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	<title>pouvoir | Cercle InterL</title>
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	<description>Un réseau de réseaux de femmes et d&#039;hommes d&#039;entreprises engagées pour la mixité</description>
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		<title>Cher Emmanuel Todd</title>
		<link>https://www.interelles.com/lu-pour-vous/cher-emmanuel-todd</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Feb 2022 09:22:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lu pour vous]]></category>
		<category><![CDATA[care]]></category>
		<category><![CDATA[mixité]]></category>
		<category><![CDATA[plafond de verre]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux de femmes]]></category>
		<category><![CDATA[SEXISME]]></category>
		<category><![CDATA[stéréotypes de genre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau"> Ou peut-être devrais-je dire « Pauvre Emmanuel Todd » après avoir lu votre dernier ouvrage : « Où en sont-elles – Une esquisse de l’histoire des femmes » et en voyant vos photos où vous paraissez toujours si chagrin? </p>
<p> Anthropologue et historien de renom, vous avez assis votre légitimité sur des travaux antérieurs qui [...]</p>
<p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/cher-emmanuel-todd">Cher Emmanuel Todd</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="elmt-chapeau"> <strong>Ou peut-être devrais-je dire « Pauvre Emmanuel Todd » après avoir lu votre dernier ouvrage : « Où en sont-elles – Une esquisse de l’histoire des femmes » et en voyant vos photos où vous paraissez toujours si chagrin?</strong> </p>
<p>Anthropologue et historien de renom, vous avez assis votre légitimité sur des travaux antérieurs qui font autorité.</p>
<p>Cette fois, vous vous attaquez à la question de l’émancipation des femmes, au féminisme, à la notion de genre aussi qui s’est répandue ces dernières années, autant de sujets qui représentent nous dites-vous « <em>la descente aux enfers conceptuelle de l’anthropologie </em>» ! Pas moins ! On comprend que vous soyez troublé. Le monde ne serait plus qu’antagonisme entre les hommes et les femmes. <strong>C’est tellement énorme pour la féministe modérée que je suis,</strong> <strong>que je mettrai vos propos entre guillemets et en italique, que nous soyons sûrs que ce n’est pas moi qui invente</strong>.</p>
<p>Ainsi affirmez-vous que « <em>la destruction du patriarcat fut facile chez nous parce qu’il n’y avait jamais vraiment existé » et que « Les femmes sont, dans bon nombre de domaines, déjà au pouvoir ». </em>Vous mettez néanmoins aimablement à notre crédit des effets positifs, tels <em>« la chute de la violence physique et le reflux de la guerre, l’affaiblissement du racisme »</em><strong>. </strong>Sans doute, grâce à nos qualités féminines tant vantées, par ceux qui veulent nous garder enfermées à la maison ou dans les métiers du soin. Ce que nous appelons stéréotypes et normes (in <em>Sciences économiques et sociales, classe de première</em>, Hatier) :</p>
<ul>
<li><strong>Un stéréotype</strong> est une opinion partagée de façon quasi-unanime par un groupe social et faisant office de jugement définitif sur un type ou un groupe d’individus. Le stéréotype peut être rapproché du préjugé ou de l’opinion reçue.</li>
<li><strong>Les normes </strong>sont les règles sociales qu’il faut respecter et qui définissent le comportement approprié ou attendu dans la vie sociale.</li>
</ul>
<p>Vous savez tant de choses et en ignorez d’autres. Vous nous dites votre passion pour l’intelligence, votre désir de comprendre. Mais quel usage tragique de l’intelligence ! Ne faut-il pas parfois sentir ? Partir de l’expérience sensible pour arriver à la conceptualisation ? Dans quel monde vivez-vous ? Celui de votre bibliothèque ? En êtes-vous jamais sorti ? Avez-vous jamais aimé ? Avez-vous été aimé ? Avez-vous joué, parlé avec de jeunes enfants ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Dans votre bureau à l’abri du monde réel</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Pas de patriarcat</strong></p>
<p>« <em>Ce que nous vivons est l’accentuation d’un statut plutôt élevé des femmes et non le renversement d’un ordre « patriarcal » fantasmé. Je montrerai la facilité de l’émancipation, une fois réalisées les conditions technologiques de sûreté contraceptive et économiques d’abondance ». « L’absence d’un refus masculin sérieux et solide aura été un élément fondamental de l’évolution anthropologique ».</em></p>
<p>Vous avouez ne vous être jamais intéressé à la question du féminisme, qui vous apparaissait jusque-là comme un « <em>non-problème</em> »<strong>. </strong>Vous n’ignorez pas les précédentes vagues féministes :</p>
<ul>
<li>les suffragettes,</li>
<li>les années 70 et la lutte pour la contraception et l’avortement,</li>
<li>mais tout cela pensez-vous baignait dans un climat aimable et souriant !</li>
</ul>
<p>Sans doute avez-vous oublié les violences auxquelles se sont confrontées certaines suffragettes, luttant pour leur droit de vote.</p>
<p>Dans les années 70, où une femme pouvait craindre encore la prison pour un avortement avez-vous oublié comment Gisèle Halimi ou Simone Veil ont été conspuées, injuriées, menacées. Cela n’en a jamais fait pour autant des ennemis des hommes, qui pour certains les soutenaient et les accompagnaient.</p>
<p>Enfin, avant cette période plus heureuse pour les femmes, avez-vous entendu parler de celles qui devaient avoir recours aux « faiseuses d’anges » ? Avez-vous envisagé la douleur, la violence, parfois la mutilation ou la mort auxquelles elles s’exposaient ? Savez-vous que celles qui allaient alors chercher secours dans un hôpital s’exposaient parfois de la part du médecin, sans doute un homme, à un curetage à vif « pour leur apprendre » !</p>
<p>Non, les hommes ne se seraient jamais opposés au droit à la contraception et à l’avortement ! Pas plus dans les années 70 qu’aujourd’hui. Remis actuellement en question dans de plus en plus d’états américains et même dans des pays européens. Que faites-vous des mouvements « pro-life » présents aussi en France? Des assassinats de médecins pratiquant les avortements aux USA ? Des difficultés en France même à trouver des cliniques ou hôpitaux les pratiquant au nom de la « clause de conscience » des médecins. En France, des femmes sont à nouveau contraintes d’aller à l’étranger, dans des pays plus libéraux pour se faire avorter, pour des questions de délais et de disponibilité des médecins.</p>
<p>Les mariages forcés ? Les mutilations comme l’excision ? Pas entendu parler ? En France même, ces féministes, que vous honnissez, tentent d’en protéger des jeunes filles issues de l’immigration, des risques qu’elles courent lors des vacances dans le pays d’origine des parents et de l’aide que la France peut leur apporter.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>« Le pourrissement de la liberté d’expression »</em></strong></p>
<p>Dans cette ambiance aimable où fleurissait joyeusement cet esprit si français, nommé la gauloiserie, les femmes devaient faire preuve « d’humour » et se débattre discrètement face aux mains baladeuses. Oh, que nous sommes devenues pudiques et « <em>politiquement correctes</em> » en ne l’acceptant plus !</p>
<p>Pourtant, dans les écoles où l’on a mis en place des sensibilisations aux violences sexuelles, on s’aperçoit que tous les garçons n’approuvaient pas ces dérapages. Mais l’effet de groupe, le poids du leader, les fêtes avinées dans les « grandes » écoles ont mené à de terribles excès. Il suffit parfois qu’un garçon ose s’interposer en disant : « Ce n’est pas bien, c’est du harcèlement » pour que le groupe s’effrite et que les filles puissent être en sécurité. Il en est de même aussi dans les entreprises qui se donnent la peine de soulever le problème. Bien souvent, sur proposition des « féministes »</p>
<p>Les viols quant à eux, étaient rarement reconnus. C’est d’ailleurs encore souvent le cas, parole contre parole dit-on. Avez-vous senti cette première secousse avec l’affaire DSK ? Sans doute pas, vous ne le citez pas. Comment de la drague lourde, ainsi que nous l’expliquaient ses amis, nous étions passés au viol…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>« <em>D</em></strong><strong><em>ynamitage de l’anthropologie</em> »</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et voilà que dans votre univers tranquille et souriant, bien au chaud dans votre bibliothèque, où vos études vous permettaient de développer des certitudes, un ouragan vient tout bouleverser: Me Too, le mariage pour tous, les gilets jaunes, et même le Covid ! <strong>« <em>Le féminisme a dynamisé l’histoire et dynamité l’anthropologie </em>»</strong>, dites-vous après cette énumération.<strong> </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Me Too :</strong></p>
<p>Ne nous a-t-on pourtant pas suffisamment répété : « Ne devenez pas comme les Américaines ! Les hommes n’osent plus monter seul dans un ascenseur avec une femme. Ils doivent garder la porte de leur bureau ouverte quand ils reçoivent une femme. » La vague américaine Me Too s’étant étendue jusqu’à la France, pays de la courtoisie et de la séduction « à la française », on a découvert que même avec la porte de son bureau ouverte, une star vieillissante de la télé, pouvait culbuter une femme sur la table ! (Attention, affaire pas encore jugée, présomption d’innocence oblige !). Et cette vague s’étend de domaine professionnel en domaine professionnel. Aucun ne semble être à l’abri. Néanmoins,  nous ne considérons pas tous les hommes comme des harceleurs ou des violeurs. Nombre d’entre eux connaissent et reconnaissent cette notion subtile du consentement, mais se taisent parfois face au leader et à l’effet de groupe. La spirale peut être rompue. Des institutions, des intervenants s’y emploient. Des hommes s’engagent contre ces violences faites aux femmes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le Covid-19 : </strong></p>
<p>On s’étonne : quel lien pouvez-vous faire entre féminisme et le Covid-19 ? Selon vous la désindustrialisation est le corolaire de l’émancipation des femmes. Les femmes travaillent dans le tertiaire, les hommes dans l’industrie. «<em>Mesurer la chute de l’emploi industriel, c’est faire la chronique du déclin de métiers masculins</em> ». Or, je vous cite : « <em>L’Occident étroit, on le verra, a déjà payé un prix économique élevé pour l’émancipation des femmes. De ce point de vue, l’épidémie du Covid-19, dans sa première phase, aura été une sévère entrée en matière puisqu’elle a éprouvé l’Angleterre, les États-Unis, la Suède et la France beaucoup plus durement que l’Allemagne et le Japon, sans oublier la Chine. </em>» CQFD. Et voilà les femmes émancipées responsables aussi de la pandémie…</p>
<p>Pouvez-vous ignorer qu’une corrélation n’est pas une relation de causalité ? Qu’importe, ce choc si violent qui vous a atteint a ébranlé toute certitude : « <em>J&rsquo;essaie de montrer dans le livre qu&rsquo;il ne peut pas ne pas y avoir de rapport entre les deux</em> »<strong>.</strong> Je vous cite encore, car on a du mal à le croire : « <em>Mais un chercheur ne peut se contenter d’un monde social hétérogène où rien n’aurait de rapport avec rien. Pire, où l’on pourrait mettre d’un côté tout ce qui est positif et de l’autre tout ce qui est négatif, sans se poser jamais la question d’une interaction entre les deux sphères. Il y aurait d’un côté le féminisme, des femmes de pouvoir, la paix, le mariage homosexuel, l’écologie, l’abolition des « races » ; et de l’autre la montée de l’inégalité, la chute des salaires ouvriers, la</em> <em>désindustrialisation, la montée d’une tension féroce entre démocrates et républicains aux États-Unis, l’émergence d’un État hors contrôle en France </em>». Tout est de notre faute ! Mais où vivez-vous ? Ouvrez-vous parfois un journal ou cet instrument vulgaire que nous appelons la télé ?</p>
<ul>
<li>Je vous rassure, les femmes aussi ont payé un prix à la pandémie. Celui d’être enfermées chez elles entre télétravail, tâches ménagères et enfants dont il fallait guider le travail scolaire.</li>
<li>L’Apec nous apprend que c<strong>hez les cadres, les femmes ont lourdement pâti de la crise sanitaire. </strong><em>« Depuis plus de 10 ans, un écart de rémunération d’environ 15 % est observé entre hommes et femmes cadres, malgré les dispositifs mis en place pour y remédier. La réduction en 2019 (de 16 % à 13 %) est suivie d’un retour à 15 % en 2020 »</em>indique l’Apec. En outre, <em>« à profil et poste équivalents »</em>, les hommes cadres ont perçu <em>« 8% de plus »</em> que les femmes cadres en 2020, détaille l’Apec dans son <em>Baromètre de rémunération des cadres.</em></li>
</ul>
<p>« <em>Les augmentations de salaire ont été plus rares en 2020 avec la crise : 38% des cadres ont été augmentés contre 48% en 2019, mais ces augmentations ont surtout profité aux hommes. La rémunération médiane des femmes cadres a été de 46.000 euros annuels en 2020, contre 53.000 euros pour les hommes. En 2019, cette rémunération médiane était identique pour les femmes mais elle n’était que de 52.000 pour les hommes. 40 % des hommes ont eu une augmentation en 2020, contre 35 % des femmes</em> ».  <em>« Alors que depuis 2017, l’écart se réduisait, avec respectivement : 49% </em><em>des hommes et 46% des femmes en 2019, 51% des hommes et 49% des femmes en 2018, 51% des hommes et 48% des femmes en 2017 » note l’étude</em>.”(in Les Nouvelles News).</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Féminicide :</strong></p>
<p>Cela ne nous suffisait pas ?<strong> « </strong><em>Sur les murs de Paris comme des villes de province ont fleuri des dénonciations de ce que l’on a appelé « féminicide ». Le paradoxe de ce regain de contestation des hommes, violent dans l’expression, évocateur d’un antagonisme structurel entre les deux sexes, est qu’il a commencé au moment même où le mouvement d’émancipation des femmes semblait sur le point d’atteindre ses objectifs</em> ». Ce regain de contestation des hommes n’existait-il pas auparavant ? Oui, cela n’apparaissait auparavant que dans les pages des faits divers que vous ne vous abaissiez certainement pas à lire. On y parlait d’ailleurs de « drame passionnel ». Tellement plus romantique ! Une dénomination apte à gagner l’indulgence du jury des cours d’assises en faveur de l’assassin.</p>
<p>N’était-il qu’évocateur d’un antagonisme structurel entre les deux sexes, ou une survivance de cette croyance selon laquelle la femme appartient à l’homme et la passion ne s’exprime jamais mieux que dans la violence? Un « Fou d’amour » chantait avec tant de succès Johnny Halliday : « Je l’aimais trop, je l’ai tuée ». Comment ne pas pardonner à cet homme qui aime tant ? C’est pourquoi nous voulons mettre fin à cette illusion barbare, nommer cet acte, cet assassinat,  pour ce qu’il est, un féminicide, non un acte d’amour.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le plafond de verre :</strong></p>
<ul>
<li>Ainsi désignons-nous cet obstacle invisible, mais bien réel et résistant, auquel les femmes se heurtent dans leur progression professionnelle. Les hommes, ayant fait leurs preuves depuis longtemps, il est plus rassurant de perpétuer l’entre-soi du club des hommes. Pourquoi venir troubler cet ordre avec de nouvelles venues qui ne possèdent pas bien tous nos codes, pensent-ils ?</li>
</ul>
<p>Vous voulez pourtant bien en convenir : « <em>il existe, notamment en France du côté des sciences et des grandes écoles, des pôles de résistance masculine importants.</em> <em>Mais nous sommes dans une situation où devrait dominer une réflexion amicale et réformiste, en aucun cas une perception des hommes comme des assassins</em><strong> »</strong>. Ce plafond de verre auquel nous tentons de nous attaquer, ne serait qu’une légère couche de gel que nous pourrions faire craquer d’un seul coup de haut talon à vous en croire. D’autant que <strong>ces hommes dominants ne seraient, de votre point de vue, que des « mâles potiches ».</strong> Avez-vous déjà circulé dans ces domaines où les hommes dominent : les institutions, l’entreprise, l’industrie, la politique ? Quant à ces « mâles potiches », nous irions jusqu’à les traiter « <em>d’assassins</em> » ? Quel raccourci entre le plafond de verre contre lequel nous luttons, et les féminicides que nous dénonçons aussi ! Est-ce là la rigueur scientifique qui devrait être la vôtre?</p>
<p>Dans un retournement magnifique vous faites des femmes solidaires des victimes de féminicides, des furies confondant homme et assassin. Soyez sûr que nous ne faisons pas cet amalgame. Nous travaillons en toute intelligence et bonne entente avec nombre d’hommes. Nous ne les diabolisions pas, non plus que nous n’idéalisons les femmes qui seraient venues à bout des guerres et du racisme… Si seulement…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Orage conceptuel :</strong></p>
<p>Non, le choc est trop fort pour vous : « <em>En 70 ans ont été renversées des conceptions vieilles de plus de 100 000 ans. (…) je ne pouvais plus alors faire de recherche, parce que des catégories trop mouvantes interdisent toute saisie de la réalité sociale et de son évolution ».</em> Dans ce que vous qualifiez donc « <em>d’orage conceptuel<strong> </strong></em>», vous vous raccrochez constamment aux « chasseurs-cueilleurs », le paléolithique, si je ne m’abuse, c’est-à-dire 300 000 ans en arrière.</p>
<p>Oui, vous avez entendu parler du néolithique (il n’y a que 12 000 ans), et même de l’anthropocène (apparu selon les auteurs à la fin du XIXe siècle avec la révolution industrielle ou seulement en 1945 avec la bombe atomique sur Hiroshima), censés avoir succédé au paléolithique, l’âge de pierre. Bien sûr, dans ce monde très large que vous parcourez dans vos livres, toutes les sociétés n’avancent pas au même rythme. Sans doute subsiste-t-il encore quelques tribus éloignées restées à l’âge de pierre. Mais votre attachement aux chasseurs cueilleurs, où les hommes chassent quand les femmes cueillent… (ce qui est d’ailleurs contesté actuellement, les femmes chassaient aussi) montre bien votre besoin de vous représenter en chasseur, sans doute muni d’une très grande lance, puisque vous allez jusqu’à nous préciser que vous êtes « <em>un homme, né homme</em> ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le genre, « <em>descente aux enfers conceptuelle de l’anthropologie</em> » : </strong></p>
<p>Donnons d’abord quelques précisions  sur l’usage que nous faisons du mot genre, car vous semblez totalement perdu. « (…) <em>l’anthropologie était à la fin des années 1970 un monde scientifique normal ». </em>Puis, catastrophe : « <strong><em>L’anthropologie a été, depuis la seconde moitié des années 1980, dérangée par le genre</em></strong><em>. Tout à la fois concept et expérience, celui-ci a mis partout du désordre, semant le doute sur des données solides et sur les instruments de comparaison patiemment mis au point depuis la fin du XIXe siècle. »</em></p>
<p><em>« Nous serions toutefois alors confrontés à la dernière variation du thème transgenre, un troisième sexe capable de réunir les potentialités des deux autres</em><strong> ». </strong>Voilà donc le drame qui nous guette, si menaçant pour un chasseur <em>« homme né homme », </em>comme vous tenez à nous le préciser<em>. </em>Margaret Mead faisait d’ailleurs « <em>l’hypothèse d’une anxiété masculine spécifique liée au caractère moins évident et direct de la contribution des hommes à la reproduction »,  </em>idée que vous avait transmise votre mère alors que vous n’étiez qu’adolescent.</p>
<p>Explicitons ce que nous entendons par le mot « genre », que vous trouvez tellement laid, et qui ne vous semble qu’un cache-sexe que nous impose notre pudibonderie:</p>
<ul>
<li><strong>Le sexe </strong>est du côté du biologique, de l’anatomie.</li>
<li><strong>Le genre </strong>est une appellation qui a été proposée pour distinguer ce qui n’est pas biologique, mais est dû aux apprentissages sociaux et culturels.</li>
</ul>
<p>Comme vous avez la passion de comprendre, ne rechignez pas à lire et ne voulez surtout pas mourir idiot, nous dites-vous, je me permets de vous recommander quelque lecture sur la question du « genre », comment elle se construit dès les premiers mois de la vie, comment elle enferme les femmes dans des représentations stéréotypées et ses répercussions de la cour d’école au monde adulte. Reportez-vous à quelques-uns de nos travaux : <strong><a href="https://www.interelles.com/cest-technique-est-ce-pour-elles/les-stereotypes-cest-pas-mon-genre">https://www.interelles.com/cest-technique-est-ce-pour-elles/les-stereotypes-cest-pas-mon-genre</a>.</strong></p>
<p>Vous y apprendrez que dès le plus jeune âge, être une femme, comme nous l’avons vu au fil des années de nos travaux, c’est non seulement:</p>
<ul>
<li>adopter certaines activités,</li>
<li>le placement de la voix,</li>
<li>des gestes rétrécis,</li>
<li>les déplacements du corps dans le sport et en particulier l’inhibition sur un usage agressif du corps.</li>
</ul>
<p>En 1929, la psychanalyste<strong>  Joan Riviere</strong>  dans un article intitulé  <strong>« <em>La féminité comme mascarade</em> »</strong> racontait comment une femme à cette époque-là se devait de cacher des compétences dites masculines.</p>
<p>Et bien sachez que c’est un problème qui persiste :</p>
<ul>
<li>Il a été étudié dans les choix d’études techniques par les filles.</li>
<li>Il participe toujours au choix des études et des métiers qui seraient pour certains masculins, pour d’autres féminins.</li>
<li>Nous le rencontrons ensuite en entreprise, quand il nous faut prouver que nous sommes « encore une femme » alors que nous avons percé dans le monde des hommes, en empruntant certains de leurs codes culturels. Sinon, comment se faire entendre ?</li>
<li>Nous avons vu aussi, par exemple sur la question de la négociation salariale, comment des représentations anciennes perduraient, qui induisent que les femmes demandent moins d’augmentation de salaire que les hommes, ce qui entretient les disparités. Ces représentations sont « la femme donne la vie, l’homme la gagne ». Donc le care aux femmes, le don gratuit, aux hommes la compétence de gagner de l’argent, d’en parler, de se battre pour obtenir le salaire convoité. Ainsi, les femmes demandent moins d’augmentations de salaire, se battent moins pour les obtenir, et les disparités sont entretenues.</li>
</ul>
<p>Apprenez aussi que :</p>
<ul>
<li>les hommes aussi sont victimes de stéréotypes. Il y a encore des actions, inspirées des groupes de femmes, amenant les hommes à se dégager du poids des normes viriles : les incitations à la parentalité, et de façon émergente les groupes de parole d’hommes sur l’égalité professionnelle.</li>
</ul>
<p>Il y a une<strong> </strong>symétrie inversée<strong> </strong>entre les stéréotypes féminins et masculins :</p>
<ul>
<li>Les femmes sont maternantes,</li>
<li>les hommes sont forts, ont de l’autorité mais pas d’émotions, ils sont des leaders naturels.</li>
</ul>
<p>Notez que les hommes qui ne s’y conforment pas s’exposent à être discriminés.</p>
<ul>
<li>Pour les femmes les stéréotypes impactent la vie professionnelle,</li>
<li>pour les hommes la vie personnelle</li>
<li>et cette asymétrie maintient les inégalités dans le couple.</li>
</ul>
<p>Ce qui se passe en entreprise interfère donc en permanence avec la sphère privée et réalimente en boucle les inégalités en entreprise, qui créent le plafond de verre.</p>
<p>Le questionnement des normes masculines par les hommes, qui commence à s’ébaucher, on le voit  à travers la question de la parentalité, devient donc un enjeu fort pour les femmes. Et nous y travaillons ensembles.</p>
<p>On constate en effet que l’attention à la parentalité <strong>peut renforcer l’impact des stéréotypes</strong>, si elle est seulement proposée aux femmes et non proposée, et surtout valorisée ou adaptée pour les hommes : c’est le cas par exemple de l’annualisation du temps partiel à prendre pendant les congés scolaires appréciés par les hommes chez Orano ; les actions de sensibilisation des hommes à la parentalité chez Orange,  ou encore l’incitation à prendre le congé paternité en le rémunérant à 100% dans de plus en plus d’entreprises.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Echanger: une révolution douce…</strong></p>
<p>Un autre que vous, un homme figurez-vous, nous propose cette « révolution douce ». Il se nomme Antoine de Gabrielli et nous explique : « Le plancher de verre, c’est cette croyance que les hommes s’accomplissent exclusivement dans leur vie professionnelle. C’est l’illustration d’une norme masculine de performance qui conduit à afficher sa réussite selon des codes sociaux et professionnels convenus: toujours disponible, très présent, briguant les postes de pouvoir…</p>
<p>Ces représentations contraignent les hommes à accepter un engagement dominant et parfois exclusif dans leur vie professionnelle, au détriment, vous l’avez bien compris, du reste de leur vie. Si, en tant qu’homme, je m’autorise à sortir de ce carcan, je permets aussi aux femmes de sortir du leur.</p>
<p>L’engagement professionnel des femmes a été une chance pour le rapprochement des hommes avec leurs enfants. Les hommes commencent à sentir qu’ils vont être obligés de bouger, parce qu’ils ont opéré un rapprochement dans la relation aux enfants et que cela les rend plus sensibles à des enjeux humains ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>« <em>Rien de changé sous le soleil du masculin</em> »</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vous enfilez donc les perles les unes après les autres pendant près de 400 pages, de « <em>l’homme au sperme dédaigné (qui) remplace maintenant la fille mère </em>», trainant sa honte et son humiliation jusqu’à la conclusion, où enfin l’ordre est rétabli : « <em>Pour penser le présent, il nous suffit d’admettre que 100 000 à 300 000 ans d’habitudes humaines ne peuvent être effacés en 70 ans, si nous plaçons en 1950 le début de la grande mutation</em> ». Voilà qui vous rassure : « <em>Une société, si elle veut progresser, peut-elle vraiment se priver du surcroît de créativité et d’intensité dans le travail engendré chez les hommes par leur incapacité à fabriquer des enfants ? </em>» Vous pouvez donc renvoyer les femmes à la maternité et l’allaitement, encombrées d’un enfant toujours pendu au mamelon, qui les rendrait pensez-vous peu disponibles pour le travail, pendant que les hommes feraient carrière !</p>
<p><strong><em>« Rien de changé sous le soleil du masculin » </em>pouvez-vous enfin conclure ! Ouf ! Vous l’avez échappé belle ! Ah, vous savez les remettre à leur place les femmes ! </strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Laurence Dejouany</strong></p>
<p style="text-align: right;"><em>Merci à Niamké-Anne Kodjo pour sa relecture</em></p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/lu-pour-vous/cher-emmanuel-todd">Cher Emmanuel Todd</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>4e journée nationale contre le sexisme : le 25 janvier 2021</title>
		<link>https://www.interelles.com/actualite/4e-journee-nationale-contre-le-sexisme-le-25-janvier-2021</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Jan 2021 19:37:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[égalité salariale]]></category>
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		<category><![CDATA[stéréotypes de genre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.interelles.com/?p=8401</guid>

					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau"> "Parlons d’argent, les violences économiques envers les femmes, un phénomène mal connu". Cette journée se déroulera en visio-conférence par Zoom et Facebook live  entre 15h et 17h30, en partenariat avec le magazine Femmes d’ici et d’ailleurs.</p>
<p> Pour vous inscrire https://yurplan.com/event/4e-Journee-nationale-contre-le-sexisme/64890#/ En présence et avec le soutien d’Elisabeth Moreno, Ministre [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="elmt-chapeau"> « Parlons d’argent, les violences économiques envers les femmes, un phénomène mal connu ». Cette journée se déroulera en visio-conférence par Zoom et Facebook live  entre 15h et 17h30, en partenariat avec le magazine Femmes d’ici et d’ailleurs.</p>
<p><strong>Pour vous inscrire</strong> https://yurplan.com/event/4e-Journee-nationale-contre-le-sexisme/64890#/</p>
<p>En présence et avec le soutien d’<strong>Elisabeth Moreno</strong>, Ministre déléguée chargée de l&rsquo;Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l&rsquo;Égalité des chances</p>
<p><strong>Sexisme et violences économiques dans la sphère privée </strong><br />
La violence économique privée est mal connue et insidieuse. Elle existe dans tous les milieux sociaux et toutes les situations (femmes en situation de handicap en particulier). On note également que les situations légales : pacs, mariage, séparation, héritage ne sont généralement pas favorables aux femmes. Cette violence économique implique une paupérisation des femmes par rapport aux hommes lors des événements de la vie : maternité, séparation, monoparentalité, veuvage, retraite, etc&#8230; Elle est particulièrement liée à la conjugalité et alerter les femmes sur leur besoin essentiel d’autonomie économique serait indispensable.<br />
<strong>Parmi les propositions</strong> : révision de la fiscalité, aménagement des temps de vie, information<br />
et sensibilisation à la gestion de l’argent dès l’école, dans le cadre de l’enseignement moral<br />
et civique…</p>
<p><strong>Sexisme et violences économiques dans la sphère professionnelle</strong><br />
Au-delà de la question de l’impact de la crise sur les femmes en situation économique précaire et le renforcement des inégalités femmes/hommes avec les risques liées au télétravail, trois axes sont travaillés : l’importance du collectif et des réseaux professionnels ; la mixité des métiers et l’accès au financement<br />
Les réseaux répondent au besoin de rompre l’isolement, particulièrement sensible avec la crise sanitaire qui renforce les assignations sexistes des métiers, excluant les femmes des nouveaux emplois plus rémunérateurs et à fort potentiel. De plus, la proportion massive de femmes en temps partiel creuse les inégalités. Tout ceci conduit à une moindre<br />
rémunération des emplois des femmes par rapport à ceux des hommes avec des conséquences tout au long de la vie, retraite incluse.<br />
<strong>Parmi les propositions</strong> : faciliter l’extension des réseaux hors des grandes entreprises, notamment auprès des femmes non cadres, les milieux professionnels (d’indépendantes et de petites structures) sur tous les territoires, agir contre les stéréotypes, encourager l’éducation et l’orientation des jeunes filles vers les filières scientifiques et techniques ….</p>
<p><strong>Sexisme et violences économiques dans la sphère institutionnelle</strong><br />
Le sujet sera abordé sous l’angle de l’éga-conditionnalité avec comme fil rouge l’invisibilité dans la gouvernance, la confiscation du pouvoir amplifiée lors de la crise du Covid 19. Il faut noter que la pandémie a impacté spécifiquement et négativement les femmes, avec des effets immédiats et à plus long terme sur l&rsquo;égalité de genre. Dans le monde, 47 millions<br />
de femmes et de filles supplémentaires seront ramenées au-dessous du seuil de pauvreté mettant à mal des décennies de progrès vers l’éradication de l’extrême pauvreté.<br />
<strong>Parmi les propositions</strong> : reconnaître et chiffrer l&rsquo;incidence et l&rsquo;impact de la violence sexiste, les mécanismes de protection sociale et les plans de relance économique doivent servir à réduire les inégalités femmes-hommes/filles-garçons, accélérer l’accès des femmes à la gouvernance, réaffirmer l’extension de l’égalité professionnelle, développer l’économie du futur, contrôler la mise en place de ces mesures…</p>
<p>Pour plus de précisions, consultez le <a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2021/01/DPsexisme-25-JANVIER-2021.pdf">DPsexisme 25 JANVIER 2021</a></p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/actualite/4e-journee-nationale-contre-le-sexisme-le-25-janvier-2021">4e journée nationale contre le sexisme : le 25 janvier 2021</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;exercice du pouvoir</title>
		<link>https://www.interelles.com/actualite/lexercice-du-pouvoir</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2015 19:36:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2015]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[vidéo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">"Je suis un homme de pouvoir et j'aime ça!" Ainsi s'exprime Jean-Philippe Vanot, Président de Paris Tech et ex DGA d'Orange, en réponse aux réticences de nombre de femmes.</p>
<p> Mais l'exercice du pouvoir que nous voulons "sain" réclame une éthique et une technique du management, qu'il nous présente dans la vidéo ci-dessous. Cette [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><p class="elmt-chapeau">« Je suis un homme de pouvoir et j&rsquo;aime ça! » Ainsi s&rsquo;exprime Jean-Philippe Vanot, Président de Paris Tech et ex DGA d&rsquo;Orange, en réponse aux réticences de nombre de femmes.</p> Mais l&rsquo;exercice du pouvoir que nous voulons « sain » réclame une éthique et une technique du management, qu&rsquo;il nous présente dans la vidéo ci-dessous. Cette vidéo a été projetée lors du dernier colloque InterElles, dont vous pouvez trouver les actes<a title="Actes complets du colloque 2015" href="https://www.interelles.com/actualite/actes-complets-du-colloques-2015"> ici</a>.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/XAcXoa4q5wg" width="310" height="174" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Voir l&rsquo;ensemble des <a href="https://www.interelles.com/actualite" target="_blank">actualités</a></p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/actualite/lexercice-du-pouvoir">L’exercice du pouvoir</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les femmes et le pouvoir</title>
		<link>https://www.interelles.com/colloques-interelles/les-femmes-et-le-pouvoir-2</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2015 07:44:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2015]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Colloques InterElles]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[vidéo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">Quelles sont les réticences des femmes face à l'exercice du pouvoir? Quelles représentations se sont-elles forgées qui les en éloignent, renforçant ainsi le plafond de verre?</p>
<p> Et si ces réticences pouvaient être dépassées? C'était le  sujet d'un atelier du Cercle InterElles présenté au colloque de cette année. Ecoutons ces femmes s'exprimer dans la vidéo ci-dessous. Voir l'ensemble des actualités</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><p class="elmt-chapeau">Quelles sont les réticences des femmes face à l&rsquo;exercice du pouvoir? Quelles représentations se sont-elles forgées qui les en éloignent, renforçant ainsi le plafond de verre?</p> Et si ces réticences pouvaient être dépassées? C&rsquo;était le  sujet d&rsquo;un atelier du Cercle InterElles présenté au <a title="Actes complets du colloque 2015" href="https://www.interelles.com/actualite/actes-complets-du-colloques-2015">colloque de cette année</a>. Ecoutons ces femmes s&rsquo;exprimer dans la vidéo ci-dessous.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/nenIqysBZww" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>Voir l&rsquo;ensemble des <a href="https://www.interelles.com/actualite">actualités</a></p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/colloques-interelles/les-femmes-et-le-pouvoir-2">Les femmes et le pouvoir</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Actes complets du colloque  2015</title>
		<link>https://www.interelles.com/colloques-interelles/actes-complets-du-colloques-2015</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 May 2015 18:25:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2015]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Colloques InterElles]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux de femmes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.interelles.com/?p=4969</guid>

					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau"> Consulter ou télécharger les actes du colloques 2015 : </p>
<p> Actes Complets du Colloque 2015  </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="elmt-chapeau"> Consulter ou télécharger les actes du colloques 2015 : </p>
<p><a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2015/05/Actes-Colloque-InterElles-2015-BD.pdf">Actes Complets du Colloque 2015</a></p>
<p><a title="ACTES DU COLLOQUE 2014 - Partie 1" href="  https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2014/08/Acte-2014-v9-PART1A.pdf"> </a></p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/colloques-interelles/actes-complets-du-colloques-2015">Actes complets du colloque  2015</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Femmes et pouvoir?</title>
		<link>https://www.interelles.com/actualite/femmes-et-pouvoir</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Feb 2015 16:30:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[stéréotypes de genre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.interelles.com/?p=4627</guid>

					<description><![CDATA[<p class="elmt-chapeau">"On se construit comme femme en se disant que le pouvoir à la maison, c’est légitime. Au boulot non, c’est aux hommes !"</p>
<p> "Le pouvoir à la maison c’est ce que les hommes ont laissé aux femmes. Et c’est des choses qu’on fait pour que ça aille bien, que tout le [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><i><p class="elmt-chapeau">« </i><i>On se construit comme femme en se disant que le pouvoir à la maison, c’est légitime. Au boulot non, c’est aux hommes ! »</i><i></p></i></p>
<ul>
<li><i>« Le pouvoir à la maison c’est ce que les hommes ont laissé aux femmes. Et c’est des choses qu’on fait pour que ça aille bien, que tout le monde s’entende, qu’il y ait une harmonie, un frigo plein. Donc le pouvoir féminin c’est positif, alors que du côté homme c’est négatif ! »</i></li>
<li><i>Pour moi le pouvoir n’existe que par rapport aux autres et il est régi par des rapports de force. Donc c’est un vocabulaire guerrier, plus masculin.</i></li>
<li><i>Ce thème m’a choqué. Les femmes, on ne veut pas prendre le pouvoir, on se différencie des hommes par le devoir. Le pouvoir c’est négatif.</i></li>
</ul>
<p>Ainsi se sont exprimées les femmes venues travailler avec nous sur ce thème. « <i>Parmi les stéréotypes persistants, le rapport des femmes au pouvoir est à interpeller en premier », </i>écrivait Viviane de Beaufort dans un rapport publié en 2012 « <i>Femmes et pouvoir : tabou ou nouveau modèle de gouvernance ?</i> ». Nous attendions les problèmes de confiance en soi ou l’expression d’un tabou. Ces questions  sont présentes…</p>
<ul>
<li> <i>La compétition, on l’accepte, mais le pouvoir reste un tabou.</i></li>
<li><i>Quand j’étais petite j’aimais le pouvoir. Mais j’ai pris tellement de claques ! J’étais un majordome, un dictateur, c’est très mal vu…</i></li>
<li><i>Je voudrais pouvoir dire « J’ai de l’ambition ! »…</i></li>
</ul>
<p>… mais à côté de ce malaise à aborder franchement la question du pouvoir, nous avons aussi beaucoup entendu la remise en cause du pouvoir tel qu’il s’exerce actuellement en entreprise, et majoritairement par les hommes :</p>
<ul>
<li><i>Je voudrais savoir comment on peut exercer le pouvoir différemment des hommes. Dans le travail, le pouvoir j’en ai une vision très négative avec les hommes. Je ne m’y reconnais pas<b>. </b>C’est des chiffres, c’est violent, c’est déshumanisé. Je suis ambitieuse, mais ça ne me donne plus envie…</i></li>
</ul>
<p>Toutefois d’autres femmes dans cet atelier sont venues témoigner de leur exercice du pouvoir, du plaisir qu’elles ont pu y trouver et du sentiment de liberté ou de réalisation qui l’accompagne:</p>
<ul>
<li><i>Mon pouvoir, c’est de faire progresser les autres. Le pouvoir c’est aussi celui de se réaliser, de faire les choses.</i><i> </i><i></i></li>
<li><i>J’aime le pouvoir que j’ai acquis au fil de ma carrière, car j’ai le sentiment qu’il me permet de faire avancer les choses dans le bon sens et qu’il me donne une légitimité dans mes actions au quotidien.</i></li>
<li><i>Le pouvoir, c’est la liberté de faire les choses, de ne pas compromettre ses valeurs.<b> </b>Actuellement je brave les arbitraires, je rencontre beaucoup de « non », mais si on creuse, si on insiste, ça arrive quand même. Et je suis perçue par les autres comme ayant beaucoup de pouvoir. Le pouvoir de faire ce qu’on pense bénéfique.</i></li>
<li><i>J’ai pris le pouvoir dans ma vie, c’est-à-dire avoir suffisamment d’influence pour que les décisions soient prises en conformité avec mes choix, mes valeurs. C’est du plaisir de voir qu’on influence la société.<b> </b>J’ai une image moins négative du pouvoir, car on peut l’exercer autrement.</i></li>
</ul>
<p>Ces femmes ont aussi parlé du poids qui a pesé sur elles, de la contrainte qu’exerçait cette impression d’avoir un rôle à jouer, de codes à adopter, de la nécessité d’alterner les postes avec management et sans management pour se ressourcer.</p>
<p>Les interrogations dans l’atelier ont donc vite tourné autour de « qu’est-ce que serait un pouvoir sain ? ». Cette question n’est pas «genrée ». Ce qui le serait est cette propension des femmes à se poser des questions que l’on dit souvent « inutiles ». Un DRH interrogé nous a dit « <i>Que les femmes gardent leurs questions qui sont légitimes, mais que pendant le match elles y soient à fond !</i> » :</p>
<ul>
<li>Effectivement, se poser la question de ses compétences, c’est adapté et pertinent si on se demande comment les acquérir, plutôt que d’en rester au constat de ce qui fait défaut ou de partir dans un bluff anxiogène.</li>
<li>Se poser la question d’un pouvoir « sain », quelle bonne idée à l’heure du burn-out et des risques psychosociaux en entreprise!</li>
</ul>
<p>Gardons donc nos questions, mais transformons-les en questions « utiles ». Ne faudrait-il pas pour cela sortir du schéma de la bonne élève qui attend des rôles modèles parfaites pour lui tracer la voie ? Accepter l’imperfection, renoncer à l’idéalisation du leadership au féminin que l’on ne voit jamais arriver, mais garder cette tendance introspective que les femmes ont héritée du passé ? <b>Que les femmes fassent de leurs questions une force et non un frein ! </b></p>
<p>Voici la réflexion que nous leur proposerons le 10 mars avec des outils pratiques, concrets, utilisables au quotidien :</p>
<ul>
<li>Quels sont les différents types de pouvoir ? A quelles situations répondent-ils ?</li>
<li>Doit-on tenir compte des codes du pouvoir pour y accéder ?</li>
<li>Qu’est-ce que c’est qu’un pouvoir « sain » ? Quelles en sont les conditions organisationnelles ? Managériales ? Comment l’exerce-t-on ?</li>
<li>Quelles pratiques, quelles stratégies construire pour le mettre en place et ne pas s’épuiser en l’exerçant?</li>
</ul>
<p><b>Puis Zahia Ziouani</b>, une femme cheffe d’orchestre qui a pris le pouvoir sur sa vie en créant très jeune son orchestre pour faire ses propres choix musicaux (sans attendre les offres qu’on ne lui fera pas), qui a instauré la parité parmi ses musiciens et créé des passerelles entre les cultures et les milieux sociaux, viendra en Grand Témoin, apporter un éclairage personnel à la journée en venant présenter son parcours et son expérience<b><i>.</i></b></p>
<div><a title="actualités" href="https://www.interelles.com/actualite">Voir toutes les actualités</a></div>
<div></div>
<div>
<div>
<p><a title="" href="file:///E:/atelier%20F%20et%20pouvoir/Dossier%20de%20presse%202015%20v3.docx#_ftnref1"> </a></p>
</div>
</div><p>The post <a href="https://www.interelles.com/actualite/femmes-et-pouvoir">Femmes et pouvoir?</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Communiqué de presse 2015  numéro 2</title>
		<link>https://www.interelles.com/communiques-de-presse/communique-de-presse-2015-n2</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contributeur InterElles]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Feb 2015 14:18:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communiqués de presse]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.interelles.com/?p=4621</guid>

					<description><![CDATA[<p> 14ème colloque annuel du Cercle InterElles « Réussir au féminin : une ambition partagée ? » &#160; Cette année sous le thème général « Réussir au féminin : une ambition partagée ? »,  le Colloque se demandera notamment où en sont les femmes longtemps réticentes face au pouvoir sous le titre : « Femmes et pouvoir, une relation ambiguë».  Lire la [...]</p>
<p>The post <a href="https://www.interelles.com/communiques-de-presse/communique-de-presse-2015-n2">Communiqué de presse 2015  numéro 2</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="center"> <b>14<sup>ème</sup> colloque annuel</b> du Cercle InterElles</p>
<p align="center"><b>« Réussir au féminin : une ambition partagée ? »</b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette année sous le thème général<b> « Réussir au féminin : une ambition partagée ? », </b> le Colloque se demandera notamment où en sont les femmes longtemps réticentes<b> </b>face au pouvoir sous le titre : <b>«</b> <b>F</b><b>emmes et pouvoir, une relation ambiguë».</b>  Lire la suite <a href="https://www.interelles.com/wp-content/uploads/2015/02/Communiqué-de-presse-N°2.docx">Communiqué de presse N°2</a></p><p>The post <a href="https://www.interelles.com/communiques-de-presse/communique-de-presse-2015-n2">Communiqué de presse 2015  numéro 2</a> first appeared on <a href="https://www.interelles.com">Cercle InterL</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
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