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	<title>Lu pour vous | Cercle InterL</title>
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	<description>Un réseau de réseaux de femmes et d&#039;hommes d&#039;entreprises engagées pour la mixité</description>
	<lastBuildDate>Thu, 09 Apr 2026 06:51:25 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>25 ANS DU CERCLE INTERL : LE LIVRE BLANC</title>
		<link>https://www.interelles.com/lu-pour-vous/25-ans-du-cercle-interl-le-livre-blanc</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 06:24:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2026]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Colloques InterElles]]></category>
		<category><![CDATA[Lu pour vous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau"> A l'occasion de ses 25 ans d'existence , le Cercle Interl   publie un Livre Blanc  de l’association, qui rassemble les principaux enseignements issus de plus de deux décennies de travaux interentreprises consacrés à la mixité dans les organisations scientifiques et technologiques. </p>
<p> Cette publication retrace les évolutions observées depuis [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="elmt-chapeau"> A l&rsquo;occasion de ses 25 ans d&rsquo;existence , le Cercle Interl   publie un Livre Blanc  de l’association, qui rassemble les principaux enseignements issus de plus de deux décennies de travaux interentreprises consacrés à la mixité dans les organisations scientifiques et technologiques. </p>
<p>Cette publication retrace les évolutions observées depuis le début des années 2000 : transformation des parcours professionnels, évolution des modèles de gouvernance, prise en compte de nouveaux enjeux tels que la santé des femmes, la parentalité ou encore les biais de genre dans les systèmes d’intelligence artificielle.</p>
<p>Au-delà du bilan, ce Livre Blanc propose également des pistes de réflexion pour les années à venir, afin d’accompagner les organisations dans leurs transformations et de faire de la mixité un levier durable de performance et d’innovation</p>
<p>BONNE LECTURE : <a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2026/03/InterL-Livre-blanc-2026.pdf">LIVRE BLANC</a></p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/25-ans-du-cercle-interl-le-livre-blanc">25 ANS DU CERCLE INTERL : LE LIVRE BLANC</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>MOI D&#8217;ABORD !</title>
		<link>https://www.interelles.com/lu-pour-vous/moi-dabord</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jan 2025 18:09:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu pour vous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>"Penser à soi, c’est une forme d’hygiène de vie. Ego, santé, finances, réseau… voici comment faire la place pour VOUS!"  Lire l'article de Valerie Lion &#160; &#160; Lien sur l'article Vives Media</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« Penser à soi, c’est une forme d’hygiène de vie. Ego, santé, finances, réseau… voici comment faire la place pour VOUS! »  Lire l&rsquo;article de Valerie Lion</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vivesmedia.fr/newsletter/moi-dabord-pourquoi-les-femmes-doivent-soigner-leur-ego/">Lien sur l&rsquo;article Vives Media</a></p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/moi-dabord">MOI D’ABORD !</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le petit livre de l’ikigaï</title>
		<link>https://www.interelles.com/lu-pour-vous/le-petit-livre-de-likigai</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Oct 2023 17:37:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu pour vous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La méthode japonaise pour trouver un sens à sa vie &#160; </p>
<p class="elmt-chapeau">L’auteur Ken Mogi est neuroscientifique et auteur à succès japonais. Ikigaï est le mot japonais pour décrire les plaisirs et les significations de la vie et peut s’appliquer aussi bien à des choses modestes qu’à de grands objectifs. </p>
<p> [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: center;"><strong>La méthode japonaise pour trouver un sens à sa vie</strong></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p class="elmt-chapeau"><strong>L’auteur Ken Mogi est neuroscientifique et auteur à succès japonais</strong>. Ikigaï est le mot japonais pour décrire les plaisirs et les significations de la vie et peut s’appliquer aussi bien à des choses modestes qu’à de grands objectifs. </p>
<p><strong>La quatrième de couverture définit ainsi l’objectif de l’ikigaï :</strong></p>
<ul>
<li> « Commencer petit, se libérer soi-même, être ici et maintenant … l’ikigaï nous invite A REVOIR NOS PRIORITES.</li>
<li> Prendre conscience de notre SYSTEME DE VALEURS &#8211; et découvrir nos VERITABLES ASPIRATIONS ;</li>
<li> TRANSFORMER nos existences jour après jour, tout en douceur ».</li>
</ul>
<p>Ce petit livre touffu est déconcertant, déstabilisant, pour nous plongé.es dans un univers qui cherche et valorise la réussite concrète, la performance, voire l’excellence, tout cela dans le temps le plus bref et n’hésite pas à nous proposer des modèles de ce type auxquels nous identifier! En cela ce livre est déconcertant aussi pour nous, réseaux Mixité. Nous avons prôné le « juste assez », rejetant la recherche de la perfection des « bonnes élèves ». Ce modèle n’excluait pas la recherche de la réussite, bien au contraire, mais rapidement. Le « juste assez » devait nous débarrasser des petites choses qui nous encombraient et nous ralentissaient dans notre ascension.</p>
<p>Au contraire l’ikigaï réside dans le royaume<strong> des petites choses</strong> : que ce soit fabriquer des sushis aussi bien que prendre un café ou une sucrerie le matin, tout ce qui va nous faire plaisir et nous permettre d’aborder notre journée au mieux. <strong>« Détendez-vous (…) sans avoir à prouver quoique ce soit »</strong> nous dit l’auteur. La recherche du succès nous ferait subir une pression inutile. Au contraire, pratiquez <strong>la joie des petites choses.</strong></p>
<p>Mais il offre un but à notre vie, tout en nous donnant le cran de <strong>persévérer</strong>. Comment ?</p>
<p><strong>Les cinq piliers de l’ikigaï sont :</strong></p>
<ul>
<li>· Commencer petit.</li>
<li>· Se libérer soi-même ;</li>
<li>· Harmonie et durabilité.</li>
<li>· La joie des petites choses.</li>
<li>· Etre ici et maintenant.</li>
</ul>
<p>Ken Mogi reconnait que le modèle proposé ici est l’anti Steve Jobs, l’anti Marck Zuckerberg. Des personnalités rebelles comme eux ne sont pas bien admises.</p>
<p><strong>Quelques exemples et applications pratiques :</strong></p>
<ul>
<li> Se lever tôt le matin. La culture japonaise prône l’exercice physique dès le réveil, dès l’école primaire. C’est en lien avec le concept de « <strong>commencer petit</strong> », bien loin de ceux ou celles qui nous enjoignent de voir la « princesse », la « championne » qui est en nous !</li>
<li> Ces activités qui se font en groupe développent <strong>harmonie et durabilité</strong>, un des piliers de l’ikigaï. Au Japon dans les transports en commun du matin, au lieu de s’ignorer, les passagers peuvent jouer au shogi, les échecs japonais. Dans notre culture, on pourrait imaginer développer un club de lecture dans le RER, nous dit Ken Mogi.</li>
<li><strong>Commencer petit</strong> et réaliser chaque étape à la perfection. Sans fin, aller jusqu’au bout de ce qui peut être fait. Donc travailler lentement. Le temps on ne court plus après, on se le donne. L’ascension vers le sommet est lente, laborieuse.</li>
<li> Mais quel plaisir nous dit Ken Mogi ensuite dans la dégustation, par exemple du fruit parfait. La culture japonaise valorise la joie de l’éphémère, comme l’éclosion des bourgeons de fleurs de cerisiers. « La croyance dans l’éphémère de l’ikigaï, être <strong>ici et maintenant</strong>, est certainement le plus important des cinq piliers ».</li>
<li> Commencer petit est l’apanage de la jeunesse. « Peut-être bien que l’ikigaï fait de nous des PeterPan. Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose. <strong>Et si nous avions tous 12 ans ?</strong> ». Une caractéristique lexicale de la langue japonaise est l’usage des onomatopées, qui sont des sons symboliques, utilisés au-delà de l’enfance (le japonais en compte 5000) pour moduler sa pensée. Ces nuances sont utilisées aussi dans la vie professionnelle. L’attention portée aux petites choses manifeste l’importance de <strong>l’ici et maintenant.</strong> La pleine conscience en fait partie.</li>
<li><strong>Se libérer soi-même</strong> est en lien avec l’ici et maintenant. Liberé.es de la pression de faire bonne impression, de la conscience de soi. « En nous soulageant du fardeau du soi, nous pouvons nous ouvrir à l’univers infini des plaisirs sensoriels ». Pour être comblé, il faut vous accepter vous-même. C’est une des tâches les plus importantes et difficiles de la vie.</li>
<li> Ici nous retrouvons quelqu’un que nous connaissons Mihali Csikszetmihali, psychologue américain né en Hongrie, qui a développé la notion d’état psychologique de « <strong>flow</strong> », appelé aussi expérience optimale. C’est un état dans lequel on est tellement absorbé dans ce que l’on fait, que l’on œuvre parce que le travail procure alors un état de plaisir absolu qui se reflète dans la qualité du travail. « Etre en état de flow, c’est chérir l’instant présent,<strong> ici et maintenant</strong> ». Comme un enfant. Cette attitude est vitale pour la vie créative.</li>
</ul>
<p>Il détaille longuement des exemples de durabilité, comme la construction d’un temple rénové tous les 20 ans et qui subsiste depuis 1200 ans, ou bien la vie des Sumos, dont très peu d’apprentis parviennent au titre, mais peuvent rester assistants, vivants modestement dans des chambrées collectives et servant les Sumos, sachant que tout se joue dans un combat qui dure quelques secondes. Exemple du commencer petit. Le Sumo vainqueur n’affichera jamais sa joie au terme du combat, respectant ainsi l’autre. Exemple d’harmonie. L’ikigaï dépasse les valeurs simplistes de victoire et de défaite. Les « assistants » ont cependant la liberté de quitter cette voie et de trouver leur ikigaï ailleurs. La communauté leur apportera alors un soutien matériel pendant un an. Les japonais font de la limitation des désirs individuels une forme d’art de la modestie. « Vivre en harmonie avec les autres et son environnement est un élément essentiel de l’ikigaï ».</p>
<p>Il cite aussi la résilience du Japon, frappé dans son histoire depuis des siècles par tant de catastrophes naturelles volcans, tsunamis, tremblements de terre ou guerres, faisant des dizaines de milliers de morts à chaque fois, mais se relevant toujours et ne laissant jamais apparaitre les traces des désastres. « Le Japon est une nation de durabilité ». Liée à l’expression atténuée de la liberté individuelle et du succès, à la réserve et à la retenue se trouve la durabilité. L’ikigaï appartient à chacun, à chacun de le découvrir, quelles que soient ses performances. C’est se libérer soi-même, s’accepter soi-même. Dans un pays où la religion shintoïste a 8 millions de dieux et où l’on peut en même temps célébrer les fêtes de toutes les religions, la liberté est totale. Le dieu de chacun peut se trouver dans le plus modeste objet de la vie quotidienne. Exemple de l’ici et maintenant.</p>
<p>Ainsi, si le Japon a créé le concept de mort par karoshi, c’est-à-dire mort par overdose de travail, on n’exige plus cela de l’individu dans son assiduité au travail. Il peut ne pas aimer son travail, son ikigaï peut se trouver dans sa vie privée. Ken Mogi va jusqu’à penser qu’une personne peut trouver son ikigaï dans une dictature comme la Corée du Nord, par exemple dans ces moments célèbres de défilés immenses de gymnastes devant le dictateur. Autre exemple de l’ici et maintenant. L’ikigaï est une adaptation à l’environnement, quelle que soit la nature de celui-ci. « Si vous parvenez à faire de votre tâche votre source première de bonheur, vous aurez relevé le défi le plus important de votre vie ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pour conclure Ken Mogi vous demande comment vous apparaissent maintenant ces piliers de l’ikigaï :</strong></p>
<ul>
<li> « Avez-vous des idées pour résoudre les problèmes que vous rencontrez dans la vie,</li>
<li> Etes-vous maintenant plus enclin à tenter de nouvelles choses, petit à petit, sans chercher forcément des récompenses extérieures immédiates ?</li>
<li> Voyez-vous maintenant le lien essentiel entre harmonie et durabilité ?</li>
<li> Vous sentez-vous plus à l’aise avec ses particularités qui font de vous la personne que vous êtes, tout en étant plus tolérant envers les petites manies des autres ?</li>
<li> Y a-t-il plus de chances aujourd’hui que vous trouviez du plaisir dans les petites choses ? »</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>Notes de lecture de Laurence Dejouany</p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/le-petit-livre-de-likigai">Le petit livre de l’ikigaï</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Mozart était une femme »</title>
		<link>https://www.interelles.com/lu-pour-vous/mozart-etait-une-femme</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jun 2023 10:32:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu pour vous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">J’ai lu avec beaucoup d’intérêt le livre « Mozart était une femme» de Aliette de Laleu,  édité par Stock. Sous ce titre un peu provocateur se cache une histoire de la musique classique au féminin de l’antiquité à nos jours.</p>
<p> Ayant fait des études scientifiques, je connais « l 'effet [...]</p>
<p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/mozart-etait-une-femme">« Mozart était une femme »</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">J’ai lu avec beaucoup d’intérêt le livre « Mozart était une femme» de Aliette de Laleu,  édité par Stock. Sous ce titre un peu provocateur se cache une histoire de la musique classique au féminin de l’antiquité à nos jours.</p>
<p>Ayant fait des études scientifiques, je connais <strong>« l &lsquo;effet Matilda »</strong> qui est:</p>
<ul>
<li>le déni,</li>
<li>la spoliation</li>
<li>ou la minimisation récurrente et systémique de la contribution des femmes à la recherche scientifique,</li>
<li>dont le travail est souvent attribué à leurs collègues masculins (définition de Wikipedia).</li>
</ul>
<p>Ce livre montre que <strong>cet effet existe aussi depuis toujours dans la musique</strong>:</p>
<ul>
<li>J’ai découvert le nom de compositrices, instrumentistes, cheffes d’orchestre, …  dont bien sur je n’avais jamais entendu parler, mais je ne suis pas non plus une mélomane.</li>
<li>J’ai bien apprécié la playlist à la fin de chaque chapitre, qui en général correspond à une époque.</li>
<li>Cela m’a permis grâce à internet d’écouter ces œuvres et découvrir des merveilles.</li>
</ul>
<p>Merci pour cet ouvrage qui montre que <strong>les femmes peuvent être à la hauteur dans tous les domaines</strong>, même si l’invisibilisation est toujours à l’œuvre.</p>
<p><strong>Itala DallO</strong></p>
<p>&nbsp;</p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/mozart-etait-une-femme">« Mozart était une femme »</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mobilisation contre les violences sexistes et sexuelles dans le monde scientifique</title>
		<link>https://www.interelles.com/lu-pour-vous/mobilisation-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles-dans-le-monde-scientifique</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Mar 2023 09:46:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu pour vous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">Les talents du monde de la recherche scientifique ne pourront contribuer à hauteur de leur compétences et connaissances que dans un environnement inclusif et respectueux de chacun et chacune. </p>
<p> Dans cette perspective, la question du sexisme et du harcèlement sexuel est un enjeu majeur en ce qu’il atteint individuellement [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="ydp8a0d3124yahoo_quoted_0019174805" class="ydp8a0d3124yahoo_quoted">
<div style="font-size: 13px; font-family: 'Helvetica Neue', Helvetica, Arial, sans-serif; color: #26282a;">
<div>
<div id="ydp8a0d3124yiv4199256484">
<div>
<div class="ydp8a0d3124yiv4199256484ydp8af9252fyahoo-style-wrap" style="font-size: 13px; font-family: Helvetica Neue, Helvetica, Arial, sans-serif;">
<div dir="ltr">
<div>
<div><span style="font-family: verdana, helvetica, sans-serif; font-size: small;"><p class="elmt-chapeau">Les talents du monde de la recherche scientifique ne pourront contribuer à hauteur de leur compétences et connaissances que dans un environnement inclusif et respectueux de chacun et chacune. </p></span></div>
<div><span style="font-family: verdana, helvetica, sans-serif; font-size: small;">Dans cette perspective, la question du sexisme et du harcèlement sexuel est un enjeu majeur en ce qu’il atteint individuellement la santé psychologique et physique des victimes et instaure un climat qui n’est pas favorable à la dignité de chacun et à l’expression des compétences et expertises de chaque individu dans environnement professionnel.</span></div>
<div></div>
<p class="ydp8a0d3124yiv4199256484ydpdfe34332MsoNormal" style="color: #222222; text-align: justify; margin: 0px;"><span style="font-family: verdana, helvetica, sans-serif; font-size: small;">Objectiver la réalité, les mécanismes et la perception de ces violences sexistes et sexuelles à l’encontre des femmes scientifiques est une étape préalable à leur compréhension.<u></u><u></u></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<div><span style="font-family: verdana, helvetica, sans-serif; font-size: small;">C’est dans ce contexte que la Fondation L’Oréal a mené une étude en partenariat avec Ipsos, en lançant une consultation internationale afin d’analyser la situation auprès d’un large panel de scientifiques. La consultation s’est déroulée entre le 26 juillet et le 16 septembre 2022 au travers d’un questionnaire en ligne envoyé à un large réseau de scientifique, hommes et femmes, travaillant dans plus de 50 institutions scientifiques dans le monde. Près de 5200 chercheurs et chercheuses dans plus de 110 pays ont répondu à cette enquête dont 76% de femmes, 75% venant du domaine des STEMM et plus de 2/3 issus du monde public académique.</span></div>
<div><span style="font-family: verdana, helvetica, sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<div><span style="font-family: verdana, helvetica, sans-serif; font-size: small;">Nous sommes consternées par les résultats, que vous pourrez lire dans le document ci-joint <strong><a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2023/03/VSS-en-sciences.pdf">VSS en sciences</a></strong></span></div>
<div><span style="font-family: verdana, helvetica, sans-serif; font-size: small;"> </span></div>
<p class="ydp8a0d3124yiv4199256484ydpdfe34332MsoNormal" style="color: #222222; text-align: justify; margin: 0px;"><b><span style="font-family: verdana, helvetica, sans-serif; font-size: small;">Nous appelons les instances scientifiques à s’engager autour de 3 axes prioritaires :<u></u><u></u></span></b></p>
<ul type="disc">
<li class="ydp8a0d3124yiv4199256484ydpdfe34332m_-5831480498714066426MsoListParagraphCxSpFirst" style="text-align: justify; margin: 0cm; line-height: 15px;"><span style="font-family: verdana, helvetica, sans-serif; font-size: small;">une politique zéro tolérance à l’égard du sexisme et du harcèlement sexuel ;<u></u><u></u></span></li>
<li class="ydp8a0d3124yiv4199256484ydpdfe34332m_-5831480498714066426MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-align: justify; margin: 0cm; line-height: 15px;"><span style="font-family: verdana, helvetica, sans-serif; font-size: small;"><b>sensibiliser sur la définition même du harcèlement sexuel</b> pour faire comprendre que les propos ou comportements sexistes sont est la porte d’entrée à d’autres types de violences ;<u></u><u></u></span></li>
<li class="ydp8a0d3124yiv4199256484ydpdfe34332m_-5831480498714066426MsoListParagraphCxSpLast" style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 8pt; line-height: 15px;"><span style="font-family: verdana, helvetica, sans-serif; font-size: small;">Investir en  <b>garantissant que les référentes et référents disposent de temps dédiés pour mener leur mission.</b><u></u><u></u></span></li>
</ul>
<div id="ydp8a0d3124yahoo_quoted_0019174805" class="ydp8a0d3124yahoo_quoted">
<div style="font-size: 13px; font-family: 'Helvetica Neue', Helvetica, Arial, sans-serif; color: #26282a;">
<div>
<div id="ydp8a0d3124yiv4199256484">
<div>
<div class="ydp8a0d3124yiv4199256484ydp8af9252fyahoo-style-wrap" style="font-size: 13px; font-family: Helvetica Neue, Helvetica, Arial, sans-serif;">
<div dir="ltr">
<div>
<p>&nbsp;</p>
<p class="ydp8a0d3124yiv4199256484ydpdfe34332MsoNormal" style="color: #222222; margin: 0px;"><b><span style="font-family: verdana, helvetica, sans-serif; font-size: small;">A propos de la Fondation L’Oréal :<u></u><u></u></span></b></p>
<p class="ydp8a0d3124yiv4199256484ydpdfe34332MsoNormal" style="color: #222222; text-align: justify; margin: 0px;"><span style="font-family: verdana, helvetica, sans-serif; font-size: small;">La Fondation L’Oréal s’engage aux côtés des femmes pour leur permettre d’exprimer leur potentiel, reprendre la main sur leur destin et avoir un impact positif sur la sociétéì, aÌ travers trois domaines d’intervention : la recherche scientifique, la beautéì inclusive, et le changement climatique.<u></u><u></u></span></p>
<p class="ydp8a0d3124yiv4199256484ydpdfe34332MsoNormal" style="color: #222222; text-align: justify; margin: 0px;"><span style="font-family: verdana, helvetica, sans-serif; font-size: small;">Depuis 1998, le programme L’Oréal-Unesco Pour les Femmes et la Science a pour vocation d’accélérer les carrières des femmes scientifiques et de lutter contre les obstacles qu’elles rencontrent, pour qu’elles puissent contribuer aÌ la résolution des grands défis de notre temps. En 25 ans, le programme a soutenu plus de 4100 chercheuses originaires de plus de 110 pays. Il valorise l’excellence scientifique et cherche aÌ inspirer les jeunes femmes pour les encourager aÌ s’engager dans des cursus scientifiques.<u></u><u></u></span></p>
<p class="ydp8a0d3124yiv4199256484ydpdfe34332MsoNormal" style="color: #222222; text-align: justify; margin: 0px;"><span style="font-family: verdana, helvetica, sans-serif; font-size: small;">La Fondation L’Oréal collabore et soutient l’association Femmes Ingénieures de longue date.</span></p>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div>
</div><p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/mobilisation-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles-dans-le-monde-scientifique">Mobilisation contre les violences sexistes et sexuelles dans le monde scientifique</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Cachez ce sein!</title>
		<link>https://www.interelles.com/lu-pour-vous/cachez-ce-sein</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Aug 2022 08:58:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu pour vous]]></category>
		<category><![CDATA[SEXISME]]></category>
		<category><![CDATA[stéréotypes de genre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">Ou ce jean, blanc et moulant! Ou ce déhanché! Car c'est ce que nous avons entendu récemment à propos de Sanna Marin, Première Ministre finlandaise, dont une vidéo qui la montrait dansant dans une soirée privée, a déclenché le scandale.</p>
<p> « Je suis un être humain. J’aspire parfois aussi à [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">Ou ce jean, blanc et moulant! Ou ce déhanché! Car c&rsquo;est ce que nous avons entendu récemment à propos de Sanna Marin, Première Ministre finlandaise, dont une vidéo qui la montrait dansant dans une soirée privée, a déclenché le scandale.</p>
<p><em>« Je suis un être humain. J’aspire parfois aussi à la joie, à la lumière et au plaisir au milieu de ces nuages sombres » </em>a-t-elle dû se justifier larmes aux yeux, ajoutant qu&rsquo;elle n&rsquo;avait jamais manqué un jour de travail, allant même jusqu&rsquo;à accepter un test de dépistage prouvant qu&rsquo;elle ne se droguait pas, tant les réactions l&rsquo;accablant ont été violentes.</p>
<p>Pourquoi le corps des femmes pose-t-il toujours autant de problèmes? Trop couvert (voile, burkini), pas assez couvert (longueur de la jupe, seins découverts) ou cette fois en mouvements libres et joyeux dans la danse, nous rappellant l&rsquo;ostracisme de Pierre de Coubertin qui avait interdit l&rsquo;accès des femmes aux Jeux Olympiques, car une femme sportive était trop laide? De quoi s&rsquo;agit-il vraiment?</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Pas de bras nus!</strong></p>
<p>Dans une histoire pas si lointaine, on excluait les femmes de l’université… Dans un numéro de la revue <em>Travail, Genre et Sociétés ( 4- 2000, édité par L’Harmattan, Dossier Histoires de Pionnières)</em> <a title="Histoire de pionnières : l’accès des femmes au pouvoir et aux techniques" href="https://www.interelles.com/la-collection-vintage/histoire-de-pionnieres-lacces-des-femmes-au-pouvoir-et-aux-techniques"><strong>Delphine Gardey</strong></a>, historienne, évoque les difficultés rencontrées par les femmes à la fin du siècle dernier. Pouvaient-elles assister aux séances du soir de la Bibliothèque Sainte-Geneviève ? « <em>La présence des femmes n’est-elle pas, en effet, toujours source de compromission, de dérèglement, voire de déchéance ? (…) les femmes apportent ce qu’elles sont pour une époque dans les lieux qu’elles occupent : ici en cette fin de siècle, elles apportent leurs humeurs, leurs corps éminemment sexués (…). Elles sont encore le beau sexe, c’est-à-dire la tentation, la perdition</em> ».</p>
<p>Et Carole Christen-Lécuyer, dans le même opus, nous raconte qu’à la Sorbonne en 1893 « <em>des arrangements sont alors faits afin que la cohabitation des deux sexes soit possible. Des places spéciales leur sont réservées dans l’hémicycle où elles sont isolées et regroupées ». (…) « objet de désir </em>» et de curiosité pour les étudiants, les femmes doivent inventer de nouvelles figures de féminité pour s’imposer dans cet espace masculin : « <em>Pour la toilette (des étudiantes), simplicité de bon aloi, mais, il me semble <strong>pas de bras nus</strong> <strong>qui peuvent, qui doivent donner des distractions aux voisins, et, qui sait peut-être même au professeur</strong> »</em> (<i>ces conseils émanent du Figaro du 28 février 1926 sous la plume d’Achille Mestre</i>)<em>. (…) D’emblée est posée l’antinomie entre le « cerveau » et la « féminité », et l’ « étudiante » et la « femme ».</em> »</p>
<p style="text-align: center;"> <strong>Eviter la blonditude</strong></p>
<p>Pendant longtemps dans les entreprises, les seules femmes à côtoyer le pouvoir furent les secrétaires. Rôle éminemment féminin. Les femmes qui tentèrent ensuite de percer le plafond de verre, durent à tout prix s’en différencier. Dans le vêtement aussi. On comprend mieux la stratégie de neutralisation adoptée par bien des femmes. Démarrer dans la vie professionnelle implique de se fondre dans son environnement. Or il est masculin ! A nous le costume pantalon gris ou bleu foncé. Evitons tout ce qui est <b>« </b>trop <b>»</b>, maquillage, parfum, couleurs, bijoux, qui signeraient notre <b>« </b>blonditude <b>»</b>.</p>
<p>Certaines, en effet, vont jusqu’à dire qu’être blonde entraînerait une discrimination négative lors d’un recrutement. Plus que la couleur réelle du cheveu, il importe surtout de ne pas <b>« </b>avoir l’air d’une blonde». Depuis Freud,<b> </b>on sait les rapports entre l’inconscient et le mot d’esprit. Le mot d’esprit livre le fond de la pensée. On y retrouve ici l’antinomie du 19 <sup>e</sup> siècle entre cerveau et féminité ! Dans les années 60, il n’y avait pas d’histoires sur les blondes, mais on disait couramment : <b>« </b>Sois belle et tais-toi !». On nous répétait qu’une femme intelligente faisait peur aux hommes. Le temps n’était pas loin, dans lequel la mère de Françoise Dolto lui interdisait de faire des études, car elle en serait fatalement condamnée à la relégation du célibat.</p>
<p>Il fallut donc prouver que les femmes étaient des hommes comme les autres, munies d’un cerveau. On leur a ensuite demandé de prouver qu’elles étaient « encore des femmes » !</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Séduction et rapport de pouvoir</strong></p>
<p><a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/deborah-tannen-the-power-of-talk-ou-lart-de-la-conversation"><b>Deborah Tannen</b></a>  dans un chapitre intitulé « Qu’est-ce que le sexe à avoir avec ça ? », nous explique la crainte des hommes face aux femmes par la perte de contrôle provoquée par la séduction. C’est-à-dire par le pouvoir sexuel que les femmes prennent alors sur eux. Or, les hommes, au sein d’un groupe et en particulier dans l’entreprise, se situent d’emblée dans une relation de pouvoir. C’est la norme qu’ils ont intégrée quand ils étaient enfants dans les groupes de jeux. Ceux qui parviennent au pouvoir sont généralement très conformes à la norme.</p>
<p>Le décolleté assignerait alors à l’homme la place de dominé. Quand une femme atteint un niveau de responsabilités, elle est perçue, nous dit Deborah Tannen, comme cherchant à prendre le pouvoir sur les hommes. Ainsi, ajoute-t-elle, si l’on dit souvent que le harcèlement sexuel n’a pas tant à voir avec le sexe qu’avec le pouvoir, le fait qu’il s’agisse de sexe n’est pas sans rapport. Et il peut être aussi le fait d’un subordonné ou de pairs. Une forme courante d’insubordination serait de fixer les seins d’une femme pendant qu’elle parle. Manière, consciente ou non, de lui dire : « Tu es une femme, et ce qui m’intéresse c’est ton sexe, pas ton cerveau, ni ton autorité ou les mots que tu prononces ». L’homme renverserait ainsi le rapport de pouvoir.</p>
<p>Plus récemment <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/cher-emmanuel-todd"><strong>Ce cher Emmanuel Todd </strong></a>ne dénonçait-il pas le danger que l&rsquo;émancipation des femmes, le féminisme, la question du genre nous faisait courir, autant de sujets représentant pour lui «<em>la descente aux enfers conceptuelle de l’anthropologie </em>» ? Pas moins!</p>
<p>N&rsquo;est pas encore venu le temps où une femme au pouvoir cessera d&rsquo;être un danger pour un certain nombre d&rsquo;hommes! C&rsquo;est ce qui vient d&rsquo;être fait à une femme Première Ministre, Sanna Marin, la réduire à un corps sexué. Bien sûr dénué de cerveau!</p>
<p><em>                                                                                                        <strong>Laurence Dejouany</strong></em></p>
<p><a href="https://twitter.com/hashtag/solidaritywithSanna?src=hashtag_click">#solidaritywithSanna</a> <a href="https://twitter.com/hashtag/letsdance?src=hashtag_click">#letsdance</a></p>
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		<title>Des lectures pour l&#8217;été</title>
		<link>https://www.interelles.com/lu-pour-vous/des-lectures-pour-lete</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Jul 2022 11:34:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu pour vous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; </p>
<p class="elmt-chapeau"> Bien à l'abri du soleil, chapeau et crèmes protectrices, des lectures sans lourdeur pour nous élever l'esprit.  </p>
<p> Nos tempêtes sont à la hauteur de nos rêves, le dernier livre de notre amie Nadalette La Fonta, pour recharger nos batteries avant la rentrée. A paraitre le 25 août, [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p class="elmt-chapeau"> Bien à l&rsquo;abri du soleil, chapeau et crèmes protectrices, des lectures sans lourdeur pour nous élever l&rsquo;esprit.  </p>
<ul>
<li><strong><em>Nos tempêtes sont à la hauteur de nos rêves</em></strong>, le dernier livre de notre amie <strong>Nadalette La Fonta</strong>, pour recharger nos batteries avant la rentrée. A paraitre le 25 août, mais déjà en <strong><a href="https://lnkd.in/e-3Yhn39">précommande</a></strong>,</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-9292" src="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2022/07/Nadalette-2-350x298.jpg" alt="" width="350" height="298" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong><em>Sans classe ni place &#8211; L&rsquo;improbable histoire  d&rsquo;un garçon venu de nulle part</em>, Norbert Alter, PUF</strong>. Professeur de sociologie affilié à Sciences Po Paris, il montre que l&rsquo;on peut s&#8217;emparer de son histoire, malgré la violence, le mépris et l&rsquo;isolement. On est rarement seul comme une pure victime face au monde et l&rsquo;on peut subvertir un destin social.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-9295" src="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2022/07/Norbert-Alter-350x298.jpg" alt="" width="350" height="298" /></p>
<p>Une <strong><a href="https://www.xerficanal.com/fog/emission/Norbert-Alter-Norbert-Alter-sans-classe-ni-place-l-art-de-transformer-son-destin_3750797.html">interview</a></strong> le présentant.</p>
<ul>
<li><strong><em>Mono no aware &#8211; Le sentiment des choses</em>,  Jacques Roubaud, Gallimard</strong>.</li>
</ul>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-9297" src="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2022/07/Mono-no-aware-310x298.webp" alt="" width="310" height="298" /></p>
<p>Cent quarante-trois poèmes empruntés au japonais du XIV siècle, appelés aussi Tankas. Pour s&rsquo;élever comme une bulle dans l&rsquo;air&#8230;</p>
<p style="text-align: center;">    à un bateau je pense<br />
qui voyage caché derrière une île<br />
dans le brouillard matinal<br />
de la rive d’Akashi<br />
vague, vague</p>
<p>                                                                                                       <strong> Hitomaro</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Cher Emmanuel Todd</title>
		<link>https://www.interelles.com/lu-pour-vous/cher-emmanuel-todd</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Feb 2022 09:22:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu pour vous]]></category>
		<category><![CDATA[care]]></category>
		<category><![CDATA[mixité]]></category>
		<category><![CDATA[plafond de verre]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux de femmes]]></category>
		<category><![CDATA[SEXISME]]></category>
		<category><![CDATA[stéréotypes de genre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau"> Ou peut-être devrais-je dire « Pauvre Emmanuel Todd » après avoir lu votre dernier ouvrage : « Où en sont-elles – Une esquisse de l’histoire des femmes » et en voyant vos photos où vous paraissez toujours si chagrin? </p>
<p> Anthropologue et historien de renom, vous avez assis votre légitimité sur des travaux antérieurs qui [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="elmt-chapeau"> <strong>Ou peut-être devrais-je dire « Pauvre Emmanuel Todd » après avoir lu votre dernier ouvrage : « Où en sont-elles – Une esquisse de l’histoire des femmes » et en voyant vos photos où vous paraissez toujours si chagrin?</strong> </p>
<p>Anthropologue et historien de renom, vous avez assis votre légitimité sur des travaux antérieurs qui font autorité.</p>
<p>Cette fois, vous vous attaquez à la question de l’émancipation des femmes, au féminisme, à la notion de genre aussi qui s’est répandue ces dernières années, autant de sujets qui représentent nous dites-vous « <em>la descente aux enfers conceptuelle de l’anthropologie </em>» ! Pas moins ! On comprend que vous soyez troublé. Le monde ne serait plus qu’antagonisme entre les hommes et les femmes. <strong>C’est tellement énorme pour la féministe modérée que je suis,</strong> <strong>que je mettrai vos propos entre guillemets et en italique, que nous soyons sûrs que ce n’est pas moi qui invente</strong>.</p>
<p>Ainsi affirmez-vous que « <em>la destruction du patriarcat fut facile chez nous parce qu’il n’y avait jamais vraiment existé » et que « Les femmes sont, dans bon nombre de domaines, déjà au pouvoir ». </em>Vous mettez néanmoins aimablement à notre crédit des effets positifs, tels <em>« la chute de la violence physique et le reflux de la guerre, l’affaiblissement du racisme »</em><strong>. </strong>Sans doute, grâce à nos qualités féminines tant vantées, par ceux qui veulent nous garder enfermées à la maison ou dans les métiers du soin. Ce que nous appelons stéréotypes et normes (in <em>Sciences économiques et sociales, classe de première</em>, Hatier) :</p>
<ul>
<li><strong>Un stéréotype</strong> est une opinion partagée de façon quasi-unanime par un groupe social et faisant office de jugement définitif sur un type ou un groupe d’individus. Le stéréotype peut être rapproché du préjugé ou de l’opinion reçue.</li>
<li><strong>Les normes </strong>sont les règles sociales qu’il faut respecter et qui définissent le comportement approprié ou attendu dans la vie sociale.</li>
</ul>
<p>Vous savez tant de choses et en ignorez d’autres. Vous nous dites votre passion pour l’intelligence, votre désir de comprendre. Mais quel usage tragique de l’intelligence ! Ne faut-il pas parfois sentir ? Partir de l’expérience sensible pour arriver à la conceptualisation ? Dans quel monde vivez-vous ? Celui de votre bibliothèque ? En êtes-vous jamais sorti ? Avez-vous jamais aimé ? Avez-vous été aimé ? Avez-vous joué, parlé avec de jeunes enfants ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Dans votre bureau à l’abri du monde réel</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pas de patriarcat</strong></p>
<p>« <em>Ce que nous vivons est l’accentuation d’un statut plutôt élevé des femmes et non le renversement d’un ordre « patriarcal » fantasmé. Je montrerai la facilité de l’émancipation, une fois réalisées les conditions technologiques de sûreté contraceptive et économiques d’abondance ». « L’absence d’un refus masculin sérieux et solide aura été un élément fondamental de l’évolution anthropologique ».</em></p>
<p>Vous avouez ne vous être jamais intéressé à la question du féminisme, qui vous apparaissait jusque-là comme un « <em>non-problème</em> »<strong>. </strong>Vous n’ignorez pas les précédentes vagues féministes :</p>
<ul>
<li>les suffragettes,</li>
<li>les années 70 et la lutte pour la contraception et l’avortement,</li>
<li>mais tout cela pensez-vous baignait dans un climat aimable et souriant !</li>
</ul>
<p>Sans doute avez-vous oublié les violences auxquelles se sont confrontées certaines suffragettes, luttant pour leur droit de vote.</p>
<p>Dans les années 70, où une femme pouvait craindre encore la prison pour un avortement avez-vous oublié comment Gisèle Halimi ou Simone Veil ont été conspuées, injuriées, menacées. Cela n’en a jamais fait pour autant des ennemis des hommes, qui pour certains les soutenaient et les accompagnaient.</p>
<p>Enfin, avant cette période plus heureuse pour les femmes, avez-vous entendu parler de celles qui devaient avoir recours aux « faiseuses d’anges » ? Avez-vous envisagé la douleur, la violence, parfois la mutilation ou la mort auxquelles elles s’exposaient ? Savez-vous que celles qui allaient alors chercher secours dans un hôpital s’exposaient parfois de la part du médecin, sans doute un homme, à un curetage à vif « pour leur apprendre » !</p>
<p>Non, les hommes ne se seraient jamais opposés au droit à la contraception et à l’avortement ! Pas plus dans les années 70 qu’aujourd’hui. Remis actuellement en question dans de plus en plus d’états américains et même dans des pays européens. Que faites-vous des mouvements « pro-life » présents aussi en France? Des assassinats de médecins pratiquant les avortements aux USA ? Des difficultés en France même à trouver des cliniques ou hôpitaux les pratiquant au nom de la « clause de conscience » des médecins. En France, des femmes sont à nouveau contraintes d’aller à l’étranger, dans des pays plus libéraux pour se faire avorter, pour des questions de délais et de disponibilité des médecins.</p>
<p>Les mariages forcés ? Les mutilations comme l’excision ? Pas entendu parler ? En France même, ces féministes, que vous honnissez, tentent d’en protéger des jeunes filles issues de l’immigration, des risques qu’elles courent lors des vacances dans le pays d’origine des parents et de l’aide que la France peut leur apporter.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>« Le pourrissement de la liberté d’expression »</em></strong></p>
<p>Dans cette ambiance aimable où fleurissait joyeusement cet esprit si français, nommé la gauloiserie, les femmes devaient faire preuve « d’humour » et se débattre discrètement face aux mains baladeuses. Oh, que nous sommes devenues pudiques et « <em>politiquement correctes</em> » en ne l’acceptant plus !</p>
<p>Pourtant, dans les écoles où l’on a mis en place des sensibilisations aux violences sexuelles, on s’aperçoit que tous les garçons n’approuvaient pas ces dérapages. Mais l’effet de groupe, le poids du leader, les fêtes avinées dans les « grandes » écoles ont mené à de terribles excès. Il suffit parfois qu’un garçon ose s’interposer en disant : « Ce n’est pas bien, c’est du harcèlement » pour que le groupe s’effrite et que les filles puissent être en sécurité. Il en est de même aussi dans les entreprises qui se donnent la peine de soulever le problème. Bien souvent, sur proposition des « féministes »</p>
<p>Les viols quant à eux, étaient rarement reconnus. C’est d’ailleurs encore souvent le cas, parole contre parole dit-on. Avez-vous senti cette première secousse avec l’affaire DSK ? Sans doute pas, vous ne le citez pas. Comment de la drague lourde, ainsi que nous l’expliquaient ses amis, nous étions passés au viol…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>« <em>D</em></strong><strong><em>ynamitage de l’anthropologie</em> »</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et voilà que dans votre univers tranquille et souriant, bien au chaud dans votre bibliothèque, où vos études vous permettaient de développer des certitudes, un ouragan vient tout bouleverser: Me Too, le mariage pour tous, les gilets jaunes, et même le Covid ! <strong>« <em>Le féminisme a dynamisé l’histoire et dynamité l’anthropologie </em>»</strong>, dites-vous après cette énumération.<strong> </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Me Too :</strong></p>
<p>Ne nous a-t-on pourtant pas suffisamment répété : « Ne devenez pas comme les Américaines ! Les hommes n’osent plus monter seul dans un ascenseur avec une femme. Ils doivent garder la porte de leur bureau ouverte quand ils reçoivent une femme. » La vague américaine Me Too s’étant étendue jusqu’à la France, pays de la courtoisie et de la séduction « à la française », on a découvert que même avec la porte de son bureau ouverte, une star vieillissante de la télé, pouvait culbuter une femme sur la table ! (Attention, affaire pas encore jugée, présomption d’innocence oblige !). Et cette vague s’étend de domaine professionnel en domaine professionnel. Aucun ne semble être à l’abri. Néanmoins,  nous ne considérons pas tous les hommes comme des harceleurs ou des violeurs. Nombre d’entre eux connaissent et reconnaissent cette notion subtile du consentement, mais se taisent parfois face au leader et à l’effet de groupe. La spirale peut être rompue. Des institutions, des intervenants s’y emploient. Des hommes s’engagent contre ces violences faites aux femmes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le Covid-19 : </strong></p>
<p>On s’étonne : quel lien pouvez-vous faire entre féminisme et le Covid-19 ? Selon vous la désindustrialisation est le corolaire de l’émancipation des femmes. Les femmes travaillent dans le tertiaire, les hommes dans l’industrie. «<em>Mesurer la chute de l’emploi industriel, c’est faire la chronique du déclin de métiers masculins</em> ». Or, je vous cite : « <em>L’Occident étroit, on le verra, a déjà payé un prix économique élevé pour l’émancipation des femmes. De ce point de vue, l’épidémie du Covid-19, dans sa première phase, aura été une sévère entrée en matière puisqu’elle a éprouvé l’Angleterre, les États-Unis, la Suède et la France beaucoup plus durement que l’Allemagne et le Japon, sans oublier la Chine. </em>» CQFD. Et voilà les femmes émancipées responsables aussi de la pandémie…</p>
<p>Pouvez-vous ignorer qu’une corrélation n’est pas une relation de causalité ? Qu’importe, ce choc si violent qui vous a atteint a ébranlé toute certitude : « <em>J&rsquo;essaie de montrer dans le livre qu&rsquo;il ne peut pas ne pas y avoir de rapport entre les deux</em> »<strong>.</strong> Je vous cite encore, car on a du mal à le croire : « <em>Mais un chercheur ne peut se contenter d’un monde social hétérogène où rien n’aurait de rapport avec rien. Pire, où l’on pourrait mettre d’un côté tout ce qui est positif et de l’autre tout ce qui est négatif, sans se poser jamais la question d’une interaction entre les deux sphères. Il y aurait d’un côté le féminisme, des femmes de pouvoir, la paix, le mariage homosexuel, l’écologie, l’abolition des « races » ; et de l’autre la montée de l’inégalité, la chute des salaires ouvriers, la</em> <em>désindustrialisation, la montée d’une tension féroce entre démocrates et républicains aux États-Unis, l’émergence d’un État hors contrôle en France </em>». Tout est de notre faute ! Mais où vivez-vous ? Ouvrez-vous parfois un journal ou cet instrument vulgaire que nous appelons la télé ?</p>
<ul>
<li>Je vous rassure, les femmes aussi ont payé un prix à la pandémie. Celui d’être enfermées chez elles entre télétravail, tâches ménagères et enfants dont il fallait guider le travail scolaire.</li>
<li>L’Apec nous apprend que c<strong>hez les cadres, les femmes ont lourdement pâti de la crise sanitaire. </strong><em>« Depuis plus de 10 ans, un écart de rémunération d’environ 15 % est observé entre hommes et femmes cadres, malgré les dispositifs mis en place pour y remédier. La réduction en 2019 (de 16 % à 13 %) est suivie d’un retour à 15 % en 2020 »</em>indique l’Apec. En outre, <em>« à profil et poste équivalents »</em>, les hommes cadres ont perçu <em>« 8% de plus »</em> que les femmes cadres en 2020, détaille l’Apec dans son <em>Baromètre de rémunération des cadres.</em></li>
</ul>
<p>« <em>Les augmentations de salaire ont été plus rares en 2020 avec la crise : 38% des cadres ont été augmentés contre 48% en 2019, mais ces augmentations ont surtout profité aux hommes. La rémunération médiane des femmes cadres a été de 46.000 euros annuels en 2020, contre 53.000 euros pour les hommes. En 2019, cette rémunération médiane était identique pour les femmes mais elle n’était que de 52.000 pour les hommes. 40 % des hommes ont eu une augmentation en 2020, contre 35 % des femmes</em> ».  <em>« Alors que depuis 2017, l’écart se réduisait, avec respectivement : 49% </em><em>des hommes et 46% des femmes en 2019, 51% des hommes et 49% des femmes en 2018, 51% des hommes et 48% des femmes en 2017 » note l’étude</em>.”(in Les Nouvelles News).</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Féminicide :</strong></p>
<p>Cela ne nous suffisait pas ?<strong> « </strong><em>Sur les murs de Paris comme des villes de province ont fleuri des dénonciations de ce que l’on a appelé « féminicide ». Le paradoxe de ce regain de contestation des hommes, violent dans l’expression, évocateur d’un antagonisme structurel entre les deux sexes, est qu’il a commencé au moment même où le mouvement d’émancipation des femmes semblait sur le point d’atteindre ses objectifs</em> ». Ce regain de contestation des hommes n’existait-il pas auparavant ? Oui, cela n’apparaissait auparavant que dans les pages des faits divers que vous ne vous abaissiez certainement pas à lire. On y parlait d’ailleurs de « drame passionnel ». Tellement plus romantique ! Une dénomination apte à gagner l’indulgence du jury des cours d’assises en faveur de l’assassin.</p>
<p>N’était-il qu’évocateur d’un antagonisme structurel entre les deux sexes, ou une survivance de cette croyance selon laquelle la femme appartient à l’homme et la passion ne s’exprime jamais mieux que dans la violence? Un « Fou d’amour » chantait avec tant de succès Johnny Halliday : « Je l’aimais trop, je l’ai tuée ». Comment ne pas pardonner à cet homme qui aime tant ? C’est pourquoi nous voulons mettre fin à cette illusion barbare, nommer cet acte, cet assassinat,  pour ce qu’il est, un féminicide, non un acte d’amour.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le plafond de verre :</strong></p>
<ul>
<li>Ainsi désignons-nous cet obstacle invisible, mais bien réel et résistant, auquel les femmes se heurtent dans leur progression professionnelle. Les hommes, ayant fait leurs preuves depuis longtemps, il est plus rassurant de perpétuer l’entre-soi du club des hommes. Pourquoi venir troubler cet ordre avec de nouvelles venues qui ne possèdent pas bien tous nos codes, pensent-ils ?</li>
</ul>
<p>Vous voulez pourtant bien en convenir : « <em>il existe, notamment en France du côté des sciences et des grandes écoles, des pôles de résistance masculine importants.</em> <em>Mais nous sommes dans une situation où devrait dominer une réflexion amicale et réformiste, en aucun cas une perception des hommes comme des assassins</em><strong> »</strong>. Ce plafond de verre auquel nous tentons de nous attaquer, ne serait qu’une légère couche de gel que nous pourrions faire craquer d’un seul coup de haut talon à vous en croire. D’autant que <strong>ces hommes dominants ne seraient, de votre point de vue, que des « mâles potiches ».</strong> Avez-vous déjà circulé dans ces domaines où les hommes dominent : les institutions, l’entreprise, l’industrie, la politique ? Quant à ces « mâles potiches », nous irions jusqu’à les traiter « <em>d’assassins</em> » ? Quel raccourci entre le plafond de verre contre lequel nous luttons, et les féminicides que nous dénonçons aussi ! Est-ce là la rigueur scientifique qui devrait être la vôtre?</p>
<p>Dans un retournement magnifique vous faites des femmes solidaires des victimes de féminicides, des furies confondant homme et assassin. Soyez sûr que nous ne faisons pas cet amalgame. Nous travaillons en toute intelligence et bonne entente avec nombre d’hommes. Nous ne les diabolisions pas, non plus que nous n’idéalisons les femmes qui seraient venues à bout des guerres et du racisme… Si seulement…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Orage conceptuel :</strong></p>
<p>Non, le choc est trop fort pour vous : « <em>En 70 ans ont été renversées des conceptions vieilles de plus de 100 000 ans. (…) je ne pouvais plus alors faire de recherche, parce que des catégories trop mouvantes interdisent toute saisie de la réalité sociale et de son évolution ».</em> Dans ce que vous qualifiez donc « <em>d’orage conceptuel<strong> </strong></em>», vous vous raccrochez constamment aux « chasseurs-cueilleurs », le paléolithique, si je ne m’abuse, c’est-à-dire 300 000 ans en arrière.</p>
<p>Oui, vous avez entendu parler du néolithique (il n’y a que 12 000 ans), et même de l’anthropocène (apparu selon les auteurs à la fin du XIXe siècle avec la révolution industrielle ou seulement en 1945 avec la bombe atomique sur Hiroshima), censés avoir succédé au paléolithique, l’âge de pierre. Bien sûr, dans ce monde très large que vous parcourez dans vos livres, toutes les sociétés n’avancent pas au même rythme. Sans doute subsiste-t-il encore quelques tribus éloignées restées à l’âge de pierre. Mais votre attachement aux chasseurs cueilleurs, où les hommes chassent quand les femmes cueillent… (ce qui est d’ailleurs contesté actuellement, les femmes chassaient aussi) montre bien votre besoin de vous représenter en chasseur, sans doute muni d’une très grande lance, puisque vous allez jusqu’à nous préciser que vous êtes « <em>un homme, né homme</em> ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le genre, « <em>descente aux enfers conceptuelle de l’anthropologie</em> » : </strong></p>
<p>Donnons d’abord quelques précisions  sur l’usage que nous faisons du mot genre, car vous semblez totalement perdu. « (…) <em>l’anthropologie était à la fin des années 1970 un monde scientifique normal ». </em>Puis, catastrophe : « <strong><em>L’anthropologie a été, depuis la seconde moitié des années 1980, dérangée par le genre</em></strong><em>. Tout à la fois concept et expérience, celui-ci a mis partout du désordre, semant le doute sur des données solides et sur les instruments de comparaison patiemment mis au point depuis la fin du XIXe siècle. »</em></p>
<p><em>« Nous serions toutefois alors confrontés à la dernière variation du thème transgenre, un troisième sexe capable de réunir les potentialités des deux autres</em><strong> ». </strong>Voilà donc le drame qui nous guette, si menaçant pour un chasseur <em>« homme né homme », </em>comme vous tenez à nous le préciser<em>. </em>Margaret Mead faisait d’ailleurs « <em>l’hypothèse d’une anxiété masculine spécifique liée au caractère moins évident et direct de la contribution des hommes à la reproduction »,  </em>idée que vous avait transmise votre mère alors que vous n’étiez qu’adolescent.</p>
<p>Explicitons ce que nous entendons par le mot « genre », que vous trouvez tellement laid, et qui ne vous semble qu’un cache-sexe que nous impose notre pudibonderie:</p>
<ul>
<li><strong>Le sexe </strong>est du côté du biologique, de l’anatomie.</li>
<li><strong>Le genre </strong>est une appellation qui a été proposée pour distinguer ce qui n’est pas biologique, mais est dû aux apprentissages sociaux et culturels.</li>
</ul>
<p>Comme vous avez la passion de comprendre, ne rechignez pas à lire et ne voulez surtout pas mourir idiot, nous dites-vous, je me permets de vous recommander quelque lecture sur la question du « genre », comment elle se construit dès les premiers mois de la vie, comment elle enferme les femmes dans des représentations stéréotypées et ses répercussions de la cour d’école au monde adulte. Reportez-vous à quelques-uns de nos travaux : <strong><a href="https://www.interelles.com/cest-technique-est-ce-pour-elles/les-stereotypes-cest-pas-mon-genre">https://www.interelles.com/cest-technique-est-ce-pour-elles/les-stereotypes-cest-pas-mon-genre</a>.</strong></p>
<p>Vous y apprendrez que dès le plus jeune âge, être une femme, comme nous l’avons vu au fil des années de nos travaux, c’est non seulement:</p>
<ul>
<li>adopter certaines activités,</li>
<li>le placement de la voix,</li>
<li>des gestes rétrécis,</li>
<li>les déplacements du corps dans le sport et en particulier l’inhibition sur un usage agressif du corps.</li>
</ul>
<p>En 1929, la psychanalyste<strong>  Joan Riviere</strong>  dans un article intitulé  <strong>« <em>La féminité comme mascarade</em> »</strong> racontait comment une femme à cette époque-là se devait de cacher des compétences dites masculines.</p>
<p>Et bien sachez que c’est un problème qui persiste :</p>
<ul>
<li>Il a été étudié dans les choix d’études techniques par les filles.</li>
<li>Il participe toujours au choix des études et des métiers qui seraient pour certains masculins, pour d’autres féminins.</li>
<li>Nous le rencontrons ensuite en entreprise, quand il nous faut prouver que nous sommes « encore une femme » alors que nous avons percé dans le monde des hommes, en empruntant certains de leurs codes culturels. Sinon, comment se faire entendre ?</li>
<li>Nous avons vu aussi, par exemple sur la question de la négociation salariale, comment des représentations anciennes perduraient, qui induisent que les femmes demandent moins d’augmentation de salaire que les hommes, ce qui entretient les disparités. Ces représentations sont « la femme donne la vie, l’homme la gagne ». Donc le care aux femmes, le don gratuit, aux hommes la compétence de gagner de l’argent, d’en parler, de se battre pour obtenir le salaire convoité. Ainsi, les femmes demandent moins d’augmentations de salaire, se battent moins pour les obtenir, et les disparités sont entretenues.</li>
</ul>
<p>Apprenez aussi que :</p>
<ul>
<li>les hommes aussi sont victimes de stéréotypes. Il y a encore des actions, inspirées des groupes de femmes, amenant les hommes à se dégager du poids des normes viriles : les incitations à la parentalité, et de façon émergente les groupes de parole d’hommes sur l’égalité professionnelle.</li>
</ul>
<p>Il y a une<strong> </strong>symétrie inversée<strong> </strong>entre les stéréotypes féminins et masculins :</p>
<ul>
<li>Les femmes sont maternantes,</li>
<li>les hommes sont forts, ont de l’autorité mais pas d’émotions, ils sont des leaders naturels.</li>
</ul>
<p>Notez que les hommes qui ne s’y conforment pas s’exposent à être discriminés.</p>
<ul>
<li>Pour les femmes les stéréotypes impactent la vie professionnelle,</li>
<li>pour les hommes la vie personnelle</li>
<li>et cette asymétrie maintient les inégalités dans le couple.</li>
</ul>
<p>Ce qui se passe en entreprise interfère donc en permanence avec la sphère privée et réalimente en boucle les inégalités en entreprise, qui créent le plafond de verre.</p>
<p>Le questionnement des normes masculines par les hommes, qui commence à s’ébaucher, on le voit  à travers la question de la parentalité, devient donc un enjeu fort pour les femmes. Et nous y travaillons ensembles.</p>
<p>On constate en effet que l’attention à la parentalité <strong>peut renforcer l’impact des stéréotypes</strong>, si elle est seulement proposée aux femmes et non proposée, et surtout valorisée ou adaptée pour les hommes : c’est le cas par exemple de l’annualisation du temps partiel à prendre pendant les congés scolaires appréciés par les hommes chez Orano ; les actions de sensibilisation des hommes à la parentalité chez Orange,  ou encore l’incitation à prendre le congé paternité en le rémunérant à 100% dans de plus en plus d’entreprises.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Echanger: une révolution douce…</strong></p>
<p>Un autre que vous, un homme figurez-vous, nous propose cette « révolution douce ». Il se nomme Antoine de Gabrielli et nous explique : « Le plancher de verre, c’est cette croyance que les hommes s’accomplissent exclusivement dans leur vie professionnelle. C’est l’illustration d’une norme masculine de performance qui conduit à afficher sa réussite selon des codes sociaux et professionnels convenus: toujours disponible, très présent, briguant les postes de pouvoir…</p>
<p>Ces représentations contraignent les hommes à accepter un engagement dominant et parfois exclusif dans leur vie professionnelle, au détriment, vous l’avez bien compris, du reste de leur vie. Si, en tant qu’homme, je m’autorise à sortir de ce carcan, je permets aussi aux femmes de sortir du leur.</p>
<p>L’engagement professionnel des femmes a été une chance pour le rapprochement des hommes avec leurs enfants. Les hommes commencent à sentir qu’ils vont être obligés de bouger, parce qu’ils ont opéré un rapprochement dans la relation aux enfants et que cela les rend plus sensibles à des enjeux humains ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>« <em>Rien de changé sous le soleil du masculin</em> »</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vous enfilez donc les perles les unes après les autres pendant près de 400 pages, de « <em>l’homme au sperme dédaigné (qui) remplace maintenant la fille mère </em>», trainant sa honte et son humiliation jusqu’à la conclusion, où enfin l’ordre est rétabli : « <em>Pour penser le présent, il nous suffit d’admettre que 100 000 à 300 000 ans d’habitudes humaines ne peuvent être effacés en 70 ans, si nous plaçons en 1950 le début de la grande mutation</em> ». Voilà qui vous rassure : « <em>Une société, si elle veut progresser, peut-elle vraiment se priver du surcroît de créativité et d’intensité dans le travail engendré chez les hommes par leur incapacité à fabriquer des enfants ? </em>» Vous pouvez donc renvoyer les femmes à la maternité et l’allaitement, encombrées d’un enfant toujours pendu au mamelon, qui les rendrait pensez-vous peu disponibles pour le travail, pendant que les hommes feraient carrière !</p>
<p><strong><em>« Rien de changé sous le soleil du masculin » </em>pouvez-vous enfin conclure ! Ouf ! Vous l’avez échappé belle ! Ah, vous savez les remettre à leur place les femmes ! </strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Laurence Dejouany</strong></p>
<p style="text-align: right;"><em>Merci à Niamké-Anne Kodjo pour sa relecture</em></p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/cher-emmanuel-todd">Cher Emmanuel Todd</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Pousser les murs- Muriel Pénicaud</title>
		<link>https://www.interelles.com/lu-pour-vous/pousser-les-murs-muriel-penicaud</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Oct 2021 11:56:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu pour vous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau"> Voici la lecture qu'Aline Aubertin, Présidente de Femmes Ingénieures, membre et partenaire du Cercle InterElles, a fait de l'ouvrage de Muriel Pénicaud. Bonne lecture!</p>
<p> "Je viens de terminer la lecture du livre de Muriel Penicaud, « Pousser les murs», qui a été mon livre de l’été et qui se [...]</p>
<p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/pousser-les-murs-muriel-penicaud">Pousser les murs- Muriel Pénicaud</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="elmt-chapeau"> Voici la lecture qu&rsquo;Aline Aubertin, Présidente de Femmes Ingénieures, membre et partenaire du Cercle InterElles, a fait de l&rsquo;ouvrage de Muriel Pénicaud. Bonne lecture!</p>
<p>« Je viens de terminer la lecture du livre de Muriel Penicaud, « Pousser les murs», qui a été mon livre de l’été et qui se lit comme un roman : riche, sincère, percutant, passionnant. Je vous conseille de le lire.</p>
<p>Merci Madame pour votre dédicace : « Pour tous les murs que nous poussons ensemble, pour et avec les femmes ». En effet, j’ai poussé et je pousse encore avec vous et sans doute aussi grâce à vous les murs : murs et plafonds de verre, qui empêchent les femmes de réaliser leur plein potentiel et de s’épanouir professionnellement à leur juste valeur.</p>
<p>Lors de la préparation, puis la mise en place de l’Index Pénicaud, au fil des réunions dans la salle des accords de Grenelle, lorsqu’elle occupait le poste de Ministre du travail, mais aussi via ma participation au Global Summit of Women, en tant que membre de la délégation française, qu’elle présidait, j’ai appris à connaitre cette femme sincère, vraie, engagée, pragmatique et proche des gens.</p>
<p>Pourtant, à la lecture de ce livre, dans lequel elle nous fait le cadeau de se livrer dans toute sa vérité, j’ai beaucoup appris et une fois de plus beaucoup reçu tant son optimisme et sa positivité font du bien.</p>
<p>Le ton est donné dès l’introduction, où elle raconte que dès l’âge de 10 ans, elle a eu le sentiment que l’institution scolaire essayait de l’enfermer derrière les murs des possibles/impossibles pour les filles : « Une femme ne peut pas être Chef d’orchestre, c’est impossible ! » Elle comprend brutalement que « les filles n’ont pas le même destin que les garçons » et elle en tire cette énergie sans faille pour « pousser les murs ».</p>
<p>Elle est de ces femmes, qui abordent la politique dans la sororité. Elle sait reconnaitre et s’appuyer sur les réseaux <a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>de femmes qui offrent « aux jeunes générations des modèles d’identification, qui renforcent la confiance en elles … tels que le Cercle InterElles, Financi’Elles, Grandes Ecoles au Féminin, et Femmes Ingénieures »<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>, écrit-elle. Effectivement, c’est dans mes activités au sein du Cercle InterElles et de Femmes Ingénieures que nous avons eu l’occasion d’échanger. Merci pour ces interactions gagnant-gagnant. Merci pour cette mise en lumière et cette reconnaissance de la valeur de notre engagement.</p>
<p>Elle raconte la conception, puis la mise en place de l’index Penicaud. « Le jour même de sa nomination, elle se demande quelle pourrait être sa contribution à la cause des femmes, en tant que Ministre du travail ». Avec cet index, Muriel Penicaud a beaucoup fait pour la prise de conscience des inégalités. L’anecdote qu’elle raconte au sujet de la standing ovation, qu’elle a reçue à Bale lors du Global Summit of Women, tandis que l’ensemble de la délégation française se tenait debout en arborant le même tee-shirt « it is not a tee-shirt, it is a law » est l’un de ces moments de fierté d’être française, que je n’oublierai pas. Merci de l’avoir partagée dans ce livre : mon tee-shirt est rangé précieusement, comme le témoin de cette victoire d’étape, sur la route de l’égalité femmes-hommes !</p>
<p>Ce livre contient également un vibrant plaidoyer en faveur de la place des femmes dans le secteur du numérique, qui fait écho à mon engagement en tant que Présidente de Femmes Ingénieures, pour une plus grande mixité femmes-hommes dans les secteurs techniques : « Un ingénieur sur 5 et 5% seulement des créateurs de start-up sont des femmes : la boucle va se refermer pour une génération ou deux, si nous n’agissons pas rapidement. »<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a></p>
<p>Elle nous explique cependant avec beaucoup d’humilité les difficultés pour les politiques de faire bouger les choses, car « ils ne sont que de passage aux yeux des hauts fonctionnaires … qui pensent qu’ils sont l’état … Cette endogamie qui dure depuis des décennies représente un véritable danger, que l’on pourrait appeler l’angle mort des politiques. »<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a></p>
<p>Alors que l’on entend trop souvent à mon gout cette petite musique stéréotypée du seul intérêt des politiques pour le pouvoir et pour la défense de leur propre intérêt, elle nous explique que pour elle, être Ministre, n’allait pas de soi, et qu’elle a eu des craintes pour sa famille … une mise au point rafraichissante !</p>
<p>Autre stéréotype attribué aux DRH de son niveau, qu’elle balaie en se disant « profondément convaincue de l’importance des partenaires sociaux dans une démocratie avancée. »<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a></p>
<p>De cette expérience de dirigeante et de Leader opérationnelle en ressources humaines, elle a tiré de nombreux enseignements sur le leadership, et sur le jugement porté par les français sur les femmes, qui gagnent de l’argent, qu’elle partage utilement pour les lecteurs.</p>
<p>Elle regarde la France, avec ses yeux d’experte en ressources humaines et dénonce « le risque pour la France de se transformer en un lieu de coexistence de divers communautés, liées chacune par des intérêts de nature diverse … mais sans discussion démocratique, sans désir de discussion même conflictuelle, autour d’un projet national commun. »<a href="#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a></p>
<p>Une très grande partie de ses réflexions et de son énergie est évidement tournée vers le développement de l’employabilité des françaises et des français et la réduction du chômage. Ayant moi-même réalisé toute ma carrière dans des entreprises étrangères, j’apprécie qu’elle nous rappelle que « l’apport de l’international à l’emploi en France est souvent sous-estimé : un salarié sur dix dans le secteur privé en France est employé par une entreprise étrangère … et 4 Millions de français ont un emploi totalement ou partiellement lié à l’export ».<a href="#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a></p>
<p>Muriel Penicaud partage son enthousiasme énergique et communicatif pour une relance s’appuyant sur une mutation de l’industrie, qui intègre l’écologie et l’automatisation, dont il ne faut pas avoir peur. C’est ce qui l’a amenée à s’engager résolument en faveur de la formation continue, afin que chacun et chacune puisse développer de nouvelles compétences, évoluer et changer de métier s’il le souhaite et également en faveur de l’apprentissage pour les jeunes.</p>
<p>Nul n’est inemployable nous dit-elle et elle y consacre un chapitre entier &#8211; le N°9-  avec un partage d’expériences, des propositions pratiques en faveur de l’inclusion et « une méthode en 4 étapes : un diagnostique partagé, une large concertation, une décision claire et forte et une évaluation corrective. »<a href="#_ftn8" name="_ftnref8">[8]</a>.</p>
<p>Muriel Penicaud explique « le principe de la confiance », sur lequel elle s’appuie pour alléger les lourdeurs administratives : « Faire confiance, ce n’est pas du laxisme. Faire confiance, c’est encourager les meilleurs, c’est permettre la multiplication des initiatives et des innovations »<a href="#_ftn9" name="_ftnref9">[9]</a>. Ce principe permet d’être plus réactif, notamment dans la gestion de crise et c’est sur la confiance qu’elle s’est appuyée pour mettre en place les mesures d’accompagnement des entreprises et des salariés lors de la crise sanitaire liée à la COVID 19. « La rapidité de décision et de mise en œuvre sont décisives dans une gestion de crise ». Ce livre nous permet d’ailleurs de comprendre comment la gestion de cette crise a été gérée au sein du Ministère du travail, dont Muriel Penicaud avait la charge, et de revenir sur certains points, qui ont fait débat :</p>
<ul>
<li>la notion de biens essentiels toute relative : « aucun travailleur, aucun entrepreneur ne devrait être humilié et considéré comme « non-essentiel » à la société »<a href="#_edn1" name="_ednref1">[i]</a><a href="#_ftn10" name="_ftnref10">[10]</a> ;</li>
<li>l’importance de la concertation avec les syndicats : « sans la coopération étroites entre les administrations et partenaires sociaux, nous n’aurions jamais pu réagir aussi vite et de façon adaptée à chaque corps de métier »<a href="#_ftn11" name="_ftnref11">[11]</a></li>
</ul>
<p>La dernière partie de son livre est consacrée à sa vision politique et les convictions profondes sur les enjeux du futur, qui sont le moteur de son engagement :</p>
<ul>
<li>Maitriser et réguler le système capitaliste : « Faire converger le social et l’économique est devenu mon fil rouge. L’emballement capitaliste … cette approche restrictive de l’activité économique, aveugle quant à ses impacts sociaux et écologiques, est également préjudiciable à l’activité économique elle-même puisqu’elle fait fi de la durabilité et de la performance … La finance doit évoluer … dans la prise en compte de toutes les dimensions de la société, pour devenir l’outil au service de l’humain et d’un développement durable … »<a href="#_ftn12" name="_ftnref12">[12]</a></li>
<li>L’accroissement des inégalités : « avant la pandémie, dans plusieurs pays, dont la France … un jeune sur dix était considéré comme NEET, ni employé, ni apprenti, ni étudiant »<a href="#_ftn13" name="_ftnref13">[13]</a> Evidemment la crise sanitaire a rendu cette situation plus critique encore !</li>
<li>L’urgence écologique, la nécessité du développement durable et son impact sur l’agriculture. « … Les greens bonds, c’est-à-dire les obligations vertes, qui financent des projets de transition énergétique, représentent encore moins de 1% du marché mondial des obligations. »</li>
<li>La prise en compte de la dimension sociale.</li>
<li>Son plaidoyer pour une finance durable : « un système qui prendrait en compte les impacts écologiques et sociaux dans ses modes de décision et qui considérerait que le capital financier doit non pas détruire mais renouveler, renforcer, valoriser le capital naturel et le capital humain dont il dispose pour que sa performance globale soit durable. »<a href="#_ftn14" name="_ftnref14">[14]</a></li>
<li>Les chantiers du futur du travail: le sens au travail, l’impératif de la diversité, le dialogue social et économique, la cohérence de la gouvernance et « considérer l’entreprise … comme le cœur d’un écosystème de parties prenantes : actionnaires, salariés, clients, fournisseurs, collectivités locales, acteurs du territoire, société civile … »<a href="#_ftn15" name="_ftnref15">[15]</a></li>
<li>Les défis de la démocratie : crise de la démocratie représentative et de la démocratie sociale, absence de parité, loi du plus fort numérique, transformation de l’état, égalité des chances (« quand l’écart entre la promesse démocratique d’égalité des chances et la réalité devient trop grand, les peuples se détournent des valeurs démocratiques »<a href="#_ftn16" name="_ftnref16">[16]</a>), remise en route de l’ascenseur social « cassé », mobilisation nécessaire pour et avec les jeunes (« Le risque de décrochage de la jeunesse n’est moins grave que le risque de décrochage écologique, il est cumulatif »<a href="#_ftn17" name="_ftnref17">[17]</a>)</li>
</ul>
<p>Je referme ce livre pour revenir à la dédicace que Muriel Penicaud a apposé sur l’exemplaire qu’elle m’a envoyé et sur la couverture avec sa photo, où elle pose dans un tailleur UnCouture, dessiné par Béatrice Ferrant, que les membres de la délégation française au Global Summit of Women connaissent bien et que j’ai bien sur reconnu … signes de plus de sa fidélité aux femmes engagées et de la proximité qu’elle sait si bien établir. Des signes qui me touchent !</p>
<p>Aline Aubertin</p>
<p>Présidente de Femmes Ingénieures »</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Voir pages 33 &amp; 41</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Voir page 52</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> Voir page 56 &amp; 160</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> Voir page 61</p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> Voir page 84</p>
<p><a href="#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> Voir page 130</p>
<p><a href="#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a> Voir page 147</p>
<p><a href="#_ftnref8" name="_ftn8">[8]</a> Voir page 240</p>
<p><a href="#_ftnref9" name="_ftn9">[9]</a> Voir page 252</p>
<p><a href="#_ftnref10" name="_ftn10">[10]</a> Page 258</p>
<p><a href="#_ftnref11" name="_ftn11">[11]</a> Page 261</p>
<p><a href="#_ftnref12" name="_ftn12">[12]</a> Page 277-278</p>
<p><a href="#_ftnref13" name="_ftn13">[13]</a> Page 280</p>
<p><a href="#_ftnref14" name="_ftn14">[14]</a> Page 300</p>
<p><a href="#_ftnref15" name="_ftn15">[15]</a> Page 319</p>
<p><a href="#_ftnref16" name="_ftn16">[16]</a> Page 333</p>
<p><a href="#_ftnref17" name="_ftn17">[17]</a> Page 337</p>
<p><a href="#_ednref1" name="_edn1"></a></p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/pousser-les-murs-muriel-penicaud">Pousser les murs- Muriel Pénicaud</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Des femmes formidables et inspirantes</title>
		<link>https://www.interelles.com/lu-pour-vous/des-femmes-formidables-et-inspirantes</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Feb 2021 14:50:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu pour vous]]></category>
		<category><![CDATA[femme ingénieur]]></category>
		<category><![CDATA[femme scientifique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.interelles.com/?p=8510</guid>

					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">Un livret de portraits de femmes scientifiques hors normes! Regardez les, vous ressentirez cet élan qui peut nous, vous, porter vers la science. Il a été publié récemment par EPWS (European Platform of Women Scientist) dont Femmes Ingénieurs notre partenaire est membre. </p>
<p> Oui, c'est en anglais et d'habitude nous [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><p class="elmt-chapeau"><span style="color: #26282a; font-family: 'Helvetica Neue', Helvetica, Arial, sans-serif; font-size: 13px;">Un livret de portraits de femmes scientifiques hors normes!</span><span style="color: #26282a; font-family: 'Helvetica Neue', Helvetica, Arial, sans-serif; font-size: 13px;"> Regardez les, vous ressentirez cet élan qui peut nous, vous, porter vers la science. Il a été publié récemment par <a href="http://epws.org">EPWS</a> (European Platform of Women Scientist) dont Femmes Ingénieurs notre partenaire est membre. </p></span></p>
<p>Oui, c&rsquo;est en anglais et d&rsquo;habitude nous publions en français&#8230; mais cette série de portraits de femmes scientifiques de tous les pays est tellement remarquable, enthousiasmant que nous ne résistons pas au plaisir de les partager avec vous. Faites-en un large usage aussi pour attirer les jeunes filles vers ces métiers. Elles pourront découvrir que, non, la science n&rsquo;est pas un univers sec, déshumanisé.</p>
<p><strong>Bien au contraire, c&rsquo;est la vie!</strong></p>
<p>C&rsquo;est à découvrir<strong> ici</strong>:  <a href="https://epws.org/wp-content/uploads/2020/02/EPWS-Woman-Scientist-interview-2018-2020.pdf">https://epws.org/wp-content/uploads/2020/02/EPWS-Woman-Scientist-interview-2018-2020.pdf</a></p>
<p>Accédez à l&rsquo;ensemble de nos <a href="https://www.interelles.com/actualite"><strong>actualités</strong></a></p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/des-femmes-formidables-et-inspirantes">Des femmes formidables et inspirantes</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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