien j’ai souvent choisi l’humour et le rire. Suivant en cela le principe populaire qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer !!!!</div></p>
<p>L’humour joue un rôle essentiel dans l’équilibre de la personne, il libère les tensions et préserve notre santé. L&rsquo;humour permet de prendre du recul sur ce que nous vivons.<br />
Et l’une de mes maximes préférées aux moments les plus tendus de mon quotidien de communication était : « Il n’y a de vraies urgences que dans les hôpitaux ».</p>
<p>Notre vie ne doit pas et ne peut tourner au drame permanent, il n’y a pas que des problèmes mais plutôt que des solutions.</p>
<p><div class="elmt-box">Comme le disait Laurence Durrell, « il faut affronter la réalité avec une pointe d’humour, autrement on passe à coté ». Osons rire !!!<br />
« Heureux celui qui sait rire de lui-même, il n’a pas fini de s’amuser »</div></p>
<p></div><br />
</div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Le pouvoir de la parole">Le pouvoir de la parole</button></li><li class="onglet" data-onglet="1"><button type="button" class="btn" title="Lâcher prise">Lâcher prise</button></li><li class="onglet" data-onglet="2"><button type="button" class="btn" title="Prendre de l'altitude">Prendre de l'altitude</button></li><li class="onglet" data-onglet="3"><button type="button" class="btn" title="Gérer sa susceptibilité">Gérer sa susceptibilité</button></li><li class="onglet" data-onglet="4"><button type="button" class="btn" title="Gratitude &amp; Plaisir">Gratitude &amp; Plaisir</button></li><li class="onglet" data-onglet="5"><button type="button" class="btn" title="Humour">Humour</button></li></ul></div><p>The post <a href="https://www.interelles.com/la-boite-a-outils/entretenir-sa-confiance">Entretenir sa confiance</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Courage, fuyons notre culpabilité !</title>
		<link>https://www.interelles.com/colloques-interelles/courage-fuyons-notre-culpabilite</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Mar 2013 01:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2011]]></category>
		<category><![CDATA[Colloques InterElles]]></category>
		<category><![CDATA[care]]></category>
		<category><![CDATA[culpabilité]]></category>
		<category><![CDATA[équilibre de vie]]></category>
		<category><![CDATA[stéréotypes de genre]]></category>
		<category><![CDATA[stress]]></category>
		<category><![CDATA[vidéo]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.interelles.com/?p=831</guid>

					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">
<p>Avec Laurence Dejouany, Laurence Thomazeau, Caroline Bettini, Florence Boutemy, Madeleine Bucquet, Karine Dolacinski, Christelle Gaborieau, Isabelle Genaux, Marianne Julien, Estelle Lefrançois, Agnès Le Guern, Caroline Le Mer, Karine Levenes, Dominique Maire, Marine Rabeyrin, Natalia Speranski, Martine Tulet, Katia Pinsach, Françoise Touboul, Elisabeth Valensi, Pascale Xelot-Dugat, et Jean-Benoît [...]</p>
<p>The post <a href="https://www.interelles.com/colloques-interelles/courage-fuyons-notre-culpabilite">Courage, fuyons notre culpabilité !</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Introduction">Introduction</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Introduction">Introduction</button></li></ul></div>





<br />
<div id="tabs"><ul class="onglet-container top clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Introduction">Introduction</button></li><li class="onglet" data-onglet="1"><button type="button" class="btn" title="Les coupables anonymes">Les coupables anonymes</button></li><li class="onglet" data-onglet="2"><button type="button" class="btn" title="Mais coupables de quoi">Mais coupables de quoi</button></li><li class="onglet" data-onglet="3"><button type="button" class="btn" title="Coupable, vous avez dit coupables ?">Coupable, vous avez dit coupables ?</button></li><li class="onglet" data-onglet="4"><button type="button" class="btn" title="Et les hommes ?">Et les hommes ?</button></li><li class="onglet" data-onglet="5"><button type="button" class="btn" title="Ose!">Ose!</button></li></ul><div id="tabs-0" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau">Avec <i>Laurence Dejouany, Laurence Thomazeau, Caroline Bettini, Florence Boutemy, Madeleine Bucquet, Karine Dolacinski, Christelle Gaborieau, Isabelle Genaux, Marianne Julien, Estelle Lefrançois, Agnès Le Guern, Caroline Le Mer, Karine Levenes, Dominique Maire, Marine Rabeyrin, Natalia Speranski, Martine Tulet, Katia Pinsach, Françoise Touboul, Elisabeth Valensi, Pascale Xelot-Dugat, et Jean-Benoît Besset.</i></p></p>
<p><b>Mais non ! C&rsquo;était pour rire !</b></p>
<p>Ne fuyons pas, regardons en face notre culpabilité de femmes au travail et voyons si nous pouvons lui tordre le cou.</p>
<p>Dès que l’on s’intéresse à la question des carrières des femmes, le mot culpabilité surgit. Il nous a semblé qu’il était temps de nous emparer de ce thème et d’aller voir ce qu’il y avait derrière et comment nous pourrions nous en dégager. Nous avons travaillé en groupe et c’est le résultat de ce travail que nous avons présenté lors du Colloque annuel du Cercle InterElles qui suit.</p>
<p><a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-enceinte-je-culpabilise.jpg"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-868" src="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-enceinte-je-culpabilise.jpg" alt="Delize - enceinte je culpabilise" width="450" height="319" srcset="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-enceinte-je-culpabilise.jpg 643w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-enceinte-je-culpabilise-250x176.jpg 250w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-enceinte-je-culpabilise-624x441.jpg 624w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></a></p>
<p><b> Les coupables anonymes: </b>rejoignez-les</p>
<p><strong>Mais coupables de quoi?</strong> Oui, au fait&#8230;</p>
<p><strong>Coupables, vous avez dit coupables?</strong> Ecoutez le témoignage <strong>vidéo</strong> de Sylviane Giampino, auteure de <em>Les femmes qui travaillent sont-elles coupables? </em>Toutes les femmes s&rsquo;y reconnaissent, mères ou pas.<br />
<iframe src="//www.youtube.com/embed/TJkXNWZOgBo" width="250" height="188" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><strong>Et les hommes?</strong> La culpabilité serait-elle un fait féminin? Non nous explique l&rsquo;un d&rsquo;entre eux, mais elle ne répond pas aux mêmes impératifs.</p>
<p><strong>Ose!</strong> avec Nicole Abar, 10 ans Internationale de football. Découvrez en <strong>vidéo</strong> le travail qu&rsquo;elle fait avec les jeunes enfants.<br />
<iframe src="//www.youtube.com/embed/oJo36sC1Q3k" width="250" height="188" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Retrouvez leurs solutions dans la <strong>Boîte à outils:</strong></p>
<p><a title="Créer sa confiance" href="https://www.interelles.com/la-boite-a-outils/creer-sa-confiance">Créer sa confiance</a></p>
<p><a title="Entretenir sa confiance" href="https://www.interelles.com/la-boite-a-outils/entretenir-sa-confiance">Entretenir sa confiance</a></p>
<p><strong>Buller, c&rsquo;est travailler </strong><em><br />
<iframe src="//www.youtube.com/embed/XZTXKW7wcpk" width="250" height="188" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></em></p>
<p><b>                                                       </b></p>
<p></div>
<div id="tabs-1" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau">Avec <i>Madeleine Bucquet, Florence Boutemy, Christelle Gaborieau, Marianne Julien, Agnès Le Guern, Marine Rabeyrin</i></p><br />
<div class="elmt-texte-colonne"><b>        « </b><b>Bienvenue à la réunion mensuelle des coupables anonymes ! </b> »</p>
<p><b>Bonjour, je m&rsquo;appelle Solenne</b>. J’ai 30 ans. Je me sens coupable de faire suffisamment bien mon travail. J&rsquo;aimerai que les graphes de ma présentation power point soient mieux alignés, avoir répondu à tous les emails que je reçois et que mes collègues soient épanouis.  Je fais pourtant des efforts. Je me sens imparfaite, c&rsquo;est plus fort que moi. C&rsquo;est comme ça que j&rsquo;ai été élevée.  Faire de son mieux, toujours mieux. Etre parfaite et sympa.  Au travail, à la maison, en sport, avec les amis. J&rsquo;en ai marre de cette pression continuelle.</p>
<p><b>Je m&rsquo;appelle Juliette et je me sens coupable</b> quand mon manager me dit qu&rsquo;en partant à 18h tous les jours je passe à coté de discussions très importantes pour la croissance de l&rsquo;entreprise. J&rsquo;en ai marre de ces chefs qui me transmettent leur stress.</p>
<p><b>Bonjour, je m&rsquo;appelle Aurélie</b>. Mon 1er enfant à 2 ans et le 2ème est en route. Ma mère et ma belle-mère étaient femmes au foyer. Mon mari me soutient, mais cela ne suffit pas. Je ne peux pas m&#8217;empêcher de penser que,  à cause de mon travail, je ne suis pas une bonne mère et que, à cause de mes enfants, je ne suis pas une bonne professionnelle, disponible et flexible. C&rsquo;est bête, mais c&rsquo;est plus fort que moi. En plus, les jours où j’ai culpabilisé au travail je rentre stressée et je culpabilise de ne pas être disponible pour mon petit garçon si sensible. Bref, ce sentiment de culpabilité, c’est doublement l’enfer et j’ai vraiment envie de m’en débarrasser.</p>
<p><b>Je m&rsquo;appelle Edith et je me sens coupable</b> quand mon mari me dit que je vais encore rater le spectacle de fin d&rsquo;année du petit dernier à cause de mon séminaire annuel européen. J&rsquo;en ai marre de devoir justifier des mes joies professionnelles.</p>
<p><b>Je m&rsquo;appelle Caroline et je me sens coupable</b> de ne pas faire le métier dont mes parents rêvaient pour moi : médecin, avocat ou professeur d&rsquo;université. J&rsquo;en ai marre de devoir faire encore mes preuves. J&rsquo;en ai marre de pleurer parce que je n&rsquo;ai pas réussi à prendre la parole en réunion, parce que le frigo est vide et parce je n&rsquo;ai pas réussi à grimper en courant.</p>
<p><b>Je m&rsquo;appelle Joëlle. Je ne suis pas co</b>upable. Je travaille, j&rsquo;élève mes 3 enfants et participe activement à la vie de la chorale.  J&rsquo;en ai assez qu&rsquo;on me demande « mais comment tu fais pour tout mener de front ? Je vais finir par culpabiliser de ne pas me sentir coupable….</p>
<p><div class="elmt-box"><br />
Alors, si vous en avez marre d&rsquo;avoir marre, si vous êtes enfin prêtes à demander de l&rsquo;aide, « coupable anonyme » ça marche pour des milliers d&rsquo;entres nous…  pourquoi pas vous ?<br />
</div><br />
</div></p>
<p></div>
<div id="tabs-2" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau"> <em>Laurence Dejouany</em> </p><br />
<div class="elmt-texte-colonne"></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Mais coupables de quoi ?</strong></p>
<p>On associe généralement le sentiment de culpabilité des femmes dans le travail à la difficulté de conciliation entre vie privée et vie professionnelle. Les femmes craindraient de ne jamais donner assez d’un côté ou de l’autre. Paralysées par ce sentiment, elles n’oseraient pas s’affirmer dans l’entreprise, s’affronter à la compétition avec les hommes et faire craquer le plafond de verre.</p>
<p>Nous avons donc fait raconter à des femmes de quoi elles se sentaient coupables. Et notre surprise a été grande de constater que ce sentiment de culpabilité n’est pas forcément lié à la maternité. Des femmes non mères le ressentent fortement et inversement certaines femmes mères ne le ressentent pas.<br />
Par contre, elles doivent s’en justifier. Ce n’est pas considéré comme « normal »… Et l’on ne se prive pas de leur faire remarquer en leur demandant : « Mais comment fais-tu pour t’en sortir ? »</p>
<p><strong>1-  L’origine de la culpabilité, théorie psychanalytique</strong><br />
Après avoir fait le point sur notre sentiment de culpabilité à chacune, et ce n’était pas triste, nous avons essayé de comprendre l’origine de ce sentiment.<br />
Nous avons commencé par interroger la théorie psychanalytique. Elle nous apprend que :<br />
• La découverte de la culpabilité par le bébé est particulièrement structurante.<br />
• Elle permet peu à peu de se constituer en tant que personne, d’accéder à l’humanité,<br />
• de dépasser le statut animal dans lequel nous serions gouvernés par nos pulsions et prêts à tuer quand elles ne sont pas satisfaites. C’est un passage nécessaire dans la construction humaine.<br />
L’expérience de la culpabilité a une valeur socialisante. Elle nous amène à accepter l’existence des autres, à découvrir la compassion et la réparation. C’est la naissance de la conscience morale sans laquelle une société ne saurait vivre. Ceux qui n’éprouvent pas ce sentiment sont ceux que l’on appelle les pervers.<br />
C’est la face positive de la culpabilité.</p>
<p><div class="elmt-box">Mais ce qui est important de retenir c’est que le sentiment de culpabilité chez l’enfant est associé à<br />
• La crainte de perdre l’amour des parents<br />
• La crainte des mesures de rétorsion face à son agressivité<br />
• L’exagération de sa responsabilité à un âge où il croit que magiquement sa parole, ou même simplement son désir, peuvent provoquer la mort de l’autre ou le sauver.<br />
Ca lui donne donc beaucoup de poids. C’est lourd !</div><br />
Or il faut savoir aussi que le siège de cette conscience morale, que l’on appelle le surmoi, est en partie inconscient. Et l’inconscient a un fonctionnement assez particulier.<br />
En effet il emmagasine, archive toutes les croyances de l’enfance, les mélange, les tricote et leur garde une valeur d’actualité. La notion de temporalité n’existe pas dans l’inconscient. Ce qui s’est passé il y a 10, 20 ans peut être vivant comme si cela s’était passé hier !</p>
<p>Sauf si on fait un effort de prise de conscience pour désactiver ces liens.<br />
Donc la force inhibante de la culpabilité peut être exagérée, disproportionnée ou simplement en décalage avec la personne que nous devenons en grandissant.<br />
C’est pourquoi nous avons besoin<br />
• de l’identifier,<br />
• de la relativiser<br />
• et de réactualiser la responsabilité que nous nous attribuons.</p>
<p><strong>2-  L’explication culturelle</strong><br />
Par contre la psychanalyse ne nous parle pas de différence liée au sexe à ce sujet. Or il nous semblait qu’il y avait dans ce registre de la culpabilité un fait féminin. Mais néanmoins la psychanalyse  s’étonne que l’on rencontre les structures perverses, c&rsquo;est-à-dire n’ayant pas intégré ce passage par la notion de culpabilité et la construction d’une conscience morale, majoritairement chez les hommes et beaucoup plus rarement chez les femmes.<br />
De même, on peut constater qu’il y a beaucoup plus d’hommes dans les prisons que de femmes.<br />
On peut donc penser qu’il y a une influence importante de l’éducation et de la culture dans la construction de cette conscience morale qui va donner tout son poids à la culpabilité.<br />
Quels éléments de compréhension avons-nous à notre disposition :<br />
• A l’école, par exemple, on sait que si on veut une classe calme, on place un petit garçon à côté d’une petite fille. Les filles sont toujours plus sages !<br />
• Ici même, dans le Cercle InterElles, nous avons beaucoup évoqué déjà <a title="Codes masculins/féminins" href="https://www.interelles.com/le-chemin-des-femmes/codes-masculinsfeminins">toutes ces différences qui se construisent dans l’enfance où les groupes de jeu sont sexués</a>. Les petites filles jouent d’un côté, les petits garçons de l’autre et bien souvent dès 3 ans ! Nous avons appris que les normes de comportement qui se développent dans ces groupes sont différentes.<br />
• La littérature enfantine en rend compte aussi. La comtesse de Ségur a écrit « Les petites filles modèles » à propos des filles et « Un bon petit diable » pour parler d’un garçon. Là, quand il s’agit d’un garçon, ça peut être sympathique et toléré d’être désobéissant ! Il fait pourtant des choses bien plus horrible que l’affreuse Sophie, qui elle est le contre modèle des petites filles modèles !</p>
<p><div class="elmt-box">Oui, c’est clair qu’il y a des explications culturelles à cette spécificité et ce poids de la culpabilité féminine.</div></p>
<p>L’autre découverte surprenante, après le fait que le sentiment de culpabilité des femmes dans le travail n’était pas forcément en lien avec la maternité, nous l’avons faite parce qu’un homme était présent dans notre groupe. Il  nous a fait remarquer que nous disions tout le temps « J’ai besoin de travailler », toutes, que ce besoin soit financier ou psychologique. Un peu comme : « Je travaille, mais excusez moi, c’est parce que j’en ai besoin », et que ce soit pour exprimer que l’on ressente de la culpabilité ou non. Comme une justification que les femmes auraient encore à produire pour légitimer leur place dans le monde du travail.<br />
Et d’ailleurs celles qui ne ressentent pas de culpabilité, elles évoquent par contre parfois ce qu’elles appellent le « syndrome de l’usurpatrice », c&rsquo;est-à-dire la légitimité de leur compétence cette fois. Est-ce si différent ? La culpabilité peut aussi être inconsciente et s’avancer « masquée »…</p>
<p><div class="elmt-box">Donc derrière la question de la culpabilité, est-ce que ça ne serait pas plutôt la question de la légitimité qui se profilerait ?<br />
« Ai-je le droit d’être à cette place ? »<br />
Est-ce que la culpabilité ne serait pas l’arbre qui cache la forêt de la légitimité ?</div></p>
<p>La légitimité de notre désir à nous engager dans un autre rôle que celui que la tradition nous avait assigné. Celui d’une femme dévouée aux autres et en particulier à sa famille, serait encore culpabilisante en 2011 quand une femme s’engage dans la vie professionnelle et donc dans la recherche d’un destin singulier ?<br />
C’est si vrai que les questions des femmes non mères de notre groupe, qui ressentent de la culpabilité dans leur travail sont : est-ce que je donne suffisamment à mon employeur, à mon manager, à mes collaborateurs, à mes collègues ? Suis-je suffisamment dévouée ?</p>
<p>Nous sommes donc, de façon plus ou moins inconsciente, toujours porteuses de ces stéréotypes, d’une femme dévouée et dédiée aux autres. <a title="Le sexe de la sollicitude – Fabienne Brugère" href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/le-sexe-de-la-sollicitude-fabienne-brugere">« L’expérience ancestrale des femmes, normée par le souci des autres, accolée au sacrifice de soi, le piège féminin de l’abnégation de soi » décrite par Fabienne Brugère</a> serait donc toujours là en 2011! Et serait l’origine de ce sentiment que nous ressentons et nommons culpabilité.</p>
<p>Dominique Méda que certaines d’entre vous étaient allées interroger l’année dernière sur le temps des femmes, fait le constat que l’arrivée massive des femmes sur le marché du travail dans les années 70, n’a pas vraiment amené à revoir le fonctionnement traditionnel de la société dans lequel<br />
• l’homme est pourvoyeur de ressources (il gagne de l’argent, mais il n’a pas le temps !)<br />
• et la femme pourvoyeuse de temps (elle ne demande pas d’augmentation de salaire, mais elle doit tout son temps aux autres !)</p>
<p>Cette arrivée massive des femmes sur le marché du travail depuis 40 ans n’a finalement pas transformé les représentations de nos différents rôles. Et ce sentiment de culpabilité vient de là : nous osons être en transgression par rapport au rôle traditionnel qui nous a été assigné. C’est là notre seul péché !</p>
<p><strong>3-  Accéder à la responsabilité</strong><br />
Comment avancer maintenant?<br />
La prise de conscience est une première étape indispensable.<br />
Le « sois parfait », lié aux injonctions parentales prises au pied de la lettre, est une grande source de culpabilité.<br />
Le sentiment de culpabilité se traduit par une dévalorisation de soi ou des autres souvent écrasante et inhibante. Elle peut être si lourde que nous chercherons à l’éviter, à la fuir et du coup à fuir notre responsabilité (oui, vous l’aviez bien compris, notre titre n’était pas un bon conseil mais un trait d’humour, car face à ce qui nous écrase mieux vaut en rire qu’en pleurer !). Et à fuir notre responsabilité on risque alors de faire d’autant plus mal à l’autre. Cette culpabilité-là, que l’on a envie de fuir, n’est pas vraiment « créatrice de valeur » au sens économique.</p>
<p>Ce qui est « créateur de valeur » c’est d’arriver à la notion de responsabilité de nos actes. Qui peut être<br />
• objectivée,<br />
• réaliste,<br />
• amenant à s’engager dans des actes mûrement pensés et réfléchis, dans leurs conséquences pour nous-mêmes et pour les autres.<br />
• A nous remettre en question aussi.</p>
<p>La notion de responsabilité est indispensable à notre fonctionnement en groupe, en société. Elle est parfois associée à un certain mal-être et il peut être inévitable. Ne nous leurrons pas. Il est la trace de notre humanité et d’un souci légitime des autres.</p>
<p>Vouloir se dégager du poids écrasant<br />
• d’une culpabilité « obsolète », car associée aux fantasmes de toute puissance de l’enfance,<br />
• se dégager d’une culpabilité « obsolète » car liée à des rôles sociaux dépassés, archaïques, celui d’une femme ou d’une mère dévouée jusqu’à l’oubli d’elle-même<br />
est vital.<br />
Mais se dégager de cette culpabilité dépassée ne veut pas dire devenir une Superwoman impitoyable, le couteau entre les dents, partant tous les matins sabre au clair tailler dans la chair de l’entreprise ! Nous pouvons garder notre humanité !</p>
<p>Et il y a un sujet qui a surgi dans les causes de culpabilité ressentie par les unes et les autres, c’est celle du licenciement. Qu’il y ait un plan social dans l’entreprise ou que l’on ait à licencier un collaborateur qui ne fait pas l’affaire. Et dans ce cas comment<br />
• ne pas se laisser écraser par une culpabilité face à un événement qui bien souvent nous dépasse<br />
• sans pour autant fuir ce qui est de l’ordre de notre responsabilité, parce que nous trouvons la situation trop lourde ?<br />
Il y a une expérience qui peut être intéressante pour nous. C’est celles des métiers de soin, traditionnellement associés aux compétences de sollicitude attribuées aux femmes. On sait maintenant que si ces personnels négligent de prendre en compte leurs propres besoins, c’est alors que les situations de maltraitance ou de violence peuvent se développer à l’égard des personnes qui sont l’objet de leurs soins. Face à ce problème les hôpitaux actuellement commencent à mettre en place des programmes de « bientraitance », par opposition à maltraitance. Que faut-il faire, quels gestes doit-on pratiquer pour mettre en place cette bientraitance ?</p>
<p>Nous pourrions réfléchir à ce concept : que serait la bientraitance dans les situations de crise sociale ? Comment pourrions-nous la développer en entreprise, mais en y associant les hommes, en n’étant pas en charge de tout, erreur qui nourrit notre culpabilité ?</p>
<p><div class="elmt-box">En conclusion, avant tout n’oublions pas : cette sollicitude, ce souci des autres sur lequel nous nous sommes construites en tant que femmes,<br />
• pouvons-nous nous l’appliquer à nous-mêmes ?<br />
• Faire preuve de générosité aussi pour nous ?<br />
• Pouvons-nous d’abord affirmer qu’exercer un tel souci : celui de l’attention et du dévouement aux autres c’est assumer la fragilité des autres, mais d’abord de nous-mêmes.<br />
• Et lever ainsi le poids de ce sentiment de culpabilité à assumer un destin individuel ?</p>
<p>Changer cela commence avec la nécessité pour nous les femmes d’apprendre à prendre soin de nous. Et prendre confiance dans notre droit à aller vers notre désir.<br />
Oui, donnons-nous ce droit !</div></p>
<p style="text-align: center;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: left;"></div></p>
<p></div>
<div id="tabs-3" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau"><b>Sylviane Giampino</b>, psychanalyste et psychologue pour enfants, auteure du livre « <i>Les mères qui travaillent sont-elles coupables ?</i> », a apporté son témoignage. </p></p>
<p>Quelques citations :</p>
<p>« Une mère, bonne juste assez, est à mes yeux une femme qui sait s’absenter sans lâcher son enfant, être présente à lui sans l’accaparer. Encore doit-elle savoir et accepter que, sur lui, elle ne possède ni le pouvoir de faire tout son bien, ni le pouvoir d’être à l’origine de tout son mal. Une mère supportable est une femme qui se sent humaine, c’est-à-dire limitée. »</p>
<p>« Cette obsession du temps est comme une obsession du don. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Regardez le témoignage de Sylviane Giampino :</strong></p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/TJkXNWZOgBo?rel=0" width="640" height="480" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p></div>
<div id="tabs-4" data-tab-content></p>
<p><p class="elmt-chapeau"><b>Témoignage de Jean-Benoît Besset</b></p></p>
<p><div class="elmt-texte-colonne"></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Est-ce que la culpabilité est un fait exclusivement féminin ? </strong></p>
<p>Je ne le pense pas.</p>
<p>En partageant avec les femmes de l’atelier je me suis vite rendu compte que je me suis retrouvé dans des situations similaires à celles qu’elles décrivaient :</p>
<p>&#8211;       ne pas se satisfaire du temps consacré aux enfants comme du temps consacré au travail,</p>
<p>&#8211;       ne pas se satisfaire de la qualité du travail rendu, toujours vouloir faire plus</p>
<p>Moi aussi j’étais écartelé entre les temps, les rythmes de ce que l’on appelle la vie professionnelle et de ce que l’on appelle la vie personnelle.</p>
<p>Il m’est apparu que la culpabilité pourrait essentiellement provenir de l&rsquo;incohérence entre l&rsquo;image sociale que l’on a de soi et ses propres aspirations.</p>
<p>Et ce point ne me semble pas spécifiquement féminin bien que les modes d&rsquo;expression soient différents sans doute.</p>
<p>Je vous donne un aperçu de ma situation personnelle pour mieux éclairer cette logique de tensions qui génère la culpabilité mais avec un mode d’expression différent de celui qu’avaient exposé les femmes de l’atelier :</p>
<p>&#8211;       j’ai fait une grande école d&rsquo;ingénieur, je suis donc entré dans un modèle, d’aucuns diraient un moule, où la performance, la réussite sont des valeurs cardinales</p>
<p>&#8211;       il en découle une certaine responsabilité, obligation de réussir que je me suis collé, autant qu’on me l’a collée.</p>
<p><a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-culpabilité-enfant.jpg"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-869" src="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-culpabilité-enfant.jpg" alt="Delize - culpabilité enfant" width="515" height="363" srcset="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-culpabilité-enfant.jpg 644w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-culpabilité-enfant-250x176.jpg 250w, https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2013/03/Delize-culpabilité-enfant-624x439.jpg 624w" sizes="(max-width: 515px) 100vw, 515px" /></a></p>
<p>Avec cette responsabilité, en bon homme de Cro-Magnon chasseur, je me devais de ramener toujours plus de mammouths au foyer pour que ma petite famille soit à l’abri du besoin comme il convient à la famille d’un ingénieur d’une grande école.</p>
<p><div class="elmt-box">Mais moi j’avais aussi envie de passer du temps avec ma famille, mes enfants. Temps qui serait forcément pris au temps que j’aurais pu consacrer à pister le mammouth en progressant dans la hiérarchie de l’entreprise.</div></p>
<p>Sur un mode d’expression différent de celui exprimé par les femmes de l’Atelier, moi aussi j’éprouvais un fort sentiment de culpabilité. Moi aussi tous les soirs je trouvais que je partais trop tôt du bureau et que j’arrivais trop tard à la maison. Pendant des années j’ai couru dans les couloirs du métro pour tenter de rattraper le temps que je pensais perdu pour l’entreprise ou la famille.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Comment ai-je modifié ma façon d’agir et de penser pour limiter le sentiment de culpabilité ?</strong></p>
<p> Personnellement j&rsquo;ai eu la chance de bénéficier des conseils d&rsquo;un coach, proposé par mon entreprise, qui m&rsquo;a ouvert les yeux sur cette tension entre aspirations professionnelles et personnelles.</p>
<p>J’ai retenu des échanges avec lui que l’essentiel est d’être cohérent. Cohérent dans son mode de vie par rapport à ses aspirations profondes, cohérent dans ses aspirations entre elles.</p>
<p>Par exemple il me paraît maintenant incohérent de vouloir à la fois consacrer toute son énergie et son temps à sa famille comme si le travail n’existait pas, et en même temps consacrer toute son énergie au travail, pour devenir membre du comité de direction de son entreprise par exemple, comme si la famille n’existait pas. Il me paraît incohérent de vouloir être le meilleur dans les deux domaines comme si l’autre n’existait pas.</p>
<p>Je regarde maintenant ma vie comme une, je ne considère plus avoir deux vies, une professionnelle et une privée mais une seule, avec différentes facettes que je dois concilier, consciemment.</p>
<p><div class="elmt-box">Pendant longtemps je n’ai pas compris cette nécessaire cohérence, cette nécessaire conciliation et j’ai donc subi un fort sentiment de culpabilité.</div></p>
<p>Prendre conscience de l’incohérence, faire un choix qui permette de concilier les différentes facettes de ma vie, mode de conciliation qui a et va encore évoluer au cours de ma vie, assumer ce choix et le vivre, a certainement été pour moi un excellent moyen de déculpabilisation. Même si évidemment je ne suis pas exactement parvenu à la complète conciliation et la complète déculpabilisation. J’ai encore du travail à accomplir.</p>
<p></div></p>
<p></div>
<div id="tabs-5" data-tab-content>
<p class="elmt-chapeau">Avec Nicole Abar dont le parcours, l’expérience nous ont fascinées, une vie qui est une ode à la confiance, Nicole Abar, 10 ans Internationale de football.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nicole Abar nous a raconté comment elle a construit son chemin en s’affranchissant des assignations « femme », « arabe », qui se dressaient devant elle. Elle nous a raconté aussi comment elle a monté des programmes d’initiation au sport en mixité pour les enfants, pour que les filles fassent l’expérience de la puissance au féminin. Comment articuler cette dualité fragilité-puissance pour construire son chemin.</p>
<p>Découvrez dans la vidéo « Passe la balle ! » ses activités d&rsquo;initiation à la mixité avec des enfants:</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/oJo36sC1Q3k?rel=0" width="640" height="480" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Pour en savoir plus sur le parcours de Nicole Abar, lisez l&rsquo;article très documenté de Marie Donzel  <a href="http://www.eveleblog.com/approfondir/nicole-abar-la-femme-qui-fait-de-legalite-un-sport-pour-tous/">http://www.eveleblog.com/approfondir/nicole-abar-la-femme-qui-fait-de-legalite-un-sport-pour-tous/</a><br />
</div><ul class="onglet-container bottom clearfix"><li class="onglet" data-onglet="0"><button type="button" class="btn" title="Introduction">Introduction</button></li><li class="onglet" data-onglet="1"><button type="button" class="btn" title="Les coupables anonymes">Les coupables anonymes</button></li><li class="onglet" data-onglet="2"><button type="button" class="btn" title="Mais coupables de quoi">Mais coupables de quoi</button></li><li class="onglet" data-onglet="3"><button type="button" class="btn" title="Coupable, vous avez dit coupables ?">Coupable, vous avez dit coupables ?</button></li><li class="onglet" data-onglet="4"><button type="button" class="btn" title="Et les hommes ?">Et les hommes ?</button></li><li class="onglet" data-onglet="5"><button type="button" class="btn" title="Ose!">Ose!</button></li></ul></div></p>
<p><strong> </strong></p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/colloques-interelles/courage-fuyons-notre-culpabilite">Courage, fuyons notre culpabilité !</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Buller, c&#8217;est travailler! »  vidéo</title>
		<link>https://www.interelles.com/la-boite-a-outils/buller-cest-travailler</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Samuel Avantmidi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Mar 2013 19:37:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La boîte à outils]]></category>
		<category><![CDATA[culpabilité]]></category>
		<category><![CDATA[stress]]></category>
		<category><![CDATA[vidéo]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.interelles.com/?p=887</guid>

					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">Que fait le cerveau humain quand il n’est pas stimulé par des demandes extérieures ? Que fait-il quand il se repose, quand il vagabonde, rêve, quand vogue l’imagination ? Rien ?</p>
<p> Non ! Autorisez-vous à buller, sortez de cette culpabilité qui vous enjoint d'en faire toujours plus. En effet, le cerveau « travaille souvent avec [...]</p>
<p>The post <a href="https://www.interelles.com/la-boite-a-outils/buller-cest-travailler">« Buller, c’est travailler! »  vidéo</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">Que fait le cerveau humain quand il n’est pas stimulé par des demandes extérieures ? Que fait-il quand il se repose, quand il vagabonde, rêve, quand vogue l’imagination ? Rien ?</p>
<p><strong>Non ! </strong>Autorisez-vous à buller, sortez de cette culpabilité qui vous enjoint d&rsquo;en faire toujours plus.</p>
<p>En effet, le cerveau « travaille souvent avec une grande rigueur», observe <b>le Dr Kalina Christoff</b>, directrice du laboratoire de sciences neurologiques de l&rsquo;université Bristish Columbia de Vancouver. Elle a dirigé des travaux à partir d&rsquo;images obtenues par résonance magnétique nucléaire (IRM), d’après l’observation d’images du cerveau en deux ou trois dimensions. Ces travaux ont été publiés dans la revue PNAS de l&rsquo;Académie des sciences américaines.</p>
<p><b>Le Figaro</b> du 15 mai 2009 note ainsi : « Le fait que <b>certaines régions du cerveau “travaillent” plus quand le sujet n&rsquo;est pas concentré sur une tâche précise</b> est l&rsquo;une des plus grandes découvertes neuroscientifiques de cette dernière décennie. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Regardez la vidéo <a href="https://www.youtube.com/watch?v=XZTXKW7wcpk">« Buller, c&rsquo;est travailler! »</a></strong></p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/XZTXKW7wcpk?rel=0" width="640" height="480" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/la-boite-a-outils/buller-cest-travailler">« Buller, c’est travailler! »  vidéo</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
